Hey ! Salut tout le monde
Eh oui je sais, il a mit du temps à venir ce chap, mais bon j'ai eu un peu de mal à m'y remettre !
Bonne nouvelle, j'ai eu mon exam (donc j'ai pas stoppé la fic pour rien)
Et pour me récompenser vous savez ce que je veux^^Reviews(sssssss) !
Chapitre 8 : Les Mines de la Moria
Après une heure d'entraînement, Legolas et Maïwen rejoignirent le reste de la Communauté puisqu'à présent tous étaient debout.
Après s'être restauré, ils prirent la route de la Moria. Plus ils avançaient plus le paysage devenait rocailleux. Il faisait aussi un peu moins froid et une légère brume les entouraient. La nuit commençait à tomber.
Maïwen sentait à chaque pas qu'elle faisait, la tension monter en elle. Malgré les paroles de Legolas pour la rassurer, elle ne pouvait s'empêcher d'appréhender les évènements qui allaient suivre. La voix de Gimli la ramena sur terre :
-Oh, les murs de la Moria !
La jeune fille leva les yeux et vit un gigantesque mur droit, haut de plusieurs centaines de mètres et qui semblait s'étendre sur des kilomètres.
La Communauté commença à longer le dit mur. Gimli tapa la paroi avec sa hache en lâchant :
-Les portes des nains sont invisibles quand elles sont closes.
-Oui Gimli, renchérit Gandalf. Et leurs propres maîtres ne peuvent les trouver ni les ouvrir quand le secret en est oublié !
-Pourquoi cela ne me surprend t-il pas, lâcha Legolas.
Maïwen retint un fou rire quand elle vit la tête du nain à cette réflexion. Ils longèrent le mur pendant encore quelques instants, et arrivèrent bientôt près d'un lac.
Ça doit être ici.
Le magicien s'approcha du mur et le toucha en déclarant :
-Alors voyons… De l'Itildine… Cela ne reflète que la lumière des étoiles et la lumière de la lune.
Disant cela il s'était tourné vers le ciel. A ce moment les nuages cédèrent la place à la lune et sous leurs yeux ébahis, la porte apparue. Elle avait une forme d'arcade, entrelacée de ce qui semblait être des branches d'arbres. Une phrase était écrite dans l'arrondi au-dessus de la porte. Gandalf reprit :
-Il est écrit « Les Portes de Durin, Seigneur de la Moria. Parlez, ami et entrez »
-Et vous comprenez ce que cela veut dire, interrogea Merry.
-C'est très simple, si vous êtes un ami vous donnez le mot de passe et les portes s'ouvriront.
Sur ce, le magicien prononça des mots incompréhensibles. La porte ne bougea pas.
-Rien ne se passe, dit Pippin. Qu'allez-vous faire ? demanda-t-il à Gandalf.
-Appeler MacGyver ? suggéra Maïwen.
Les autres la dévisagèrent sans comprendre. Elle leur fit un signe de la main, pour leur dire de laisser tomber. Le magicien tenta d'ouvrir la porte à nouveau, mais échoua une seconde fois.
-Mais au fait, reprit-elle en fronçant les sourcils. Comment ça se fait que les nains aient une énigme en elfique ? J'croyais qu'ils pouvaient pas les piffrer les elfes !
Tous les regards restèrent braquer sur elle. Elle vit Legolas et Aragorn étouffer un fou rire, alors que Gimli, marmonnait dans sa barbe.
Maïwen haussa finalement les épaules, regarda autour d'elle, repérant un rocher, elle s'y rendit et s'assit. Au bout d'un moment les autres l'imitèrent. Ils restèrent ainsi plusieurs minutes, Legolas qui l'avait rejoint, lui demandant :
-Tu connais le mot de passe, pas vrai ?
Elle hocha la tête.
-Alors pourquoi ne rien dire ? Est-ce à cause de ce qui va se passer ?
