A/N : Voilà la suite ! Profitez tant qu'i lire xD
Pendant ce temps, House se rendait à la clinique tout en réfléchissant à une façon de piéger sa patronne. Et pendant les 2h de consultation qu'il assura le matin, il eut quelques idées plus ou moins prometteuses, mais l'une d'entre elles nécessitait l'intervention de Wilson.
Vers 11h30 passées, il se rendit donc dans le bureau de son ami :
-Salut, lança Wilson sans lever la tête de sa paperasse.
-Il faut que tu m'aides à voir les sous-vêtements de Cuddy, fit House d'une traite après avoir fermé la porte.
A ces mots, Wilson leva brusquement la tête et le dévisagea.
-T'es malade ? Tu cherches à déshabiller Cuddy ? Ta patronne ? Insista-t-il.
-La déshabiller ou pas, je m'en fiche, quoi que ça me plairait bien… Ajouta-t-il d'un air pensif avec un sourire espiègle. Bref, je veux juste voir un bout de ses sous-vêtements.
Wilson se replongea dans ses dossiers en secouant la tête et déclara :
-Et ben, bonne chance alors…
-J'ai besoin de toi.
Wilson releva la tête une nouvelle fois.
-Je la tiens et tu lui arraches ses vêtements ? Ironisa-t-il en fronçant les sourcils.
-Pas bête… Et après tu te casses et je lui fais sa fête, fit-il sur un ton faussement sérieux.
Wilson se tut et le fixa quelques secondes, avant que House ne l'interrompe, agacé :
-Bon allez, quoi ? Qu'est-ce qu'il y a ?
-Elle te plaît vraiment, en fait…
-Oh, pitié, tu vas pas recommencer avec tes conneries de baratin de psy !
-Avoue qu'elle te plaît, House, fit-il avec un sourire espiègle.
-Je veux juste voir un bout de ses sous-vêtements, ça veut pas dire qu'elle me plaît !
-Si tu veux mon avis, ça peut prêter à confusion, déclara Wilson en conservant son sourire.
-Et si tu veux mon avis, arrête de t'imaginer des trucs, répliqua House sèchement.
Lorsque le diagnosticien franchit la porte, Wilson eut un petit rire amusé. Dès le début, il s'était douté que son ami avait un faible pour Cuddy… C'était tellement évident ! Ça sautait pratiquement aux yeux.
De leur côté, Chase et Foreman étaient en train de ranger le bureau, sous l'œil de Cameron, qui était occupée à lire une revue scientifique. Foreman s'adressa alors à elle :
-Cameron, tu voudrais pas venir nous aider ? Ça irait beaucoup plus vite…
-C'est-à-dire que je suis un peu occupée là, fit-elle hypocritement. Et puis on ne m'a rien demandé à moi, ajouta-t-elle, moqueuse.
Foreman allait répliquer, lorsqu'il reçut un appel urgent. Dès qu'il eut raccroché, il s'adressa à Chase :
-Il faut que j'y aille, ma copine a besoin de moi.
-Mais tu rigoles ! On vient tout juste de commencer.
Foreman jeta un coup d'œil au désordre qui habitait la pièce, et ajouta :
-Si tu ranges à ma place, je veillerais à ce que le bureau reste en ordre tout la semaine, tu n'auras rien à faire, d'accord ?
-Mais… Je croyais que…
Mais Foreman était déjà parti à grandes enjambées dans le couloir, laissant seulement entendre un :
-Merci !
Restant seul dans le bureau qui était encore en piteux état, Chase poussa un long soupir avant de lancer un regard suppliant vers Cameron.
-Tu peux toujours courir… Fit celle-ci avec un air malicieux.
-Si tu m'aides, je t'invite au cinéma ce soir, tenta-t-il.
Elle baissa sa revue, juste assez pour le regarder dans les yeux, et lorsqu'elle croisa le regard coquin de Chase, qui lui annonçait une belle soirée en perspective, elle posa son magazine sur la table et se leva pour aller l'aider.
Pendant que certains batifolaient en jouant les femmes de ménage, d'autres frôlaient le harcèlement sexuel dans un certain bureau tout près de la clinique.
En effet, House était assis en face de la doyenne, et l'interrogeait depuis déjà plus de 10 minutes pendant qu'elle essayait désespérément de l'ignorer et de continuer à remplir ses papiers administratifs.
-Allez Cuddy, quelle couleur ? Insista-t-il. Il faut que j'aille voir par moi-même, c'est ça ?
Elle leva alors la tête et le fixa droit dans les yeux en soupirant.
-D'accord, je porte le rouge, ça vous va ? Soupira-t-elle, exaspérée.
House eut d'abord un petit sourire triomphant, puis elle ajouta :
-Vous savez très bien que je ne résiste pas à la moindre occasion de vous mettre le feu… Railla-t-elle avec toute l'ironie dont elle était capable.
Il fronça les sourcils, stupéfait par la franchise de sa patronne, et finit par répliquer :
-Et… Comment je peux être sûr que vous ne me mentez pas ?
-Qu'est-ce que vous voulez, que je vous fasse un strip-tease ? Répliqua-t-elle, agacée.
-Non, je…
Soudain, il s'arrêta et la regarda droit dans des yeux, puis reprit en lui faisant un petit signe de la tête :
-Allez-y…
Elle inclina la tête sur le côté, et continua à le fixer en poussant un soupir.
-Juste une preuve… Après je vous fous la paix, assura-t-il.
Elle se mordit la lèvre inférieure en le regardant, puis se décida à attraper la bretelle de son soutien-gorge sous son chemisier pour la lui montrer. Elle était rouge.
-Satisfait ?
Il la fixa avec un petit sourire pervers, et s'enfonça dans sa chaise.
-Non.
Elle soupira.
-House, vous avez votre preuve, sortez maintenant.
-Mais qui me dit que c'est bien celui d'hier ?
Elle ne dit rien et le défia du regard. Un court silence parcourut alors la pièce, jusqu'à ce qu'il n'ajoute, le plus sérieusement du monde :
-Enlevez votre haut.
-Je vous demande pardon ? S'indigna-t-elle.
-Ben comme ça je serais fixé.
-Sortez, House, fit-elle en tentant désespérément de conserver son calme.
-Mais si vous préférez enlever la jupe…
-Dehors ! Le coupa-t-elle en haussant le ton.
House fit une moue déçue, et se leva pour sortir de la pièce.
-Je vous aurai ! Déclara-t-il en tournant la tête vers elle avant de franchir la porte.
Elle lui fit une grimace et se replongea dans ses dossiers dès qu'il eut franchi la porte.
Il ne la lâcherait jamais cette fois-ci, c'était un sujet qui ne lui plaisait que trop, et après le baiser de la veille, c'était comme si elle l'avait encouragé encore davantage.
Elle sourit à cette idée, et passa doucement son pouce sur ses lèvres. Après cela, elle ne verrait plus jamais la crème chantilly comme avant… Elle sourit à nouveau.
Après tout, ce n'était peut-être pas une si mauvaise chose que House lui coure après toute la journée : Elle savait ce qu'il voulait, et elle allait pouvoir jouer avec lui à éviter ses pièges, peut-être même les retourner contre lui.
Cet après-midi ne s'annonçait peut-être pas aussi morose et interminable qu'elle ne le pensait, finalement…
A SUIVRE...
