De retour avec le nouveau chapitre, désolée de vous avoir fait attendre si longtemps
Bonne lecture =^o^=
Chapitre 8 - Nuit Blanche
-Misaki, ouvres-moi s'il te plaît ! Ne m'obliges pas à défoncer la porte.
Pas un bruit
-Misaki ?
Puis il entendît le lockey de la porte se déverrouiller. La porte s'ouvît tout doucement laissant un grincement discret s'échapper.
-Naruto, ne m'en veux pas pour ce que je vais faire, lui dit-elle soudainement.
Naruto s'aperçut qu'elle tenait un kunai à sa main droite. Elle leva la main libre (gauche) vers elle et prît d'une poignée sa longue chevelure qui tombait sur son épaule gauche.
-Misaki ne faispas ça ! Tu es folle ! Arrête… !
-Je ne sais si c'est la meilleure solution mais autant essayer.
-Non ! POURQUOI !?
Puis elle s'exécuta. Mais Naruto eût le temps de retirer l'arme des mains de la jeune fille avant le pire qu'il s'imagine n'arrive. Une partie des cheveux tomba sur le parquet de la chambre secrète où les deux adolescents se tenaient.
-Misaki ! Maintenant tu arrêtes ! Tu ne te donneras pas la mort !
-Quoi ?
-Je t'interdis de mourir, bon sang !
-Quoi !? Mais qu'est-ce qui te prends de dire ça !? Je n'avais pas l'intention de me suicider enfin !, lui expliqua-t-elle. Je me demande tu es allé chercher une idée pareille et aussi insensée.
C'est là que le quiproquo s'installa entre eux.
-Mais, j'ai cru, pendant un instant, que tu allais t'égorger… !
-…et que c'est pour ça que tu as arrêté mon geste… ?
-J'y comprends rien… Qu'est-ce que tu voulais faire bon sang !?
-J'ai cru que tu avais compris… désolée…
-Dis-moi…
-Il paraît que … quand une fille se coupe les cheveux courts, cela signifie qu'elle a été déshonnorée, ou bien qu'elle souhaite tirer un trait sur le passé ? Tu le savais ? Eh bien, j'ai voulu faire la même chose.
-Oh, Misaki…
-Tu ne le savais pas…
-Non… je t'avoue que non… mais alors…
-Oui, je voulais oublier… je veux oublier le passé…
-Misaki…
-Pardones-moi, lui dit-elle. Elle commença instantanément à beaucoup pleurer. Une rivière de larmes coula longuement sur ses joues.
A ce moment-là, un impression, une sensation d'empathie s'installa en Naruto. Ce fût comme s'il comprenait ce que la jeune fille ressentait à cet instant précis. En la regardant attentivement, il crût reconnaître… non … il crût se reconnaître. Elle est exactement comme lui.
Pendant ce temps :
-Que représente-t-il à tes yeux ?, demanda le détenteur du Sharingan à la jeune Hyuga.
-Il est… la seule personne qui m'a permis s'être celle que je suis aujourd'hui. Sans lui, qui sait ce que je serai devenue…
-Ton intime et pleine confiance en lui m'intrigue, avoua Obito à la détentrice du Byakugan.
-Et sans moi, qui sait ce qu'il serait devenu…
« je l'ai toujours encouragé, … je l'ai toujours… admiré… oui mais de loin… si seulement… si seulement à cette époque j'étais allée vers lui… maintes j'ai essayé … mais au tout dernier pas, je reculais… Mais j'ai redoublé d'efforts. Et aujourd'hui tout est différent, je marche à ses côtés. Je marche à tes côtés … Naruto… si seulement il pouvait m'entendre… je dois lui dire, je dois te dire que je vais bien… et que … Oh non … le genjutsu est trop puissant… je reperds de nouveau connaissance… »
Puis elle l'entendît :
-Hinata, attends-moi… j'arrive…
« Naruto ! … oui je t'attends … »
Puis elle ferma les yeux…
-Sa résistance face à mon illusion est incroyable mais semble limitée, pensa Obito l'air impressionné en fixant Hinata de ses deux yeux de formes et de couleurs différentes.
Pendant ce temps à Konoha:
-Je n'y arrive pas … je n'y arrive pas bon sang ! Je ne … toujours le même rêve, toujours le même cauchemar … c'est pas vrai …
C'est alors que qu'il entendît des bruits venant d'au-dessus … il fût surpris.
-Il y a quelqu'un sur le toit ?