-Entre autre, mais…je préfère éviter de trop m'en mêler. Pour l'instant ça ne changerait pas grand chose, mais plus tard si on est en avance on risque de ne pas croiser des gens qu'on est censé croiser par exemple. Pour la même raison, je savais qu'on finirait par passer par la Moria, mais j'ai laissé faire quand on est monté au Col de Caradhras juste pour en redescendre.
L'elfe sembla sur le point de parler, mais se ravisa.
Pendant que Gandalf tentait d'ouvrir les portes, Aragorn et Sam libérèrent Bill le poney de Sam. Maïwen, elle, gardait les yeux fixés sur le lac. Merry et Pippin, qui commençaient à trouver le temps long, ramassèrent des pierres près du lac. Maïwen surprit leur manège et au moment où Merry fit mine de vouloir en lancer une, elle lança fermement:
-Repose ça tout de suite !
Les deux hobbits la regardèrent surpris, mais en voyant son regard sérieux ils ne protestèrent pas.
Legolas avait remarqué que l'attention de la jeune fille était tournée vers le lac. Il lui lança avec un sourire amusé :
-Tu as peur qu'il s'évapore ?
Maïwen sursauta.
-Pas vraiment…
- Alors pourquoi le fixes-tu ainsi ?
-Parce qu'il est dangereux…Ecoute, dit-elle en se tournant vers lui et en planta ses yeux dans les siens. Quand la porte sera ouverte, nous rentrerons et nous découvrirons un terrible spectacle.
Elle fit une courte pause, l'elfe la fixait avec attention.
-Ne t'occupe pas de ce que tu trouveras à l'intérieur, du moins pas maintenant, ajouta t-elle voyant qu'il voulait protester. Il faut avant tout protéger nos arrières. Je vais essayer de m'en charger du mieux que je peux…dit-elle en se tournant à nouveau vers le lac.
Le Prince elfique lui prit le menton et ramena son regard sur lui. Il semblait inquiet.
-S'il te plait… fait attention…je…je ne veux pas qu'il t'arrive quelque chose.
En déviant légèrement son regard, Maïwen vit au loin le regard noir que Boromir leur jetait. Mais elle n'eut pas le loisir de s'y attarder car l'elfe reprit.
-Je sais que tu ne te défends pas mal à l'arc et à l'épée…mais évite de te jeter dans la gueule du loup.
-Ce n'est pas un loup, dit-elle avait un sourire malicieux. Ils n'aiment guère l'eau.
-Tu m'as très bien compris.
-Ne t'en fait pas, je serai prudente.
Elle leva soudainement la tête, et Legolas en suivant son regard, vit que Frodon s'était levé et s'approchait de la porte.
-C'est une énigme…Parler ami. Et entrer. Quel est le mot elfique pour « ami » ? demanda t-il à Gandalf.
Le magicien le regarda, puis dit :
-Mellon.
Alors sous les yeux ébahis de presque tous les membres de la Communauté, la porte s'ouvrit. Le groupe rassembla ses affaires et s'avança vers la porte. Maïwen se tourna vers Legolas, le regarda. Il hocha la tête résigné et entra. La jeune fille laissa passer les autres et se posta à l'arrière, avec les hobbits, tandis que Gimli vantait les mérites de son peuple :
-…Car ceci est la demeure de mon cousin Ballin.
Gandalf plaça ce qui semblait être un cristal en haut de son bâton et murmura quelque chose. La pierre s'illumina, éclairant leur passage. Laissant apparaître le désastreux spectacle que Maïwen redoutait. Même si elle savait ce qui les attendait, elle ne put empêcher la bile de lui monter à la gorge, devant cette scène. Des corps mutilés, éparpillés, comme figés dans le dernier instant. Et cette odeur de mort, de putréfaction flottant dans l'air. Gimli n'avait pas encore vu le désastre, trop occupé dans son monologue.
-Et ils appellent ça une mine ! Une mine !
-Ce n'est pas une mine, fit doucement Boromir. C'est un tombeau.
Revenant à la réalité, le nain s'élança vers les corps:
-NON ! cria-il.
