Et un nouveau chapitre !
Je suis en retard et je m'en excuse mais j'ai eu quelques impondérables...
A la base ce chapitre devait être (beaucoup) plus long. Mais je l'ai finalement scindé en plusieurs parties afin de vous offrir un travail cohérent, approfondis et (j'espère) de qualité.
Bien évidemment tout cet univers appartient à JK Rowling et ne remplit en aucun cas mon coffre chez Gringotts
Je vous remercie de vos Reviews et souhaite mettre en avant Nico2192 qui est fidèle au poste à chaque nouveau chapitre !
J'espère que ce nouveau chapitre vous plaira !
Enjoy
PS : je vous le poste un peu vite et sans avis de Bêta, quelques corrections viendront surement orthographiques et syntaxiques uniquement
Chapitre 4 :Le lien
Le même soir Harry griffonnait machinalement les derniers mots d'une dissertation sur la révolte des Gobelins pour le professeur Binns en face de la grande cheminée de la salle commune des Gryffondor. Hermione avait refusé qu'il copie sur elle vu qu'elle lui avait déjà donné la quasi-totalité des réponses à son devoir de Botanique. Ginny elle était assise en tailleur contre une épaisse tapisserie et faisait voler un petit oiseau en papier sous le regard avide de Pattenrond. Dean la surveillait tout en jetant de temps à autre un coup d'œil vers Harry. Il était 21h quand le portrait de la grosse dame pivota et laissa apparaître un Ron ruisselant d'eau, les cheveux collés le long de son visage.
Il se jeta dans le fauteuil le plus proche et une grande flaque d'eau vint bientôt lui tenir compagnie. Hermione après avoir levé les yeux au ciel pointa sa baguette vers lui et il fut presque aussitôt sec.
— Evanesco… Rajouta Harry envers la flaque imprégnant la moquette rouge et or
— Quand est-ce que tu retiendras le sortilège d'imperméabilité ! Vociféra Hermione
— Quand j'aurais réussi à me débarrasser du traumatisme de cette journée. Prononça-t-il difficilement après s'être passé les mains sur le visage.
— Raconte ! Demanda Ginny surexcitée
Ron se lança alors dans la description de sa longue journée dans laquelle : il avait dû subir les assauts d'un troupeau de licorne visiblement peu enclines à laisser quelqu'un d'autre que Hagrid approcher leur petits résister à la vue d'un placenta de licorne sanguinolent encore relié à la poche des eaux et au Licornon tremblotant dans la neige tachée de sang argenté manqué de se faire casser le nez par un petit qu'il essayait tant bien que mal d'envelopper dans une grande couverture. Il avait eu presque les os broyés lorsque Graup l'avait saisi par la jambe pour l'asseoir sur son épaule pour lui apprendre à déraciner les sapins. Et finalement Touffu qui s'était soustrait à la surveillance de Hagrid l'avait presque avalé tout rond en surgissant d'un fourré il l'aurait fait si Hagrid n'était pas intervenu avec un cinglant « Touffu quand papa te donne à manger tu croque le mangé pas papa ! ».
— Et tu as eu le temps de mangé ? Demanda Harry
— Hagrid voulait qu'on dîne ensemble mais j'étais pressé de rentrer. On a fini il y a une grosse demi-heure… Donc non et d'ailleurs j'ai littéralement les entrailles en feu. Je pourrais manger une famille entière d'hippogriffe
— Essaye de voir s'il n'y a pas quelque chose à grignoter dans notre dortoir… Je crois qu'il me reste des fondants du chaudron.
Sur ces mots chacun rejoins son dortoir respectif même s'il était relativement tôt.
Tandis que Ron se jetait frénétiquement sur un tas de friandise Harry passa rapidement son pyjama, enleva ses lunettes avant de se laisser tomber dans l'épaisseur de la couette de son lit à baldaquin la tête au creux de son oreiller. Des bouillotes avaient été glissées sous les draps et enveloppaient tous les tissus d'une douce chaleur. Dur contraste avec l'extérieur où la tempête glacée n'en finissait pas de souffler
Il aurait aimé avoir la peau nue en contact direct avec cette chaleur apaisant. Son épais pyjama d'hiver faisant office de barrière l'empêchant de se repaître de ce sentiment de félicité. Il serait bien retourné prendre un bain moussant dans la salle de bain des préfets. Il n'aurait qu'à demander le mot de passe à Ron ou Hermione.
