Salut tout le monde !
Oui, je voulais faire quelque chose pour le jour de mon anniversaire... Mais j'ai pas réussi. T_T Sincèrement, je déteste mon école, et je déteste mes prooofs. xD
Sinon, je vais pas m'éterniser au sujet de ce chapitre... Disons simplement qu'on y voit Axel, qu'il y papote avec Roxas, qu'on a connu plus sympa, et vous verrez bien. =D J'essaierai de poster le chapitre 14 bientôt n_n J'aurai bientôt les examens, mais la semaine prochaine je devrai avoir du temps (j'espère) è.é
Après cela, au niveau de mes projets de manière générale, j'ai commencé deux mini-fics, AkuRoku elles aussi, mais je suis incapable de les terminer pour le moment tant elles sont étranges... Notez toutefois que je les posterai peut-être si je parviens à les finir et si elles me semblent suffisamment intéressantes pour être postées. =)
Sur ce, bonne lecture. ^^
Chapitre 13 : Il paraît que les rencontres imprévues sont des nids à problèmes
« Vire de là ! »
Roxas était fâché – plutôt deux fois qu'une et par définition, un Roxas fâché, ça faisait toujours beaucoup de bruit, beaucoup de peur et beaucoup de mal. Ça fonçait dans le tas et ça tapait dans le lard, ça épargnait personne ; sauf que cette fois le blond essaya quand même de se contrôler un peu, histoire de pas hurler trop fort, de pas alerter tout le monde et de rester relativement à l'abri du regard des passants, parce qu'en vrai ça l'aurait bien fait chier qu'on le voie avec ce putain de travelo à la con.
« Hé, du calme..., fit alors Axel, l'air un peu surpris, comme s'il comprenait juste pas la gravité de la situation, ce con. J'essayais juste d'être un peu sympa... »
Mais bordel, dans le fond, il comprenait vraiment rien, ce crétin. Ce débile mental. Cet attardé. Ce putain de travelo de merde. Il devait lui manquer une case, voire deux, et probablement que son QI, il était à six pieds en-dessous de la moyenne parce que là ça devenait vraiment grave, genre encore pire qu'avant ; d'où, mais d'où, d'où, bordel, d'où cet enfoiré avait-il bien pu tirer la connerie d'idée que Roxas voulait, pouvait vouloir ou pourrait même vouloir en dix mille circonstances atténuantes de sa putain de sympathie ? Il en voulait pas, il ne pouvait pas en vouloir et il n'en voudrait jamais, merde !
Parce que c'était ça, Roxas.
Pas de sympathie. Pas d'amis sinon Vani. Pas de gentillesse, pas de mots doux, pas de sourires, pas de regards, pas de paroles aimables, pas de compliments pas d'amitié pas d'amour et non, non, non, pas de sympathie ; parce que tout ça, ça servait à rien. Quand il réfléchissait, et peu importe le nombre de fois où il y réfléchissait, le blond adolescent arrivait toujours, inlassablement, à la seule et même conclusion – à savoir, que ces sentiments étaient bel et bien la chose la plus inutile et la plus chiante de toutes celles dont il avait la connaissance.
Pas qu'il en avait jamais ressenti, bien au contraire ; fallait l'avoir ressenti et souffert plein pot pour le comprendre vraiment, et arriver à cette constatation finale. Fallait avoir laissé son pauvre cœur débile flancher sous l'amitié ou l'amour, même fraternel, fallait l'avoir senti plier sous la tendresse ou l'affection ; et surtout, enfin, fallait avoir souffert de tout perdre en même temps, d'un seul coup, comme ça. Et de se retrouver sans, du jour au lendemain – juste comme si tout ça n'avais jamais existé.
« J'veux pas d'ta sympathie, cracha alors le blond, et il eut un mouvement de recul. J'veux pas t'voir, dégage. »
Axel parut désappointé, sur le coup, voire un peu triste ; pas d'bol, songea Roxas, mais il allait falloir qu'il s'y habitue, parce qu'il aurait toujours droit à des réponses de ce genre-là. Toujours. Jusqu'à ce qu'il abandonne, jusqu'à ce qu'il en déprime et jusqu'à ce qu'il en crève. Parce qu'il méritait que ça, ce gros putain d'homo – il méritait que de souffrir, et il le mériterait tant qu'il essaierait de s'approcher de lui.
