Je couru au château, folle de rage, bien décidée à ne pas quitter ma chambre de la soirée. Je m'apprêtais à monter l'escalier menant à ma chambre lorsqu'un obstacle se dressa devant moi. Aussi absurde que cela puisse paraitre, je cru un moment que c'était Darcy. (Oui, plus rien ne m'étonne d'un être aussi diabolique, même pas la téléportation.) J'étais donc sur le point de lui faire connaitre le fond de ma pensée, prête a déverser toute ma haine et ma rancœur, quand soudain l'obstacle en question s'exprima : « Richard Fitzwilliam, un cousin de Will, a qui ai-je l'honneur ? »

Embarassee comme jamais, je fus dans un premier temps incapable de lui répondre. Puis après avoir retrouvé mon calme, je pris la main qu'il me tendait, et dit : « Elizabeth Bennet. Je suppose que tu cherches Darcy. Malheureusement ils sont tous partis faire une promenade à cheval. Ils reviendront d'ici peu. »

Je levai enfin mes yeux vers lui. Je vis alors un homme de quelques années mon aîné, et plutôt bien fait de sa personne. La majorité des femmes l'aurait sans doute trouvé quelconque, mais personnellement je lui trouvais beaucoup de charme. Il était beau à sa façon.

Sans plus attendre, il me proposa de l'accompagner au salon et de lui tenir compagnie. C'était un homme des plus intéressants. Très vite, il me plu. J'aimais ses manières, sa bonne humeur et sa compagnie. Son caractère n'était pas sans me rappeler celui de Charles.

Bizarrement, je ne pu m'empêcher de le comparer a Darcy. Aussi, perdis-je très vite le fil de la conversation, me contentant d'acquiescer de temps à autre. Mon esprit était ailleurs. Je repensais à Darcy, à notre délicieuse conversation hier soir, et a notre dispute aujourd'hui. Richard continua son monologue jusqu'au retour des autres.

Des son arrivée, Jane me prit par le bras et m'entraina dans sa chambre. Elle semblait contrariée, et me dit quelque peu exaspérée : « Lizzie, est ce que Will et toi êtes capable de passer une journée sans vous disputer ? »

« Jane, cette fois ci je ne suis pas en tord. C'est à Darcy qu'il faut aller demander des comptes. »

« Lizzie, il ne voulait pas te faire peur. »

« Jane ce type est un sadique. Il prend un malin plaisir à me torturer. »

Irritée par mon entêtement, Jane décida de s'en aller, elle ouvrit la porte et tomba nez à nez avec Darcy. (Oui, l'auteur de ce fanfic est on ne peut plus cliché !!) Elle lui dit : « Tu tombes à pic Will. Je vous laisse discuter tous les deux. »Sans dire un mot, Darcy s'installa sur le lit à mes côtés.

Apres un court silence, il prit son courage a deux mains et me dit tout bas : « Je ne vous voulais aucun mal Miss Bennet. Si j'avais su, que vous auriez réagit si violemment, je ne vous auriez jamais infligée une telle épreuve. Veuillez m'excuser, je vous en prie. "

Mon silence ne le découragea point, au contraire son corps se rapprochait dangereusement du mien. Il caressa mes cheveux, mes joues en feu, et d'une voix tremblante et mal assurée, il me murmura : « Que dois-je faire pour me faire pardonner ? »

Ma raison me sommait de partir, mais mon corps subjuguait par le sien me maintenait sur place. Ses caresses me grisaient et m'enivraient corps et ames, mon etre tout entier fremissait au moindre contact. Plus rien ne comptait. Sa voix n'était maintenant plus qu'un murmure au loin, un son étouffé par les battements impetueux de mon cœur.

Il s'approcha encore un peu plus de moi, ses lèvres effleurant mon front brulant. Puis en me prenant doucement dans ces bras, Will me dit « Lizzie, pardonne-moi s'il te plait. »

J'étais comme paralysée. Mon esprit tout entier était focalisé sur son odeur, sa voix, son souffle qui se perdait dans mes cheveux, ces légers baisers qu'il déposait délicatement sur mon front. Je n'avais donc ni le courage ni la force de lui répondre. Il me serra alors un peu plus fort contre lui, et d'une voix suppliante me dit : « Et la, tu ne veux toujours pas me pardonner ? ».

La parole me faisait toujours autant defaut. Aussi, sans doute a bout de patience, Will resserra son étreinte plus que jamais, et me murmura avec ardeur : « Elizabeth, je t'en prie … » Je cru ne jamais ressortir vivante de cette etreinte passionnee.

Au bord de l'asphyxie, je réussis tout de même à articuler : « Will, j'étouffe !! »

Rouge de honte, il me relâcha aussitôt, et me demanda quelque peu hesitant : « Est-ce que ... cela signifie que ... je suis pardonné ? »

Les yeux rivaient sur le sol, je lui chuchotai : « Peut-être bien … »

Il se tourna vers moi timidement, et avec toute la douceur du monde il déposa ses lèvres sur les miennes.

Devant mon silence, il se risqua à un second baiser, bien plus intense que le précédent. Notre second baiser fut un vrai baiser de cinéma, doux, tendre et passionné a la fois.

C'est à ce moment que Jane eu la bonne idée de se montrer. Elle rougit comme jamais, et bredouilla : « On vous attend pour diner » et quitta la pièce précipitamment.

Will affichait un sourire crispé et me demanda : « Tu as faim ? »

N'étant pas sure de vouloir rester plus longtemps seule avec lui, je mentis et acquiesçai. Pendant le repas, Jane me fixait, pendant que je m'évertuai à garder le silence et à admirer mon assiette. A la fin du repas, je gravis l'escalier le plus vite possible, afin de me refugier dans ma chambre. Jane fit très vite son apparition, et d'un air amusé me dit : « Alors comme ca on s'est éprise de son bourreau. Ma chère Lizzie serais tu victime du syndrome de Stockholm ? »

« Ce n'est pas ce que tu crois Jane. Je t'assure. Nous ne sommes que des amis. »

« A d'autres Lizzie. »

« Tu fais fausse route. Je t'assure. »

Aucune de nous deux n'avait remarqué la présence de Will. Aussi, nous sursautâmes toutes deux lorsqu'il déclara : « En quoi fais tu fausse route Jane ? »

« Oh … Lizzie essayait juste de m'expliquer en quoi vous n'étiez que des amis. »

« Je suis curieux d'entendre ca … »Dis Will.

Rouge de honte, je fusillai Jane du regard, mais elle ne me prêta aucune attention, et quitta ma chambre sans plus attendre.

Will se tourna vers moi, et sur un ton de reproche me dit : « Alors comme ca je ne suis qu'un ami Lizzie ?»

« Oui. Et pour vous c'est … Miss Bennet… Mr Darcy. »

Il s'approcha de moi, me prit dans ses bras, m'embrassa gentiment, et me murmura : « Et faites vous cela avec tous vos amis Miss Bennet ? »



Honteuse, j'enfouie mon visage dans son pull. Il ajouta : « Alors j'attends votre réponse Miss Bennet. »

« Non. »

« Juste avec moi ? »

« Oui. »

Ma réponse sembla le satisfaire, aussi il me glissa a l'oreille : « Alors que suis-je pour vous Miss Bennet ? »

J'ai eu beaucoup de mal a ecrire ce chapitre, j'y ai passe 3 jours et je n'en suis toujours pas satisfaite ... dites moi ce que vous en pensez svp, toutes les remarques sont les bienvenues.Le prochain chapitre est prevu pour lundi. Apres ca , je vous promet de reprendre mon rythme de croisiere : 1 chapitre par jour, voir plus.