Ave, chers lecteurs !

Me voilà de retouuur ! ^^ Je sais qu'on s'en fout, mais j'ai passé de bonnes vacances, je suis vivante, on m'a rien volé, bref, bonheur. xD Comme promis, voici le sixième chapitre de cette fanfiction ; pour compenser les deux semaines qu'il vous a fallu attendre (je suis désoléée ;_; J'espère que personne n'est fâché ? Dx). Sinon, j'ai écrit à peu près la moitié du chapitre 7 mais je suis en vacaaances (dans le sens où cette fois, c'est vacances-vacances : je fous que daaalle xD) et je compte bien avancer un maximum !

Axygry, j'avais répondu à ta review postée-en-anonyme-parce-que-FFnet-est-chiant ou pas ? Oo Je sais plus du tout... Bon allez, je réponds maintenant, au pire tu auras deux réponses ! xD Dooonc : Mercii x3 Moi aussi j'adore les hamsters ^^ Par contre, j'ai jamais eu la chance d'en avoir... En même temps, j'aurais été super triste à leur mort. =( Je suis désolééee pour le parapluie D8 Je vais le faire revenir, c'est promis juré... Je sais pas encore quand, mais je vais le faire revenir... xD En fait, le but de ce chapitre, c'était un peu de montrer que même s'il se donne des airs de durs, Roxas a quand même des côtés gamins. xD Mais comme tu dis, il reste casse-pieds par la suite... En même temps, Axel est un peu sans gêne, non ? xD Enfin, ta review m'a fait vachement plaisir en tout cas, merciii =w= (Et désolée pour cette réponse un peu brève D8)

Sur ce, chapiiitre. :3 Suite de l'engueulade, suite de la soirée, bref, un plan joyeuux en perspective... Ou pas. J'aurais voulu introduire un autre personnage à la fin de ce chapitre, mais finalement, je l'introduirai dans la première ligne du chapitre 7 ! xD

Bonne lecture =D


Chapitre 6 : Il paraît que certaines gaffes sont pas faciles à rattraper

Il savait pas ce qu'il disait exactement, ce qu'il beuglait à travers tout l'appart – mais il s'en foutait un peu, à vrai dire. Il s'en voulait un peu, quelque part ; mais surtout, il en voulait à ce connard de travelo, et il sentait les larmes picoter un peu le rebord de ses yeux. Ça faisait presque mal, c'était chiant et dérangeant, mais pas autant que le truc qui serrait son cœur à l'en faire exploser, et mieux valait que personne s'en aperçoive ; aussi, il enfila ses chaussures et puis il se barra, simplement. En claquant la porte. Putain d'apparence de merde. Ça avait dû lui faire perdre un pote – mais il y pouvait rien. Il aimait pas qu'on le touche – il aimait pas qu'on touche à son apparence et qu'on essaie de la modifier sans son accord, par surprise. Il essayait de se persuader qu'Axel l'avait cherché, et mérité ; il essayait de se persuader qu'il avait pas tapé trop fort et qu'ils pourraient oublier cette stupide dispute, encore.

Mais c'était plus grave, cette fois – ce fut plus grave, du moins. Roxas traîna toute la soirée dans les rues de sa putain de ville qu'il aimait pas, sans savoir quoi faire ; il appela pas Axel – de toute façon, il avait que son numéro de portable – et Axel ne l'appela pas non plus, il ne revint pas chez Axel et Axel ne vint pas le chercher non plus. Il croyait quoi, en fait, d'ailleurs ? Que les gens étaient assez cons pour lui courir après dès qu'il se barrait ? N'importe quoi – il partait, il était parti, et personne ne le cherchait. Ça avait toujours été comme ça, après tout – c'était pas son père qui l'avait cherché, et sa mère n'avait pas fait beaucoup plus. Bon, quand même, y'avait Cloud – mais il était occupé, Cloud. Il avait pas toujours le temps de venir chercher son imbécile de petit frère, même pas foutu de profiter correctement de l'hospitalité d'un pote ; et comment lui expliquer sereinement que ledit pote s'était comporté comme un enfoiré avec lui ?

Finalement, c'était déjà vingt-deux heures quelque chose quand le petit blond décida d'appeler son grand blond de frère ; il allait le faire chier, à lui téléphoner ainsi en fin de soirée, mais tant pis. Il prit son iPhone, réalisa une fois de plus que personne avait téléphoné – maman s'en foutait de lui et Axel allait pas se bouger après la bordée qu'il s'était pris, donc c'était pas étonnant, mais ça le faisait soupirer de léger désespoir à chaque fois – puis tapa le numéro de son aîné et attendit ; une, deux, trois sonneries qu'il fallut, pour que ce bouffon de Cloud réponde enfin.

