SauleFelicis est de retour ! Avec un tout nouveau chapitre 6 !
Je tiens à m'excuser de ma très grande période d'inactivité due à mes études et à mon éternelle insatisfaction naturelle. En effet le chapitre que vous lirez ici est la 5ème version que j'écris. J'en suis à présent très satisfait !
Par manque de temps il n'a pas été relu consciencieusement . Je vous prierais de m'en excuser
De plus je tiens à vous faire part de ma petite déception concernant les reviews. Le chapitre 5 n'en a pas eu une seule !
Ecrire de la Fanfiction est un engagement qui prend énormément de temps. Et en temps qu'auteur il est toujours agréable de lire un petit mot de la part des lecteurs. Vos impressions, vos sentiments...
Pour terminer je tiens à remercier plusieurs personnes, qui se reconnaitront, de m'avoir pousser à écrire ce sixième chapitre =)
Bonne lecture ! J'attends vos remarques etc... en Reviews ou via mon twitter : [arobase]SauleFelicis
Chapitre 6 : Lâche
— PUTAIN MAIS CALME TOI MEC !
Toujours fermement ceinturé, Harry se débattait vainement la rage au cœur mais il était trop tard, Malefoy avait filé il ne pouvait plus rien faire maintenant. Il laissa doucement descendre la pression pour se retrouver comme un mannequin inanimé toujours maintenu fermement par des bras le ceinturant.
Sans trop savoir comment il se retrouva assis le dos contre le mur froid du couloir. Froideur qui contrastait nettement avec les coulées de magma qui lui avaient empli les vaisseaux quelques instants auparavant.
— Il va vraiment falloir que tu m'expliques ce qui ne va pas avec toi ces derniers temps…
Ron avait dit ça l'arrière de la tête appuyé contre la pierre le visage en l'air comme si il venait d'échapper à une armée d'hippogriffe en colère.
— Franchement si seulement je savais… J'ai l'impression de ne plus être moi.
— Tu penses que Tu-sais-qui essaye encore de prendre le contrôle de ton esprit ?! Le coupa Ron hystérique. Que si tu te balades torse nu dans les couloirs c'est parce qu'il essaye de te faire passer pour un fou ou un exhibitionniste pour te rabaisser et te faire perdre confiance en toi et par le même moment te faire perdre l'estime des gens qui a Poudlard ont confiance en toi qui disent que tu es l'élu notre seul espoir de parvenir à rétablir la paix dans le monde des sorciers et du coup tu essayes de te cacher car tu as pris conscience de tous ça tu devrais en parler à Dumbledore pour qu'il dise à Rogue de te donner de nouveau cours de légilimancie !
Après l'avoir laissé reprendre son souffle, Harry rétorqua
— Et donc tu penses sérieusement que je vais aller voir Dumbledore et lui dire « Bonsoir professeur le temps est particulièrement exécrable en ce moment ! Au fait je soupçonne Voldemort de s'emparer de mon corps pour me faire passer pour un pervers exhibitionniste, pourriez-vous en faire part au professeur Rogue ? »
— Il le prendrait mal ?
— Je te rappelle également que je viens de péter le nez au préfet de Serpentard et que si on ne déguerpi pas d'ici bientôt on va voir débarquer Rogue qui sera surement ravi de me trouver moi les mains pleines de sang et torse nu en train de papoter tranquillement avec toi…
— Et d'ailleurs tu fais quoi torse nu en plein couloir en train de te battre avec Malefoy à main nu sans baguette magique ?!
— Tu tiens vraiment à rajouter cinq heures de colles en plus à celles de McGonagall ? Lève toi suis-moi dépêche toi !
— Hey ! Ca fait beaucoup d'ordres dans la même phrase !
Harry ne l'écoutait plus et venait de se lever pour se diriger rapidement vers le fond du couloir et la tapisserie de Barnabas le follet.
— Attends-moi ! Tu vas où ?
— Je n'arrive pas à comprendre qu'après avoir arpenté ce couloir des centaines de fois tu puisses me dire ça !