Naruto enfila le peignoir de soie bleu disposé sur la chaise du bureau de sa chambre. Puis il monta sur le toit de la maison. C'est là qu'il la vît. Et d'un bond, il atterrît sur les tuiles grises de la demeure.
-C'était toi ?
-Oh, désolée je t'ai réveillé…, remarqua Misaki en sursautant quand elle vît Naruto sur le toit.
-Non, ne t'en fais pas, je ne dormais pas de toute façon …
-Des cauchemars ?
-Un seul, et toujours le même…, avoua le jeune blond aux yeux bleus.
Cette scène, cet instant, ce moment envahît ses pensées et ses rêves chaque jour qui passe.
-Au fait, qu'est-ce que tu fais ici ?, demanda-t-il à la jeune brune aux yeux bleus.
-Rien, je … je n'arrive pas à dormir moi non plus, alors j'ai décidé d'aller prendre un peu l'air.
-Et de profiter du paysage aussi, non ?, ajouta-t-il l'air plaisantin.
-Oui, mais que de ce côté.
-Comment ça que de ce côté ?
-Non c'est pour toi que je dis ça.
-Qu'est-ce qu'il y a derrière ?
-D'après toi ?
-Oh oui…
Malgré ça il commença à se retourner mais il fût intercepté par le geste de Misaki.
-Non, tu m'as promis… même si tu es tenté de savoir à quoi tu ressembleras …
-D'accord, je ne regarderai pas, promis…, lui dit-il l'air sincère en s'imaginant à quoi peut bien ressembler le mont des Hokage dans le futur.
Elle le remercia en esquissant un sourire.
-Ça va aller ? Je veux dire, ça va mieux ? On dirait ?
-Oui ne t'en fais pas.
-Au fait, c'était très bon ce soir … je pense que je ne réussirai jamais à faire un ragoût aussi délicieux que le tien… c'est un tel.. un tel…
-Un tel exploit culinaire ?
-Oui c'est ça. Tu es une excellente chef !
-Oh tu sais ce n'était pas grand-chose…, lui dit-elle en rougissant l'air flatté tout en remontant une mèche de ses cheveux désormais mi-longs derrière son oreille droite. Naruto le remarqua et repensa à ce qu'il s'était passé après le quiproquo dans la chambre secrète.
-Elle est gentille Sakuya… je veux dire de t'avoir ramené tes affaires que tu avais laissé aux bains publics.
-Oui, d'ailleurs il ne faudra pas que j'oublie de rapporter le kimono.
-Tu devrais le garder … je trouve qu'il te va bien.
-Mais il n'est pas à moi… et je ne suis pas sûre qu'on puisse les acheter. Mais tu trouves qu'il me va bien ?
-Si je te le dis 'ttebayo… oh oui et elle a bien refait ta coupe … vraiment, je suis d'accord avec elle… tu es très jolie avec les cheveux mi-longs.
-Merci, lui répondit-elle en rougissant de plus en plus à force qu'il la complimente.
-Oh c'est rien tu sais…
-Si, pour moi c'est important, parce que tu me redonnes le sourire.
-Oh…
Et c'était le cas. Une brise de vent frais souleva des vagues des cheveux bruns ondulant dans le vent. Naruto crût à cet instant avoir une révélation, ou plutôt une impression. Il crût la reconnaître à ce moment-là. Il pensait que c'était elle. En même temps leurs profils se ressemblent quasiment en tout point.
-Encore une fois…
-Que dis-tu ? , lui demanda-t-elle en tournant sa tête vers lui.
-Euh non rien…
-…
-Misaki…
-Oui ?
-Je sais que je ne devrais pas te le demander mais …
-Dis-moi…
-Eh bien … voilà… en fait… j'aimerais savoir ce qu'il s'est passé ?
-« Ce qu'il s'est passé » ?
-« Tout va bien après ce qu'il s'est passé ? » ils disaient ça aujourd'hui.
-Ah… ça… eh bien… je ne peux pas te le dire…
-oh ? Ce n'est pas parce que je risque de … changer le cours de l'histoire ?
-Non, enfin si … peut-être… mais … c'est juste parce que c'est beaucoup trop personnel…
-Mais les autres le savent pourtant…
-Oui mais je n'aime pas en parler c'est tout !, lui explique-t-elle sur un ton sec.
-D'accord, je n'insiste pas…
Un long silence se fit sentir entre les deux adolescents.