— On a quoi demain ? Demanda Ron en se frottant avidement le contour de la bouche
— …en…ai…ien… Marmonna Harry la tête toujours plus profondément enfouie dans son oreiller.
— Quoi ?
— J'en sais rien ! Dit-il à contrecœur en relevant la tête
— Botanique deux heures avec les Poufsouffles, Transplanage une heure et demi. L'après-midi deux heures de potion avec les Serpentards et une heure de sortilège. Dit Ron après avoir vérifié son agenda
Après un grognement Harry s'enfonça sous l'épaisse couette qu'il tira par-dessus sa tête. La perspective de deux heures durant lesquelles Malefoy serait soumis à la critique d'un Slughorn acquis à sa cause l'aurait enchanté en temps normal mais celle de pouvoir laisser la moitié de son corps à l'autre bout de la grande salle en en emportant l'autre moitié lui donnait quelques sueurs froides.
— Tu te mets déjà au lit ? sans même te doucher ?
— Ce soir je fais mon troll moi aussi. Répondit-il avec agacement
Il venait de passer une partie de l'après-midi dans une eau agréable et parfumée. Alors les cabines de douches et leur carrelage froid ne l'attirait pas vraiment.
Alors qu'il somnolait doucement dans les méandres de ses draps il entendit Dean et Seamus rentrer dans le dortoir et se diriger également vers la salle de bain. Il eu un petit pincement au cœur lorsque Dean qui occupait le lit adjacent au sein alla récupérer quelque chose dans sa table de nuit. Il rendait Ginny malheureuse mais elle ne voulait pas rompre avec lui visiblement.
Finalement Ginny Weasley occupait une place importante dans son cœur. Depuis l'épisode de la chambre des secrets et même si elle n'était pas en classe avec eux, elle avait toujours eu sa petite place au sein du trio. Et c'était, pour le coup, la seule personne qu'il avait vraiment vu changer physiquement et psychiquement. Elle était sans doute une des personnes avec le plus de personnalité dans son entourage. Et tout en elle était là pour le prouver. Si elle avait ce regard si innocent et remplis de peur et de pudeur il y a quelques années Harry pouvait dire que ses yeux marrons aujourd'hui étaient emplis de douceur mais qu'ils pouvaient également lancer des éclairs du coin de leurs fines paupières. Il y avait eu en cette Ginny une apparition de confiance en soit, de force et de caractère. Il se souvenait parfaitement de la petite fille au visage constellé de taches de rousseur qui aujourd'hui arborait un teint net et pâle. Pâle sans être fantomatique, une couleur qui si elle marchait tête haute lui donnait une prestance incomparable. Le regard n'était plus vers le sol mais droit haut et fier.
Elle n'en restait pas moins très délicate et portait un soin attentif à son apparence et à ses amis. Sans être narcissique, elle n'oubliait jamais de glisser une fleur de Frangipanier rose et jaune dans ses cheveux.
Mais tandis qu'il se remémorait toujours les changements de son amie tout revenait toujours à ses yeux. Il n'arrivait pas à voir autre chose sur son visage. Marrons toujours, comme ceux de Cho et d'Hermione. La couleur qui lui paraissait la plus commune sans doute mais celle avec laquelle il aimait dialoguer. Comme si le vert de ses yeux et le marron des autres était capables de se connecter par un lien magique.
— Transfiguratis nobilis… Marmonna-t-il
La créature qui lui nouait l'estomac dormait paisiblement la tête contre le flanc à présent
— Je t'aime plus que tout au monde. Sous le regard de Merlin, acceptes-tu de devenir ma femme ?
Un torrent de sanglot mêlé à des gloussements fut la réponse qu'il obtint immédiatement.
— Oh mais bien sur que je le veux ! plus que tout plus que tout !
Un matin de plus où non content d'avoir une barre transversale au milieu du visage et des épines le long de la mâchoire, se foutu rêve lui vrillait encore la tête. Un de ces rêves dans lequel on est incapable de bouger, où on est enfermé dans son corps, ni maître de ses mouvements ni de ces paroles. Comme si, il était appuyé contre une immense baie vitrée qu'était ses yeux.