Le blond le foudroyait du regard depuis sa petite taille, les yeux levés vers ce visage à l'expression partagée, sous cet abominable parapluie rose ; mais dans le fond il savait plus vraiment quoi faire. Il avait gueulé et Axel aurait dû gueuler – mais Axel gueulait pas, il gueulait jamais, lui, c'était bien un gay, toujours à tout accepter en gros putain de soumis qu'il était. C'était pas un gars qu'il avait sous les yeux mais une meuf apeurée – et jamais dans son esprit n'arrivait à germer la possibilité que, peut-être, au fond, le rouquin était simplement triste de voir un ami tel que Roxas l'avait été s'éloigner pour une connerie pareille.
C'est ce moment-là que choisit Vanitas pour réagir ; pas trop tôt d'un côté, mais d'un autre c'était un peu la merde qu'il le fasse maintenant, parce qu'il venait de voir son meilleur pote s'engueuler avec le roux et, à en juger par l'air meurtrier du jeune homme aux yeux dorés, ça allait faire mal – genre, vachement mal, vraiment mal. Peut-être même qu'Axel s'en sortirait pas vivant, cette fois-ci – pas d'bol, le travelo, pas d'bol.
Vani s'approcha mais quand il tirait cette tête-là c'était plus Vani – enfin, plus le Vani que Roxas était habitué à voir, quoi.
« Hé, tapette, qu'est-ce que tu lui veux ? Lança-t-il à Axel, et il posa une main sur l'épaule du blond. Écoute, j'crois qu'on va vite arranger ça ; t'as rien à lui dire et il a rien à t'dire, alors tu le laisses, okay ? »
L'autre travelo ne répondit pas mais détourna le regard et fit un pas en arrière ; et l'adolescent, face à tout ça, il savait juste pas quoi penser. Y'avait Axel d'un côté et Vani de l'autre ; c'était son meilleur pote, avec lequel il vivait maintenant, contre un putain d'enfoiré à qui il avait bien dû balancer toutes les méchancetés du monde mais qui s'accrochait à lui comme une moule à son rocher, et il arrivait pas à comprendre pourquoi. La violence des mots et du ton de Vanitas, avec la force de son emprise sur son épaule, avaient suffi à calmer toute sa rage ; maintenant, ne restait plus que la colère, tapie tout au fond, et sous une sacrée couche d'incompréhension.
A force de regarder Axel comme ça, Vani allait bien finir par le faire fondre ou le pousser à se désintégrer, c'était clair – mais l'abruti roux lui, il disait rien, et il laissait faire, et il avait juste l'air surpris, et il regardait Roxas, uniquement Roxas, toujours Roxas, avec ce même putain d'air surpris, comme s'il attendait une réponse. La réponse à quoi, bordel ? A pourquoi ? A comment ? Genre, pourquoi Vanitas faisait tout ça ? Comment ça se faisait qu'il lui hurle dessus avec la plus ardue des homophobies tandis qu'il avait à ses pieds un mec prêt à carrément tout pour ses beaux petits yeux bleus ?
Finalement, Roxas se dit que c'était peut-être ça, le vrai problème ; Vanitas, Axel, l'homophobie et ses yeux bleus. Ça faisait pas mal de mots mais en vrai ça le menait nulle part – sinon droit dans le mur.
« Laisse, Vani, dit alors le blond, plus ou moins calmement mais sèchement.
– Tu vas laisser ce gay t'emmerder comme ça ? S'écria alors son aîné, et il le regarda droit dans les yeux. P'tain, Roxas, te laisses pas faire, merde !
– Vanitas, j't'ai dit que ça allait. Ça suffit comme ça. »
Surpris par le ton calme mais ferme et particulièrement convaincant que Roxas avait employé, Vanitas obéit, se tut, ne poursuivit pas – Axel n'avait toujours pas parlé et Roxas ne savait toujours pas quoi faire, et sans aucun doute c'était grave la merde, maintenant. Le blond s'était senti fort à balancer à Vani de se la coincer mais ce qu'il avait pas réalisé sur le coup, c'était que ça, ça servait à que dalle s'il savait pas comment agir en conséquence ; et pour la première fois de sa vie, il se trouva incroyablement con.
