Bonsoir ! ^^

Ici Momo, un peu plus rapidement que d'habitude, je le conçois... Mais pourquoi ? Ahah, y'a une raison, quand même... xD Hier soir, une gentille personne (ju5tin3 pour ne pas la nommer :3) a posté sur cette fanfiction la centième review ! Eh oui ! 100, déjà ! (Et même 101 à l'heure où j'écris ces mots. :3 Comme les Dalmatieens)

Du coup, je me suis dit qu'il fallait à tout prix fêter ça. C'est la première fois qu'une de mes fanfics est autant appréciée... J'en suis toute émue. ;_; (Et puis disons que ce chapitre rapidement arrivé me permet de me rattraper pour les deux mois d'attente occasionnés par la rentrée D8)

Bref, tout ça pour dire.

Akuroku52, Axeliste, Laemia, Axygry, Elimona, Ariani Lee, MikageKun, Plume Sombre, SimiliCloud, Cassie, Tekesuta, Zeziolla (si si aussi), Elerina (ma pouule), Lylys, Colerara, MaliciaRoxasSasuke, Cold Music, Mia Suzuki-sama, Edlweis, ajsky, ju5tin3, chut, Yumeless.

Et tous les autres lecteurs anonymes ou non, inscrits ou non, qui ont commenté ou non, sur ce site ou ailleurs...

Que vous soyez encore là ou non, que vous soyez là depuis le début ou pas, que vos critiques aient été constructives ou non, méchante ou non, gentilles ou non, j'vous remercie du fond de mon petit coeur qui fait "crush" bien fort. xP

C'est un grand moment pour moiii. *_* J'en fais peut-être trop mais je suis super touchée. ^^ Merci du fond du coeur ! =D

Sinon, par rapport au chapitre.

J'ai une bonne nouvelle et ça tient en quatre lettres : A-X-E-L.

J'en dis pas plus ; bonne lecture ! xP


Chapitre 12 : Il paraît que les parapluies sont synonymes de mélancolie

Qu'à cela ne tienne, il n'allait pas se laisser déstabiliser par un truc pareil – pas lui, pas Roxas, il ne devait pas et ne pouvait pas. Alors, sans même répondre à son meilleur pote, il lui jeta un regard noir, et le contourna d'un pas décidé pour pénétrer dans le bâtiment – et Vanitas, de son côté, tout d'abord un peu hébété, soupira bientôt, puis le suivit, mains dans les poches.

La journée par la suite s'écoula normalement ; y'avait Roxas qui faisait la gueule, d'accord, pendant les deux premières heures, mais là où Vani était sacrément chiant, c'est que c'était décemment pas possible de rester fâché contre lui pendant longtemps. Surtout pas quand, comme lui, on était assis à côté de ce gros débile ; il faisait tellement le con en cours, foutait tellement la merde, et dessinait tellement de conneries dans son cahier que non, c'était juste ultra foireux d'essayer de l'ignorer et de lui faire la gueule.

Alors le blond, même si ça faisait grave mal à sa fierté de se marrer comme il le faisait avec ce mec, bah il le fit quand même ; parce qu'au fond y'avait pas grand-chose d'autre à faire, au fond c'était un peu obligé que les choses se passent comme ça. Il adorait déconner avec Vani et Vani adorait déconner avec lui – point barre, à la ligne, merde. Peu importe ce que diraient les autres – parce qu'après tout en s'en balançait pas mal d'eux, de leurs idéaux et de leurs débilités.

Et même si Roxas, ça l'aurait bien fait chier d'être pris pour un sale gay dans le genre d'Axel, il savait que quelques mots de sa part suffiraient largement à remettre en place les idées foireuses de certains de ses petits camarades.
Au pire, de toute façon, il aurait qu'à accompagner la parole du geste et à les frapper un bon coup ; ils verraient, comme ça, si c'était une lopette, le blond, si c'était une grosse tapette pas virile pour deux sous.

Fort heureusement pour eux – mais aussi un peu pour lui, même s'il était vachement loin de bien vouloir se l'avouer –, il eut pas besoin de frapper ni d'engueuler personne, du moins pas ce jour-là.

