Disclaimer: あの不思議的なアホ達はアタシのモノじゃないよ。何の国語でも。なんか悔しいねぇ。
Hop, les 200 reviews ont accéléré la tape de cette suite. En espérant qu'elle soit à la hauteur de l'étonnement béat dans lequel vos commentaires me laissent. ^^
Bien essayé, mais c'était la deuxième fois, ça. Cherche encore.
-Ah mais merde, c'est pas vrai !
Sirius froissa le morceau de parchemin et le jeta rageusement sur le sol pavé de la cour intérieure avant se mordiller pensivement et nerveusement la lèvre. Où se planquait-il, l'infâme lombric ? Pas moyen de mettre la main dessus depuis le début de la soirée.
Tout avait pourtant bien commencé. Il avait expliqué à James et Remus qu'il avait un rencard; ces derniers, habitués au fait, sachant que les questions indiscrètes ne fuseraient qu'une fois qu'il serait de retour avec un sourire niais au bec, se contentèrent d'un hochement de tête entendu.
Il s'était ensuite entraîné au haussement de sourcils suivi d'un sourire en coin qu'il comptait servir à Snape lorsqu'il le rejoindrait dans la Salle sur Demande, histoire de se la jouer « j'étais sûr que tu viendrais », et de contrebalancer l'invitation du Serpentard à se retrouver.
Il avait attendu ensuite patiemment l'heure du couvre-feu, scrutant le petit panneau « Severus Snape » qui avait flâné d'un rayonnage à l'autre de la bibliothèque... avant de passer près du lieu supposé de la Salle- il avait vérifié tout à l'heure- et de s'y arrêter quelques secondes avant de repartir pour son dortoir.
Sirius avait refermé la carte à ce moment-là et l'avait rangée dans sa poche tout en répondant au clin d'œil d'encouragement de James qui lui signala que Rusard avait curieusement bu un peu plus que de raison, son eau plate s'étant progressivement changée en eau-de-vie au cours du dîner, et de même pour miss Teigne. Le jeune Black remercia son ami d'une tape sur l'épaule et se faufila sous le regard un brin désapprobateur du préfet Lupin hors du dortoir, l'œil brillant. Ce soir-là, il allait passer du bon temps avec le Crochu. Et il comptait bien profiter pour lui faire sentir ces semaines de frustration à sa manière. L'autre en redemanderai, il le savait...
S'il avait su...
Il avait d'abord trouvé un mot coincé entre les fesses d'une gargouille- sculpture de la plus grande finesse modifiée visiblement à cet effet puisqu'elle reprit son honorable et chaste forme sitôt le parchemin ôté- à proximité de la position supposée de la Salle sur Demande. Il l'avait ensuite déplié, intrigué et pressé, Rusard était certes ivre mais bien décidé à mener sa ronde dans son intégralité. Une écriture fine dessinait de quoi lui faire froncer les sourcils :
Black,
Tu croyais vraiment t'en tirer- ou me tirer, pour être plus exact- à si bon compte ? Que nenni, mon p'tit père. Si tu veux ton Snivellus, il te faudra le chercher comme il se doit là où vous vous êtes si gentiment passés le mot pour faire de ma vie un enfer
Loin d'être tien encore,
Severus Snape.
P.S : Ton intellect frisant celui d'un babouin en rut, je vais me faire bon prince- haha- et te donner un indice. Il se trouve... dans cette présente lettre. Allez, use ta cervelle, Gryffondork, je t'attendrai tout au plus une heure.
P.P.S : Je me suis trouvé un sort fort utile, à ce propos. Un sort qui couvre ma trace magique. Ta stupide carte dont j'ai largement entendu les mérites ne te sera d'aucun secours de ce côté.
Il lut à nouveau et relut une troisième fois encore, incrédule puis vexé et effroyablement déçu. Il s'était préparé à une soirée passée sous le signe de sa domination affective et voilà que l'autre l'avait devancé, et sacrément devancé. Il lui avait lancé un défi. Son honneur était à présent mis en jeu. Son honneur de Gryffondor. Impensable de ne pas le relever. Use t'a cervelle, qu'il avait dit... Il parcourut une nouvelle fois le parchemin des yeux et fit une petite moue supposée l'aider à trouver. Un bruit au loin lui indiqua que Rusard ne tarderait guère et il s'éloigna le plus vite possible, histoire de se trouver un coin où réfléchir. Il avait une heure environ...