Legolas extirpa une flèche de l'un des corps, il l'examina, avant de se tourner vers les autres :
-Des gobelins !
Alors que le groupe commençait à s'agiter, Maïwen ne regardait plus que le lac. Elle sentit à peine que les autres reculaient vers elle, car elle venait d'apercevoir ce qu'elle attendait. Un immense tentacule était sorti du lac et se faufilait silencieusement jusqu'à eux. Maïwen sorti son épée de son fourreau et s'avança vers elle. Quand cette dernière fut à portée, la jeune fille abattit violemment son épée et la sectionna. Une longue plainte s'éleva alors alertant le reste de la Communauté, qui rejoignit l'adolescente. Avant qu'ils aient put faire quelque chose, d'autres tentacules jaillirent du lac.
-BAISSEZ-VOUS ! cria Maïwen.
Ils s'exécutèrent, mais le monstre attiré par l'Anneau, parvint malgré tout à attraper Frodon. Aragorn et Boromir s'élancèrent, tandis que Gandalf faisait rentrer Sam, Merry et Pippin dans les mines. Legolas attrapa le bras de Maïwen pour qu'elle y entre à son tour mais malgré sa force d'elfe, il ne parvint pas à la faire bouger. Il se tourna alors vers elle et vit que son regard avait changé. Ses yeux semblaient s'être illuminés, et il pouvait y lire une force indescriptible. Bientôt il sentit les muscles de la jeune fille se tendre et il la lâcha doucement, l'observant toujours. Il la vit s'avancer lentement vers le lac où Aragorn et Boromir luttaient toujours, il se tourna vers le magicien et vit son regard surpris. Il reporta son attention sur la jeune fille.
Ses cheveux volaient autour d'elle malgré l'absence de vent et bientôt Legolas vit le collier de la jeune fille s'illuminer. Maïwen s'arrêta à quelques mètres du monstre, elle semblait en transe. Aragorn et Boromir eurent un temps d'arrêt. L'adolescente leva alors les bras et, comme si elle répondait à son appel, l'eau du lac s'éleva brusquement.
Le monstre surpris lâcha sa prise et les deux hommes ramenèrent le porteur de l'Anneau vers le reste de la Communauté qui se tenait près de l'entrée de la mine. L'eau en suspension commença alors à tourner et forma bientôt une tornade emprisonnant la créature.
La Communauté bien que surprise, pensa alors c'était gagné, que la jeune fille pourrait terrasser le monstre. Mais bientôt Maïwen porta doucement la main à son front en grimaçant. Presque aussitôt l'eau retomba brutalement entraînant la pieuvre dans sa chute. Legolas vit Maïwen vaciller et arriva juste à tant pour la rattraper avant qu'elle ne s'effondre au sol. Le monstre commençait à reprendre conscience et l'elfe couru rejoindre le groupe la jeune fille dans ses bras.
-DANS LES MINES ! cria Gandalf.
Ils eurent tout juste le temps d'entrer avant que la pieuvre, à l'aide de ses tentacules, ne détruise l'entrée des mines.
Quand l'entrée fut totalement bouchée, un silence de mort régnait parmi le groupe, les seuls sons que l'on entendait étaient ceux des respirations précipitées. Le magicien prit la parole :
-Nous n'avons plus le choix désormais…il nous faut affronter les ténèbres de la Moria.
Il se tourna vers les autres et chercha Maïwen des yeux. Legolas s'approcha du magicien, portant toujours la jeune fille dans ses bras.
-Elle respire, assura l'elfe.
-Mais non d'un chien, qu'est-ce que c'était que cela ? demanda Boromir.
- Aucune idée, peut-être en saurons-nous plus lorsqu'elle se réveillera. Quoi que cela ait été, cela à dût l'épuiser. C'est pour cela qu'elle a perdu connaissance.
Le Communauté se mit en route, Gandalf en tête suivit de Legolas qui tenait toujours Maïwen inconsciente dans ses bras, puis venait Gimli, les hobbits, Aragorn et enfin Boromir fermait la marche.
