Coucou tout le monde^^

Me voilà de retour avec un nouveau chapitre. Un chapitre assez calme mais où Maïwen va débuter une amitié que je souhaite durable.

Encore merci pour vos reviews, et bonne lecture.

Chapitre 11 : Amitié naissante.

Maïwen suivit Legolas à travers les arbres, ils avançaient main dans la main et Maïwen appréciait le silence de la forêt. Le royaume elfique était vraiment reposant, qui croirait qu'au dehors c'était la guerre ?

Ils débouchèrent sur une petite clairière près d'une cascade et où un bassin relativement profond se formait. Maïwen déposa ses affaires sur un rocher tandis que Legolas s'asseyait au sol. La jeune fille l'observa, tellement préoccupée par ce qu'elle avait appris, elle n'avait pas vu qu'il s'était changé. Il portait une tunique couleur argent, finement ornée. Ainsi vêtu, il avait vraiment l'allure d'un prince.

Et moi, que suis-je ?...

Il dut sentir son regard car il leva les yeux :

-Qui a-t-il ? demanda-t-il doucement.

Elle détourna la tête avec un petit sourire :

-Rien, c'est juste…j'ai un peu peur…, dit-elle en s'asseyant à côté de lui.

-Peur de Sauron ?

-Non…, Maïwen posa sa tête sur ses genoux, fixant la cascade. J'ai peur de te perdre. Tu es un prince, immortel de surcroît, que suis-je, moi ? Une humaine, avec un peu de sang elfique et quelques pouvoirs que je doute qu'on me laisse une fois que tout sera fini…après je serai juste Maïwen.

L'elfe l'a pris dans ses bras :

-Ne pense jamais ça tu m'entends ? Tu ne seras jamais une simple humaine. Une simple humaine n'aurait pas eu le courage de subir tout ce que tu as vécu.

-Sans doute…mais je ne peux m'empêcher de penser que je ne suis qu'une adolescente dans un monde étranger, que je dois aider à sauver coûte que coûte. Que ce passera t-il si j'échoue ?…c'est…flippant !

-Fli-quoi ?

-Effrayant.

Legolas desserra son emprise, plaça sa main sous son menton et le souleva, la forçant à le regarder dans les yeux :

-Ecoute…c'est normal que tu aies peur…nous avons tous peur ! Mais toi, tu as un avantage, tu sais comment tout cela va ce terminer…oui, je sais, dit-il la voyant prête à parler, ta venue a peut-être modifier le cours de l'histoire telle que tu la connaît. Mais tu as tout de même des repères que nous n'avons pas. Et il faut du courage pour savoir, sans parfois intervenir, comme avec Gandalf. Et je sais que quoi qu'il arrive, tu donneras le meilleur de toi-même pour améliorer les choses…parce que tu es quelqu'un de formidable.

Il l'embrassa sur le front.

-Alors ne désespère pas.

Maïwen poussa un profond soupir et se détendit enfin. L'elfe avait su trouver les mots pour la rassurer. Elle l'embrassa pour le remercier et se leva. Elle hésita un moment, (la clairière n'offrait pas vraiment d'endroit ou se déshabiller « à l'abri ») puis commença à se dévêtir, en tournant le dos à l'elfe. En jetant un coup d'œil par-dessus son épaule, elle vit qu'il s'était allongé et avait fermé les yeux.

Quand elle eut ôté tous ses vêtements, elle s'avança jusqu'au bassin et y entra. A sa grande surprise, l'eau n'été pas aussi froide qu'elle le pensait. Elle s'y enfonça jusqu'à la taille et commença à se laver, terminant par ses cheveux. De tant à autre, elle jetait des coups d'œil à Legolas et remarqua qu'il l'observait. Réprimant plusieurs sourires, elle continua comme si de rien n'était.