-Bon je vais me coucher alors…
-Je ne voulais pas te vexer en disant ça…, lui dit-elle l'air désolé.
-Non tout va bien, tu n'as pas à t'inquiéter, lui dit-il en la rassurant.
-D'accord, je ne vais pas tarder non plus.
-Ok,…
-A m'entendre, je me sens égoïste…
-Quoi ? Mais non, ne dis pas ça… mais par contre, il ne faut pas que tu gardes ça pour toi. Tu dois en parler à quelqu'un, te confier à quelqu'un.
-Ça s'est déroulé il n'y a pas longtemps.
-Hein ?
-Si tu veux savoir, ce jour-là j'ai perdu quelqu'un…
-Dis-moi, lui dit-il en se rasseyant auprès d'elle…
-Non, c'est beaucoup trop déjà…
-Misaki, je suis ton ami, tu peux tout me dire.
Elle releva la tête vers sa direction, l'air perdu. Elle hésita un instant puis se lança :
-Eh bien, ce jour-là … mon… j'ai perdu … l'homme que j'aimais le plus au monde.
-L'homme que tu aimais le pus au monde ?, répéta-t-il s'il voulait être certain d'avoir bien compris ce que son amie venait de lui dire.
-Oui, acquiesça-t-elle. Il était l'homme de ma vie.
-Misaki… alors finalement tu as un petit ami… , dit-il l'air amusé pensant comprendre Misaki.
-Mais le pire de tout, ce que je ne sais pas comment c'est arrivé !
-Comment ça… ?, insista-t-il, l'air sur son visage redevenu sérieux.
-Ou plutôt je ne sais plus…, dit-elle en secouant la tête.
-Mais tu te rappelles au moins de quelque chose…
-Il y a deux mois, le village a connu une attaque par des ninjas dont l'origine est totalement inconnue. Je ne comprenais pas ce qu'il se passait puis, le trou noir. Et quand j'ai repris connaissance, j'étais sur un lit d'hôpital. Quand je me suis réveillée, j'étais perdue. Je ne comprenais pas ce qu'il m'arrivait. J'étais seule dans le pièce et j'avais mal à la tête et au cœur. Je ne savais toujours que ce qu'il venait de se passer allait changer non seulement ma vie mais celles d'innombrables personnes. Y compris ma famille et mes amis. Les médecins m'ont dit que les Forces Spéciales m'avaient trouvées inconsciente près de lui.
-Lui ? L'homme de ta vie ?
-Oui, … et quelques jours après, on m'a fait passer un interrogatoire. Même eux n'ont pas compris pourquoi je n'avais aucun souvenirs de cet événement. Ils pensent que je suis… que je suis devenue… amnésique.
-Misaki…
-Voilà, Naruto. Tu sais tout à présent… oui je souffre d'amnésie. Je ne me souviens de rien. Et tu sais ce qu'il me fait le plus peur ?
-…
-C'est que je … si je retrouve la mémoire un jour, j'ai peur de vivre, même de revivre ce moment… ce moment où je l'ai perdu, où il est … mort…
[Musique: YOUTH _ Boruto The Movie OST]
Le dernier mot que Naruto entendît le fit rappeler que Hinata est en danger et que s'il ne réagit pas au plus vite, il risque de la perdre. Obito s'en est pris à Neji et à de nombreux camarades. Ce détenteur du sharingan serait bien capable de s'en prendre à elle. Naruto se leva derechef et d'un pas précipité sauta du toit pour retourner dans sa chambre en s'adressant à la jeune brune innocente aux yeux bleus d'un ton calme et rassurant :
-Ne t'en fais pas, je serai dans ma chambre si tu as besoin. Alors tu n'as pas à t'en faire, lui dit-il en tentant de la consoler comme il peut.
Les larmes de Misaki cessèrent de couler et elle esquissa un sourire que Naruto entrevît avant de disparaître de son champ de vision. Comme si les mots de ce dernier avaient atteint l'esprit de la jeune fille.
Un peu plus tard dans la nuit :
Naruto ne put fermer l'œil de la nuit il n'arrêtait pas de penser à ce que Misaki pouvait ressentir, après ce qu'elle lui a raconté. Le village attaqué, une personne chère à ses yeux qui disparaît, une perte de mémoire. Naruto ne pouvait s'empêcher d'imaginer le pire… il doit la retrouver au plus vite, il savait que ce n'était qu'une question de temps.