« Roxas ? S'étonna directement l'aîné, dès qu'il décrocha. Mais t'es malade, de m'appeler à c't'heure-ci ?
– Frère, j'peux venir chez toi ? Demanda alors l'adolescent, sans répondre à la question de son interlocuteur. La vieille m'veut pas et le pote chez qui je squattais, il... »

Le jeune homme bloqua un instant sur les mots à prononcer – les souvenirs des heures passées lui revenaient avec force et c'était pas vachement supportable, en fait. C'était même désagréable – horrible, effrayant. Ça donnait envie de pleurer, presque, et ça le faisait chier d'avoir réussi à s'engueuler avec son seul pote digne de ce nom ; mais il voulait pas y penser. Il voulait aller chez son frère, causer avec son frère, pioncer chez son frère et oublier toutes ces conneries, pour rentrer chez lui tranquille le lendemain, la tête vide, se prendre le chou avec sa mère – la routine, quoi.

« Laisse, tu m'expliqueras, termina alors Cloud, comme s'il avait compris, et c'était ça qu'était vraiment cool chez lui – enfin, c'était un énième truc cool, quoi. Je t'attends à l'appart', okay ? »

Roxas acquiesça et raccrocha – soupira de soulagement, se mit en route. Cloud n'habitait pas très loin, et heureusement ; la nuit était tombée, l'adrénaline aussi, la colère descendue, le moral aussi – et à vrai dire, le blond ne se sentait pas du tout l'envie de parcourir la ville à la recherche de l'appart' de son frère. Quelques pâtés de maisons encore, à pied – il aurait pu le faire en bus, aussi, mais c'était quoi, deux arrêts, et c'était pas sûr que les bus circulent encore à cette heure-ci –, et il parvint à l'immeuble où avait emménagé son aîné. Rapidement, il arriva ainsi au troisième étage, un peu essoufflé ; frappa la porte de bois non sans une certaine force volontaire, attendit, et put entrer. L'adulte l'accueillit aussitôt, l'air un peu inquiet, le fit asseoir sur le canapé, ferma la porte à clé, lui servit à boire ; et puis il s'assit en face de lui, sur le sofa, croisa les bras, lui adressa un super regard inquisiteur genre « toi, t'as des trucs à m'expliquer » – mais il eut la décence d'attendre que Roxas se calme et de ça, ce dernier lui en fut vachement reconnaissant.

« Bon, alors, qu'est-ce qu'il se passe ? Finit par demander Cloud, une fois que son cadet eut tranquillement entamé la dégustation du thé brûlant qu'il lui avait préparé. Elle a fait quoi, la mère, encore ?
– C'est pas la mère, répondit l'adolescent du tac-au-tac, sentant la colère revenir en force. Enfin, ouais, elle fait chier, avec son copain, mais c'est tout, quoi...
– C'est déjà pas mal, j'ai envie de dire. Elle te voulait pas ce soir, t'as dit ? »

Le jeune homme secoua la tête – il avait envie de dire que, quel que soit le soir, la mère le voulait pas, mais il allait s'en tenir aux dires de l'autre vieille folle pour le moment. De toute façon, Cloud savait pertinemment que leur mère, même si elle leur gueulait dessus en donnant l'impression de s'inquiéter, aurait préféré les voir loin tous les deux – en veillant à peu près à ce que Roxas rentre parfois chez lui, elle se donnait bonne conscience, c'était tout, et elle faisait pareil lorsqu'elle lui offrait tout ce qu'il lui demandait. Tu parles d'une mère, quoi, songea le garçon ; c'était une femme qui traînait dans sa vie et qu'avait rien à foutre là, surtout. Mais c'était pas le sujet de la conversation – pour une fois, elle avait quasiment rien fait, et ça faisait de ce jour une date à marquer en rouge sur le calendrier qu'il avait pas ; note, l'agenda de son iPhone suffirait certainement.