Après plusieurs minutes, elle ressortit en s'entourant du drap de bain qu'elle noua au niveau de la poitrine et essora ses longs cheveux. Elle rejoignit Legolas qui avait refermé les yeux et s'allongea sur lui. L'elfe referma ses bras sur elle. La tête poser sur son torse, Maïwen écouter les battements de cœur du prince elfique, tout en redessinant les broderies de sa tunique.

Ils restèrent ainsi, jusqu'à ce que la jeune fille soit sèche. Aucun mot n'était échangé, ils se contentaient de la présence de l'autre, c'était suffisant, apaisant.

Bientôt pourtant, l'elfe murmura :

-On devrait rejoindre les autres…

Maïwen décolla l'oreille de son torse et y posa son menton, le regarda dans les yeux.

-Pourquoi ?...Je veux dire, ce n'est pas comme s'y on était dans un endroit peu sûr. Ils ne s'inquiéteront pas…

-C'est vrai, mais le repas vient d'être apporté, nous devons manger…

-Comment tu… ? Ha oui…l'ouïe surdéveloppée des elfes… Hé !, dit-elle en se redressant brusquement, ce n'est pas juste ! Pourquoi je ne l'ai pas moi ?

Le prince éclata de rire devant sa moue enfantine et l'embrassa. Ils se relevèrent.

-Ha, j'oubliais, Galadriel ta fait parvenir ceci, dit Legolas en lui montrant un paquet fermé d'une ficelle.

Maïwen le prit et le déballa laissant apparaître un tissu argenté. Elle écarquilla les yeux quant elle tint la robe a bout de bras. Elle était coupée dans un magnifique velours. Le décolleté arrondit était brodé de fines arabesques gris foncé et agrémenté de perles de la même couleur. D'autres broderies ornaient la taille ajustée, puis la robe s'évasait avec une légère traîne. Les manches étaient, elles aussi, ajustées et brodées aux poignets.

-Elle est magnifique…murmura Maïwen le souffle coupé.

Legolas sourit et se tourna, le temps qu'elle l'enfile. Quant il pivota ce fut lui qui eut le souffle coupé.

-Rectification, c'est toi qui es magnifique !

Maïwen rougit et lui tendit la main. Il la prit et ils rejoignirent les autres.

Quant ils arrivèrent, les autres leurs sourirent et plusieurs complimentèrent Maïwen pour sa tenue. Ils mangèrent en discutant de tout et de rien, essayant de ne pas trop penser au drame qu'ils avaient vécu. Des chants et musiques lointaines leur parvenaient parfois. Ils s'en laissèrent bercer, puis se couchèrent.

Le lendemain Maïwen se réveillant tôt. Elle s'extirpa des bras de Legolas et se leva. Le soleil pointait à travers les arbres rendant l'atmosphère magique. Elle s'éloigna en fredonnant le sourire aux lèvres, elle se sentait bien. Elle slaloma entre les arbres à mi-chemin entre les sautillements et les pas de danse, puis commença à chanter d'une voix claire.

(Nda : il s'agit d'une chanson chantée par Celtic Woman, je vous conseille d'écouter le clip en lisant, Maïwen est sensé avoir la même voix…)

I hear your voice on the wind (J'entends ta voix dans le vent)
And I hear you call out my name (Et je t'entends dire mon nom)

"Listen, my child," you say to me ("Ecoute, mon enfant" m'as-tu dit)
"I am the voice of your history ("Je suis la voix de ton histoire)
Be not afraid, come follow me (Ne sois pas effrayé, viens suis-moi)
Answer my call, and I'll set you free" (Répond à mon appel, et je te libérai")

I am the voice in the wind and the pouring rain (Je suis la voix dans le vent et dans la pluie torrentielle)
I am the voice of your hunger and pain (Je suis la voix de ta colère et de ta douleur)
I am the voice that always is calling you (Je suis la voix qui t'appelle toujours)
I am the voice, I will remain (Je suis la voix, et je la resterai)