Face à lui se tenait un grand mur de brique ou vint peu à peu grandir une immense porte en chêne ouvragée.
— La salle sur demande !
— Bien joué Ronald. Je ne sais pas comment je m'y suis retrouvé par contre et j'espère que mes affaires y seront toujours…
— Parce que c'est de là que tu viens ?
— Je t'expliquerai mais je ne suis pas sûr d'avoir tout compris moi-même. Rentre ! Il ne faut pas qu'on nous voit !
La salle était exactement semblable à celle qu'il avait quittée quelques minutes plus tôt. Ses affaires étaient toujours là au sol, sa chemise toujours tachée du sang de son désartibulement.
— Elle est flippante cette configuration là ! Frissonna Ron
— Tu trouves ?
Effectivement Harry avait bien du mal à s'imaginer en quoi elle pouvait être « flippante » après le moment qu'il y a passé.
— J'ai l'impression d'être observé de partout sur chaque millimètre ! Quelle idée de mettre autant de miroir ! même sur le plafond !
« Moi ça ne me gêne pas » pensa Harry en ramassant ses affaires et repassant sa chemise
— Et qu'est que tu faisais là ? Torse nu ! Avec Malefoy ?
— Je n'étais pas avec Malefoy ! Et si ça ne te dérange pas on en reparle ce soir. Là j'aimerais juste aller déjeuner s'il en est encore temps. En plus on a potion avec les Serpentard juste après et je suppose que d'ici là la rumeur selon laquelle Potter à moitié nu à casser le nez à Malefoy se sera largement répandue… J'ai hâte d'en voir les conséquences.
— Ron ?
— Tu comptes changer de chemise ?
— Mais tu as quoi dans le cerveau… ?
— Je me suis arrêté à « déjeuner ». Et je crois que j'ai vu la moquette bouger.
— Tu es désespérant.
...
...
...
— Toi et moi on va avoir une petite discussion ce soir... Lui dit une Hermione faussement doucereuse
– Et moi je peux pas participer ? Rétorqua Ron en se laissant tomber lourdement sur un banc
– Personnellement Ron je pense que le tact est chez toi une qualité particulièrement peu développée. Et puis je crois que ta soirée va être occupée…
– Lavande à midi ! Minauda Ginny en passant rapidement derrière eux
– RONROOOOOON ! Hurla-t-elle en se jetant à son cou. J'ai repensé à ce que tu m'as dit sur les étoiles dans mes yeux ! Je nous ai préparé un petit quelque chose pour ce soir ! Retrouve-moi à vingt heures en haut de la tour d'astronomie ! Je t'aime mon Ronron !
Harry ne sut pas s'il devait rire ou s'étouffer avec sa purée.
— J'en connais un qui va bien s'amuser ce soir ! Pouffa-t-il
— Tu veux dire quoi ?
— Que j'aurais Harry en seul à seule pour lui parler et que tu n'iras pas fourrer ton gros nez dans notre conversation ! Le coupa Hermione
— Y a ét aheuoi ou a eur
— Mon cher Ronald je m'étonne que Lavande vous laisse l'embrasser avec la même bouche que celle qui vous sert à manger
— Il a pété le nez de Malefoy tout à l'heure. Dit-il après avoir difficilement avalé. Je les ai retrouvés poings contre face dans le couloir du 7ème étage. Fait amusant Harry n'avait pas de chemise.
Harry qui avait senti venir le coup de loin. Le feu lui montait au visage mais alors qu'il se préparait à bondir de son banc pour s'éclipser une fois de plus, la main d'Hermione vint serrer la sienne fortement sous la table et elle lui lança un regard compréhensif avec un mince sourire. Il ne perdit pas le rouge de son front car la manière dont elle lui tenait la main le troublait fortement.