« Elle m'a dit de pas rentrer avant onze heures, expliqua simplement le blond en étouffant un bâillement.
– Et t'étais où, entre la fin des cours et maintenant ? S'enquit alors l'autre, l'air suspicieux. »

La réponse tarda un peu – il allait pas lui dire qu'il avait passé toute la fin de l'après-midi au parc, quand même, mais il se voyait mal mentir en affirmant être resté toute la soirée chez Axel. Finalement, il opta pour un autre truc ; c'était du pur mensonge, enfin, de l'omission complète, quoi, mais si ça pouvait suffire à endormir les éventuelles craintes de son frère aîné, autant y procéder au plus vite.

« Je suis allé chez un pote en fin de soirée, lâcha le cadet au bout de quelques secondes.
– Et ? Insista Cloud, et il commençait à se faire vachement pressant ; mieux valait répondre vite, quitte à dire des conneries, histoire de paraître sûr de soi.
– On s'est engueulés, enfin... Ce con a voulu me démaquiller, quoi. »

Le maître des lieux parut surpris. L'air de rien, son frère avala une autre gorgée de son thé bouillant ; et surtout fallait pas sembler troublé, non, sûr de lui, toujours, comme s'il maîtrisait toute la situation, en long, en large et en travers, comme si rien ni personne ne pouvait déranger son calme et sa sérénité – et ce, même s'il se sentait pas bien de s'être gueulé dessus comme ça avec le rouquin, même si à la base il venait chez son frère par désespoir. L'idée, après tout, c'était de faire passer ce désespoir pour du pur désœuvrement. Et rien d'autre – pitié, non, rien d'autre. Il avait déjà assez honte d'avoir kiffé les hamsters d'Axel, de s'être laissé entraîner, d'avoir réagi si violemment, de lui faire la gueule comme ça même s'il l'avait cherché ; et fallait pas que Cloud en rajoute, vraiment pas.

« Dis-moi, Rox', c'est qui, ton pote ? Demanda alors l'aîné des deux frères. Je le connais ?
– Je t'en ai parlé, fit son camarade, essayant de prendre l'expression la plus à l'aise, la plus blasée possible – l'air de dire « Je m'en fous », ou quelque chose comme ça. Un certain Axel, ça te dit quelque chose ?
– C'est le gars que tu connais depuis trois semaines à tout casser, en fait. »

Il y avait comme de la colère dans la voix de Cloud – mais pas aussi brutal, pas aussi fort. C'était quelque chose entre la haine et la jalousie, une espèce de dérangement mêlé à du dégoût, et Roxas n'aimait pas ça – ça lui disait rien qui vaille, mais carrément. C'était comme si son grand frère avait foutu, d'un seul ton un peu déplacé, une sorte de barrière vis-à-vis d'Axel, histoire de le mettre à l'écart, de faire comprendre qu'il en valait pas la peine ; sûrement que ça lui déplaisait, à Cloud, de savoir que son adolescent de frère préféré s'était engueulé avec le rouquin – peut-être.

« Ça fait presque un mois que je le connais, reprit le blond en croisant les bras. C'est un bon pote, t'sais...
– Ouais, sauf qu'il a essayé de te démaquiller, fit alors remarquer son aîné. Il est bizarre, ce mec, il inspire pas confiance, là...
– Ecoute, Cloud, il a fait chier, c'est vrai, mais il est sympa... C'est juste que ce putain de travelo de merde s'est mis dans la tête qu'il allait me changer ! Il est persuadé que je suis pas ce que je donne l'impression d'être ! »

L'adulte parut surpris – vachement surpris, en fait. Ses yeux s'écarquillèrent un peu, il dévisagea son frère, eut un mouvement de recul, prit un air dégoûté ; puis il s'assit plus confortablement et, sans quitter son expression de dégoût profond, continua à détailler les traits du visage de son cadet. Visiblement, il pigeait pas ; mais à vrai dire, Roxas pigeait pas non plus. Il avait la sale impression d'avoir dit un truc qui fallait pas dire – et mine de rien, cette impression, c'était vachement désagréable, quand même.

« Attends, répète ? S'étonna bientôt Cloud, comme pour confirmer les doutes de son frère. Ton Axel, là, c'est un travelo ? »

Merde.

« Et il te fait la morale sur ton apparence ? »

Merde à nouveau – merde et re-merde, même. C'était pas croyable, ce qu'il était con – ouais, se dit l'adolescent, il était vraiment très con, il l'avait même été beaucoup trop à l'instant. Quelle idée, qu'est-ce qui avait bien pu passer par son esprit de crétin lorsqu'il avait balancé, tout naturellement, qu'Axel était un « putain de travelo de merde » ?
Sans répondre, Roxas se leva – brusquement, d'un seul coup. Cloud redressa un peu la tête ; et putain, ce que c'était chiant, ces deux yeux relevés vers lui, cet air blasé façon « j'en ai rien à foutre de ta vie mais t'es con », cette sale gueule d'enfoiré !

