Cela faisait près d'un mois que le verseau et le scorpion étaient en couple. Ils étaient heureux et malgré leurs quelques disputes, leurs sentiments étaient toujours aussi forts.

Dans quelques semaines, Camus fêterait son anniversaire. Il voyait de moins en moins son amant et cela le désolait.

Depuis qu'il avait cru le perdre, il ne voulait plus le quitter. Il avait beau questionner ses frères d'armes, ceux-ci ne savait pas ce qui pouvait amener le scorpion à agir ainsi.

De temps en temps, certains soirs, ils se retrouvaient et pendant ces moments, Camus essayait d'avoir des réponses à ses questions mais son compagnon ne laissait rien transparaître.

Pourtant, à plusieurs reprises, Milo avait failli se trahir. Heureusement pour lui, il s'en rendait compte et changeait très vite de sujet.

Plus son anniversaire approchait, plus le français se posait des questions et angoissait. Il avait peur que le huitième gardien ne le quitte pour un autre.

Le jour de sa naissance arriva et il fut convoqué dans la matinée au treizième temple. En montant l'escalier sacré, il se demandait où étaient passés les autres ors.

Il fut autorisé à entrer dans la salle du trône. Lorsqu'il se fut agenouillé à quelques mètres de son chef, celui-ci lui demanda d'une voix froide et impersonnelle s'il avait remarqué un changement dans l'attitude de ses frères d'armes.

Le verseau, bien qu'étonné, lui répondit par la négative mais fit part de son inquiétude concernant le scorpion.

Le pope prit en compte son inquiétude et lui fit signe de le suivre. Etonné, le verseau lui demanda pourquoi. Shion lui répondit qu'il avait quelque chose à lui montrer. Le français le suivit vers le temple d'Athéna en passant derrière le trône popal. La surprise qui se dévoila cloua le verseau sur place.

Tous ces condisciples ainsi que les bronzes étaient là et venaient de lui souhaitaient, d'une même voix, un bon anniversaire.

Des accolades, des embrassades ainsi que les cadeaux se donnèrent.

Pour une fois, il laissa tomber son masque d'impassibilité et montra son émotion.

Il y eut un repas en son honneur et il put se voir confirmer l'absence d'un chevalier. La personne à laquelle il tenait le plus, Milo.

Pourquoi n'était-il pas là ? Déçu, il se força à ne pas montrer ce qu'il ressentait et profita du bon moment qu'il passait en compagnie de ses autres frères d'armes.

Le repas se termina dans la bonne humeur et peu à peu, ils se séparèrent, deux d'entre eux restant pour aider le verseau à amener les cadeaux qu'il avait reçu chez lui.

Lorsqu'il ouvrit la porte de ses appartements, une autre surprise le stupéfia. L'endroit avait été décoré de fleurs de lys et de roses de multiples couleurs. Tout avait été placé de façon simple et élégante. Le français sut tout de suite qui avait fait cela. Il désigna un emplacement pour les cadeaux et puis ses deux confrères lui souhaitèrent de nouveau un bon anniversaire, il découvrit sur sa table de salon, un paquet accompagné d'une lettre.

Avec un sourire, il ouvrit la missive puis le colis. A l'intérieur, se trouvait une chemise de blanche, une veste vert pâle et un pantalon de soie noire.

Il essaya les vêtements et s'aperçut qu'ils lui allaient parfaitement.

La fin de l'après-midi passa lentement. Le français s'ennuyait fermement, ce qui était exceptionnel. Le fait de ne pas avoir vu ou très peu vu son compagnon, le rendait impatient.

L'heure que lui avait donnée le scorpion arriva et en l'attendant, il s'habilla puis se mit à lire.

Quelques minutes plus tard, il entendit frapper à la porte. Il se leva, un sourire sur les lèvres et alla ouvrir. Son vis-à-vis le regarda avec admiration et le verseau fit de même.

Milo était habillé de façon simple mais élégante. Sa veste était rouge sombre, sa chemise jaune pâle tirant sur le blanc et un pantalon bleu nuit.

Ils se regardèrent pendant quelques minutes, incapables de sortir une phrase sans bégayer. Petit à petit, ils se rapprochèrent et s'embrassèrent. Milo mit fin au baiser et avec un sourire en coin, prit les mains de son amant et l'entraîna hors de chez lui.

Camus le suivit sans rien dire en tenant toujours sa main. Ils arrivèrent à l'aéroport d'Athènes. Là, le scorpion mit un cache-oreille et un bandeau sur les têtes et les yeux de Camus.

Celui-ci se laissa guider et une fois dans l'avion, il put juste enlever le bandeau.

Pendant tout le voyage, les deux amoureux se câlinaient tendrement et discrètement. Le français avait dit à Milo qu'il avait été déçu de ne pas le voir lors du repas que leurs frères d'armes avaient donné en son honneur. Milo s'était excusé et l'avait rassuré sur ses sentiments.

Quelques heures plus tard, ils arrivèrent à destination et le scorpion entraîna le verseau à travers les rues de la ville dans laquelle ils venaient d'arrivés. Ils allèrent poser leurs affaires dans un hôtel que le grec avait loué.

Ensuite, ils partirent pour le palais Garnier afin de voir un ballet accompagné par un orchestre. Ils s'installèrent à leurs places qui se situaient au balcon.

Camus était plus que surprit que son compagnon l'emmène voir ce genre de représentation car il savait bien que ce n'était pas sa tasse de thé.

Pendant plus de deux heures, ils regardèrent le spectacle en se prodiguant de douces papouilles.

A la fin de la séance, ils sortirent et alors qu'ils marchaient pour rentrer à leur hôtel, Milo demanda :

Cela t'a plu ?

Plus que tu ne peux l'imaginer. Je ne sais pas comment te remercier.

Tu n'as pas à le faire et puis cela n'est pas terminer.

Tu ne crois pas que c'est trop ? Même si j'apprécie cela.

C'est ton jour Camus. C'est le jour où la vie t'a fait naître pour connaître le bonheur que l'on vit ensemble.

Tu exagères un peu.

Mais pas du tout.

Tu es un amour, répondit Camus émue par ses paroles.

Toi aussi mon ange.

Ils s'embrassèrent et arrivèrent à leur hôtel. Là, Milo dit à Camus qu'il était tout à lui pendant toute la nuit et les quatre autres jours qu'il avait pris. Camus ne se le fit pas dire deux fois et en profita largement.

Lorsqu'ils rentrèrent au sanctuaire, fatigués et fourbus, ils virent leurs frères d'armes avec un sourire aux lèvres quand ils se croisaient et une fois arrivaient au onzième temple, ils s'endormirent une fois de plus dans les bras l'un de l'autre.