Bonjour à tout le monde !

Me revoilà donc avec un nouveau chapitre…

.et je vous souhaite de l'apprécier car il sera le dernier que je publierai avant un bon moment.

Et oui hélas, on a beau tout faire pour les éviter, les examens finissent toujours par arriver…

...les miens étant dans deux semaines, je ne peux me concentrer sur autre chose.

Je pense recommencer à publier au mois de Juillet. Je sais c'est long, mais mes épreuves se déroulent en deux parties alors cela prend du temps.

Donc ne désespérez pas ! ^^

Souhaitez moi bonne chance, à toute !

Chapitre 7 : Le Col de Caradhras

Maïwen dormait paisiblement quand elle sentit quelque chose de doux se poser sur son front. Elle ouvrit doucement les yeux et vit le visage souriant de Legolas au-dessus d'elle.

-Bonjour, dit l'elfe.

-…bjour.., marmonna Maïwen d'une voix endormie.

Elle se releva et regarda autour d'elle. Comme le matin précédent, les hobbits et Gimli dormaient encore. Gandalf la salua d'un hochement de tête, Aragorn d'un sourire, et Boromir…d'un regard noir.

Legolas c'était assis à côté d'elle.

-Alors ? bien dormi ?

-Oui et non… j'aurai préféré dormir plus, dit-elle en voyant le regard interrogateur de l'elfe.

Elle se frotta les yeux, puis s'étira. Elle remarqua que Gandalf réveillait le reste des dormeurs, en les secouant sans ménage. Elle eut un petit rire.

-Qui y a-t-il ? demanda Legolas.

Elle désigna Gandalf et dit :

-Je me disais que j'avais la chance d'avoir un réveil plus agréable que les autres.

Le prince sourit et l'embrassa rapidement avant de se lever et de lui tendre la main. Une fois levée, elle et Legolas se dirigèrent main dans la main vers Aragorn et Boromir pour déjeuner.

Quant ils furent tous debout et restaurés, ils rassemblèrent leurs affaires et se mirent en route.

Cela faisait maintenant plusieurs heures qu'ils crapahutaient dans la montagne, la neige avait remplacé la roche depuis longtemps et plus ils montaient plus la température chutait.

Maïwen avait de la neige jusqu'aux genoux, ce qui ralentissait sa progression. Elle sentait la morsure du froid sur tout son corps, mais surtout sur ses mains et son visage.

Si ça continu, j'vais me transformer en glaçon !

Elle continua néanmoins à avancer. En jetant un regard autour d'elle, elle vit que seul Legolas ne semblait pas souffrir des conditions climatiques.

Normal ! C'est un elfe. Il ne souffre pas du froid et ne s'enfonce pas dans la neige. Veinard !

Puis elle vit Frodon tomber quelques mètres devant elle et Aragorn le rattraper. Puis elle vit Boromir ramasser l'Anneau et parler. Elle ne l'entendait pas mais savait qu'il parlait de l'Anneau. Finalement il rendit l'Anneau à Frodon et ils continuèrent.

Ils marchèrent encore et encore, ne s'arrêtant que pour manger. Un vent glacial s'était ajouté à la neige. Maïwen était transie de froid à présent. Elle frottait ses mains tentant vainement de les réchauffer, quand deux autres mains chaudes les capturèrent. Elle leva les yeux et adressa un sourire de remerciement à Legolas.

L'elfe passa ensuite un bras autour de ses épaules et la colla à lui. Une douce chaleur émanait de son corps et l'a jeune fille s'y colla davantage.

-Pfff, c'est pas juste ! dit-elle. Pourquoi je ne suis pas un elfe moi !

Legolas rigola en l'entendant.

-Cela te plairait ?

-Tu rigole ! Les elfes ont toujours étaient mes préférés.

Legolas rit à nouveau, mais se figea ensuite.

-Quoi ? demanda Maïwen.

-J'ai cru entendre…

-Une voix ?

Il l'a regarda.

-Oui.

-C'est Sarouman. Il va déclencher une avalanche. Il faut prévenir les autres, vas-y vite !

