Me revoilà !
Ce chapitre a été dur à mener d'un trait ! Mais il m'a permis de rajouter quelques idées intéressantes (selon moi). Il est un peu plus long que les deux premiers pour vous remerciez de votre soutien et m'excuser pour la lenteur de mon écriture sur celui-ci.
Petit jeu pour vous : j'ai enormement galéré sur ce chapitre. J'ai mis 3h44 à ecrire 7 lignes. Saurez-vous retrouver lesquelles ?
Je remercie tous mes reviewers et les personnes qui lisent cette fiction as usual
Vous pouvez me poser vos questions, me faire part de vos remarques par reviews. Je ne mors plus depuis que j'ai quitté la grande section promis ;-) Mais créez-vous des comptes perso comme ça je peux vous répondre individuellement et personnellement !
Je n'ai toujours pas de Bêta Reader =)
Bonne lecture !
Chapitre 3 : La main secourable d'Hermione
Après un cours de potion d'une banalité affligeante au cours duquel un Slughorn plus ventripotent que jamais avait loué les mérites indéniables de chaque molécule de la potion d'Harry, les trois amis se retrouvèrent pour déjeuner dans une grande salle bondée une fois encore. Comme d'habitude Ron s'empiffrait de tout ce qui lui passait sous le nez.
— Tu ne devrais pas engloutir autant de truc aussi vite… Lui fit remarquer Hermione
— Elle a raison. Rajouta Harry. Si McGonagall te fais vraiment changer des trolls en pince à sucre il vaudrait mieux que tu ais l'estomac en bonne disposition.
Sans leur adresser le moindre regard ce dernier continuait son orgie gastronomique en piquant un énorme morceau de poulet sur une fourchette déjà occupé par une saucisse et des petites patates.
— Finalement aucun de nous deux n'aura besoin de l'étouffer. Il se débrouille très bien seul… Soupira Hermione
— Dommage c'est un plaisir que je n'aurai donc pas. Lança une voix trainante se voulant ironique
D'un bon Harry s'éjecta de son banc planta la pointe de sa baguette contre s'arrête anguleuse de la mâchoire de Malefoy et son regard qu'il voulait féroce dans les yeux aciers froids du Serpentard.
— Oh mais tu séduirais une vélane masculine avec un regard si viril Potter.
— Le tiens semble avoir soulevé des armés de fouines.
Le visage à quelques millimètres l'un de l'autre Harry pourrait détailler les moindres pores de la peau fantomatique de son rival.
— Tu en as toujours gardé une certaine dégaine. Continua-t-il
Et alors que Malefoy s'apprêtait à esquisser un mouvement une énorme paire de mains de la taille d'un couvercle poubelle le saisis sous les aisselles et le souleva avec une aisance incroyable pour le déposer un mètre plus loin de son adversaire.
— Il faut toujours que tu cherche les ennuis. Dit affectueusement le géant à Harry. Quand à toi seigneur Malefoy je te conseille de ne pas trainer dans les parages trop longtemps à moins que tu ne veuille que mon caractère emporté ne t'attire des ennuis…
— Hagrid ! s'exclamèrent d'une même voix enjouée Hermione et Harry.
— Salut vous trois ! leur répondit-il chaudement. Ron arrête de te bâfrer et va chercher un imper, un pardessus ou quoique ce soit qui puisse te tenir très chaud.
— Qwah ? Ânonna ce dernier la bouche pleine de tarte à la mélasse.
— Le professeur McGonagall a décidé que pour ta retenue de cette après-midi tu viendrais m'assister durant mes tâches quotidiennes. Chouette non ?! Et aujourd'hui on va aller dans une clairière dans la forêt interdite pour s'occuper de plusieurs femelles licornes qui devraient mettre bas sous-peu. Elles auront besoin de soins et leurs petits devront être tenus au chaud. Ensuite on ira voir Graup
— Oh ! Il va bien ? coupa Hermione
— Il s'ennuie beaucoup… Répondit tristement Hagrid mais c'est un solide gaillard ! Et finalement on ira tenir un peu compagnie à Touffu ! Il a besoin de jouer un peu pour se tenir en forme.
