Titre : Tome I - Cerridwen Snape et l'école des sorciers.
Rating : K.
Pairing : Aucun... pour le moment.
Warning : Aucun.
Summary : Cerridwen est la nièce de Severus Snape, qui l'a recueillit alors qu'elle n'avait que trois ans. Élevée par le Maître des Potions, la fillette fera sa rentrée à la célèbre école de sorcellerie, en même temps qu'un certain Survivant...
Disclaimer : Cerridwen et d'autres OCs secondaires sont à moi. Le reste n'est qu'à JKR.
Personnage(s) : Severus Snape | Cerridwen Snape | Draco Malfoy | Harry Potter | Hermione Granger | Vincent Crabbe | Gregory Goyle | Ron Weasley | Neville Longbottom. Mention de Quirinus Quirrell | James Potter.
M/A : Quatrième chapitre! N'êtes-vous pas curieux de découvrir comment les premiers cours de notre héroïne se déroule? Et il ne faut pas oublier le plus connu de ceux-ci; celui de potions! Qui n'aime pas cette scène? Personnellement, c'est en l'écoutant que je suis tombé sous le charme de Snape. Au grand malheur de mon père, qui le déteste!
Je remercies lectrice de la nuit, Zeugma412, sebferga et Julia13verseau pour avoir mis en suivi/commenté.
Enfin, bref. Bonne lecture!


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Traduction anglais/français
Daily Prophet = Gazette du Sorcier
Diagon Alley = Chemin de Traverse

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Tome I - Cerridwen Snape et l'école des sorciers
Chapitre quatre : Les hommes sont des gamins

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7 septembre 1991[1]

Jamais l'école n'a été aussi intéressante, aux yeux de Cerridwen. Pour la première fois en six ans, le matin n'est plus synonyme de moqueries et d'insultes. Pour la première fois, on ne se moque pas de la réputation de sa famille, ni de ses vêtements. Au contraire, grâce à son oncle, elle peut enfin être tranquille! Après tout, qui voudrait se frotter à la nièce de la Terreur des Cachots?

Les cours sont en eux-même merveilleux. Sauf peut-être Histoire de la magie; ce cours est tel que l'a décrit son oncle, c'est-à-dire soporifique et ennuyant. Le manuel est plus intéressant, et c'est pourtant le même contenu. Et elle peut même ajouter la Défense contre les forces du Mal, qui est plus une blague qu'autre chose, avec ce bègue de Quirrell comme enseignant. Quant aux autres... Cerridwen aime déjà faire des cartes du ciel chaque mercredi soir dans la tour d'Astronomie, découvrir les innombrables variétés de plantes magiques (vivantes, pour une fois, se dit-elle en pensée), apprendre la délicate discipline des enchantements et celle rigide de la métamorphose.

Mais celui qu'elle attends avec impatience, c'est bel et bien celui des potions. Quel autre art magique peut être plus parfait que celui-là? Une science raffinée et minutieuse à la fois, aux possibilités infinies et où la moindre erreur peut conduire à la mort? Aucune.

Aussi, le vendredi est la plus belle journée de sa première semaine de cours, car le seul cours qu'elle a est celui de potions. Le premier de toute sa scolarité sorcière. Et le fait qu'il soit en commun avec les Gryffindors, la maison ennemie à la sienne, ne gâche absolument pas son moral. Pourquoi le serait-il?

« On a potions, n'est-ce pas? , questionne Draco, en allant la rejoindre au petit-déjeuner.

-Qu'est-ce qui te fait dire une telle chose? , réponds-t-elle, tout en continuant de boire son jus de citrouille.

-La façon dont tu as fait ton chignon. Tu n'attaches tes cheveux de cette façon que quand tu t'apprêtes à faire des potions avec ton oncle, révèle l'Héritier Malfoy, en s'assoyant à côté de sa cousine par formalité.

-Que tu puisses deviner par des détails pareils ce que je fais est fort inquiétant. », réplique la brune, en le regardant du coin de l'oeil. Les joues de Draco rosissent, alors que leurs camarades de classe déjà présents se mettent à rire. Quelques minutes plus tard, les hiboux postaux arrivèrent. Le hibou grand-duc des Malfoy vient déposer son paquet journalier de friandises et l'exemplaire du Daily Prophet que Cerridwen s'empresses de prendre pour le lire.

Un petit article attire rapidement son attention, bien qu'il ne soit pas en première page; celui de l'enquête sur le vol commis à Gringott's. Ça l'avait plus intriguée qu'inquiétée (il faudrait être fou ou suicidaire pour voler des gobelins!), notamment à cause de la réaction de son oncle, qui lui avait d'abords parût anxieux puis soulagé par ce fait divers, ainsi que la date où il s'était produit, soit le même jour où elle et Draco étaient allés sur Diagon Alley. Et Harry, se souvient-elle alors.

Le hasard n'existe pas. D'une façon ou d'une autre, le Survivant est mêlé à cette histoire. Mais elle poursuivra son enquête plus tard. Pour l'instant, elle doit se concentrer sur Draco qui raconte -encore- une de ses histoires abracadabrantes et mensongères sur des balais.

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Comme à la maison.

