L'appartement était accueillant et spacieux. Will tenta de me mettre a l'aise et m'invita a m'installer dans le salon. Il essayait de détendre l'atmosphère, bien qu'il fut le plus tendu de nous deux. Will se posa a mes cotes sur le sofa. Nous étions comme deux adolescents,terrassés par la peur du premier rendez-vous. Après un court silence, nerveusement et maladroitement, Will me lança : « un film ? »
« Pourquoi pas ..." Lui dis-je.
Will attrapa un DVD au hasard, et s'installa de nouveau sur le sofa.
Cette fois-ci, il se montra beaucoup plus téméraire, et me prit délicatement dans ses bras. Je ne prêtais aucune attention au film, et enfouis simplement ma tête contre son torse.
Épuisée par ma journée, Je tombai rapidement dans un profond sommeil, bercée par les battements de son cœur. ( Oui désolé mais la nuit d'amour survoltée ce n'est pas encore pour aujourd'hui.)
Le lendemain matin, je me réveillai sur ce même sofa. Je repoussai doucement les bras de Will, et filai discrètement dans la salle de bain. Après ce brin de toilette, j'eus l'esprit d'appeler Jane.
« Allo Jane c'est moi. »
« Lizzie ou es tu ? Charles et moi étions mort d'inquiétude ! »
« Ne t'en fais pas, je suis en sécurité. Tout va bien. »
Une main s'empara du téléphone et j'entendis la voix de Will. A moitie endormi, il tenta d'expliquer la situation a ma sœur : « Lizzie est chez moi Jane. Je suis désolé, nous aurions du t'avertir. Je te la ramène des que possible. »
Il raccrocha rapidement, et se tourna vers moi : « Bien dormi ? »
J'acquiesçai en silence.
Will et moi déjeunâmes rapidement, et partîmes des que possible. Nous retrouvâmes Jane et Charles a l'hôtel. Ma sœur toujours de mauvaise humeur me siffla: « Apparemment, tu as bien dormi hier soir Lizzie. Figure toi que ce n'est pas le cas de tout le monde. »
Je lui présenta le plus beau de mes sourires, et glissa a Jane: « Pardonne moi s'il te plait. »
« Je veux tous les détails ! »
Je ris et lui promis une profusion de détails. Elle parut satisfaite et me dit : « Charles et moi devons encore passe la journée avec ses parents aujourd'hui. Je suppose que ça ne te gene pas de passer ton dernier jour a Paris avec Will. On se retrouve a la gare ce soir. Appelle moi au moindre problème d'accord?'
« Oui chef. »
Jane et Charles s'en allèrent. Will s'approcha alors de moi, et me dit: « que veux tu faire aujourd'hui? »
« Je ne sais pas. Une idee a me soumettre ? »
Il me proposa alors une séance shopping. Nous errâmes donc dans Paris a la recherche de souvenirs et de babioles en tout genre. L'heure du départ approchait a grand pas, et de mauvais gré, Will décida qu'il était grand temps de rejoindre Jane et Charles a la gare.
« Déjà ? » Lui demandai-je?
« Oui .. »
Il me serra tout contre lui, et ajouta : « Je reviens dans 2 semaines. Ne t'en fais pas. »
A notre arrivée a la gare, Jane et Charles étaient déjà présents. Jane me regarda d'un air complice, et ajouta: « Alors ce séjour a Paris ? »
« Hum ... Plutôt sympathique, et de ton cote? »
Will me regarda l'air faussement offensé : « Seulement sympathique ? »
« Genialissime ! » Dis-je en rougissant.
« Je préfère ça. »Me dit-il en me prenant dans ses bras.
La séparation fut brève, mais intense. Will ne m'embrassa passionnément et ajouta simplement : « On se voit dans deux semaines Lizzie. »
Une fois dans le train, Jane me dit : « Alors Lizzie ? »
« Alors Jane ? »
« Oh je t'en prie. Pas de cachoteries entre nous. Raconte moi tout. »
« Il ne s'est rien passé." Dis-je en rougissant.
« Comment cela il ne s'est rien passe ? »
« Bien ... nous avons passe la journée ensemble, mais voilà tout. »
« Je ne comprends pas. »
« Hey bien, nous avons passe la journée ensemble. Il y a eu quelques baisers d'échanger ... »
Jane rit, et ajouta : « Je suis fière de toi Lizzie. »
Les 2 semaines furent étonnamment longues. Chaque jour s'écoulaient a une lenteur ahurissante. Jamais le temps ne m'avait parut aussi long.
Le grand jour arriva enfin. Will rentrait aujourd'hui. Je m'affairai dans tous les sens, ne tenant plus en place. Quand est ce que ce fichu avion allait enfin atterrir ? Je tournai en rond dans l'aéroport sous le regard amuse de Georgie et de Jane. Georgie m'annonça plus souriante que jamais : « Le voilà, Lizzie ! »
Toute l'attente et le stress retombèrent d'un seul coup. Lorsque je l'aperçu, mon cœur battait a tout rompre. Il s'approcha de nous, prit Georgie et Jane dans ses bras, échangea une poignée de main chaleureuse avec Charles, puis se tourna enfin vers moi. Un doux sourire se dessina sur son visage. Il me prit dans ses bras, et déposa tendrement ses lèvres sur les miennes. Georgie rougit en nous voyant, puis gloussa. Elle me glissa alors : « Si Caroline voyait ça ... » Jane et Charles avaient une affaire a regler, aussi ils s'eclipserent sans plus attendre.