Alors, sentant la gêne déranger ses joues, il jeta un dernier regard haineux au rouquin qui ne réagit pas, et tourna les talons ; c'était fini, okay, pour le moment, mais Vani le suivit, et il sentait posés sur son dos à la fois le regard d'un Vanitas qui n'avait pas dû tout comprendre, et celui d'un Axel qui n'avait clairement pas tout pigé non plus.
Il leur devait des explications à tous les deux mais à vrai dire, il se sentait pas en l'état ni même capable de le faire ; ça battait super fort, super vite dans sa poitrine, et lui-même, il s'était déjà assez paumé comme ça au milieu d'un milliard de sentiments à la con, à peine reconnaissables, à coup sûr pas nommables, sans qu'il ait forcément besoin de tout devoir expliquer aux deux tarés qui venaient de s'engueuler pour lui – pour lui, bordel.
Il était pas habitué et ça foutait le bazar en lui – comme un petit ouragan à l'intérieur.
Deux garçons qui s'engueulaient sous ses yeux, et pour lui ; enfin, Axel qui n'était pas fâché, malgré le fait que Roxas il l'avait traité de tous les noms d'oiseaux du monde entier, et qui essayait, encore et toujours, d'être à nouveau son pote, et à côté Vanitas qui n'y comprenait rien, parce qu'il pouvait de toute manière pas y comprendre grand-chose, mais qui s'en foutait et qui prenait automatiquement sa défense à lui, avec toute la haine qu'il était capable de déployer, juste contre Axel, juste parce que Roxas avait pas l'air content qu'il l'approche.
Même sa mère – ou même Cloud, parce que sérieux sa mère c'était pas un exemple – avait jamais fait un truc pareil pour lui et putain, ça ressemblait vraiment à rien comme scénario.
Heureusement, ou au contraire par le plus grand des malheurs, il savait pas trop, son meilleur ami et lui arrivèrent à l'appart' en relativement peu de temps ; et dehors, inlassablement, il continuait de pleuvoir, sans discontinuer. Et aujourd'hui plus que jamais, Roxas était sûr et certain, vraiment persuadé même, que ouais, la pluie, c'était le seul truc au monde capable de le calmer – capable de ralentir les coups dans son torse, capable de ralentir sa respiration, de rendre à ses joues une couleur normal, d'éloigner ses pensées d'Axel ou de Vanitas.
Il ne voulait plus penser à eux – c'en était assez, maintenant, ça suffisait comme ça, comme il l'avait dit à Vani. Il demandait pas beaucoup pourtant, merde à la fin ; une vie tranquille avec son meilleur pote, et juste son meilleur pote, le Vanitas un peu moqueur et pas trop collant qu'il avait connu, et le moins possible de travelo roux pour lui traîner dans les pattes, et enfin, il aurait été heureux comme ça, quoi.
L'eau à l'extérieur s'écrasait au sol avec une violence sans précédent – depuis la fenêtre de la cuisine, c'était agréable à regarder.
Le fait que Vanitas s'abstienne de poser la moindre question aussi avait été agréable, fallait bien l'avouer ; mais même sans tourner les yeux vers son pote et colocataire, qui n'avait pas bougé du canapé depuis qu'ils étaient rentrés, Roxas savait pertinemment que c'était pas une, mais deux millions de questions qui lui brûlaient les lèvres – surtout l'inférieure qu'il mordillait tout le temps. Y'avait un truc qui le dérangeait et quelque part ça dérangeait pas que lui ; mais l'adolescent savait pas si c'était une bonne chose, tout ça. Que faire ? Parler à Vani ? Lui raconter pour Axel ? Lui dire quand, pourquoi et comment ?