— S'il n'y a que moi que ça choque… continua Ron
— Il n'y a que toi qui puisses avoir si peu de tact ! Lança Hermione. Quant à Malefoy pour lui avoir déjà mis un coup, je peux dire que c'est une expérience particulièrement jubilatoire. On en reparlera assez vite je pense. S'il manque en potion on aura de la chance… Et avant que tu ne rajoutes autre chose Ron je te conseille de te rappeler du coup du petit pain de l'autre jour. Cette fois-ci je pourrais être tentée d'essayer avec une miche complète…
Harry ne disait toujours rien mais bizarrement il se sentait mieux. Il était bien quand Hermione était là pour le protéger. Même si il aurait voulu inverser les rôles. Après tout c'était lui l'homme ici !
...
...
...
Malefoy n'était pas là au début du cours de potion, ce qui soulagea légèrement Harry. Même s'il savait que tôt ou tard ce dernier reviendrait à la charge.
— Aujourd'hui vous allez travaillés seuls car vous allez vous entrainer à préparer une des potions que vous devrez présenter l'année prochaine pour vos ASPIC. Leur annonça Slughorn. Il s'agit de l'Amortentia ! Celle là même que je vous ai présentée en début d'année. L'exercice est d'autant plus complexe qu'elle nécessite d'être préparée très rapidement et que son point d'ébullition est très haut. Ainsi vous devrez y mettre du votre ! De plus je ne vous évaluerez pas cette fois-ci. Il s'agira d'une autoévaluation à savoir que j'en ai préparé un chaudron et que vous irez notez les odeurs que vous détectez dans ses vapeurs ! Si votre potion sent exactement comme la mienne, elle sera parfaite.
— Professeur c'est une potion extrêmement dangereuse ! Le coupa Hermione. Il ne faudrait pas que quelqu'un essaye de la goûter tenté par son odeur !
— Aussi pertinente que soit votre remarque Miss Granger, je serais moi-même tenté de vous répondre que je vous pense capable de résister facilement à la tentation ! Mais peut-être me prouverez-vous le contraire. Réplica-t-il avec un ton grave. Quant aux autres, si leur tentation de s'enamourer d'eux même est trop forte laissez les faire. C'est leur problème après tout…
Le visage cramoisi, Hermione et les autres défilèrent sous le regard de Slughorn pour aller noter les odeurs qu'ils pouvaient détecter.
Harry nota : Tarte à la mélasse, Bois travaillé et Odeurs de fleurs senties au Terrier.
Si la préparation semblait être une véritable épreuve pour la majorité des élèves, les indications du Prince de Sang Mêlé étaient très détaillées et claires. Harry alluma son chaudron bien avant ce qui était indiqué « Allumer chaudron maintenant, sinon température monté lent » et n'ajouta que 3 œufs de grenouilles contre les 4 préconisés.
— Tu ne devrais pas suivre ces instructions une fois de plus ! Marmonna Hermione entre ses dents.
— Tu devrais surveiller tes haricots sauteurs… on dirait qu'ils vont essayer de sauter de la table…
Une fumée aérienne commençait à envahir les plans de travail et la potion d'Harry semblait prête, elle avait pris la bonne teinte nacrée et il pouvait se perdre à loisir dans les vapeurs qu'elle dégageait.
La sensation en était féérique. Si dans la potion de Slughorn il n'avait fait que sentir les choses. De sa potion s'élevaient plus que des odeurs. Il sentait les textures, il pouvait reconnaitre la douceur de la mélasse sur la fine pâte brisée jusqu'aux grains de crumble sucrés, il pouvait voir les moindres fibres du bois mais la sensation la plus délicieuse et la plus étrange était sans doute l'odeur fleurie qu'il pensait avoir décelé. Elle ne lui renvoyait pas une image de fleurs, il y voyait une texture souple, diaphane, satiné et agréable. Une sensation qu'il connaissait bien ! Il n'arrivait pas à mettre les mots sur ce que cela pouvait être. Il se sentait lié à cette sensation, elle se rependait en lui par chaque pore de sa peau, elle se fixait sur chaque molécules de son être, emplissait chaque méandre de son esprit. Il était elle, elle était lui.
— Harry bon sang attention ! Tu va plonger dans ton chaudron !
Hermione venait de le secouer comme un prunier.