« Ça te regarde pas, cracha-t-il alors à la tronche de son débile de frère. »

Le propriétaire des lieux ne répondit pas non plus – à son tour de faire la carpe, visiblement. Il haussa les épaules, l'air d'en avoir rien à foutre – mais genre, encore pire qu'avant, quoi –, soupira, et son frère, en colère, quitta le canapé pour faire mine de vouloir se barrer – mais pour aller où, au juste ? Il s'arrêta net ; pas question de rentrer chez sa vieille folle de mère, non, surtout pas. Et pas question non plus de pioncer dans la rue – Roxas, c'était pas un clodo, non plus, hein. Un mec perdu, ouais, agacé, pour sûr, okay ; mais pas un putain de clodo qu'avait rien à foutre de sa vie de merde.

« Roxas ? »

La voix de Cloud le fit sursauter ; ça semblait plus proche, tout à coup. L'adulte s'était levé. Et approché – un peu. Il avait pas l'air fâché ; juste un peu décontenancé, comme s'il pigeait pas trop la situation, à vrai dire.

« Ecoute, dit-il doucement, avec sa face de type embarrassé qui sait pas ce qu'il se veut. Je le connais pas, ton Axel, et même si j'aime pas les travelos, tu vois qui tu veux, okay ? C'est pas mon problème, frère. »

L'adolescent se tut ; il avait la main sur la poignée de la porte mais il la lâcha vite fait, et le silence qui s'installa juste après était agréable, pas même trop gêné – juste un tout petit peu, en fait. Mais il savait pas trop quoi répondre, de toute manière. Alors, il acquiesça – lentement, calmement. Il était énervé et il s'en foutait de son aîné, de toute façon ; seulement, et même s'il s'était attendu à tout venant de son crétin de frère, lorsqu'il sentit les bras de celui-ci passer autour de ses épaules et l'attirer contre lui, il ne put s'empêcher de sursauter violemment. Tout de suite, il voulut parler, s'exclamer, contester, protester ; mais Cloud l'enlaça un peu plus fermement, juste un peu, et déposa dans ses cheveux un rapide baiser – il voulait vraiment le faire chier, en fait.

Il savait, pourtant, et Roxas le lui avait déjà répété plein de fois, même, que son petit frère détestait les câlins et trucs débiles du genre – ça collait tellement pas à son image, en même temps, c'était quoi cette idée de merde d'associer les câlins et les têtes de mort, les bisous et les grosses sangles aux chaussures, les « je t'aime » et les « ta gueule » ? Non, décidément, sur ce coup-là, Cloud le décevait ; surtout qu'il voulait pas le lâcher, il s'agrippait à lui comme la moule à son rocher, et le pire c'était que ça le faisait marrer, de voir son cadet agacé comme ça !

« Mais putain, Cloud, casse-toi ! S'agaça le plus jeune des deux frères. M'attrape pas comme ça !
– Demain, c'est samedi, fit l'autre – genre il en avait rien à foutre que son cadet s'énerve, en fait – en relâchant un peu le blond. T'es sûr de pas vouloir rester dormir ? »

Roxas ne répondit pas, et même qu'il fit mine de pas réfléchir à la question parce qu'il était fâché ; mais au fond de lui, il savait, il avait parfaitement conscience qu'il ne voulait vraiment pas rentrer chez lui ce soir-là. Pas envie de voir la mère, pas envie de voir le mec de cette garce ; et comme il se voyait mal se taper l'incruste chez l'un de ses rares potes, Cloud restait sa seule et unique alternative. Ça le faisait chier, pourtant, de devoir changer d'avis, revenir en arrière, et admettre qu'il avait eu tort de s'agacer comme ça – mais il devait le faire parce que son frère, c'était pas Axel, il allait pas tout oublier en un claquement de doigts.
Mais soit dit en passant, ça lui faisait tout autant chier de reconnaître que cette manie d'Axel, parfois, pouvait avoir de bons côtés.