— QUOI ? hurla presque Ron le teint blafard. Touffu est toujours en vie et se promène avec Graup autour de Poudlard ?! finit-il par bégayer
— Oui Touffu va fêter ses 7 ans ! Il entre dans l'âge foufou et a besoin de courir et de sauter partout. Si on le soigne bien il vivra encore 600 ou 700 ans.
Un Ron livide se leva lentement de son banc et se dirigea en claudiquant vers la sortie de la Grande Salle
— Retrouve-moi dans le hall dans dix minutes ! Lança-t-il à ce dernier. Quant à vous si le père tronche de vipère vous cherche encore des noises lancer lui un maléfice de ma part. Et passez me voir un de ces soirs on prendra le thé.
Bien que la perspective de braver le froid et le blizzard pour aller déguster les cookies au ciment de ce cher géant leur paraissait peu plaisante ils acquiescèrent en souriant. Et Hagrid s'éloigna gaiement en suivant Ron de loin.
Un peu plus tard entre deux rayons de la bibliothèque, Harry était plongé sous une montagne de parchemin et essayait de terminer les 90 centimètres de parchemin demandés par Rogue.
— Et c'est terminé ! Soupira-t-il en écrasant le point final de sa dissertation. Je me demande encore comment j'ai pu disserter quatre-vingt-dix centimètres sur des sortilèges informulés.
— Demande-toi plutôt comment j'ai fait pour disserter un mètre quarante-six. Répondit doucement Hermione en souriant. Sinon j'ai ta réponse à la question de ce matin propinquus radere il faudra que tu l'essayes consciencieusement parce que j'ai peur que ce soit un sortilège un peu capricieux.
Elle referma lentement un grimoire dont la couverture verte émeraude émit un petit gloussement.
— Comment charmer la sorcière de vos rêves : sortilèges esthétiques. Continua-t-elle. Tu m'étonnes que les sorciers ressemblent de plus en plus à des trolls quand on voit les manuels à votre disposition.
— Spontanément je ne l'aurais surement ouvert effectivement. Merci j'essayerai ton sortilège dés demain !
Alors qu'il enroulait lentement son parchemin et rangeait sa plume, Hermione planta un regard franc et pénétrant sur lui.
— Bon alors tu avais des choses à me dire sur… disons le nouvel Harry Potter…
— Hein ? Quoi ? On avait dit qu'on n'en parlerait pas à la bibliothèque !
— Oui mais Ron n'est pas là grâce à sa remarquable dextérité de tout à l'heure en métamorphose.
Alors qu'il s'apprêtait à répondre, Harry sentit une vague de chaleur surpuissante partir de son estomac pour l'envahir rapidement et alors que le rouge lui montait aux joues et qu'il balbutiait des onomatopées grotesque
— BAVARDAGES ! DEHORS — DEHORS — DEHORS !
Madame pince venait de surgir à l'angle d'une étagère et semblait extrêmement furibarde. Sans un regard vers elle ou Hermione Harry fourra à toute vitesse ses affaires dans son sac et s'enfuit à toute jambes, le feu aux joues, la chaleur le dévorant de toute part, une grande crise de panique incontrôlable s'emparant de lui.
Il enfonça d'un coup d'épaule la porte de la bibliothèque et commença à courir sans se demander où il allait atterrir.
— HARRY ! HARRY ! Hurla Hermione qui venait juste de sortir de la bibliothèque
Mais il venait de disparaître à l'angle d'un couloir.
Ses jambes le portaient plus vite que n'importe quel balais volant, et pourtant il se sentait suffoquer au fur et à mesure de sa course.
Il enjamba quatre à quatre un escalier qui lui sembla interminable bousculant au passage deux jeunes Serdaigles les propulsant contre le mur dans une effusion de parchemin et explosion de bouteilles d'encre.