— Cette potion est un vrai piège à sorcier ! Appelle Slughorn pour lui dire que tu as finit et jette moi ça !
— Hein ! Je… Quoi ? Non !
Le regard que lui lança son amie le dissuada alors de contester une fois de plus et il se dégagea avec désespoir des vapeurs de sa potion.
— Professeur je pense le résultat satisfaisant !
— Si tôt ?! s'étonna Slughorn en approchant sa silhouette dodue.
— Oh par Merlin… ! Fit-il en inspirant goulûment les effluves qui s'élevaient du chaudron. Vous êtes un sorcier extrêmement doué monsieur Potter. Et dans ce cas présent extrêmement dangereux. Vous pourriez envouter le royaume entier avec un pareil breuvage.
Le rouge lui était monté aux joues et il avait eu peine à s'écartait du chaudron
— Monsieur qu'allez vous faire de nos potions après le cours ? lui demanda-t-il
— Oh et bien je vais les détruire comme d'habitude. Surtout la vôtre. Je pense que certaines du côté de Serpentard ne risquerait pas d'envouter qui que se soit.
— Pourrais-je en garder une goutte s'il-vous-plait ?! Je ne m'en servirai pas. Je voudrais juste en conserver l'odeur !
Hermione parut ulcérée par cette demande et s'apprêtait à riposter quand Slughorn intervint
— Non catégoriquement non monsieur Potter. Je serais un bien mauvais enseignant si je vous laissez n'en conserver ne serait-ce qu'une goutte. Vous êtes jeune, un pouvoir comme celui-ci pourrait vous faire tourner la tête. Imaginez-vous capable de séduire n'importe quelle sorcière. Libre à vous de la reproduire par le futur mais je ne serais pas tenu pour responsable.
Harry regarda tristement le liquide nacré clapoter.
— Bien professeur…
La porte de la classe s'ouvrit alors en claquant et Malefoy apparu dans l'entrée. Son nez n'était plus cassé mais il était encore bien enflé et rouge. Ce qui contrastait avec son teint de craie.
— Madame Pomfresh m'a retenue plus longtemps que prévu Professeur…
— He bien monsieur Malefoy j'ai bien peur que vous n'arriviez un peu tard pour notre exercice ! Installez-vous avec un de vos camarades et menez le ensemble c'est surement le mieux pour vous. Vous passerez quand même sentir mon chaudron pour y noter les odeurs que vous décelez. Nous travaillons sur l'amortentia.
— Pomfresh m'a dit que je ne retrouverai pas l'odorat avant demain. Le coupa-t-il
— Jeune homme vous avez du vous faire drôlement mal pour que même cette chère madame Pomfresh ai eu du mal à vous soignez.
— Demandez à un de vos élèves ! Il sera ravis de vous expliquez pourquoi sans raison il m'a sauté dessus pour me farcir de gnons ! Les coins de portes sont rarement violents à Poudlard…
Il lança un regard plein de haine vers Harry qui ne laissa aucune équivoque à la classe entière et jeta un froid dans le clan des Serpentard.
— Bien joué ! Lui murmura Hermione
Harry étouffa un gloussement. Les autres Gryffondors semblaient être de son avis aussi
— He bien je ferai en sorte que vous puissiez rattraper le cours avec les Serdaigles et les Poufsouffles ! allez quand même aidez monsieur Zabini j'ai l'impression qu'il essaye de fabriquer de la colle…
...
...
...
La journée et la semaine terminée Ron, Hermione et Harry rejoignirent la tour de Gryffondor. La plupart des élèves commençaient à trouver le temps long enfermés dans le château. Mais dehors le blizzard ne cessait de souffler et même Hagrid semblait rechignez à mettre un pied hors de sa cabane. Les communications avec l'extérieur étaient également compliquées, les hiboux ayant du mal à supporter les conditions extrêmes. Seules quelques chouettes habituées aux grands froids continuaient de sortir malgrès tout. Dans le dortoir des garçons, coquecigrue rebondissait dans tous les sens et Ron essayait tant bien que mal de l'empêcher de saccager toute la pièce.