« Allez, poursuivit l'adulte, t'as pas mangé, non ? Va t'asseoir sur le canapé, je commande une pizza. »

Aucune réaction, à nouveau ; le petit blondinet qu'était malgré tout l'adolescent camouflé sous six tonnes de fringues et de maquillage noirs se tut et regarda simplement ses godasses. Fallait croire que c'était plus intéressant et passionnant que de dire « oui » à Cloud ; enfin, envers et contre tout, c'était quand même vachement plus cool et classe – concrètement, il semblait au jeune homme qu'on disait « digne » – de se la coincer et de faire comme si on en avait rien à foutre alors que c'était pas le cas. Ça donnait un petit côté « dark », de se comporter comme ça – du moins, à ce qu'il paraissait.
Mais Cloud, il comprenait pas, ça ; il pouvait pas comprendre et il frotta donc affectueusement la masse dorée des cheveux de son frère, avant de choper son téléphone portable qui traînait comme d'hab' sur un petit meuble moche pas très loin de l'entrée.

« Va t'asseoir, j'te dis, je commande et j'en ai pas pour long, promit le propriétaire des lieux en s'emparant de l'annuaire téléphonique. 'doit bien y'avoir une pizzeria encore ouverte… »

Sans un mot de plus, Roxas détourna enfin la tête de ses pompes – bien que magnifiques, celles-ci n'avaient visiblement plus trop d'intérêt, maintenant – et obéit, sagement. Ça lui arrivait rarement d'obéir, pourtant ; que le commanditaire soit sa vieille folle de mère, un de ses fêlés de profs, un pote, Cloud ou quelqu'un d'autre n'y changeait que dalle. Plus que du respect, fallait de la motivation. Et en l'occurrence, pas besoin de force mystique ou magique ou il-savait-pas-trop-comment pour l'obliger à reconnaître qu'il avait la dalle ; son hôte proposait de lui offrir de la bouffe, ça tombait bien et il ravalerait sa fierté pour accepter ça, c'était tout.
Comme s'il était chez lui – ce qui n'était pas tout faux en fait, quelque part –, il se laissa tomber sur le canapé, mais il réussit pas à prendre l'attitude blasée qu'il avait prévu et d'un coup, ce fut reparti pour une séance de matage de ses godasses. Il réfléchissait, en fait ; même si ça pouvait paraître un peu difficile à croire, il paumait son regard entre les grosses sangles de ses bottes, le laissait glisser sur leur cuir un peu humide, et il pensait à tout ce qu'il vivait, à tout ce qui lui arrivait, en ce moment. Il essayait de faire le point sur la situation – sans y parvenir, toutefois. C'était un peu flou.

Tout d'abord, y'avait ses chaussures. Il les avait pas enlevées en entrant et il était sûrement en train de dégueulasser l'appartement de son frère – mais visiblement, c'était pas si grave, vu qu'on l'engueulait pas. Après, y'avait sa mère. Son SMS et l'ordre qu'elle lui avait donné ; mais elle savait pas ce qu'elle faisait, cette femme, elle était contradictoire et lunatique, lunatique et contradictoire, et elle regretterait peut-être son acte – ou peut-être pas. Qui vivrait verrait, comme disait le proverbe, parce que cette donnée-là s'était révélée plus d'une fois complètement aléatoire. Toujours plus loin, un peu plus intéressant, y'avait Cloud – son cher frère. Debout, accroché à son portable, un sourire naissant à la base des lèvres ; il devait avoir réussi à les commander, ses pizzas, et heureusement. En fin de compte, c'était un mec bien, Cloud.
Et puis y'avait Axel. La discussion que l'adolescent et son aîné avaient eue au sujet de ce truc, aussi. Roxas comprenait pas – il comprenait plus. Cette chose l'obnubilait à un point tel que c'était devenu terrifiant ; enfin, les paroles de la chose en question le travaillaient, plutôt. Mais en même temps, pourquoi il se prenait la tête comme ça avec un simple travelo débile ? Il avait d'autres potes, merde à la fin !

Enfin, ça dépendait de comment on définissait le terme de « pote », en fait.


Et voilà ! J'espère que ça vous a plu, et ce au moins autant que j'espère vous revoir bientôt. =)

Petite précision encore, le chapitre 7 poursuivra sur le thème du "pote" durant quelques lignes encore... A votre avis, qui pourrai(en)t être le(s) pote(s) de Roxas ? Et aussi, est-ce que vous trouvez aussi qu'un "pote" et un "ami", c'est pas pareil ? =o *curieuse xD*

A tout bientôt ! :3 Et merci pour votre lecture. =D