Son Snivellus... Passés le mot... Le Gryffondor se mordilla la lèvre. Bon sang, pourquoi cet abruti ne se laissait pas faire ? Et ce sort à la con qui rendait sa carte inutile... Ça n'avait pas de sens !
Passé le mot... Et s'il parlait de... ce jour-là, où il avait « malencontreusement » poussé le Serpentard dans la caisse de plipotins lors de la saison des amours avec l'aide de quelques uns de ses camarades et d'une obscure réaction en chaîne... ? C'était tordu comme tournure mais ça pouvait... Ah Merlin, où est-ce que ça s'était passé... ? La serre... Il se leva de son banc de pierre et tendit l'oreille. Un pas claudiquant sur la gauche... Il ferait un détour par le couloir aux moines en banquet spectral... Rusard devait être sacrément chargé pour se faire si peu discret ? Il devrait penser à remercier James s'il parvenait enfin à mettre la main sur le Crochu...
-...Snape ?
Il avait appelé d'une voix mesurée tandis qu'il passait la porte vitrée de la serre de Frau Kohlrabi, fouillant la semi-obscurité à la recherche d'une silhouette maigrelette. Un autre parchemin se trouvait à la place, coincé entre les mandibules d'une dionée. Sirius roula des yeux et le prit prudemment.
Le coup des plipotins ? Ça m'a valu deux jours d'infirmerie et nombres de cicatrices que je te laisserai voir un jour, pour peu que tu parviennes à me convaincre... Ma formulation est des plus brumeuses, je te le concède. Un indice ? On se connaissait à peine. Grouille. Et gaffe à Rusard.
Sirius pinça les lèvres. Il se foutait ouvertement de lui, là... Sale petit... Bon... Ils se connaissaient à peine, donc... Souvenirs de première année donc... Ça remontait à si loin... Et les hostilités avaient commencé dès le début... Quelque chose qu'il avait préparé avec d'autres ?... Hmmm la fois où James et Peter l'avaient tenus pendant qu'il lui colorait les cheveux en blond platine à la manière des Malfoy qu'il semblait tant admirer... ? Ça y ressemblait bien, ça... Les couinements de Snape avaient résonné ce jour-là... Résonné... Ça s'était passé dans le Couloir des Trépannés, ça... Il sortit prudemment de la serre et sursauta. Une lumière vacillante provenait des escaliers un peu plus loin. Nom de nom, Snape avait calqué son parcours que celui de Rusard ou quoi ? Il s'éloigna le plus doucement possible, priant pour qu'un chat en plein cuvage ne vînt le trouver pour miauler pâteusement sa découverte à son maître aussi rond qu'elle. Un détour par le couloir aux arcades était de rigueur. Il perdait du temps, mais Snape ne perdait rien pour attendre...
Couloir des Trépanés... Sirius y accéda à bout de souffle, une montée d'une bonne cinquantaine de marches étant nécessaire pour le trouver... Il laissa échapper un chouinement haleté en voyant un autre parchemin plié en forme de crabe. Il grimaça. Il avait une sainte horreur de ces bestioles. Il sortit sa baguette et murmura un sort de dépliage. Aucun effet. Snape devait l'avoir plié à la moldue... Il siffla un juron entre ses dents et ferma les yeux avant de tendre la main et se dépêcher de déplier l'infâme crustacé de parchemin, essayant de se convaincre qu'il dépliait une simple grue.
Oui, je sais, ne me remercie pas. Avoir ton frère dans la même maison que la mienne est parfois bien utile... Alors comme ça, on se souvient de l'attentat capillaire qui t'as valu ta première colle avec mon nom dans le motif ? Trois et demi contre un rachitique, quel courage... Je suis ému, quelque part, de voir que tu n'as pas oublié, toi non plus. Pour des raisons différentes, je m'en doute. Mais non. Je ne parlais pas de ça... Relis, Black. Relis donc ce premier parchemin. Et use des quelques neurones voulant bien fonctionner.