Les cours terminèrent à l'heure, sans que rien de particulièrement intéressant ou remarquable ne se soit passé, et alors l'heure vint pour lui de se casser de l'école, Vanitas sur ses talons ; libération, que ça voulait dire, de se casser enfin. Parce que demain, c'était mercredi, et qu'il aurait son aprèm' de libre, si encore ça le faisait pas trop chier d'y aller le matin – sinon il resterait simplement à la maison toute la journée, à jouer ou glander en toute impunité, sans la mère pour ramener on-savait-pas-trop-qui on-savait-pas-trop-quand. C'était le bonheur de s'être enfin cassé, quand même – il se sentait libre, à vrai dire. Bon okay, légalement il l'était pas ; mais ses dix-huit ans, c'était dans pas trop longtemps normalement, et en les attendant, au pire, il aurait toujours Vani pour veiller sur lui – plus ou moins, en tout les cas mieux que sa mère.

Restait comme bémol le fait que ce soir-là, c'était la taule.
Ouais, bon, la taule, avec Vani plus sensible que jamais à ses côtés, et un Zack sûrement pas en super état devant lui – ce serait un peu chiant, mais pas trop, normalement, enfin, du moins, il l'espérait. Rien n'était moins sûr, en fait ; il avait déjà vu la veille et le matin-même à quel point son meilleur pote pouvait se montrer faible à la simple évocation de l'équation Zack plus conduite en état d'ivresse égale prison, et il osait même pas imaginer l'état dans lequel il serait en voyant finalement son frère.

D'ailleurs, il pouvait pas vraiment imaginer cet état, lui.
Ça lui était jamais arrivé, d'avoir son grand frère à lui envoyé en taule ; mais vu les affaires louches dans lesquelles traînait toujours Cloud, il pouvait pas s'empêcher de se dire qu'au fond, ce serait certainement pas un si grand choc que ça. C'était ce qu'il se répétait sans cesse, encore et encore, depuis des années – depuis que Cloud s'était tiré, en fait. Il se disait que ça allait bien, que tout allait bien, que plus il était loin plus il était heureux, et qu'il ne reviendrait jamais parce qu'avec les vieux qui se beuglaient dessus la maison c'était pas vivable ; et puis quelque part, tout au fond de lui, au milieu de son cœur, y'avait comme une petite voix qui murmurait, mais où il est, Cloud ? Il lui arrive quoi ? Qu'est-ce qu'il fait en ce moment ? Pourquoi il est pas revenu, pourquoi il t'a pas emmené, pourquoi tu sais pas où il est ? Pourquoi p'pa et m'man ils le cherchent pas ? T'crois que tu peux encore les appeler comme ça après tout ce qu'ils ont fait ?
Ils ont fait fuir Cloud, papa et maman. Tu devrais les appeler le vieux et la vieille, le salaud et la connasse, tu crois pas ?

Ça remontait à loin et plus il reculait dans les bribes de sa mémoire, plus Roxas se perdait dans ses pensées, en pleine rue, avançant il ne savait trop vers où, suivant simplement Vanitas qui était passé devant lui. Okay, il avait fini par le retrouver, son frère, autrefois. Okay, il avait fini par avoir son adresse, par pouvoir aller le voir à peu près quand il voulait, par recommencer à lui parler normalement, cette fois sans la crainte que ça hurle en fond ; mais ça avait cassé quelque chose, ce départ. Pas entre Cloud et lui, pas vraiment, non – eux, ça les avait même plutôt rapprochés, à vrai dire.
Mais entre le père et la mère ça avait fichu un sacré coup de froid. Comme si une grande faille s'était ouverte dans la maison, comme si une fissure s'était insinuée entre les deux places de leur lit, entre les deux chaises qu'ils occupaient toujours, entre un côté et l'autre du canapé. Tant et si bien que maintenant, tant de temps après, alors que le père était parti, et que la mère s'en foutait pas mal de ses deux gosses, bah, le blond doutait que la vieille bouge son cul si Cloud finissait en prison – la preuve, Roxas s'était cassé et elle avait toujours pas appelé.

Elle devait se dire que tout allait bien – et effectivement, tout allait bien. Alors, même si quelque part ça faisait un peu mal, même si quelque part ça rappelait beaucoup l'avant et tout ce qu'il craignait, tout ce dont il souffrait depuis, mieux valait qu'elle vienne pas le faire chier et qu'elle le laisse vivre sa vie ; à lui comme à Cloud, d'ailleurs.