— Reviens ici ! Je vais te faire empailler !
— Mais pourquoi il n'est pas à la volière ? S'étonna Harry
— Il y était ! Mais il a du vouloir aller chasser et je l'ai trouvé complètement frigorifié contre la fenêtre de la tour. Je vais essayer de le ramener avant d'aller voir Lavande
— Je ne sais vraiment pas ce que tu lui trouve…
Ron fit mine de ne pas entendre
— La tour d'astronomie ! mais qu'elle idée ! il va falloir que je me prépare au moins 15 bocaux remplis de flammes éternelles pour me tenir chaud ! Au fait tu pourrais me prêter la cape d'invisibilité ? je ne voudrais pas que Rusard me rajoute encore des heures de colles.
— Désolé mon grand mais ce soir Harry et moi nous sortons ! Nous en avons besoin. Dit Hermione qui venait d'arriver dans la chambre
— Ah bon ? On sort mais où ? Demanda Harry décontenancé
— Et bien tu va me montrer ou tu es parti te cacher après ton désartibulement. En général c'est très instructif
— Il est a…
D'un mouvement rapide de baguette, Harry envoya Coquecigrue au visage de Ron
— Je suis capable de lui montrer moi-même merci… Tiens prend la carte du maraudeur elle te sera utile vu que tu n'as pas la cape.
— Allons-y ? suggéra Hermione. Ron fait quelque chose avec tes cheveux, passe toi de la crème de soin, mais ne va pas voir Lavande comme ça. Tu as un rendez-vous !
Harry et Hermione quittèrent la pièce pour rejoindre la salle commune et laissèrent Ron en prise avec son minuscule hibou.
— Alors on va où ? Demanda Hermione avant qu'ils ne passent le portrait de la grosse dame
— Dans les étages. Fit Harry en se dépliant la cape d'invisibilité
Il n'était pas 21 heure mais le château avait pris des airs lugubres. Toutes lampes éteintes, seuls quelques minces rayons de lunes filtraient au travers des hautes fenêtres recouvertes de givre. Ce qui rendait les couloirs particulièrement hostiles. Par plusieurs fois ils crurent au détour d'un couloir tomber nez à nez avec Rusard ou Miss Teigne mais fort heureusement ils ne croisèrent que la dame grise qui flottait pensivement devant un vitrail représentant un aigle posé sur une montagne de pierres précieuses.
Ils arrivèrent sans problèmes jusqu'au septième étage ou ils se dégagèrent de la cape.
— Tu as cherché la salle sur demande ? S'étonna Hermione
— Pas vraiment. Je m'y suis retrouvé par hasard après que Peeves m'ait rendu aveugle un moment.
— Beaucoup de hasard en très peu de temps non ?
Sur ces mots Harry venait de passer trois fois devant un même pan de mur. Une immense porte se matérialisa et Harry fit signe à Hermione de le suivre alors qu'il entrait dans la pièce.
Hermione en resta stupéfaite.
— C'est magnifique Harry !
Rien n'avait changé, la cheminait remplissait toujours la pièce d'une agréable chaleur et les immenses miroirs se reflétaient les uns dans les autres donnant une dimension onirique à la scène.
— Tu as pensé à ça comment ?
— Ben j'y ai pas vraiment pensé, je m'y suis retrouvé par hasard mais je n'étais pas seul…
— Il y avait Ron ?
— Non, non… je ne sais pas qui c'était mais j'ai besoin d'elle maintenant.
— Elle ?
Harry resta silencieux un moment, il ne savait par où commencer, s'il fallait vraiment qu'il lui raconte tout.
Assis face à la cheminée il se sentait bien, en paix et Hermione à ses côtés lui apportait une douce sensation d'appartenance, de liens.