Chaque fibre de son être vibrait sous la vague de chaleur, l'adrénaline. Son cœur semblait vouloir fausser compagnie à son thorax tant il battait contre ses côtes. Chacun de ses poumons brassait des centaines de litres d'air sans pourtant sembler en tirer le moindre bénéfice si ce n'était de comprimer un peu plus sa trachée déjà encombrée. Tout au long de sa folle course il sentait chaque artère, chaque veine se distendre et une colonne de sang la parcourir, chaque tendon de son être tirer avec force sur ses muscles et ses os sans leur laisser le moindre répit. Sous sa peau écarlate cela claquait, vibrait, coulait, déferlait dans des directions contradictoires avec des forces contrastées le tout produisant une intense chaleur qui faisait cuire chaque millimètre de son épiderme.
Après avoir courut comme un dératé sur tout le cinquième étage il passa devant la statue de Boris le Hagard et s'écroula le front contre la quatrième porte à droite.
— Fraicheur des pins ! Prononça-t-il difficilement
Mais la porte ne frissonna même pas.
Tandis que sa tête lui tournait de plus en plus il s'acharnait sur la poignée qui refusait catégoriquement de pivoter.
— Fraicheur des pins ! fraicheur des pins ! FRAICHEUR DES PINS ! Finit-il par hurler.
Devant le refus de la porte il jura comme jamais avant de beugler :
— Reducto !
Le bois vola en éclats lui laissant libre accès à la pièce. Il s'y engouffra sans tarder et après avoir réparé et scellé la lourde porte de deux mouvements de baguette il jeta sons sac dans un coin et arracha le pull qui l'emprisonnait et défit son nœud de cravate rouge et or en même temps qu'il fit sauter trois boutons de sa chemise blanche.
La poitrine dégagée, le brasier en lui ne semblait pas s'éteindre pour autant.
Son agitation et son angoisse dénotait énormément avec la pureté du marbre blanc, de l'imposant lustre et des voilages de lin blanc.
Sans réfléchir un seul instant il ouvrit un robinet d'or au hasard d'où s'échappa un puissant jet d'eau glacial et y jeta sa tête dessous. Si ce n'était la sensation d'humidité envahir ses cheveux son visage et ses épaules, le faisceau ne semblait pas éteindre l'incendie qui le rongeait de l'intérieur et ne fit qu'augmenter sa détresse et le rythme de sa respiration.
Alors qu'il tournait en rond d'un angle à l'autre de la pièce dans son cerveau il y eu comme un grand renversement et il tomba à genoux les bras ballant la tête baissée, tout en lui palpitait, les sueurs brulantes mêlées à l'eau qui coulait le long de sa colonne vertébral lui provoquaient des chocs électriques. Il était pris de nausées, presque à bout de souffle serré dans un étau qu'était sa cage thoracique.
Soudainement sur son front à partir de sa cicatrice une douleur gigantesque l'envahit lui faisant pousser un cri déchirant, son front s'effondra contre le dur marbre le cognant d'un bruit sourd brisant ses lunettes au passage. Il n'avait plus moyen d'ouvrir les yeux car ses paupières compressaient ses orbites, tout les muscles de son visage semblait vouloir lui réduire le crâne en miette tandis que ses yeux semblaient pourtant vouloir s'arracher à leur enveloppe en tirant sur leurs nerfs. Dans sa tête un cri strident suivit d'un flash vert vint finir de l'enfoncer dans son agonie et dans un râle étranglé il perdit connaissance en s'écroulant sur le côté en chien de fusil.
Comme il en avait l'habitude lors de ces nombreuses pertes de connaissances, blessures, et autres disparitions osseuses, Harry se réveillait dans un lit tiré à quatre épingles aux montants en fer blanc, dans une genre de blouse verte aussi rêche que le contact des draps sur sa peau, le tout sous le regard inquisiteur de madame Pomfresh.
Mais là aucun drap n'entrava ses gestes lorsqu'il leva le coude pour se frotter les paupières du pouce et de l'index en fronçant fortement les sourcils. Il sentit un léger filet d'eau couler sur son front et se perdre sous sa nuque après avoir ruisselé près de ses oreilles.
Il ouvrit doucement ses lourdes paupières pour remarquer qu'il n'était pas à l'infirmerie et qu'il ne portait pas cette horrible blouse verte. Il était étendu sur le dos contre le marbre blanc et portait toujours les mêmes vêtements. Un mince filet d'eau lui coulant le long des tempes. Au bout de la petite fontaine une baguette et au bout de la baguette Hermione.