Elle le laissa s'éloigner à regret et se colla le plus possible à la montagne. Peu de temps après, l'elfe revint près d'elle.

-C'est bon, ils…

Mais avant qu'il ait pu fini sa phrase, un éclair foudroya la montagne et une quantité impressionnante de neige se précipita sur eux. Legolas eut juste le temps, d'emprisonner la jeune fille dans ses bras avant d'être ensevelis.

Maïwen ne pouvait plus bouger, elle étouffait, la neige avait franchi la barrière de ses vêtements et coulait le long de son corps agité de tremblement.

Elle sentit Legolas bouger, les ramenant à la « surface ». Puis elle entendit Boromir crier qu'il fallait prendre un autre chemin. Elle suivit à peine le débat, puisqu'elle en connaissait l'issue.

Quant ils se furent décidés, ils commencèrent à redescendre la montagne. Ce dirigeant vers les mines de la Moria. Quant ils s'arrêtèrent, il faisait pratiquement nuit, mais au moins, ils avaient laissé la neige derrière eux.

Maïwen se laissa tomber à même le sol loin des regards des autres. Elle n'en pouvait plus. Son corps n'était même pas encore réchauffé, car ses vêtements étaient encore mouillés. Elle décida se changer et de mettre ses vêtements à sécher. Elle sortit une tenue de rechange et chercha des yeux un endroit où se changer à l'abri des regards, quand Legolas s'approcha d'elle.

-Je peux ?

Voyant qu'il tenait ses affaires, elle comprit qu'il voulait s'installer à ses côtés.

-Oui, dit-elle en rougissant un peu.

Il déballa donc sa couche et la jeune fille fit de même. Quand ils eurent fini, elle demanda timidement :

-Heu…Legolas ?

-Oui ?

-Je…tu pourrais surveiller…je vais me changer.

Il sourit et hocha la tête. Elle tendit une couverture sur une branche et se changea à l'abri des regards, y compris le sien. Puis après avoir récupéré la couverture et étendu son linge trempé, elle le rejoignit et s'assit à côté de lui. L'elfe l'a vit frissonner.

-Viens, murmura t-il en ouvrant les bras.

La jeune fille ne se le fit pas répéter et se colla à lui, logeant son visage dans le cou de celui-ci. Il referma ses bras sur elle.

Maïwen poussa un soupir de contentement. Ses mains collées contre le torse musclé du prince furent vite réchauffées. Elle les dégagea doucement et les passa derrière la nuque de l'elfe qu'elle caressa doucement.

Elle sentit à son tour l'elfe frissonner. Puis les mains qui s'étaient nouées dans son dos, se séparèrent et descendirent doucement sur ses hanches, pour ensuite se glisser sous sa tunique et caresser son dos.

Ils restèrent ainsi pendant un moment, puis la voix d'Aragorn leur parvint, les prévenant que le repas était près.

Maïwen grogna et se détacha doucement de l'elfe, fixant son regard dans le sien. Puis elle s'approcha et l'embrassa tendrement. Ils séparèrent à regret puis rejoignirent les autres.

Durant le repas, le groupe parlant peu. Les hobbits étaient exténués, tout comme Maïwen. Si Gandalf, Aragorn, Boromir et Legolas étaient fatigués, ils ne le montraient pas.

Maïwen mangea rapidement, puis alla se coucher. Elle poussa un soupir de soulagement quant elle s'allongea enfin. Elle ferma les yeux pour attendre le sommeil, mais elle avait encore froid. Elle se recroquevilla, espérant avoir plus chaud. Et sentit soudain qu'on lui caressait le front. Elle ouvrit les yeux et vit Legolas allonger à côté d'elle, appuyé sur un coude. Elle ne l'avait pas entendue arriver tant il était silencieux.

Quant elle ouvrit les yeux, il cessa ses caresses.

-Désolés, je croyais que tu dormais.

Elle ne répondit pas, mais se redressa et l'embrassa. Il lui rendit son baiser, puis elle se logea dans ses bras et s'y endormi.

Maïwen commença doucement à se réveiller. Elle avait froid et elle comprit vite que Legolas devait déjà être debout.