Sirius commençait à se sentir mal à l'aise à la longue. A quoi jouait le Serpentard ? Il avait voulu une soirée un tant soit peu romantique et l'autre se faisait un malin plaisir de lui rappeler quelques épisodes d'humiliation personnelles. En quoi était-ce supposé l'exciter un tant soit peu ? Il regarda sa montre. Il lui restait peu de temps... et il voulait le voir, néanmoins. Autant par défi que mû à présent par une envie de lui faire comprendre qu'il était tout disposé à les effacer un par un, ces coups bas... Pour peu que l'autre se laissât enfin approcher...
Il relut le premier parchemin. Son Snivellus. Passé le mot... Son Snivellus... Il n'avait pas utilisé cette insulte typique d'eux en vain... Enfin... plus vraiment, maintenant, même Evans s'était mise à... Le Gryffondor sentit littéralement ses neurones fait tilt. Ça avait un rapport avec ce surnom, pour sûr... Surnom qu'il lui aurait lui-même lancé : son Snivellus... Il relut à nouveau fébrilement, cette nouvelle donnée en tête. Passé le mot... Quand est-ce qu'il avait pu faire passer le mot à d'autres sans... ? Un souvenir s'imposa. La cour intérieure. Il venait de le couvrir d'une substance poisseuse à l'odeur écœurante trouvée lors d'une campagne de fouille dans le laboratoire de Slughorn... Un mot de travers de la part du jeune garçon maigrelet et terne qu'était Snape à l'époque avait provoqué la projection du liquide visqueux en question et les éclats de rire de l'assemblée. Et il l'avait ensuite gentiment reprit le surnom que lui avait donné James lors de leur toute première rencontre... Ce fut ce jour-là qu'il était devenu officiellement Snivellus Snape pour la majeure partie de leurs camarades...
Sirius se passa une main nerveuse dans les cheveux... Il voulait voir Snape... Lui parler et essayer de... La cour intérieure donc...
Il siffla un juron entre ses dents en apercevant le petit papier posé sur un banc en pierre. Il soupira une fois le message lu, exaspéré et réellement honteux à présent de devoir fouiller dans les souvenirs les moins joyeux pour Snape... La première fois alors... ? Bon sang mais de quoi il parlait... ? La première fois qu'il l'avait appelé Snivellus en public c'était dans cette cour et nulle part ailleurs... Quoique... Il y avait bien eu une fois, mais... il avait été défendu juste après, non ? Par Lily Evans, certes, qui s'était attirée les moqueries des deux-trois Serpentard présents et était partie, furieuse, en laissant Snape devant... la porte... de sa maison... avec les types en question. Sirius était parti peu après, prétextant une odeur laissant à désirer dans le coin et n'avait plus repensé à l'incident. Quelle gloire pouvait-il tirer devant des Serpentard après tout... ? Tête de turc d'un groupe de Gryffondor déjà populaire et défendu par une fille de la même maison... Les autres n'avaient pas dû le louper en effet...
Dortoir des Serpentard, donc...
Il s'y trouvait en effet, adossé au mur, une montre dans la main. Il tourna la tête vers Sirius lorsqu'il l'entendit arriver. Le tableau à la Chandelle Chancelante l'éclairait suffisamment pour que le Gryffondor distinguât son petit sourire.
-T'es en retard, Black... Mais j'avoue que je suis surpris de te voir venir tout court...
-Snape, qu'est-ce qui t'a pris ?
-Tu n'as pas apprécié mon petit jeu de piste ? C'était supposé... pimenter quelque peu cette pseudo-relation naissante pourtant...
-... Ils t'ont fait quoi, ce jour-là ? Après que je sois parti...
-Oh rien de bien méchant. Ils ont commenté à souhait le physique de rêve dont j'honore mes camarades quotidiennement, et ont lourdement insisté sur mon incapacité certaine à me montrer digne de ce que je suis ou désire être. Devant l'ensemble de la chambrée puis de la maison qui a rappliqué au fur et à mesure. C'est si curieux, un Serpentard...
-Snape, pourquoi t'as fait ça ?
-De ? Le jeu de piste ?
-Oui.
