Dark Shadows, Crimson Blood

SadisticPrincess13

Et voici le nouveau chapitre de SadisticPrincess13 ! Je suis extrêmement excitée de le poster, parce que c'était la première fois que je traduisais un texte avec ce genre de choses (je ne veux pas spoiler, donc bref, mais j'était vraiment super contente!) Bonne lecture !


Chapitre 7 : Will You Suffer for Me ? (Souffriras-tu pour moi ?)


Il ignorait depuis combien de temps il était agenouillé là, nu, ses genoux creusant le centre du lit, une barre d'écartement fixée autour de ses chevilles. Ses bras étaient tendus à la limite de leur capacité, mains attachées au cadre de lit par une grossière corde les liens le forçaient à s'appuyer de tout son poids sur ses genoux, contractant d'autant plus ses cuisses. Un épais collier entourait fermement son cou, juste assez pour faire obstacle à sa respiration. Une ball-gag (ndt : Bâillon-boule en français, oui c'est le vrai nom, non je ne le mettrai jamais) étouffait ses gémissements et ses cris tandis qu'un bandeau recouvrait ses yeux, l'aveuglant avec efficacité, sensibilisant ses autres sens, intensifiant tout ce qu'il expérimentait.

La machine enfoncée profondément en lui continuait son martèlement rythmique, frappant à répétition l'endroit précis qui lui causait des éblouissements et noyait son corps de douleur et plaisir mêlés. Il laissa échapper un bruyant gémissement en jouissant pour la énième fois. Il atteint encore et encore et encore l'orgasme, se sentant chaque fois plus vidé et épuisé. Pour la machine, la personne qu'elle simulait ainsi n'avait aucune importance froide et sans sentiments, ce n'était qu'une simple machine. Elle était sans merci …

… Juste comme la personne qui la contrôlait.

Il poussa un faible geignement quand la machine ralentit progressivement jusqu'à son arrêt complet. Il ne savait pas s'il devait –ou ne devait pas – pleurer. Il se sentait courbaturé et fatigué, et pourtant avec la machine appuyant encore sur sa prostate, était douloureusement excité. Une main caressa soudainement son dos, traçant son épine dorsale de bas en haut, le faisant frissonner sous le froid toucher. Il haleta à travers son nez, de la bave coulant du coin de sa bouche. Sa mâchoire était douloureuse après tout ce temps passé grande ouverte, mais emplie, et il ne put s'empêcher un sanglot de soulagement quand la boule fut enlevée.

L'assourdissant silence commençait à le rendre nerveux. Il savait ce qu'il avait à faire. Il rouvrit le bouche, prenant un instant pour déglutir avant de prononcer le nom de son tourmenteur.

« Akashi-kun… » commença t-il, tenant d'ignorer le menaçant silence. « Je suis… désolé. P-pardonnes-moi, s'il te plaît… »

Il n'y eut aucune réponse, et il commença à craindre de ne pas avoir dit ce qu'il fallait. Il poussa un tremblant soupir pour se calmer, et tenta de nouveau.

« S'il te plaît –»

« Silence, Tetsuya… » La respiration de Tetsuya hoqueta quand il entendit la voix de son bourreau… Son bourreau et amant. « Tetsuya, pensais-tu que je ne le découvrirais pas ? Pensais-tu que tu pouvais me tromper sans en subie les conséquences ? » Kuroko sentit son collier se resserrer à chaque mot rageusement sifflé par son amant.

Akashi fixait froidement l'homme tremblant, le regardant haletant en quête d'un air dont il avait réellement besoin. Il raffermit encore sa prise sur la chaîne connectée au centre du collier de son amant. Le collier avait été fait sur mesure de sorte à ce qu'il se resserre dès que la chaîne était tirée, étouffant celui qui le portait. Akashi relâcha la chaîne pour permettre un peu de répit à son amant.

Kuroko toussa et haleta quand l'air emplit ses poumons, des larmes commençant à couler de ses yeux sous le bandeau. « A-Akashi-kun… » balbutia t-il d'une voix écorchée. « P-pardonne-moi, s'il te plaît… J-je ne le ferai plus. » Il continua de le supplier. « Je ne le ferai p-plus… Je t'en prie, Akashi-kun ! » cria t-il en sentant la machine se remettre en marche. Kuroko secoua la tête et gémit en la sentant bouger en lui, rapidement et profondément, le déchirant. Il sanglota en percevant quelque chose d'humide couler depuis le haut de ses cuisses. Les larmes coulèrent plus rapidement encore à l'idée du sang. Il n'aimait pas ça. Il n'aimait pas ça du tout.

« S'il te plaît… S-s'il te plaît, Akashi-kun ! » réussit-il à haleter avant de serrer les dents pour contenir ses plaintes. « J-je ne peux pas… Je ne peux pas supporter ça plus longtemps ! » hurla t-il presque, dans son désespoir, se débattant contre ses liens. Les cordes brûlaient ses poignets, et le soudain mouvement le déséquilibra, tendant d'autant plus son corps.

« Pourquoi ? » demanda subitement Akashi, sa voix calme et naturelle, mais froide. « Tu le supportait très bien quand tu avais les mains de cette vermine sur toi. Tu avais l'air aussi parfaitement heureux de l'embrasser. » Sa mâchoire se contracta à la ressouvenance de ce qu'il avait vu.