— J'ai perdu connaissance à cet endroit. Enfin j'étais conscient mais c'est comme si on avait éteint quelque chose dans mon corps. Je suis revenu à moi quand j'ai senti que quelqu'un m'examinait. J'y voyais très flou, mais elle… Il rougit à la penser de ce moment
— Elle a pris soin de ta cicatrice de transplanage. Le coupa doucement Hermione
Harry la regarda interrogateur
— Ron la vu ! Il me l'a dit ! Reprit-elle rapidement
Méfiant Harry continua
— Et elle a pris ma main dans la sienne
Au même moment il prit la main d'Hermione dans la sienne à la manière de son apparition de midi. Et un choc électrique l'emporta en une fraction de seconde.
— Hermione c'était toi !
— Q… Quoi ?
— Je le sais à la façon dont elle m'a pris la main, et la façon dont tu m'as serré la main fort plusieurs fois ! Tu étais dans cette pièce avec moi quand j'étais couché sur le sol ! c'est toi qui as soufflé sur ma blessure !
— Souffler ? Quoi ! Mais pas du tout !
— C'est toi qui m'as fait vivre l'expérience la plus intense de toute ma vie ! C'est toi qui m'as embrassé ! Hermione ! C'est pour ça que tu voulais que je t'amène ici !
— Qui t'aies embrassé ?! Harry non ! Tu dérailles là !
— Je le sais ! C'est de toi que je rêve le soir ! Toi Hermione !
Dans un élan il l'a pris dans ses bras mais en retour il n'eu qu'un petit cri aigue de sa part
— Lâche-moi ! Cria-t-elle en se dégageant
Un lourd silence s'installa alors
— Harry je n'étais pas là ! Ce n'était pas moi. Je ne veux pas te décevoir mais c'est la vérité. Je ne sais pas ce que tu croyais voir en moi et franchement ça m'effraie. Je pense que tu as besoin de penser un peu seul aux évènements récents. Tu n'es plus le même Harry. Tu es rongé par trop de choses contradictoires. Je suis ton amie mais je n'ai pas la clé pour te délivrer l'esprit.
Elle se leva et commença à se diriger vers la sortie
— Je sais qui tu es Harry. Mais je ne sais pas où nous allons. Le temps à Poudlard nous fait oublier que dehors des choses horribles se préparent. Je suis capable d'être ton amie. Mais je ne veux pas être la personne qui te rendra plus torturé que tu ne l'ai déjà.
Elle se retourna et lui tendit la main
— Mais je peux être celle qui t'accompagne. Viens rentrons…
Le cœur serré Harry aurait voulu pleurer toutes les larmes de son corps et évacuer toute la souffrance qu'il avait senti monter depuis trop longtemps mais il se contenta de sourire et de retourner avec son amie vers la salle commune de Gryffondor.
— Je vais me coucher maintenant Hermione. J'en ai besoin
Elle ne lui répondit pas et se contenta de le prendre dans ses bras.
— Abstinence !
La grosse dame les laissa rentrer en ayant auparavant laissé trainer un regard intéressé à la scène.
La salle commune était pleine d'élève. Normal un vendredi soir. Personne ne fit vraiment attention à eux. Hermione se dirigea vers un groupe de fille qui discutait. Harry lui fila vers son dortoir, vide. Ron était de sortie et les autres en bas. Il se dirigea vers la salle de bain où une fois enfermé dans une des cabines qu'il connaissait si bien il se jeta sous une cascade brulante d'eau et se laissa aller à loisir.
Ses larmes restant toujours plus chaudes et acides que l'eau qui lui mordait la peau. La magie n'était pas au rendez-vous ce soir.
...
...
...
La nuit fut terriblement agitée pour lui. Il se voyait en rêve courant seul dans la neige entouré d'immeubles géants tous vides et froid. Il escaladait des montagnes d'objets glacés pour espérer trouver quelqu'un. Quelqu'un pour ne pas être seul, quelqu'un pour être fort pour lui, quelqu'un qui lui dirait où aller.
— Harry bouge toi un peu !
— Hmpf quoi ?
Il attrapa ses lunettes et sorti à contrecoeur de la tiédeur de sa couette
— Harry ta chouette !