Est-ce que c'était vraiment une bonne idée, tout ça ? Parler d'Axel ça voulait dire parler du parc, parler de la visite chez lui, parler du démaquillant – et peut-être que Vanitas trouverait ça con, dans le fond. Ou bien peut-être qu'il approuverait. Mais le blond avait aucun moyen de savoir et il était pas sûr de vouloir savoir ; et puis parler d'Axel, ça voulait aussi dire parler de la fois en sortant de la douche, du miroir, de ce mauvais souvenir, des frissons dans son dos, et c'était désagréable et chiant et insupportable.
Et puis, il avait pas aimé, tout à l'heure – bordel, Vani, son meilleur pote, n'avait pas, en aucun cas, à le défendre comme ça. Il était pas une fille, merde, c'était temps que les gens le comprennent, et Vanitas le premier ! C'était pas une fille, et il avait pas besoin d'être protégé, tout comme il avait pas besoin qu'on le colle à longueur de journée, qu'on le materne et qu'on le câline – il s'en était toujours mieux sorti tout seul et il s'en sortirait toujours mieux tout seul, point barre.
Alors, jartant toute subtilité comme il avait décidé de faire jarter toute l'affection qu'on pourrait décider de lui porter, il s'approcha de Vanitas – et puis il décida de jouer les mecs, simplement, parce qu'au fond c'était bien ce qu'il était, et parce que non, ses cheveux blonds, c'était pas une raison pour le prendre pour une meuf. Sans attendre une seconde que Vani tourne la tête, il se laissa lourdement tomber sur le canapé, et choppa au passage la télécommande avec laquelle il baissa le son de la télé allumée. Puis, il bâilla, histoire de se donner un peu de forme, de contenance et de nonchalance, un truc comme ça, et il prit son courage à deux mains – Vanitas était son meilleur ami, allez, il pouvait bien lui dire ça, allez, et puis Vani s'était confié à lui aussi, au sujet de Zack, allez, juste quelques petits mots de rien du tout à prononcer, allez, allez, allez.
« Le gars de toute à l'heure, commença-t-il sans marquer de pause, et dès lors il sut que ça y était, que c'était parti, que ça allait foncer, ce mec, bah, j'le connais ouais, depuis un certain temps même, il s'appelle Axel, il a la vingtaine il me semble, 'l'habite seul et... »
Soudain, ça bloqua.
Intrigué, Vani avait tourné la tête, cette fois, et lui jetait le regard le plus bourré d'incompréhension qu'il ne lui avait jamais jeté ; genre, il saisissait pas un mot de ce que le blond venait de lui dire, comme si pendant deux minutes il avait parlé l'alien ou le chinois. Et c'est alors que Roxas réalisa – qu'il réalisa le truc. Pas un petit truc, même, à vrai dire ; non, il faisait pas les choses dans la dentelle, lui, il venait de se promettre qu'il cracherait sur la subtilité, à partir de maintenant – mais quel con ! Quel con il faisait, parfois, enfin, juste maintenant, mais quand même, quel con !
Il savait même pas d'où il l'avait tirée, cette idée ; mais bordel, bordel, d'où avait-il pu bien penser que se mettre à raconter la vie d'Axel en long, en large et en diagonale, alors qu'il avait prévu de le faire passer pour une simple connaissance, c'était le truc à faire ? Y'avait pas à dire, sur ce coup, il avait vraiment foiré ; et plutôt deux fois qu'une.
« Ah, donc c'est un garçon, finit par lâcher le propriétaire des lieux, un rictus mauvais aux lèvres, si différent de son sourire narquois habituel. T'as des drôles de potes, mec.
– Mais c'est pas mon pote ! Rétorqua Roxas du tac-au-tac, soudain mal à l'aise. C'est juste, heu... »
Vanitas soupira et secoua la tête entre ses mains avant de ramener tous ses cheveux noirs en arrière, d'un seul coup – il n'avait pas l'air dérangé, ni agacé, ni méprisant, mais il n'était pas normal non plus et Roxas, ça avait tendance à vachement l'inquiéter. Il aimait pas vraiment ce Vani-là, il en avait pas l'habitude ; parce que celui-là, il l'avait vraiment pas vu souvent, et parce que celui-là, au lieu de se moquer gentiment et d'enchaîner les blagues bien grasses et marrantes, bah, celui-là, il se foutait vraiment de la gueule des gens, et il leur faisait comprendre en un seul regard à quel point ils étaient merdiques à côté de lui.