La taule, c'était pas si flippant que ça, en fin de compte.
Roxas suivit Vani à l'intérieur comme un fantôme, s'assit comme un fantôme, l'écouta comme un fantôme ; en l'esprit il divaguait un peu, paumé entre son père, sa mère, Cloud et l'autrefois, mais physiquement il était là, et ça faisait déjà pas mal pour Vanitas, bien qu'il semble un peu plus calme que la veille. Et puis Zack était pas en si mauvais état que ça ; vachement gêné, okay, sûrement qu'il avait grave honte, mais au moins il avait encore tous ses membres, pas d'oreille ou de nez déplacé, pas de dents pétées et même pas d'œil au beurre noir.

Ainsi, pendant qu'ils discutaient, tous les trois, enfin, Zack et Vani surtout, Roxas put constater que ça, c'était tout ce qui comptait pour son pote – que son frère aille bien. Qu'il soit pas mort, pas blessé, pas amoché, pas traumatisé. En fin de compte, c'était vrai, c'était logique ; après tout, y'avait fort à parier que leur père paierait une caution ou un truc du genre pour que Zack soit libéré sitôt qu'il apprendrait que son rejeton numéro un était derrière les barreaux.

Encore un père qu'en avait à peu près rien à cirer de ses gosses tant qu'ils bousillaient pas son image publique.
Après un quart d'heure de discussion passionnée entre les deux frères, Roxas se retint de bâiller, se leva et déclara que vu que tout semblait aller méga bien, il allait prendre l'air deux secondes, histoires de laisser les deux autres papoter un peu en tête-à-tête ; et Vani, qui lui sourit, balança qu'il le rejoindrait bientôt. Et même qu'il avait l'air de lui en être reconnaissant, quelque part.

Roxas ne sut jamais ce que se dirent Vani et son frère durant les dix minutes environ où il les laissa seul à seul ; mais à vrai dire, il ne se posa jamais vraiment la question. Pas qu'il s'en fichait, non ; mais il était pas curieux de savoir, c'était tout. Peut-être que Vanitas avait parlé de lui - mais qu'est-ce que ça pourrait lui faire ? Peut-être que Vanitas avait raconté qu'ils allaient vivre et même qu'ils vivaient déjà ensemble – et alors, ça le regardait en quoi ?
Il était venu pour encourager son meilleur pote à passer un cap un peu difficile, et c'était tout.

Et dans l'immédiat, il était sorti des locaux pour l'attendre un peu plus loin ; et lorsque son pote le rejoignit, ils se cassèrent ensemble pour retourner en ville, point barre. Ils avaient mis pas mal de temps à y aller, en fait, et donc c'était facile déjà dix-huit ou dix-neuf heures – quoique plutôt dix-huit – quand ils retrouvèrent les rues bondées de la ville, puis l'appart' à Vani, et l'heure de bouffer approchait rapidement quand ils réalisèrent que justement, ce soir-là, faudrait bouffer.

Roxas savait par expérience qu'il était une quiche en cuisine, à peine capable de cuire trois cookies – d'ailleurs, ça se cuisait comment, ces trucs ? –, alors Vanitas décida qu'ils allaient ressortir, histoire d'aller faire quelques courses. Le blond, ça l'enchanta pas vraiment - faire les magasins, ça craignait un max, quand même – mais bon, c'était avec son meilleur pote, et quasi à la fermeture des commerces, donc il pouvait faire un effort, normalement.

Ça paya, l'effort ; pour la peine, il put choisir lui-même ce qu'ils mangeraient ce soir, soit des frites, parce que sérieux, c'était trop bon. Et quand ils sortirent tous deux du supermarché, pas super loin à pied de l'immeuble à Vani, même s'il faisait déjà presque nuit, Roxas arrivait pas à faire la gueule ; c'était cool, tout simplement, de se sentir aussi libre et aussi classe, de vivre tout seul sans sa mère, sans légumes et sans personne pour le faire chier.

C'est alors qu'il la sentit – la goutte de pluie sur son visage.
Il pleuvait à nouveau, doucement ; mais pas de la façon où l'on ne sent pas l'eau, pas de la façon où l'humidité sitôt écrasée s'évanouit. L'eau était bien présente et mouillait gentiment ses vêtements noirs, ses cheveux dorés et les sacs en plastique dans les mains de Vanitas. Puis, rapidement, ça empira ; à peine les deux garçons se furent-ils engagés dans la rue que déjà c'était le déluge, en fait. Ça et là, à droite comme à gauche, germaient de toute part des parapluies, comme des gros champignons, au-dessus du crâne de tous ces passants pressés, se bousculant sur l'artère à la manière d'une grosse fourmilière désorganisée.