C'est alors qu'il la ressentît. Cette présence toujours aussi agréable, toujours aussi apaisante. Et s'en suivit sa douce et mélodieuse voix. Elle l'appelait…
[Remember You _ Naruto The LAST OST]
-Naruto-kun, Naruto-kun…
Puis il se dressa soudainement d'un bond dans son lit en hurlant son nom :
-HINATA !
Puis des bruits suspects se firent entendre. Il se tourna vers la porte. Des bruits de pas rapides venant du couloir furent suivis de la porte de sa chambre qu'on ouvrît vivement. Et il la vît :
-HINATA ?
-Naruto, ça ne va pas ?, lui demanda-t-elle. Elle a l'avait l'air inquiet sur son visage et dans sa voix.
Naruto la regarda, désespéré…
-Misaki ? Excuse-moi… je croyais que que…
-que c'était elle ?
-Comment ça ?
-Tu n'arrêtais pas de crier son nom.
-Oui, j'ai cru qu'elle était là. Je pensais avoir senti son chakra, mais rien , ou plus rien en tout cas …
-Naruto, est-ce que sa présence était proche de toi quand tu l'as ressentie.
-Bien plus qu'on pourrait le croire…
-Alors, elle est dans le village, et lui aussi je pense…
-Non il n'y avait que le chakra de Hinata, pas celui d'Obito.
-… ?
-Misaki, tout va bien ?
-Oh… oui ? Oui oui ça va , ne t'inquiète pas… j'étais juste … perdue dans mes pensées.
-Je vois…
-Tu veux que je reste avec toi cette nuit… ou bien… ?
-Non je veux rester seul, mais merci…
-de rien… bon allez, j'y vais. Bonne nuit. Essaye au moins de reprendre des forces pour demain.
-Oui, tu as raison…
-A demain…
-Misaki, … merci…
-…
Puis elle ferma la porte et retourna se coucher. Naruto ne ferma pas les yeux une seule fois cette nuit…
Le lendemain matin :
Ils prennent le petit déjeuner dans le silence. C'est alors que :
-Au fait, il n'y a personne d'autre dans cette maison ?
-Pour le moment, non personne d'autre.
-Mais tu n'as pas de parents ? De frères et sœurs ?
-En vérité, pour tout te dire, mon frère n'est presque jamais là depuis qu'il a intégré les FS…
-Les FS… ?
-Les Forces Spéciales…
-Oh oui, je vois, d'accord… donc tu ne le vois pas si souvent alors ?
-C'est ça…
-Et ton père ou ta mère…
-Cela fait longtemps que … je ne les ai pas vu…
-Mais alors tu es toute seule ?
-Oh non , j'ai les membres de la famille Hyuga…
-Je vois…
-Et tu es donc moitié Hyuga et moitié…
-S'il te plaît… pourrais-tu ne pas poser des questions inutiles… ?, lui ordonna-t-elle sur un ton agressif. Elle avait l'air contrarié.
-Mais je voulais juste te connaître un peu mieux…
-Pourquoi ?
-Pour mieux t'aider… ?
-Pour mieux m'aider ?
-Oui, t'aider à te sentir bien, parce que je n'aime pas te voir dans cet état…
-Oh… !
-…
-Oh, … à quoi bon… de toute façon, d'ici quelques temps tu partiras et tu m'auras oublié puisque tu seras retourné là d'où tu viens …
-Mais non… mais non…
-Et puis le plus important c'est de retrouver Hinata n'est-ce pas ?
-Oui, tu as raison…
-Pense d'abord à toi, à ce que tu dois faire, à ce que tu veux faire avant de penser aux autres dès fois… bon sang…
-Qu'est-ce que tu viens de dire ?
-La sauver est la priorité. Et c'est ce que tu penses aussi, non ?
-Oui, bien-sûr… mais c'était pas ça que je demandais…
-Bon finis ton bol, on ne va pas tarder à y aller.
-C'est bon, j'ai finiiiii !
-Super ! On est paré alors ?
-Allons-y Misaki !
-OUI ! Il est de nouveau déterminé, pensa-t-elle en arborant un grand sourire comme le jour de leur rencontre il y a une semaine.
Pendant ce temps, au fin fond d'une caverne :
-Bien, le moment est venu…, annonça un homme encapuchonné dans une cape noire. Il parlait d'une voix sérieuse et portante.
-Maître, êtes-vous certain que…
-Oui, mes nouveaux yeux se sont pratiquement stabilisés… préparez-vous. Nous partons sur le champ, le mystérieux homme d'une voix énigmatique.