Et le pire, c'était que c'était tellement efficace qu'à la fin, ça en devenait presque carrément flippant.
« Heu ? Reprit Vanitas, et il leva un sourcil comme pour montrer à quel point ça lui paraissait louche, comme histoire.
– C'est un type que j'connais comme ça, balança alors le blond d'une traite, l'air un peu vexé. De toute manière, il est chiant, alors laisse. »
Vani n'avait pas l'air vachement convaincu mais il sembla faire un effort pour se calmer un peu ; peut-être qu'au fond il commençait à réaliser que non, Roxas c'était pas un gosse, et encore moins son gosse, et que non, putain, il avait pas à se mêler comme ça de sa vie privée et de ses relations. Roxas voyait Axel s'il en avait envie et en l'occurrence il en avait grave, grave, grave pas envie – point barre, c'était comme ça.
Y'avait comme une espèce de sacrée colère que l'adolescent sentait monter en lui, en fait.
La colère de quand il voyait Axel, bien sûr, mais aussi la colère de quand il voyait Vani lui tirer une gueule pareille, et la colère de quand y'avait rien qui allait comme il voulait – genre l'autre tarlouse de roux qui rencontrait son meilleur pote, ledit meilleur pote qui lui posait quarante mille questions implicites, sa mère qui appelait pas parce qu'elle en avait juste rien à foutre de lui, et pour finir ces foutues vacances qui voulaient pas arriver, ça l'faisait chier.
Mais c'était comme ça, fallait se dire, il paraissait ; c'est comme ça, Roxas, tu peux rien y faire, tu l'as bien profond et tu souffres en silence. Intérieurement tu crames à deux cents degrés, t'as envie de tout exploser sans vraiment savoir pourquoi, t'as l'impression que ton regard pourrait tuer un type rien que si tu le matais droit dans les yeux, et tu t'énerves pour quasiment rien, tu gueules et tu frappes pour vraiment rien. T'as tout qui te fait chier dans ton entourage, t'en as même marre de ton meilleur pote, et tu sens que tu pourrais foutre le feu au lac, coller des dents dans la bouche de ses foutues poules, pousser dans les orties toutes les mémés de la Terre – mais enfin, à quoi ça te servirait, tout ça ?
Pourquoi tu fais ça ? Pourquoi tu penses tout ça ? Pourquoi tu te contrôles plus ? Y'a une raison, vraiment ? Tu la connais ? Nan, tu la connais pas, bien sûr que tu la connais pas ! Tu connais rien, mec, tu sais juste t'énerver et plus réfléchir à rien, parce que tu veux pas réaliser qu'Axel et Vani te troublent tous les deux, et qu'au fond tu sais carrément plus quoi faire.
Alors, Roxas sentit ses yeux picoter un peu – c'était chiant. Et sans plus attendre, il se barra dans sa chambre pour aller chercher ses lunettes et sa playstation portable.
Y'avait des matins où, quand le blond se levait, il avait envie de tout exploser – se lever du pied gauche, que la mère disait que ça s'appelait.
Et ce matin-là, sans doute aucun, entrait juste vachement bien dans cette catégorie, et ce bien qu'il ait posé par terre le pied droit en premier – mais de toute façon, il y comprenait que dalle, à la plupart de ces expressions débiles.
La veille, il avait joué à la console portable pendant des heures, jusqu'à ce que Vani vienne le chercher pour manger ; mais il n'avait mangé que du bout des lèvres et maintenant il crevait la dalle. De plus, il avait fait la gueule toute la soirée jusqu'à ce qu'il aille se coucher aux alentours d'une ou deux heures du matin ; évidemment n'avait-il pas ne fût-ce qu'aperçu son meilleur pote durant ce laps et temps.
Et puis il était allé au lit, il avait dormi, et malheureusement la force des choses voulait que la nuit porte conseil en toutes circonstances.