Assise en tailleur, elle s'était également débarrassée de son pull et avait dénoué sa cravate en même temps que ses cheveux et semblait patiemment l'observer sa baguette entre les doigts.
— La salle de bain des préfets. Vraiment… Dit-elle avec un léger sourire
— J'ais pas vraiment réfléchi sur le coup.
En s'appuyant sur ses coudes il se redressa lentement les muscles engourdis et la tête pleine de plomb.
— Comment tu as su où j'étais ? Demanda-t-il
— Méfaits accomplis… se contenta-t-elle de répondre
Harry cala son dos endolori contre le mur et plissa les yeux afin de faire le point sur la scène plus ou moins floue qui l'entourait.
Hermione vint s'asseoir doucement face à lui.
— Tu m'as fait peur imbécile. Lui dit-elle en lui tendant ses lunettes
Il ferma les yeux un instant avant de faire le moindre geste et pris une grande respiration afin de libérer ses poumons. Mais alors qu'il s'apprêtait à expirer lentement son souffle fut pris de spasmes. Haletant, les yeux bouffies les larmes lui montèrent plus vite encore que le feu qui lui avait emplis le corps auparavant.
Versant la tête puis le torse vers l'avant le souffle parcouru de sanglot il s'effondra littéralement droit vers le sol secouru à quelque centimètre de la fracture par les bras d'Hermione. Sur l'épaule de cette dernière il se laissa aller à la plus grande crise de larmes qu'il n'avait jamais vécu tandis qu'elle le serait dans ses bras sa main droite juste dans le creux de son coup où elle sentait battre sa jugulaire.
Alors qu'il se purgeait littéralement dans des sanglots de plus en plus profonds et déversait ses larmes litres après litres, la chaleur du contact avec Hermione lui permettait de rester lucide. Juste assez pour pouvoir faire le point.
Depuis quand n'avait-il pas pleurer ? Il avait pleuré de douleur à de nombreuses reprises. Mais depuis quand ne s'était-il pas réellement nettoyé de l'intérieur, vidé, purgé ? Il n'était pas quelqu'un qui pleurait. Pourtant la vie n'avait pas été des plus tendre avec lui. La dernière fois qu'il s'était laissé aller à l'émotivité c'était lorsqu'il avait créé son premier patronus avec l'aide du professeur Lupin, quand il avait entendu la voix de son père. Mais il n'avait pas pu extérioriser ce sentiment par pudeur peut-être, ou plus par peur de perdre sa crédibilité face à son professeur.
Il y avait aussi le soir ou il s'était retrouvé seul face au miroir du RISED, cette fameuse soirée ou en un instant tout ce dont Celui-Dont-On-Ne-Doit-Pas-Prononcer-Le-Nom l'avait privé lui été apparu comme présent autour de lui, là où jusqu'alors il n'y avait personne.
Et lorsque la vie sembla lui offrir une échappatoire, une porte de sortie par l'arrivée d'une (puis de plusieurs milliers) lettre d'admission à Poudlard et par la rencontre de ses nouveaux et premiers amis Ron et Hermione, il fallait que son histoire soit toujours là, cachée dans son ombre prête à surgir et lui rappeler à chaque instant où il lui semblait pouvoir se fondre dans la masse, plane en réalité une malédiction au dessus de sa tête.
Et c'est tout en se purgeant de chaque goutte de souffrance qui circulait dans ses veines qu'il sentait Hermione le serrer toujours plus fort contre elle. Elle pleurait également tout contre son épaule. Et ce sentiment d'empathie pure et sincère l'apaisa et il la repoussa lentement pour plaquer doucement son front contre le sien.
En essayant de sourire du mieux qu'il pouvait entre deux larmes il articula
— Merci.
C'était concis mais ça voulait dire tellement de chose pour lui.
À sa grande surprise elle vint enfouir son visage contre sa poitrine et toujours en sanglotant murmura
— Tous ce que je souhaite c'est te sauver de la noirceur… Je peux sentir que tu souffres, je veux te soigner, porter ton fardeau, endurer tes souffrances.