-Ne faites pas de bruit, dit le magicien. Il nous faudra quatre jours de marche pour atteindre l'autre côté, espérons que notre présence passera inaperçue.
Tandis qu'ils parcouraient les mines, Gandalf leur expliqua que la richesse ne venait pas de l'or ou des joyaux, mais du Mithril. Ils poursuivirent leur route pendant un moment jusqu'à ce qu'ils arrivent à une intersection, trois passages s'offraient à eux. Le magicien les regarda une à une, puis déclara tout bas :
-Je ne me souviens pas de cet endroit.
La Communauté s'installa en attendant le choix du magicien gris. Legolas posa doucement Maïwen au sol. Celle-ci avait commencé à remuer dans ses bras alors qu'il marchait, mais ne s'était pas réveillée. Aragorn rejoignit l'elfe, il examina la jeune fille quand celle-ci commença à gémir, puis ses paupières s'ouvrirent doucement.
- Maïwen, appela l'elfe.
-Hum…oh, ma tête, dit-elle en se redressant. Legolas et Aragorn l'aidèrent à s'asseoir.
-Ca va aller ? demanda le rôdeur.
-Hum…oui…naturellement j'affronte tous les jours des pieuvres géantes, lâcha t-elle en gémissant de plus belle.
Le rôdeur et l'elfe échangèrent un sourire, si elle était toujours capable de faire de l'humour, alors elle allait bien. Elle jeta un coup d'œil autour d'elle :
-Où sommes-nous exactement ?
-Nous sommes bloqués, dit Legolas en désignant Gandalf assis plus loin. Gandalf cherche le bon chemin.
-Quoi ? Nous sommes déjà là ! s'exclama Maïwen plus pour elle-même que pour eux.
- Maïwen, l'interrogea Aragorn. Te souviens-tu de ce qui c'est passé ?
-Heu…oui, bien que…je ne sache pas comment cela a pu se produire.
En disant cela elle regarda ses mains.
-Je pense que je devrais attendre de rencontrer Galadriel…elle, elle le saura peut-être.
- Que veux-tu dire ? demanda Legolas.
-Eh bien…elle baissa la voix. Quand je suis passé de mon monde au votre, elle était là…je pense que c'est elle qui m'a amené ici.
Elle continua à regarder ses mains un instant, puis leva les yeux vers les deux hommes :
-Pourriez-vous m'aider, j'aimerais me lever ?
- Je ne sais pas si c'est une bonne…commença Legolas, mais Maïwen l'interrompit :
-Ca va, j'suis pas en sucre !
Les deux hommes l'aidèrent donc à se lever. Elle vacilla un instant puis retrouva son équilibre.
Elle regarda un instant autour d'elle et ses yeux rencontrèrent ceux de Boromir. Ils se regardèrent un moment, puis à la grande surprise de la jeune fille, il détourna les yeux.
Quand nous serons dans la Lorien je lui parlerais, décida Maïwen.
Elle finit par s'asseoir sur un rocher et attendit. Elle savait que dans peu de temps, elle aurait sa première vraie bataille. Point positif, son inconscience dans les bras de Legolas lui avait permis de se reposer.
Après plus d'une heure d'attente, Gandalf trouva le bon chemin et ils descendirent un escalier qui les mena dans une gigantesque salle, où s'élevait un nombre incalculable de colonnes.
- Risquons-nous à faire un peu de lumière, dit le magicien en éclairant la salle de son bâton. Regardez, le grand royaume et la cité des nains de Gavenin.
Ils admirèrent la salle durant un moment tout en avançant. Soudain Gimli, se précipitât dans une pièce adjacente, suivit quelques secondes après par le reste de la Communauté. Le nain s'agenouilla ou plutôt s'effondra devant un tombeau placé au centre de la pièce. Il commença à pousser de longues plaintes, tandis que le reste du groupe le rejoignait.