Des fourmis et des champignons – manquait plus que les grands arbres pour cacher le ciel grisonnant et la ville deviendrait une vraie forêt tropicale, pesta mentalement le blond, et il se hâta de suivre son meilleur pote qui, lui, avait visiblement pas super envie de se faire tremper. Manque de bol, dans cette foutue rue, y'avait pas un petit toit, pas un balcon, pas même un mini rebord d'immeuble pour les protéger ; Vanitas râla bien fort comme quoi ça le faisait grave chier mais Roxas se tut et leva les yeux au ciel.

Il réfléchissait – ouais, quand même, ça lui arrivait, des fois. Enfin, c'était vite dit ; il ressassait beaucoup, en fait, enfin, ça devait être un truc comme ça, ouais. Il se rappelait la pluie – mais pas celle d'aujourd'hui, celle d'autrefois, celle d'il y a bien longtemps.

Gamin il courait dessous en beuglant que c'était méga cool. Un peu plus âgé il la regardait de l'intérieur, à l'abri derrière la fenêtre au verre glacé, charmé par son spectacle, se languissant de la retrouver enfin contre sa peau, sitôt que son courage le lui permettrait. A l'adolescence il y allait, simplement, sous la pluie, mouiller ses fringues et ses cheveux en se disant que bordel, c'qu'il pouvait pleuvoir fort, mais merde, à la fois c'était grave bien et à la fois ça craignait un max – et dans l'instant présent, tout ce qu'il parvenait à faire, c'était la regarder fixement, suivre du regard les rafales de ses gouttelettes toutes petites, à peine visible dans la pénombre à laquelle le jour avait fait place.

Ça lui rappelait un tas de truc – un tas de souvenirs, des bons, des moins bons, des géniaux et des horribles. Parce qu'à vrai dire il s'était toujours mieux souvenu des jours durant lesquels il avait plu ; et puis aussi parce qu'à vrai dire y'avait quand même eu de sacrés trucs, sous cette flotte qu'avait à la fois toujours la même tronche sans pourtant être toujours la même et la même violence sans pour autant paumer ne serait-ce qu'un brin de sa douceur infime.

En ce moment son cœur battait. Fort comme d'habitude – ni plus ni moins. Mais il sentait que y'avait un truc, que y'allait avoir un truc plutôt, alors il le cherchait ; ses yeux bleus et grands se baladaient sur toute la longueur de la rue, passant à l'arrache sous les portiques et sur les parapluies, et il cherchait un truc sans savoir vraiment quoi – mais peu importait. Y'avait toujours un truc qui se passait quand il pleuvait ; toujours, sans exception, parce que c'était ça, la pluie.

Un truc absolument géant qui provoquait toujours des machins à peine croyables.
Comme Axel, par exemple – cette espèce de grosse tafiole aux cheveux bien rouges, avec ses fringues de nana, son sourire trop sympa pour être vrai, sa pseudo-philosophie à la con et ses putain d'idées de merde à la con aussi. Le blond l'avait rencontré un jour de pluie et en se remémorant ce foutu souvenir de merde, il leva les yeux au ciel, glissa les mains dans ses poches et soupira. Devant lui, Vani avait pas remarqué qu'il s'était arrêté un instant ; mais c'était pas grave, Roxas le rattraperait facilement dès qu'il le voudrait bien. Pour le moment il pensait. Encore de la philosophie, ou de la psychologie, ou un truc comme ça à la con.

L'attroupement de parapluie défilait toujours aussi peuplé devant lui et au-dessus des têtes, y'avait que du noir – mais l'adolescent s'en foutait, il aimait bien le noir, lui. Des fois, il voyait passer un bleu, aussi, fallait le reconnaître ; ou bien un noir, mais avec des dessins, une enseigne publicitaire, un motif, quelque chose comme ça.
Morne et terne et toujours pareil – quelle harmonie par un temps aussi pourri. Gris en haut, noir dans les parapluies. Pas une seule couleur et fallait dire que comme ça c'était pas mal ; le monde avait enfin l'air de quelque chose, du moins, selon l'impression qu'il avait alors.