Elle se décida à ouvrir les yeux, et grogna quand le soleil les frappa. Elle se redressa en ce les frottant. Puis se leva et rejoignit le camp.

Comme d'habitude, Boromir, Aragorn, Gandalf et Legolas étaient déjà debout. Ces trois derniers la saluèrent chaleureusement. Trop fatiguée pour parler, elle alla s'asseoir à côté de Legolas et déjeuna silencieusement.

Legolas l'observa et remarqua que des cernes commençaient à apparaître sous ses yeux. Elle baillait souvent. Quand elle eut fini de manger elle se tourna vers Gandalf et demanda :

-Combien de temps nous faudra t-il pour rejoindre les mines ?

-Pas très longtemps, nous pouvons y être dans l'après midi.

Elle hocha la tête. Aragorn prit à son tour la parole :

-Nous avons donc décidé de partir un peu plus tard aujourd'hui. Tu peux retourner te reposer si tu le désire.

Il avait comme Legolas remarqué la fatigue de la jeune fille, qui égalait celle des hobbits. C'est pour cette raison qu'ils s'étaient mis d'accord pour partir plus tard.

Maïwen sourit à Aragorn, lança un coup d'œil à Legolas, puis son regard revint sur le rôdeur et elle lâcha :

-J'peux pas ! j'ai pu de bouillote !

Le rôdeur et l'elfe rirent, alors que le magicien se contenta d'un sourire amusé.

Maïwen se leva quand même et retourna se coucher. Elle s'allongea dos au soleil. Elle eut un léger sursaut quand elle sentit Legolas s'installer derrière elle, son torse contre son dos. Elle se retourna et se logea aussitôt dans ses bras et se rendormi.

Elle se réveilla quelques heures plus tard toujours dans les bras de l'elfe. Elle se sentait mieux. Sa fatigue s'était estompée.

Elle gigota un peu et l'elfe qui l'avait entouré de ses bras la libéra. Il l'avait regardé dormir et avait sentit qu'elle se réveillait en écoutant sa respiration s'accélérer doucement. Il baissa les yeux et rencontra son regard vert étincelant. Elle avait retrouvé le sourire que la fatigue lui avait enlevé.

-Bien dormi ?

-Oui, merci. Sans toi j'aurai fini congelée.

Il sourit et elle demanda :

-Quelle heure est-il ?

-Pas très tard, environ dix heures. Tu peux encore dormir.

-Non, dit-elle en se redressant. Il vaut mieux pas.

-Nous ne partirons pas maintenant de toute façon, renchérit-il en se redressant à son tour.

-Je sais… je me demander…

-Oui ?

-Tu voudrais bien m'aider à me perfectionner à l'arc et à l'épée ?

-Maintenant !

-Crois-moi, il vaut mieux.

Elle se leva. Legolas remarqua qu'elle paraissait soudain anxieuse.

-Il va se passer quelque chose, c'est ça ?

-Oui.

-Dans les mines ?

-Entre autres.

Il se leva et s'approcha d'elle.

-Tu as peur, dit-il plus en l'affirmant qu'en le demandant.

Elle leva les yeux.

-…oui…mais pas vraiment de ce qu'on va affronter.

-De quoi alors ?

-De votre réaction.

Il sembla perdu et l'incita d'un regard à continuer.

-Aragorn, toi, les hobbits…tu ceux qui savent…pour moi. Sur ce que je sais des évènements.

-Que crains-tu exactement ?

-Que vous me…haïssiez…

Elle vit l'elfe écarquiller les yeux et elle baissa la tête. Il la lui releva et planta son regard dans le sien.

-Pourquoi ? Murmura t-il.

Elle détourna la tête et expliqua :

-Parce que…parce qu'il y a certains…évènements que je ne pourrais empêcher. Soit parce que cela ne changerait rien à l'avenir, soit parce que ça le changerait trop….

Elle marqua une pause, puis tourna la tête vers lui :

-On ne peut pas jouer avec la mort.