« C-ce n'était pas… comme ça… s'il te plaît… » parvint-il à bafouiller entre ses halètement et gémissements, frissonnant en sentant son orgasme se rapprocher. Ce n'était pas ça. Il n'avait pas voulu faire ça. Ce n'était pas sa faute. Il était plus qu'ivre. Il avait bu à la fête d'Aomine, bien plus que ce qu'il avait cru. Il était sur le point de partir quand un bras l'avait tiré et poussé contre un mur. Il ne pensait pas correctement quand il avait laissé cet homme l'embrasser. Et n'avait certainement pas eu l'intention de répondre au baiser. C'était une stupide erreur. Il n'avait pas voulu le faire. Il n'avait pas voulu ! Kuroko cria en jouissant, tremblant violemment.

Il s'effondra brutalement quand les cordes liant ses mains furent détachées du cadre de lit. Il n'eut pas le temps de comprendre ce qui se passait, s'il en avait même la capacité, avant que le bandeau ne soit également retiré, et qu'il ait à cligner des yeux pour s'habituer au faible éclairage de la pièce. Il s'appuya sur ses bras pour se mettre à quatre pattes, de sorte à ce que l'engin en lui ne lui fasse pas aussi mal ça n'aidait en rien qu'il soit toujours en mouvement. Il essuyait la bave sur son visage d'une main quand d'autres vinrent prendre son visage en coupe, le relevant. Il vit son amant le fixer avec une expression qu'il ne pouvait décrire.

Akashi observa les traits de son amant en silence, ses yeux hétérochromes ne dévoilant rien aux bleus lui faisant face. Il garda le silence en essuyant les larmes, la suer et la salive de Kuroko avec une petite serviette, ignorant les plaintes douloureuses de son amant alors que la machine continuait à faire ce pour quoi elle avait été faite. Il monta sur le lit, se plaçant entre les bras de l'autre homme, les attrapant, et les guidant pour qu'ils l'entourent.

Les yeux de Kuroko s'écarquillèrent et il raffermit sa prise sur le corps d'Akashi, enfonçant son visage contre le torse de l'homme aux cheveux rouges tandis qu'il tremblait violemment, atteignant une énième fois l'orgasme. Ça faisait mal, Dieu, tellement mal. Kuroko sanglota contre son partenaire.

« A-Akashi-kun… je t'en prie… » le supplia Kuroko avec désespoir, fermant les yeux et s'accrochant à l'homme aux cheveux rouges comme s'il était la seule chose gardant sa raison intacte parce qu'il était certain que s'il le lâchait, il se briserait, il se briserait et personne ne pourrait jamais le remettre en une seule pièce parce qu'il ressentait tellement de douleur et de plaisir qu'il ne savait même plus différencier les deux. Kuroko grogna soudainement en jouissant une nouvelle fois, mordant ses lèvres en réalisant que la machine ne semblait pas s'arrêter de sitôt.

Akashi répondit simplement en repoussant son amant de son torse et soutenant son visage, le relevant pour apercevoir ses yeux. Kuroko ne pouvait rien faire d'autre que le fixer en retour, clignant des yeux pour se focaliser sur le visage de l'homme aux cheveux rouges. Le regard d'Akashi était impassible et froid, tellement figé que pas le moindre signe d'émotion n'était apparent. Avait-il tellement blessé Akashi, pour qu'il construise ce mur entre eux ? C'était entièrement sa faute. Il avait était si faible pour ne pas résister à l'autre. C'était entièrement sa faute. Comment avait-il pu blesser Akashi ainsi ?

Kuroko fixa Akashi de ses yeux suppliants, désespérés. « A-Akashi-ku – »

« Veux-tu que je te pardonne, Tetsuya ? » le coupa le susnommé, sa voix douce tandis qu'il caressait tendrement le visage de son amant.

Les yeux de Kuroko s'écarquillèrent, il hocha vivement la tête. « Oui, oui ! Akashi-kun, je t'en prie, s'il te plaît, pardo – » Un doigt placé contre ses lèvres le fit taire instantanément.

Akashi se pencha, ses lèvres effleurant l'oreille de Kuroko et sa main passant à travers ses mèches, humides d'une sueur qui les avaient plaquées contre son front et sa nuque. Kuroko sentit sa respiration se couper quand les lèvres d'Akashi bougèrent contre son oreille, murmurant si doucement et gentiment les mots qui seraient son salut de cette douloureuse sensation de plaisir excessif.

Quand Kuroko entendit ces mots, il eut l'impression que le temps s'était complètement figé avant que ce sentiment ne s'efface, laissant seulement Akashi et lui-même dans la lumière tamisée de la chambre. Dans son esprit, plus rien n'avait d'importance, pas la pression sous laquelle était maintenu son corps, pas la machine s'enfonçant incessamment en lui, plus rien de tout ça n'existait. Il y avait seulement Akashi. Seulement Akashi et la façon donc il le tenait si délicatement dans ses bras, lui demandant doucement une seule et unique chose pour son insolence.

« Tetsuya, souffriras-tu pour moi ? »

Il y eut un instant de silence avant que Kuroko ne réponde.

« …Oui. »

Akashi ne put retenir un sourire satisfait.


Ndt: Bon bien entendu ce chapitre n'est absolument pas réaliste, nous en sommes tous conscients, n'est-ce pas, parce que bon, les hommes ont une période réfractaire, quand même. Mais j'aime quand même beaucoup ce chapitre, et j'espère que vous l'avez aussi aimé. (en passant, comme d'habitude je n'ai pas relu, votre aide est la bienvenue ! Merci, Izumi-kln)

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