I am the voice in the fields when the summer's gone (Je suis la voix des champs quand l'été s'en va)
The dance of the leaves when the autumn winds blow (La danse des feuilles quand les vents d'automne soufflent)
Ne'er do I sleep thoughout all the cold winter long (Dois-je dormir tout le long de l'hiver)
I am the force that in springtime will grow (Je suis la force que le printemps épanouira)

I am the voice of the past that will always be (Je suis la voix du passé qui résonnera toujours)
Filled with my sorrow and blood in my fields (Je la remplie avec ma peine et mon sang dans mes domaines)
I am the voice of the future, bring me your peace (Je suis la voix du futur, donne moi ta paix)
Bring me your peace, and my wounds, they will heal (Donne moi ta paix, et mes plaies, elles guérieront)

I am the voice in the wind and the pouring rain (Je suis la voix dans le vent et dans la pluie torrentielle)
I am the voice of your hunger and pain (Je suis la voix de ta colère et de ta douleur)
I am the voice that always is calling you (Je suis la voix qui t'appelle toujours)
I am the voice (Je suis la voix)

I am the voice of the past that will always be (Je suis la voix du passé qui résonnera toujours)
I am the voice of your hunger and pain (Je suis la voix de ta colère et de ta douleur)
I am the voice of the future (Je suis la voix du futur)
I am the voice, I am the voice (Je suis la voix, Je suis la voix)
I am the voice, I am the voice (Je suis la voix, Je suis la voix)

Elle termina sur une note douce, les yeux fermé et toujours souriante. Elle adorait cette chanson, c'était l'une ses préférées. Elle lui rappelait sa grand-mère et ses chants, qu'elle devinait elfiques à présent. Des applaudissements la firent se retourner en sursaut. C'était Haldir.

-Pardonnez-moi, je ne voulais pas vous effrayer.

-Pfff, ne vous inquiétez pas ! J'ai l'habitude, rigola t-elle. Avec Legolas c'est pareil, je ne l'entends jamais arriver.

L'elfe eut un léger sourire.

-Votre séjour vous plait-il ? demanda t-il en s'approchant pour être à sa hauteur.

-Oui, c'est merveilleux, j'ai l'impression de m'être égaré dans un rêve, cet endroit est magnifique.

Il eut un autre sourire.

-Vous savez, peu d'humains ont eu le privilège de venir ici.

-Pourquoi ? demanda l'adolescente en se tournant vers lui.

-Ils sont différents de nous…nous pouvons nous allier, nous entendre…mais pas au point de vivre « ensemble »…

Maïwen reporta son regard devant elle :

-C'est dommage…vous devriez peut-être au contraire essayer de vivre côte à côte, Aragorn y arrive bien.

Haldir la regarda :

-Vous savez, tous les hommes ne sont pas comme lui, certains sont pires que des bêtes…

-Mais ce n'est pas en les repoussant que cela changera, affirma Maïwen.

Il y eut un silence, puis Haldir reprit dans un murmure :

-De toute façon il est trop tard pour vouloir changer cela.

Maïwen baissa la tête.

Il parle de leur départ pour les Terres Immortelles…

Elle se tourna pour lui faire face. Il fit de même :

-Haldir…pour…pourquoi partez-vous ? Pas vous, je veux les elfes en général ?

-Notre temps est révolu.

-Pourquoi ?

-Maïwen, notre peuple se meurt, déjà trop sont partis, nous ne sommes que très peu désormais.

La jeune fille se mordit la lèvre, retenant ses larmes.

-Pourtant je ne peux imaginer la Terre du Milieu sans vous…si vous partez, la nature mourra.

L'elfe posa une main apaisante sur son épaule.

-N'y a-t-il rien qui vous ferez rester ? demanda t-elle.

-Je ne peux vous répondre, je suis désolé.

Maïwen eut un faible sourire.

-Venez, reprit Haldir. Vos amis vous cherchent.

La jeune fille le suivit, la tête remplie de réflexions. Elle se jura de tout faire pour que le peuple elfique reviennent sur sa décision de quitter ce monde.

Voilà, reviews please !