-... Tu vois toujours pas à quel point c'est illogique et absurde, toi et moi, avec le passé chargé qu'on a en commun ? J'ai dû faire un sacré tri cet après-midi pour trouver ce qui aurait pu te mener jusqu'ici...
Snape jeta un regard à sa montre et fit une moue.
-Les autres parchemins disséminés ça et là ne devraient pas tarder à reprendre leur forme normale...
-C'est-à-d... ?
Un petit « pouf » se fit entendre et une chauve-souris s'envola de la main de Sirius, surpris. Un cri se fit entendre dans le lointain, provoquant une deuxième moue du Serpentard.
-Pauvre Rusard. Si jeune encore dans sa carrière de surveillant... L'a dû trouver une partie des autres parchemins...
-Snape, j'suis désolé.
Le jeune homme tourna son regard vers le Gryffondor et le contempla en silence de longues minutes, ou du moins ce qui parut comme tel à Sirius.
-J'suis... désolé... Snape, vraiment, je...
-Pourquoi t'es venu jusqu'ici ?
-... Parce que... euh... c'est là où t'étais ?
-... Et ?
-J'voulais... t'voir.
-Pour ?
-M'excuser. Et t'montrer que j'suis sérieux. En retard... mais sérieux.
Le Serpentard leva les yeux au ciel.
-Cette vanne sur ton prénom, tu la sortais déjà dans le Poudlard Express qui nous a amenés ici la première fois.
-Snape, laisse-moi une chance de me racheter.
-Des années d'hostilités mutuelles ? Rachetées ? Et tu comptes t'y prendre comment ?
-... Plus rien de ça.
-Le mal est déjà fait.
-... Je te demande en public si tu veux être mon petit ami. Quitte à mettre des semaines à convaincre James, Remus et Peter que toi et moi...
-Tu signes mon arrêt de mort chez les Serpentard.
-Bon sang, dis-moi alors c'que j'peux faire, Snape ?
Une série de grommellement se fit entendre par résonance. Rusard approchait. Snape poussa un petit soupir et fit signe à Sirius de s'approcher. Ce dernier s'exécuta, curieux et inquiet à la fois. Il se plaça devant le Serpentard et tenta une main sur le bras de celui-ci, cherchant à marquer un contact. L'autre regarda quelques secondes la main posée sur lui puis avança son visage pour poser un baiser sur les lèvres du Gryffondor. D'abord léger, puis de plus en plus insistant, forçant Sirius à le lâcher pour lui tenir la nuque, histoire de prolonger l'instant encore un peu. Merlin, il s'était fait désirer, ce contact... Il poussa un grognement de désapprobation lorsque Snape s'écarta et le repoussa gentiment.
-J'suis pas doué pour ce genre de trucs, tu t'en douteras...
-Snape, c'était...
-Mais j'veux bien m'améliorer... On en reparlera. Maintenant barre-toi, où les points en moins donneront un bien mauvais réveil à tes chers petits camarades. Au fait... y a jamais eu de sorts de camouflage magique. M'en veux pas. Je n'aime pas l'idée de te voir céder à la facilité.
Sur ces mots, le Serpentard disparut derrière une tenture et murmura trop bas le mot de passe de la porte, laissant Sirius dans le corridor à la merci du Cracmol imbibé dont les grognements se faisaient de plus en plus distincts. Courageux, mais pas téméraire, pour ce soir, il décida d'éviter une provocation aussi inutile que nuisible à cette relation curieuse qui semblait s'être mise en place, et reprit le chemin de son dortoir, usant de détours en tous genres pour finalement se glisser dans son lit, perplexe. La voix chuchotée de son ami lui parvint au bout de quelques minutes.
-Hé, Pad... D'jà rentré ? Bah alors ?
-... T'occupe, James.
-T'es pris un râteau ?
-Une pelle serait un peu plus pertinent comme terme.
-Héhé, t'as eu c'que tu voulais alors ?
-Pas vraiment... et plus que j'l'aurai pensé.
-... Pfff m'a l'air trop compliqué tout ça. J'te laisse à tes amours tordues. 'Nuit.
-Si tu savais, James... Si tu savais...
Et euh à suivre?
Le temps me manque mais un merci immense à celles/ceux qui ont fait que ce p'tit chapitre sorte. *courbette*