C'est alors que ça apparut – comme issu du beau milieu de nulle part. Pouf, nouveau tour d'une certaine fée à la con dont personne connaissait vraiment le nom ; nouveau champignon au pied de l'arbre, au pied des arbres même, nouvelle couleur dans le paysage, et le cœur de Roxas se mit à déconner quand il la vit.
Il l'aimait grave pas, cette couleur-là ; ouais, il la détestait. Plus que tout au monde. C'était moche, ça puait trop, ça craignait un max', fallait qu'il s'éloigne. Qu'il se barre. Qu'il fuie. Qu'il fuie ce putain de rose de merde qu'il avait cru voir apparaître à l'horizon et dont il espérait franchement que ce n'était qu'un songe, qu'un foutu rêve de plus.

Mais c'était mal parti, visiblement. Le parapluie rose là-bas, au bout de la rue, se rapprochait doucement, comme emporté par le courant d'un torrent de parapluies noirs ou bleus mais de toute façon terne ; le rose flashy, tout moche qu'il était, arrivait inexorablement dans sa direction, et Roxas se sentait pas, mais alors vraiment pas la force de bouger son gros cul et de se casser de là vite fait, avant qu'il arrive à sa hauteur.

Y'avait comme quelque chose qui le bloquait – et si tout d'abord il trouva pas de quoi il pouvait bien s'agir, deux-trois minutes lui suffirent à foutre un gros doigt sur la réponse. Ça tenait en cinq syllabes - cinq petites syllabes de merde. Cu-ri-o-si-té. Ou alors, intérêt – mais ça il préférait pas trop, en fait, alors ce serait curiosité. Cette foutue envie de savoir si c'était bien ce qu'il pensait, si y'avait bien un certain putain d'enculé de travelo à qui il était censé faire la gueule – et à qui il faisait la gueule, merde à la fin – juste là-dessous, avec son foutu sourire accroché aux lèvres, toujours prêt à lui faire un petit signe de la main histoire de le foutre dans la merde un coup.

Pitié, pitié, qu'il n'essaie même pas de faire ce genre de trucs devant Vanitas où bien Roxas se verrait obligé de lui péter la gueule – ah, mais en fait, du coup, c'était peut-être pas une si mauvaise idée ?
Ou peut-être que si en fait. Roxas fit un pas en arrière et pria pour simplement disparaître en fumée, juste là maintenant – il était plus sûr de rien, à vrai dire, sinon du fait qu'il avait pas envie de parler à Axel, ni même de le voir ou d'entendre parler de lui. Ça allait bien avec Vani, bordel ! Vani, Zack, Cloud, tout ce petit monde autour de lui, sans sa vieille folle de mère, c'était le pied – et il avait pas besoin qu'un pseudo-pote travelo à la tête de con vienne lui bousiller son univers.

Le parapluie rose s'était dangereusement rapproché, maintenant – et ça craignait, bordel, ça craignait trop. Le blond même s'il le voulait genre vraiment pas du tout ne put s'empêcher de mater dans la direction de l'objet qui, parmi les autres, se rapprochait ; et bientôt il ne fut plus qu'à quelques mètres, et avec autant d'effroi que d'un autre sentiment difficilement identifiable, Roxas découvrit que ouais, c'était bien l'autre tapette là-dessous, y'avait pas de doute.

Mais que faire alors, putain ? Le regarder, l'ignorer ? Se casser vite fait, rester planté là ? Aller vers lui, attendre qu'il vienne ? Et puis pourquoi il ressentait ce besoin d'interagir avec lui, de devoir lui dire un truc – lui dire quoi aussi ? Il se voyait bien, tiens, s'approcher d'Axel, lui tendre la main avec un méga sourire et lui balancer « eh bah mec, ça fait longtemps ! » – non. Non.

Le rouquin l'avait vu, c'était clair. Du coin de l'œil il le dévisageait, c'était clair aussi. Mais y'avait comme un truc de pas normal dans ses yeux – colère ? Tristesse ? Haine ? Jalousie ? Quoi d'autre ? Roxas savait pas et ça le faisait chier de pas savoir mais décidément fallait qu'il fasse avec.
Parce que depuis qu'ils s'étaient engueulés, il avait vraiment beaucoup repensé à ce gros con. Et il s'était fait du mal tout seul, comme un encore plus gros con. Fallait faire quelque chose et arranger les choses une bonne fois pour toutes.
Bientôt Axel passa à côté de lui – et là, miracle, il ralentit, tourna la tête, doucement, et il était pas comme d'hab' mais ça changeait rien dans le fond ; Roxas le foudroya du regard, le matant droit dans les yeux, avec colère ou un truc du genre.