Elle le fixa et Legolas comprit qu'elle guettait sa réaction. Il accusa le coup comme il put. Il savait bien sûr que leur quête était risquée, mais elle venait de lui confirmer ce qu'il redoutait. Que certains d'entre eux allaient y laisser la vie. Une question surgit soudain dans son esprit et il demanda doucement :

-Est-ce que je vais…

-Non, l'interrompit-elle. Non, tu n'es pas censé mourir. Et même si cela était le cas, je ferais tout pour l'empêcher !

Il lui sourit, puis s'avança et la pris dans ses bras, la berçant doucement. Après un moment il déclara :

-Je pense que, même s'ils t'en voulaient, se serait temporaire. Tout du moins pour Aragorn et Gandalf.

Il la sentit se crisper, au nom du magicien, mais continua :

-Ils savent comme moi, qu'on peut difficilement jouer avec ce genre de… choses.

-Tu en es sûr ?

-Oui. Et puis, si je devais me tromper… tu m'as dit la vérité…tu m'as confié tes craintes. Moi je te soutiendrais.

Elle se détacha et le regarda.

-Merci.

Il se pencha et cueillit ses lèvres. Elle se colla davantage et passa ses bras autour de son cou. Le baiser qui était au début doux et tendre, devint plus passionné. Si bien qu'ils se séparèrent quelques minutes plus tard à bout de souffle.

-Au fait, tu n'étais pas censée t'entraîner ? Lâcha t-il amusé.

-Hum…j'ai changé d'avis !

Elle captura ses lèvres, sentant les siennes s'étirer en un sourire. Il tenta de se détacher d'elle, mais les bras de la jeune fille étaient toujours autour de son cou et l'empêchaient de bouger. Il eut alors une idée. Une idée qui, s'il avait eut la bouche libre l'aurait fait sourire diaboliquement. Il fit doucement descendre ses mains le long de son dos, tout en répondant à son baiser. Il la sentit se détendre ce qui l'amusa davantage. Ses mains arrivèrent sur ses reins, il les déplaça pour les poster de chaque côté de sa taille…et soudain la chatouilla.

Maïwen qui n'avait pas comprit son manège, poussa un hoquet de surprise et tenta de s'enfuir. Mais c'était peine perdue. En effet l'elfe était très rapide et il l'avait déjà emprisonné d'une main et continuait de la chatouiller toujours de l'autre.

-Legolas ! Parvint-elle avait crié entre deux rires.

L'elfe joignit son rire au sien.

-Tu te rends ?

-Jamais ! Cria t-elle en gigotant dans tous les sens dans l'espoir de lui glisser en les doigts.

-Dans ce cas…

Il la chatouilla davantage. Maïwen n'en pouvait plus, il fallait qu'elle fasse quelque chose.

-Tu veux vraiment jouer à ce jeu là ?

Il lui sourit. Et Maïwen à force de gigoter, parvint à passer ses mains sous sa tunique et lui rendit la monnaie de sa pièce.

L'elfe la relâcha et s'éloigna rapidement, laissant une jeune fille essoufflée, se tenant les cotes. Elle leva la tête et vit son sourire béat.

-Et il est content de lui en plus !

-Très ! dit-il en croisant les bras. J'ai découvert un point faible.

-Oh, mais moi aussi, dit-elle avec un sourire diabolique. Et croit-moi, je m'en servirais !

-Ah oui ? dit-il en s'approchant. Je croyais que tu ne pouvais pas « me faire quoi que ce soit »

-Y a que les imbéciles qui ne changent pas d'avis !

Il continua de s'approcher, toujours souriant, jusqu'à ce que son torse touche sa poitrine. Il se pencha à nouveau pour l'embrasser, mais des doigts l'en empêchèrent.

-Oh non, non, non. T'es puni, plus de bisous !

Il sembla sur le point de protester mais elle le devança :

-Pas de mais, fallait réfléchir avant !

Fière d'elle, elle s'éloigna. Voyant qu'il ne suivait pas elle se retourna et le vit là où elle l'avait laissé.

-Eh bien professeur, cet entraînement ?

Legolas secoua la tête, exaspéré, puis la rejoignit.

Et voilà ! A plus tard donc et croisez les doigts pour moi !

Reviews !