— Dit la fille en train de sangloter contre moi. Répondit-il à la fois amusé et touché
— Au type qui c'est enfuis et c'est évanoui après s'être fait éjecter par madame Pince.
ls se mirent à rire l'un contre l'autre même si Harry sentait son cœur se serrer un peu plus.
— Il faut que je te le dise Hermione…
Il se leva ramassa ses lunettes et sa baguette puis jeta un sort d'impassibilité sur la porte.
— On n'est pas vraiment pressé… Dit-il
Hermione était toujours assise en tailleur dans l'expectative la tête penchée sur son épaule.
Il fit glisser sa cravate encore prise dans le col de sa chemise et pris une profonde inspiration.
"Ce serait peut-être une meilleure idée de lui exposer le problème ? Oui mais en même temps comment le lui présenter de manière claire… Mais Hermione est une fille intelligente elle comprendra !? Mais pourquoi le temps que je pense cela mes mains se déplacent-elles seules ?!"
Effectivement le temps qu'il avait pris pour sa réflexion ses mains avaient fait sauter les derniers boutons de sa chemise et s'apprêtaient à la faire glisser de ses épaules.
— Tant pis…
Il laissa tomber sa chemise le long de son dos se retrouva torse nu face à une Hermione au sourire amusé.
Le rouge lui monta alors aux joues et alors qu'il se préparait mentalement à se jeter dans le grand bassin avec l'intention de s'y noyer elle ouvrit enfin les lèvres.
— J'ai toujours eu foie en mes intuitions… dit elle en se levant
Dans un élan elle alla le serrer dans ses bras une nouvelle fois tout en continuant
— Tu passes ton temps à t'inquiéter pour tous le monde, à redouter que Tu-sais-qui vienne te dire bonsoir pendant la nuit.
Elle relâcha son étreinte et l'observa de pied en cap
— C'est normal que tu te trouves différent jamais tu n'as fait attention à toi que ce soit physiquement ou mentalement. Ni aux autres d'ailleurs…
Estomaqué par la finesse d'esprit de son amie autant que par son regard perçant mais plein de compassion il bégaya vainement
— Ce… NON ! J-…je fais attention aux autres !
— Pas physiquement. Du moins jusqu'à aujourd'hui.
D'un coup de baguette elle ouvrit plusieurs robinets qui puissamment commencèrent à remplir le grand bassin trônant au milieu de la pièce.
— Tu fais quoi là ? Dit-il en jetant des regards affolés autour de lui
Hermione posa alors son index juste à l'angle formé par sa clavicule à nue et l'extrémité supérieure de son sternum. Ce fut alors comme un choc électrique pour lui. Sa peau sembla se contracter sous la pression pourtant légère. Mais il crut bien suffoquer lorsqu'elle commença à le déplacer le long de la clavicule en direction de son épaule. Cependant elle s'arrêta à mis chemin et posa sa paume ouverte contre sa poitrine, son pouce et l'index à la base de son coup. Sa peau se relâcha doucement sous la chaleur du contact.
— Tu l'as déjà fait non ? Moi aussi. Ça ne fait pas de toi quelqu'un de tordu, bizarre ou mal pensant. Tu as conscience de ce que tu étais et tu prends conscience de ce que tu es… c'est un processus par lequel on doit tous passer.
Sur ces mots elle retira sa paume et lentement défit un à un les boutons de sa chemise qu'elle fit également glissé au sol.
Par un système de défense archaïque il ferma hermétiquement les yeux et se sentit rougir comme une pivoine.
— Harry ! Ordonna-t-elle. Ne fais pas l'enfant !
Elle lui saisi doucement la main droite et il ouvrit alors les yeux contre son grès. C'était toujours Hermione face à lui mais découverte, un soutient gorge bandeau noir lui couvrant la poitrine. Étonnamment il ne fut pas troublé par cette vision même si il savait qu'il n'oserait peut-être jamais en parler même avec elle.
Elle lui amena la main contre son propre sternum où, la paume grande ouverte il sentit les reliefs sous sa peau, exactement semblables au siens et toutes ses tensions internes s'apaiser
— Merci… lui dit-il
La scène dura peut-être une bonne dizaine de minutes pendant lesquels il communiquait par échange de chaleur avec la peau tendre de son amie.