Gandalf, s'approcha du cercueil et lut l'inscription gravée dessus :
-Ici gît Balin, Seigneur de la Moria…il est mort…c'est ce que je craignais…
Le magicien baissa les yeux, sur un livre se trouvant au sol. Il tendit son chapeau et son bâton à Pippin et le ramassa. Pendant ce temps, Maïwen s'était avancée et avait posé sa main sur l'épaule du nain en retenant ses larmes.
Comment peut-on faire cela, pensa t-elle en regardant les cadavres éparpillés dans la pièce. Tant de vies sacrifiées pour l'avidité d'une seule…
Elle entendit Legolas dire à Aragorn qu'il ne fallait pas s'attarder ici. Puis elle leva la tête en entendant Gandalf lire le livre :
- Ils ont pris le pont…et la deuxième salle, nous avons barricadé les portes, mais cela ne les retiendra pas très longtemps…le sol tremble…les tambours…les tambours viennent des profondeurs…nous ne pouvons plus sortir…un ombre s'avance dans le noir…nous ne pouvons plus sortir…ils arrivent….
-PIPPIN NON ! cria Maïwen.
Mais s'était trop tard, trop accaparé par la lecture la jeune fille avait cessé de réfléchir et s'était « réveillé » trop tard. Le squelette en fragile équilibre tomba dans le puits dans un vacarme assourdissant.
Quand le bruit cessa, tous retinrent leurs souffles. Maïwen lança un regard terrifié à Legolas. Celui-ci compris qu'ils n'y échapperaient pas.
-Nous devons partir ! Lâcha t-il
-C'est trop tard…répliqua Maïwen.
Comme pour confirmer ses dires, ils entendirent l'écho de tambours venant du puits et de cris venant de la grande salle. Boromir se précipita vers la porte.
-BOROMIR ATTENTION ! cria la jeune fille.
L'homme du Gondor eut juste le temps de reculer la tête évitant ainsi deux flèches. Aragorn ordonna aux hobbits de reculer, alors que Boromir, Legolas et Maïwen commençaient déjà à barricader la porte.
-Ils ont un troll des cavernes, lâcha Boromir.
L'homme du Gondor sortit son épée, tandis qu'Aragorn, Legolas et Maïwen sortaient leurs arcs et les bandaient. Malgré la peur qui s'était emparé d'elle, Maïwen prit une grande bouffé d'air et respira lentement essayant de se calmer.
Affronter une pieuvre géante est une chose, une armée d'orcs en est une autre, pensa t-elle. En plus, je ne sais même pas si je serais capable de reproduire un phénomène comme tout à l'heure…
La porte recevait de grands coups si bien que l'elfe et le rôdeur purent tirer à travers des ouvertures causées par les haches de leurs ennemis.
Mais bientôt la porte céda, et les immondes créatures se précipitèrent sur eux. Maïwen décocha sa première flèche et celle-ci se logea dans le cou d'un orc. Cependant bientôt elle rangea son arc et sortit son épée. Au moins elle savait qu'aucun d'eux ne mourrait.
Pour l'instant, pensa t-elle amèrement.
Un rugissement lui parvint. Elle leva les yeux et vit apparaître le troll.
Eh ben, t'a pas une gueule de porte bonheur !
Elle vit Boromir et Aragorn s'en occuper et se concentra donc sur son combat. Elle commença à entendre Sam qui assommait les créatures de ses poêles et ne put retenir un sourire. Un orc surgit devant elle en rugissant.
Y a pas, y sont vraiment hideux !
Elle lui trancha la tête sans plus de cérémonie. Un grand fracas attira son attention. Le troll avait empoigné sa chaîne et s'en servait comme un fouet. Elle vit Legolas se baisser pour l'éviter. La seconde fois la chaîne s'enroula autour d'un pilier, l'elfe la bloqua, puis s'en servant comme un pont il grimpa sur la créature. Il pointa son arc sur le crane de celle-ci et tira. Le troll poussa une longue plainte et l'elfe eut juste le temps de sauter avant qu'il ne l'attrape.