Les joues en feu, je leur dis : « Allons-y. »
« Minute papillon ! Nous attendons encore quelqu'un ! » dit Will.
« Qui ça? »
« Une surprise Lizzie ... »
Rien qu'au son de sa voix, je su que ce ne serait pas une bonne nouvelle.
« Quelle genre de surprise Will? »
« Une vieille amie de ma mère et sa fille viennent nous rendre une petite visite. »
« Oh ... »
Devant mon air dépité, Will resserra son étreinte, et me murmura au creux de l'oreille : « C'est elle qui nous a élevés Georgie et moi. Je tiens absolument a ce que tu la rencontre. »
Il prit ma main pour me rassurer.
« Ne t'en fais pas. Elle n'est pas si terrible que ça. »
« Comment s'appelle-t-elle? »
« Lady Catherine de bourg. »
« Rien que ça ... »
Il rit, et ajouta: « Quand on parle du loup ! »
Une femme d'un certain age, la démarche sure, le menton fier se dirigeait vers nous. Elle prit Will et Georgie dans ses bras et dit: « Fitzwilliam, Georgiana, comment allez vous ? »
Je n'en revenais pas. Fitzwilliam !! Quel prenom a coucher dehors ! Fitzwilliam Darcy ! Mon corps tout entier était pris de secousse et de tremblement alors que j'essayais de réprimer mon fou rire. Face a mes gloussements incessants, Lady de Bourg se tourna vers moi, et d'un ton méprisant lança a Will: « Qui est cette charmante personne Fitzwilliam ? »
« Lady Catherine, je vous presente ma petite amie Élisabeth Bennet. »
« Élisabeth ... »
« Enchantée Lady de Bourg. »
Je lui tendis chaleureusement ma main en signe de bienvenue. Elle posa sur moi un regard hautain et se tourna vers Will.
« Will allons y je suis épuisée par mon voyage. »
Je restée la figée, paralysée par la honte et la colère. Une jeune fille que je n'avais jusqu'alors pas remarquée s'avança vers moi et d'un air compatissant elle me glissa : « Anne de Bourg. Ne vous en faites pas. Ma mère a toujours été ainsi. Vous vous y ferez. »
Son visage, son allure tout reflétait sa douceur, sa fragilité, rien avoir avec sa mère ...
Georgie me prit le bras et murmura doucement : « Pour te dire la vérité, moi aussi je ne l'aime pas. Pourquoi m'as tu cache que Will et toi étiez ensemble ? »
« A vrai dire, je n'étais pas au courant non plus. »
« Hum ? »
« Disons que nous nous sommes rapproches a Paris, mais il n'a jamais dit les choses si clairement. »
Elle parut satisfaite et ajouta sur le ton de la confidence : « Will devait encore passer un an a Paris, mais bizarrement il a préféré revenir au plus vite en Angleterre ... »
A ces mots, un sentiment de bonheur et d'immense satisfaction me submergea. Ainsi voilà le vrai visage de notre Fitzwilliam Darcy.
William, Lady Catherine, et sa fille nous attendaient déjà devant le taxi.
William se pencha vers moi et prit un air désolé. Il ajouta : « je suis désolé mais je dois partir. Est ce que cela te gêne d'emmener tout le monde chez moi s'il te plait. »
« Je m'en charge Will. »
Il me gratifia d'un baiser, avant de sauter dans un taxi. Cinq minutes plus tard, ce fut notre tour de quitter l'aéroport. Deux taxis ont été nécessaires pour transporter la cargaison de valise de Lady Catherine. Arrives a bon port, il fallut monter les valises. Anne de Bourg, Georgie et moi voulûmes nous en charger lorsque d'une voix acerbe Lady de Bourg souffla : « Anne, Georgiana, il hors de question que vous portiez ces bagages. C'est un travail de roturiers, indigne de votre rang. Laissez cela a Miss Bennet, elle se fera une joie de s'en charger n'est ce pas ? »
Mon sang bouillait dans mes veines. Folle de rage, je pris ses bagages et les jetai a ses pieds. La regardant droit dans les yeux, je vociférai : « je suppose que le mot révolution, ne vous dit rien. La roturière que je suis refuse de jouer les bagagistes. Débrouillez vous donc seule avec vos valises et votre rang. »
A ces mots, je remontais dans le taxi sous le regard insurgé de Lady Catherine, et les rires de Georgie.
Desole pour le retard. Je suis partie quelque jours, loin du monde et sans mon pc. J'espere que ce nouveau chapitre ( un peu bacle avouons le ) vous plaira tout de meme. J'essayerai de faire mieux la prochaine fois.. Encore desole et merci.