Toujours en lui tenant le poignet elle lui sourit d'un air compréhensif et chaleureux
— Maintenant que tu as forcé l'entrée que dirais-tu de piquer une petite tête ? Dit-elle en désignant du menton le grand bassin à présent rempli et recouvert d'une écume scintillante.
— Volontiers mais comment… ?
— Impervius ! Tu ne retiens donc jamais aucuns sortilèges que je t'enseigne ? Répondit-elle avant qu'il ait finis sa phrase voyant où lui et sa pudeur naturelle voulaient en venir
Après s'être tout les deux débarrassés des vêtements superflus et imperméabilisé leurs sous-vêtements ils se glissèrent dans l'eau tiède.
Cela faisait un bien fou et Harry ne pouvait qu'être reconnaissant à son instinct de l'avoir mené ici.
Hermione se laissa couler au fond du bassin pour remonter lentement en s'écartant les cheveux du visage. Harry fit de même.
Le soleil plongeait maintenant et donnait des reflets dorés à toute la pièce le blizzard semblait avoir cessé juste pour ce moment.
— Ça me rappelle les images dans les magazines de voyage. Je ne suis jamais allé en voyage où que ce soit. Une fois les Dursley sont partis en vacances d'été à la mer mais ils m'ont laissé sous la surveillance de la voisine.
— Effectivement tu devrais prendre le soleil un peu tu as la peau très blanche. Moi ça me rappelle la fois où mes parents et moi sommes partis visiter le Sud de la France, même si j'ai passé plus de temps à rencontrer des mages locaux j'aimais bien prendre un bain de soleil avant de parfaire mes devoirs.
— Je crois que le professeur Binns ne s'est jamais vraiment remis des quatre rouleaux de parchemins que tu lui as remis après ces vacances…
Ils rirent conjointement et laissèrent la mousse voluptueuse et la tiédeur de l'eau faire leur office pendant un long moment.
Hermione finit par remarquer qu'il commençait à se faire tard et qu'ils feraient mieux de retourner dans leur salle commune pour attendre le retour de Ron.
À contre cœur ils quittèrent le paisible bain et après s'être séchés et rhabillés, regagnèrent la tour de Gryffondor. Sur le chemin Harry pris la main d'Hermione dans la sienne et la pressa doucement en lui murmurant à l'oreille
— Vraiment… Merci. Ça compte beaucoup pour moi.
Elle lui répondit simplement en serrant sa main plus fort à son tour.
Il devait être 18h30 quand ils arrivèrent dans la salle commune.
Ginny était là assise prêt de la cheminée dans un fauteuil élimé Pattenrond lové sur ses genoux.
— Ron n'est pas avec vous ? s'enquit-elle
— Non il est en retenu avec Hagrid mais il devrait être rentré depuis ! Remarqua Hermione.
Harry se laissa tomber dans le canapé face à la cheminé
— Il ne devrait pas tardé…
Dehors la tourmente glacé n'en finissait pas de cingler les vitres.
— Qu'est-ce qu'il a fait pour mériter une colle avec Hagrid ?
— Il a transformé une boule de cristal en autruche géante mal lunée.
Ça aurait pu paraitre drôle dit comme cela mais le professeur McGonagall avait vraiment eu l'air furieuse et même si Harry et Hermione avait déjà réussi la difficile transfiguration, ils redoutaient tout de même la prochaine heure de cours.
Hermione fit une réflexion pleine de sous-entendus selon laquelle Ron devrait mieux se soucier de la manipulation des objets fuselés lui appartenant pour le bien de tous.
Tandis que Ginny devenait rouge pivoine, Harry ouvrait des yeux ronds en direction de son amie qui se contenta de hausser les épaules goguenarde.
— Je ne veux pas savoir d'où tu tiens tes informations… pouffa-t-il
— Je ne fais que des suppositions ! Que vas-tu t'imaginer là !