En émergeant de sous la chaude couette les cheveux rabattus en une épaisse frange lui couvrant un œil vitreux, il devait ressembler à ces origamis que pliaient les premières années dans l'étude parfois. Dans un noir total les bras devant il réussit après quelques secondes à trouver l'ouverture des épais rideaux de son baldaquin. Son réveil indiquait précisément 6h00, et même s'il aurait pu somnoler encore une demi-heure il chaussa ses lunettes et baguette brandie en guise de torche regagna doucement la salle de bain de son dortoir. Il alluma le grand lustre qui l'ornait et se dirigea vers un lavabo et son grand miroir.
Il avait le teint blême et ses paupières semblaient vouloir lui occulter totalement les yeux y compris quand il essayait de les maintenir ouvertes.
Il secoua la tête rapidement, se débarrassa de son haut de pyjama et fit couler de l'eau tiède au fond du lavabo et se la passa lentement sur le visage. Si au premier contact la chaleur lui agressa durement la peau, elle se distendit miraculeusement après un instant offrant des pores nets et souples. Il releva sa figure vers le miroir, et tandis que les dernières gouttes d'eau lui glissait le long du coup et du torse il releva le menton pour observer l'étendu des dégâts de la nuit et passa ses doigts le long de son cou de l'angle de sa mâchoire vers la ligne médiane de son visage. À en juger par les aspérités, il était temps de tester le sortilège d'Hermione.
Avec appréhension, il approcha la pointe de sa baguette à quelques centimètres de sa peau et se rappela sagement de la parole de son amie sur le fait que le sortilège paraissait capricieux. Il décida de commencer par une zone moins exposée au regard de tous et choisit l'angle angle sa mâchoire et d'un muscle sous-cutané se dirigeant vers son épaule. Bien que la promiscuité des vaisseaux sanguins (Hermione lui avait vaguement parlé d'une gaine qui contenait un nerf et deux gros vaisseaux) ne lui inspirait guère confiance, si il devait se retrouver avec la chair à vif, il valait mieux que cela soit ici.
Il prit une grande inspiration et prononça
— Propinquus Radere
En observant bien son reflet il remarqua que rien ne se passait
— Propinquus radere ! Répéta-t-il en appuyant la pointe de sa baguette au contact avec sa peau.
Une vive brulure lui pinça alors l'épiderme et lui fit en un reflex lâcher sa baguette. Après l'avoir ramassé, il remarqua une petite rougeur de la taille d'une mornille à l'endroit choisi. Il n'aurait pas du appuyer si fort.
Une fois de plus il pointa sa baguette et cette foi-ci il l'approcha jusqu'à pouvoir sentir les effets du sortilège.
— Hermione je t'aime ! Pouffa-t-il lorsqu'il eu terminé
En une poignée de minutes plus une aspérité ne lui brouillait le visage. Sa peau était lisse et saine si on exceptait la petite rougeur.
Il se passa le bout des doigts lentement sur les surfaces épilées et fut émerveillé par la sensation lisse, et la couleur mate si proche de celle de son cou, de son thorax. Il se mordilla machinalement la lèvre en découvrant qu'il n'était pas plus de six heures passé de sept minutes. La tour de Gryffondor ne s'éveillerait pas avant une bonne vingtaine de minutes.
— Au moins ce sortilège me fait gagner du temps.
En se débarrassant du reste de ses vêtements de nuit il gagna une cabine de douche. Il était propre sur lui, là n'était pas la question, la toilette quotidienne aurait pu être expédiée en quelques minutes. Mais il préféra prendre son temps.
Les douches du dortoir des garçons étaient étonnamment bien conçues contrairement au reste du château. Si tous les élèves prenaient un soin particulier à éviter les nombreuses marches piégées, à ne pas effleurer les chatouilleuses armures, ou encore à fuir Peeves et ses nombreuses idées visant à créer des fantômes supplémentaires parmi les étudiants ; les salles de bains de Poudlard étaient des endroits où l'on se sentait bien, en sécurité. Non pas que le château était particulièrement effrayant, mais les salles de bains étaient conçue pour le bien être et la pudeur des élèves. Harry ne savait pas s'il en était de même pour les autres maisons mais Godric Gryffondor estimait que la pudeur était une qualité essentielle des demoiselles — qu'il trouvait d'ailleurs plus digne de confiance que les hommes en général — et avait donc pris soins que cette qualité soit appliquée dans la tour de sa maison.
Ainsi donc chaque cabine était en fait une petite pièce hermétiquement fermée et divisée en deux par la cloison de verre de la douche. Il y avait une patère, un tabouret où attendaient sagement des serviettes moelleuses de toutes les tailles et des gants de toilettes soyeux traités par les petites mains expertes des elfes de maisons du château, mais surtout un immense miroir magique qui jamais ne se couvrait de buée et où on pouvait s'observer des orteils jusqu'au sommet du crâne en toute quiétude.