La jeune fille se concentra à nouveau sur ses adversaires. Elle sentait ses muscles s'alourdir et devenir douloureux. Alors qu'elle tuait un autre orc, elle entendit le cri d'Aragorn :
-FRODON !
Maïwen se retourna et vit que le troll avait réussi à isoler Frodon. Elle vit du coin de l'œil que Legolas la regardait, mais elle continua tout de même à se battre.
De toute façon, il n'y a rien à faire, pensa t-elle.
Elle décida tout de même de faciliter l'avancée d'Aragorn. Elle sorti son arc et tua les orcs qui se dressait sur le chemin du rodeur. Celui-ci arriva finalement jusqu'au porteur armé d'une lance qu'il enfonça dans le torse de la créature. Maïwen se retourna juste à temps pour voir des orcs foncer sur elle. Dès lors, elle se désintéressa du troll, et tua toute les créatures qu'elle croisait. Alors qu'elle transperçait son dernier adversaire, elle entendit Sam hurler :
- FRODON !
Le hobbit s'effondra la lance dans la poitrine. Merry et Pippin se jetèrent sur le troll, alors que dans un excès de rage, les membres de la Communauté tuèrent le peu d'orcs restant, avant de se ruer vers le troll. Maïwen se joignit à eux, quand le monstre fut à terre, tous se précipitèrent vers Frodon. Maïwen les rejoignit plus lentement reprenant son souffle. Elle s'arrêta à côté de Legolas. Aragorn retourna Frodon sur le dos, et tous -ou presque- furent surpris de constater qu'il était vivant. Le hobbit leur montra sa cotte en Mithril.
-On doit ne pas s'éterniser ici, lâcha Maïwen.
Elle avait à peine terminé sa phrase que des cris leurs parvinrent. Sam et Aragorn aidèrent Frodon à se relever et tous coururent vers la salle précédente, pour rejoindre de Pont de Khazad-Dûm. Les gobelins surgissaient de partout autour d'eux et ils furent bientôt encerclés par une armée. Gimli commença à pousser des cris qui se voulaient intimidants, et Maïwen pivota sur elle-même pour voir ce qui allait arriver derrière eux. Bientôt les gobelins se figèrent et déguerpirent, mais elle savait quelle en était la raison. Au loin elle distinguait une grande lueur qui se rapprochait et un grondement lui parvenait, elle commença à reculer instinctivement jusqu'à cogner dans Aragorn qui comme les autres s'était tourné.
-Quel est ce nouveau maléfice ? demanda Boromir.
-Nous devons partir ! lâcha Maïwen le souffle court. Maintenant !
Ils se tournèrent vers elle. Puis vers le magicien :
- C'est un Balrog…un démon de l'ancien monde…cet adversaire et plus fort que vous, COUREZ !
Tous se mirent à courir vers la porte au bout de la salle, Maïwen accéléra pour être derrière Boromir qui ouvrait la marche ou plutôt la course.
Il tourna à gauche et commença à descendre les escaliers en jetant un coup d'œil derrière lui.
-BOROMIR ATTENTION ! cria Maïwen alors qu'il arrivait en haut de l'escalier suivant.
Ce dernier ne freina pas assez vite et bien qu'il s'arrêta à la limite de l'escalier brisé son équilibre n'était pas suffisant et il commençait à pencher dangereusement dans le vide. Maïwen se précipita à temps pour le tirer en arrière et lui éviter la chute. Les autres arrivèrent quelque seconde après, Maïwen entendit brièvement les paroles qu'échangeaient Aragorn et Gandalf, puis tous descendirent par l'escalier intact. Au bout de plusieurs mètres cependant ils s'arrêtèrent. L'escalier s'était écroulé sur un bon mètre cinquante avant de reprendre plus loin. Legolas sauta et atterrit avec souplesse de l'autre côté, il appela ensuite Gandalf qui sauta à son tour. Puis ils firent signe à Maïwen de sauter elle aussi.