S'il y avait sur Terre un sentiment qu'il détestait plus que tous les autres, ce devait bien être le remords ; et ce, malgré le fait qu'il ait dû au cours de sa vie penser la même chose d'une dizaine de sentiments différents déjà. Il n'aimait pas, non, il détestait cette sensation, cette douleur dans sa poitrine, ce truc indescriptible qui obstruait sa gorge – d'autant plus que, cette fois-ci, ça avait un lien avec Vanitas.
Vanitas. Vani son meilleur pote. Vani le type chez qui il vivait, juste au cas où. Vani le seul mec sur qui il pouvait compter en cas d'emmerdes, aussi. Mais bordel, il ferait quoi si Vani lui en voulait et se mettait à le détester, juste parce qu'ils s'étaient pas super bien entendus sur le cas Axel ? La réponse était simple mais il n'était pas sûr de vouloir la trouver – il serait dans la merde, en tout cas. Et ce serait la faute à qui ? A Axel. Comme d'hab'. C'était toujours la faute à cet enfoiré de rouquin – à un tel point que le blond commençait à en avoir l'habitude.
Seulement, lorsqu'il prit son courage à deux mains, maudissant au passage ce connard de travelo pour toute sa stupidité et son inutilité, tout ne se passa pas exactement comme il l'avait prévu.
Dans la cuisine où il débarqua encore en pyjama, Vanitas l'attendait. Et il se leva. Il quitta sa chaise pour venir vers lui – et ça, c'était quasiment impossible, juste incroyable. Vanitas venait de bouger son cul de sa chaise, de lâcher sa tartine et de prendre un air sérieux pour venir lui parler – ouais, à ce stade-là, c'était carrément flippant.
« Roxas, dit-il doucement, comme si ça lui faisait vraiment mal, je... J'suis désolé pour hier, oublie c'que j'ai dit, okay ? M'en fous, sois ami avec qui tu veux, t'avais raison, ça m'regarde pas, enfin, voilà quoi... »
Il avait tout débité à une vitesse folle et il fallut au blond quelques instants pour s'y adapter et réaliser ce que son hôte venait de lui balancer à la gueule ; une, deux, trois, dix secondes, et il finit par piger. Vanitas ne lui en voulait pas. Et Vanitas était désolé. Désolé. Avec un D majuscule et l'accord masculin à la fin. Mais au juste, est-ce qu'il allait bien, Vanitas ?
Aussitôt, Roxas le dévisagea, et le parcourut du regard, les pieds à la tête, s'arrêtant particulièrement sur son visage – il avait pas l'air malade, pourtant, juste un peu embêté, avec son air embarrassé qu'il tentait de faire passer pour de la simple nonchalance, et la main qu'il avait glissée dans ses cheveux, mais ça c'était pour les recoiffer un coup. Sauf que Roxas, ça le troublait ; sur le coup, il dit accepter ces excuses, mais en réalité, il lui fallut presque toute la journée pour les accepter vraiment.
En cours, tandis que ses profs parlaient, il était ailleurs – remarque, ça ne changeait pas de la normale, si ce n'est que cette fois-ci c'était à la veille qu'il pensait. A Vanitas et son instinct maternel qu'il avait cru mille fois moins développé que ça. A Axel et à ses trente-six générations descendantes que le blond avait déjà dû maudire dix fois chacune – jusqu'à ce qu'il réalise que ce sale gay n'aurait sûrement aucun descendant, et que du coup ses malédictions ne serviraient jamais à rien. Et puis, il réalisa à quel point le comportement récent de son meilleur pote l'embêtait vachement ; il savait plus vraiment comment agir avec Vani, à vrai dire. Se fâcher ? Trop risqué. Tout passer ? Il aurait pu, c'était vrai.
Mais peut-être aussi qu'il pouvait, une bonne fois pour toutes, déballer à Vani ce qu'était exactement le phénomène Axel, et sûrement qu'ainsi les choses reviendraient à la normale – ouais, décida-t-il en quittant le lycée, avec ça, tout redeviendrait normal. Il le fallait et il en serait ainsi – sans le moindre doute possible.
Et voilà pour le chapitre maudit ! =3
J'espère que cela vous a plu. ^^ Merci infiniment à tous ceux qui sont encore là et qui me suivent depuis déjà si longtemps... =)