« Il a pensé à moi ! » Songea ironiquement Harry.
Sans jeter un œil vers les fameux gants, il se jeta littéralement derrière la cloison de verre.
Et en pointant son menton haut vers le pommeau, étirant au maximum la peau de son coup. Il reçu d'abord une pluie glaciale qui lui entailla les muscles de la tête au pied, dans un réflexe archaïque chaque fibre de son corps répondit en saillant vers l'extérieur, même les veines de son cou devinrent proéminentes comme pour lui fausser compagnie. Et tandis que l'eau glacée ruisselait toujours il plaça son visage juste sous le jet. Les yeux clos il sentait chaque goutte d'eaux telles des lames de rasoirs fendre la ridicule épaisseur pâle qui le protégeait de l'extérieur. Bizarrement il ne frissonnait pas, après quelques minutes mêmes le sang avait afflué vers la superficie de son organisme. Il rejeta sa tête au maximum en arrière étirant son cou, tirant fortement sur ses épaules jusqu'à ce que la tête lui tourne et qu'il décide de passer à l'eau chaude.
Sous les épaisses volutes de vapeur, sur sa peau perlaient des gouttelettes d'eau qui roulaient les unes derrière les autres entrainant avec elles les tensions jusque au bout de ses doigts.
Les cheveux plaqués par l'humidité et légèrement engourdi par l'atmosphère surchauffée il se laissa glisser le long de la paroi chaude. La vitre de la douche était devenue totalement opaque.
En attrapant nonchalamment son gel douche il s'avisa que la pulpe de ses doigts était plissée et contrastait étrangement avec l'immaculée uniformité de son image dans le miroir.
Alors qu'il se savonnait, il prit un temps infini à masser les moindres recoins inconnus de sa nouvelle apparence.
Sous ses deux mains roulait la peau de sa cuisse. D'un soin infini il enserrait l'épaisseur des muscles qui enserraient un os qui lui ne transparaissait pas d'un iota en surface. Sous les épaisses et nombreuses couches musculaires rien ne filtrait à l'extérieur. Hormis une ligne franche qui apparaissait sporadiquement juste dans le creux formé par le pli de son genou lorsqu'il contractait les muscles arrières de sa cuisses jusqu'au repli de la naissance de sa fesse.
C'était étrange pour lui. Pourquoi l'épaisse musculature ici laissait apparaitre cette ligne si nettement démarquée ? Et pourquoi pas indéfiniment mais juste lorsque l'angle était si particulier et la contracture prolongée ?
Il chercha les yeux fermés le meilleur angle et la meilleure force pour souligner cette si étrange ligne.
Il s'avéra que cette ligne était une corde comme un genre de filin tendu, fort, circulaire, indéformable. En pressant doucement atour cette nouvelle frontière, Harry définit une direction le long de laquelle était tendu ce cordon d'acier organique. Entre la partie gauche de l'arrière de son genou et le milieu de la naissance de la fesse. Il y avait son symétrique sur la droite plus ténu et plus dur à trouvé.
Alors qu'il s'apprêtait à observer l'endroit exact de l'attache de ce filin avec l'articulation, il sursauta en entendant quelques coups à la porte de sa cabine
— Harry dépêche toi ! ça fait quarante minutes que tu es là-dedans !
Glissant en essayant de se relever un peu ankylosé par sa position et le manque de visibilité, il réussit à bégayer rapidement qu'il arrivait.
En s'éjectant littéralement de la douche il fit fi du choc thermique lui redonnant des couleurs et se jeta sur les serviettes qui heureusement semblaient pouvoir éponger une quantité infinie d'eau, de vapeur et de résidus savonneux.
Ses cheveux reprirent aussitôt leur droit à la désinvolture le laissant un peu désespéré face au problème.
D'un rapide coup d'œil dans le miroir en pied recouvert de vapeur le tout sans ses lunettes, il ne vit de son bassin vers ses genoux qu'un seul et unique slash, franc et net. Une barre d'acier.
Le lien avec le cours de métamorphose lui traversa l'esprit. La force exacte pour établir le lien.
J'espère que ce nouveau chapitre vous à plu, j'attends vos commentaires en reviews !
La suite dans une semaine à dix jours (sauf impondérables).