— Si ça ne vous dérange pas vous n'auriez pas un autre sujet de discussion ? finit par supplier Ginny
Hermione qui c'était laissée tombé à côté de Harry jeta un œil vers la cheminée où crépitait l'éternel feu magique. Elle s'arrêta sur la table basse où était posé le manuel de Défense Contre les Forces du Mal de Ginny négligemment ouvert sur un croquis de Loup Garou.
— Et la préparation de tes BUSES ça se passe bien ?
— Rogue me donne envie de tester tout un tas de sortilèges vicieux sur son horrible visage. Mais sinon on fait ce qu'on peut. J'essaye de ne pas être plus mauvaise que Ron et visiblement, je n'y arrive pas trop mal pour le moment.
Elle attrapa sa baguette et l'agita en l'air produisant une pluie d'étincelle rouge tout en secouant frénétiquement la tête faisant voler ses cheveux dans tous les sens.
— Et là encore tu restes plus gracieuse que lui ! Remarqua Harry après une crise de rire
Après un petit moment Pattenrond s'étira et sauta des genoux de son coussin occasionnel pour aller frotter son museau aplati contre les jambes de sa maîtresse.
— Tu ne penses qu'à bouffer ! lui rétorqua Hermione en le prenant dans ses bras et l'emmenant vers le dortoir des filles
Ginny se leva également en étirant les bras pour se laisser, une fois de plus, tomber dans le canapé à côté d'Harry réveillant au creux de l'estomac de ce dernier une créature endormie jusqu'alors.
— Et toi ça va ? Lui demanda-t-elle gentiment.
Pris de cours et ne voulant pas révéler à tous Poudlard son coup de sang de l'après-midi il se contenta de baragouiner un rapide « oui oui pas trop mal »
— Et les amours ? j'ai entendu dire que Romilda Vane te tournait autour et qu'elle envisagerait fortement de te mettre le grappin dessus.
— Romilda ? Elle cherche plutôt à me droguer pour me violer à son aise. Elle me fait carrément peur !
— C'est dommage elle est jolie pourtant ! Puis ça te permettrait de… t'amuser un peu. Lui dit-elle avec un léger sourire
Désappointé par cette remarque il se contenta de rire avant de continuer.
— Ginny si ton frère t'entendait !
— Quoi ? Fred trouverait ça parfaitement désopilant ! Dit-elle pour détourner le problème
— Et toi ? Comment ça va avec Dean ?
A l'expression changeante du visage de son amie, il comprit qu'il avait touché un point sensible.
— Ha ! si tu savais ! dit-elle en repoussant en arrière ses longues boucles rousses. J'ai l'impression de sortir avec deux personnes différentes qui m'horripilent autant l'une que l'autre !
Elle avait dit ça d'une voix suraigüe qui résonnait presque dans la salle heureusement vide. Harry lui fit signe de la main de baisser d'un ton de peur qu'il ne les entende quand même.
— Quand je suis avec lui, continua-t-elle, j'ai l'impression d'être en sucre ! Il me suit partout, fait attention à tous mes mouvements, bientôt il me portera sur son dos dans les escaliers de peur que je ne trébuche ! Et le pire c'est qu'en même temps j'ai un troll des montagnes à mes côtés ! Un peu de shampooing et de mousse à raser n'a jamais fait de mal à personne non d'une gargouille !
Harry souriait doucement en écoutant les médisances de son amie, le nœud au creux de son estomac lui se délia légèrement et il lui donna une tape sur l'épaule en signe d'apaisement
— Toi au moins tu fais un minimum attention à ce à quoi tu ressemble
« Et tu ne crois pas si bien dire » Pensa-t-il
— Si on excepte le fait que tes cheveux semblent plus récalcitrants qu'un troupeau de Scroutt à pétard. Au moins ils sont propres !
Alors qu'il s'apprêtait à répliquer Hermione revint et leur proposa de rejoindre la grande salle pour le dîner.
Se levant à contrecœur du moelleux sofa ils se dirigèrent tous les trois vers les couloirs.
En passant le portrait de la grosse dame Ginny ne put s'empêcher de s'inquiéter
— Je me demande où est Ron tout de même…
Bonne nouvelle ! Je suis en vacance ! J'ai donc plus de temps pour écrire.
La suite dans une semaine ou une dizaine de jours ! J'attends vos reviews =)