La jeune fille inspira, puis sauta en fermant les yeux. Quand elle les rouvrit, elle vit que Legolas l'avait rattrapé. Il la posa et se rattrapa Boromir, Merry et Pippin. Maïwen cria en sentant soudain une vive douleur à la joue. Elle y porta sa main et vit qu'elle saignait. En se tournant vers les parois de la mine elle vit des gobelins armés d'arcs. Alerté par son cri Legolas s'était tourner vers elle puis vers les gobelins. Lui et Maïwen commencèrent à décocher des flèches à leurs assaillants. Contrairement à Legolas, elle avait bien du mal à viser à cette distance mais parvint tout de même à tuer quelques ennemis, tandis qu'Aragorn lançait Sam. Gimli, qui refusait d'être lancé, sauta et manqua de tomber dans le vide si l'elfe ne l'avait rattrapé par la barbe, ce qui parut déplaire au nain...
Soudain l'escalier où était encore Aragorn et Frodon se brisa d'avantage et ils durent reculer précipitamment. Plusieurs mètres les séparaient désormais du reste de la Communauté.
Le Balrog tentait de les rejoindre et la porte où ils étaient passés commençait à céder. Plusieurs morceaux s'en détachèrent et brisèrent l'escalier derrière le rôdeur et le porteur. Le dit escalier commença à tanguer dangereusement puis à tomber en direction de la Communauté. Même si elle savait ce qui allait se passer Maïwen ne put s'empêcher de retenir son souffle.
Le rôdeur et le porteur se penchèrent en avant et sautèrent au moment ou l'escalier percuta l'endroit où se trouvaient les autres membres. Boromir et Legolas les réceptionnèrent et la Communauté reprit sa course.
Ils étaient arrivés en bas de l'escalier quand le Balrog surgit derrière eux au milieu des flammes. Maïwen et Gandalf se retournèrent et la jeune fille poussa un hoquet de surprise. La pieuvre était terrifiante, mais le Balrog l'était davantage. Il mesurait plusieurs mètre et était constitué de feu et de fumée. Il arborait de grandes cornes et d'immenses ailes. Le monstre s'avança vers eux.
Aragorn et Boromir s'engagèrent sur le pont, suivit des hobbits et de Gimli. Venait ensuite Legolas, Maïwen et Gandalf. Maïwen jeta un coup d'œil derrière elle et vit que le magicien s'était arrêté, elle reporta son regard devant elle, Legolas venait d'atteindre l'autre côté du pont. Elle s'arrêta. Elle entendit les autres l'appeler et vit Gandalf pivoter. Leurs regards se croisèrent et une larme coula sur la joue de Maïwen. Elle se retourna et couru vers les autres. Elle se planta au côté de Legolas. L'elfe aperçu son regard tourmenté et ses larmes et comprit. Il la prit dans ses bras et tous regardèrent le magicien.
Le Balrog abattit sa lame de feu sur Gandalf mais se heurta au bâton du magicien. Puis Gandalf frappa le pont de son bâton et quand le monstre fit un pas il s'effondra l'entraînant avec lui. Cependant le fouet du Balrog s'enroula au pied de vieillard qui tomba se raccrochant morceau de pont restant. Maïwen entendit Boromir retenir Frodon. Le magicien leur ordonna alors de fuir et se laissa tomber dans le vide sous les hurlements du porteur.
- Namárië, Gandalf, murmura Maïwen. Jusqu'à notre prochaine rencontre.
Elle sentit à peine que Legolas la faisait sortir. La Communauté retrouva la lumière du jour mais aucun n'en fut réellement heureux. Maïwen s'éloigna des autres, elle ne voulait pas croiser le regard de ceux qui savaient qu'elle savait. Elle entendit Aragorn demander à Boromir et Legolas d'aider les autres à se relever. Elle fixa les bois en face d'elle. La Lorien. Alors qu'elle laissait son regard planer sur la forêt elle entendit une douce voix dans sa tête.
Ne laissez pas le chagrin et le doute envahir votre cœur Maïwen, tout n'est pas encore fini…
Maïwen soupira, non tout ne faisait que commencer…
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