« Toujours fâché pour l'autre fois ? Souffla alors le roux, une pointe de mélancolie, ou de nostalgie, ou peut-être de tristesse dans la voix. C'est dommage... »

Le blond ne répondit pas, ne sut pas vraiment s'il devait tourner la tête ou pas. Axel s'était arrêté et visiblement il avait pas trop l'intention de repartir avant d'avoir obtenu au moins un mot – mais dans tout ça fallait pas oublier Vani, qui allait bien sûr pas continuer à marcher tout seul comme un gros con si son pote le suivait plus, et qui par conséquent s'était arrêté aussi pour regarder derrière lui. Alors, Roxas détourna rapidement les yeux, esquivant le regard vert pénétrant d'un rouquin qu'il avait vachement pas l'habitude de voir comme ça, et reporta son regard sur la marée de parapluies.

« Qu'est-ce que tu veux ? Apostropha-t-il plutôt violemment. J'peux t'aider ? J'espère pas parce que j'en ai pas l'intention.
– Toujours aussi agréable, lâcha l'autre en un soupir. J'en déduis que tu me fais toujours la gueule ? »

Il avait placé sa main libre sur sa hanche fine, droit sur le velours ou en tout cas le joli tissu beige de son long manteau typique de meuf en plein automne, avec carrément un peu de fourrure aux manches – et face à ça non, clair que Roxas il savait pas quoi répondre.

Bien sûr qu'il faisait la gueule ; mais ouais, évidemment qu'il la faisait, et plutôt deux fois qu'une ! Sauf que dans sa tête y'avait comme une pelée de contradictions qui déconnaient dans tous les sens et il arrivait plus à démêler le vrai du faux, le bon du mauvais, et le foireux du moins foireux. Quelque part tout au fond y'avait un machin qui lui soufflait qu'au fond c'était peut-être pas si grave que ça – mais il vivait avec Vani maintenant, loin de sa mère et de tout ce bordel, alors fallait tenir Axel en dehors de tout ça. Il savait pas vraiment pourquoi ; mais il fallait et c'était tout.

« Si c'est que pour ça que t'es là, tu peux repartir. »

Sur ce, comme pour appuyer son ordre violent et quasi méchant, purement salaud et gratuit même, il releva la tête ; et deux yeux bleus cerclés de noir foudroyèrent de toute leur colère le rouquin qui, pour toute réponse, soupira à nouveau – et puis il sourit. Là, au coin de ses lèvres, sur son visage, un putain de sourire content, quasiment attendri.

Sans que Roxas pige trop comment ni pourquoi, sa grande paume aux doigts si fins atterrit sur son crâne, entre sa multitude de cheveux blonds, et l'autre enfoiré se marra doucement, comme une putain de meuf complètement débile et attardée dans le genre de sa mère qui par définition se marrait toujours pour que dalle.

« T'es un vrai monstre, fit alors le roux, et il frotta doucement la chevelure toute blonde et toute bordélique de son ancien, nouveau, ou actuel pote, on savait pas trop. Mais t'es trempé, alors viens t'abriter ! »

Ni une, ni deux.
Roxas releva la tête, plus haineux que jamais, et en moins d'une demi-seconde, l'Axel il s'était pris un immense poing dans le bras, histoire de le jarter de là – et bordel, bordel, s'il osait recommençait un truc pareil, alors le blond viserait direct les couilles. Travelo okay, connard okay, mais quand bien même il était l'un et l'autre à la fois, non, y'avait des limites à ne pas dépasser ; ne pas le toucher, ne pas se foutre de sa gueule, et putain, surtout, surtout, surtout ne pas le traiter comme un putain de gamin immature.


Et voilà. =)

Un peu plus court mais il est aussi venu rapidement, je dois dire. xD Le chapitre 13 (bwahah) très bientôt ! ^^

Mais avant...

Vous savez quoi ? Dimanche, c'est le 20 novembre, et c'est mon anniversaire. =) Attendez-vous à quelque chose de spécial ce jour-là, par conséquent ! ^^ Peut-être le chapitre 13, peut-être un petit OS écrit dans le même style que cette fic, je sais pas vraiment... Je vais y réfléchir et je tâcherai de poster un truc ce jour-là. =) (J'espère y arriver x_x)

Merci de votre lecture. ^^

... Bon, et si j'allais réviser mes maths, moi ?