Hedwige tambourinait furieusement à la fenêtre un parchemin roulé autour de la patte. Il se précipita pour lui ouvrir. Elle se précipita pour se poser juste au dessus du poêle chaud pour secouer la neige dont elle était recouverte
— Saleté de temps ! dit-il en apportant un bol d'eau tiède et des friandises au pauvre animal.
Elle lui mordilla affectueusement l'oreille tandis qu'il détachait le message.
« Pour me faire face,
Classe de sortilèges
21h ce soir. »
Harry sentit son cœur faire un bon dans sa poitrine et une puissante vague d'euphorie l'envahir.
— C'est quoi ? demanda Ron intrigué
— Hein ? heu…Madame Figg ma voisine cracmol qui me demande si je ne veux pas d'un chat croisé flaireur. Elle en a eu une portée cette semaine ! Mentit-il en froissant le parchemin
— Ah tu vas prendre un chat ?
— Pas pour tout l'or du monde… répondit-il
Hedwige engloutissait joyeusement ses miamhibou et Harry songea qu'il faudrait la renvoyer à la volière. Mais il préféra la faire profiter de la chaleur du dortoir pour le moment.
La matinée passa avec une lenteur inimaginable. Lorsque vint midi Harry écrasa le point final de 55 centimètres de parchemin détaillant les différentes techniques de désensorcellement de sorciers sous l'emprise de vélanes. Ron lui n'avait quasiment rien fait et tremblait à l'idée de la retenue qui l'attendait avec le professeur McGonagall.
— Vous pensez vraiment qu'elle va me faire changer des trolls en pince à sucre ?
— Je pense que oui ! S'amusa Hermione. Ça doit être un exercice complexe et particulièrement intéressant !
— Tu peux toujours échanger ta place avec moi si tu veux !
— Désolé Ronald mais j'ai un commentaire à faire en Étude des moldus. Et je suis sur que miss Burbage ne verrait pas d'un bon œil que tu fasses mes devoirs à ma place…
— Harry…
— N'y pense même pas. C'est toi qui a fabriqué une autruche mal lunée.
— Merci les amis…. Grommela-t-il
Peu après Ron se rendit auprès de McGonagall pour sa retenue, Harry et Hermione prirent le chemin de la bibliothèque.
Penché sur « La magie puissante des sorciers instruits » Harry avait du mal à retenir son excitation tellement sa rencontre de ce soir le rendait nerveux. Il n'en avait parlé à personne et espérait que Ron ne serait pas de retour avant 21h. Il pourrait ainsi quitter à loisir le dortoir sans avoir à se justifier
20h45 arrivèrent quand Harry prétexta de devoir écrire une lettre à Dumbledore et s'éclipsa vers son dortoir. Ron heureusement n'était pas encore rentré. Il passa rapidement sa cape d'invisibilité et se glissa hors de la tour de Gryffondor.
La classe de sortilèges était vide quand il arriva. Il plia sa cape et attendit. Il passa rapidement devant un miroir sur pied ou il essaya de s'aplatir une fois encore les cheveux mais sans succès.
Une violente douleur vint alors se planter entre ses omoplates le faisant tomber en avant sur le miroir qui se brisa en touchant le sol lui écorchant les mains et le visage. C'était comme si on venait de lui planter un couteau dans le dos.
— Relève-toi Potter ! Lui ordonna une voix trainante qu'il ne connaissait que trop bien
Il se mit tant bien que mal debout et sentit la baguette de Malefoy appuyée sur le milieu de son dos
— Que veux-tu Malefoy. Dit-il le plus calmement possible.
Il sentait la présence du Serpentard et la haine qui l'animait
— Retourne-toi ! Ose affronter l'attaque !
Harry se retourna lentement pour se retrouver face à face avec son agresseur qui le tenait en joue sa baguette fichée sur son sternum
— Pour les lâches il n'y a pas de récompenses. Sens la douleur !
J'espère que vous avez appréciez ce chapitre ! Le 7ème est déjà en cours d'écriture ! Je vous tiendrai au courant via mon Twitter [arobase]SauleFelicis
J'attends vos reviews =)