Voilà ce que pense Cerridwen, en voyant la salle utilisée pour le cours de potions. Il y fait plus froid que dans le reste du château, ce qui est compréhensible vu qu'elle est située dans les cachots; les étagères et les armoire placées le long des murs sont pleines à craquer d'ingrédients de potions soigneusement étiquetées dans des flacons ou des bocaux de verre. Vraiment, ça lui rappelle la pièce où elle et son oncle préparent leurs potions, à Spinner's End.

Sitôt que la cloche sonne, son oncle commence son manège; il entre dans sa classe en faisant claquer la porte (Draco, ayant lui-aussi prévu le coup et s'étant assis à côté d'elle, pose en même temps une main sur la sienne pour la calmer) et en faisant son tournoiement de cape si caractéristique. Il va jusqu'à son bureau, puis commence l'appel. En arrivant au nom de Harry, il s'arrête, regardant en direction du jeune garçon.

« Ah oui, fit-il, de cette voix froide, détachée et doucereuse que Cerridwen connaît bien. Harry Potter. Notre nouvelle... célébrité. »

Le dernier mot est mis tant en accent qu'il semble lourd de haine -ce qui est probablement le cas, songe-t-elle, en se souvenant de la seule histoire que son oncle a osé lui raconter sur Potter Senior et lui. Draco et ses gorilles se cachent derrière leurs mains pour ricaner, mais elle l'arrête presque aussitôt en lui écrasant le pied. Le Maître des Potions continue son appel et, une fois cette tâche complétée, il relève la tête.

« Vous êtes ici pour apprendre la science subtile et l'art rigoureux de la préparation des potions, commence-t-il d'une voix à peine plus haute qu'un murmure mais qui applique derechef le silence et captive, qu'ils le veuilles ou non, les étudiants. Ici, on ne s'amuse pas à agiter des baguettes magiques, je m'attends donc à ce que vous ne compreniez pas grand-chose à la beauté d'un chaudron qui bouillone doucement en laissant échapper des volutes scintillantes, ni à la délicatesse d'un liquide qui s'insinue dans les veines d'un homme pour ensorceler peu à peu son esprit et lui emprisonner les sens... Je pourrais vous apprendre à mettre la gloire en bouteille, à distiller la grandeur, et même à enfermer la mort dans un flacon si vous étiez autre chose qu'une de ces bandes de cornichons à qui je dispense habituellement mes cours. »

Oh que si, oncle Severus, je comprends parfaitement..., réplique en pensée Cerridwen, plus que fascinée par le monologue du directeur des Slytherin, alors que toute la classe est silencieuse.

« Potter! Qu'est-ce que j'obtiens quand j'ajoute de la racine d'asphodèle en poudre à une infusion d'armoise? »

Philtre de Mort vivante.

« Je ne sais pas, monsieur.

-Apparemment, la célébrité n'est pas tout dans la vie, ricane Severus. Essayons encore, Potter. Où iriez-vous si je vous demandais de me rapporter un bézoard? »

Estomac de chèvre. Cette Granger m'énerve.

« Je ne sais pas, monsieur.

-Vous n'alliez quand même pas vous donner la peine d'ouvrir un de vos livres avant d'arriver ici, n'est-ce pas, Potter? », continue son oncle, savourant le début de sa vengeance contre le fils de son ancien tourmenteur quasi-attitré. Cerridwen fixe la scène, à moitié-blasée, à moitié-exaspérée. Son oncle pense vraiment qu'à part les obsédées du travail comme Granger, les Nés-moldus retiennent les informations dans leurs manuels? Bien des enfants Sang-mêlés et Sang-purs ignorent tout autant les réponses! Surtout qu'il ne s'acharne sur le Survivant qu'à cause de son père. Père qu'il n'a jamais connu.

Les hommes sont de purs gamins, même adultes, pense la jeune sorcière.

« Potter, quelle est la différence entre le napel et le tue-loup? »

Même plante. Je vais lui trancher le bras, à cette lionne.

« Je ne sais pas monsieur, mais je crois qu'Hermione le sait. Vous aurez peut-être plus de chance avec elle. », réponds calmement le Gryffindor, impressionnant grandement Cerridwen. Quelques élèves ricanent, mais leurs rires se coupent dès que le regard noir du Maître potionniste tombe sur eux. Une fois avoir sèchement dit à la Je-sais-tout des Lions de se rasseoir, il donne les réponses à ses questions, puis leur ordonne de tout noter, en retirant au passage un point à la maison Rouge et Or pour l'impertinence du garçon aux yeux d'émeraude.

Il répartit ensuite les élèves par binôme, et ceux-ci commencent la préparation d'une potion contre les furoncles. Commencer par la facilité pour trouver les forts et les faibles, réfléchit la jeune Snape, tout en travaillant de concert avec son cousin par formalité. D'une oreille distraite, elle écoute les sévères réprimandes du directeur des Slytherin, qui passe et repasse entre les tables. Tout à sa potion, elle ne remarque nullement qu'elle est, avec Draco, l'une des seules à ne pas recevoir de critiques -toutefois, dans son cas, personne ne s'en étonne.

C'est un sifflement sonore et un nuage verdâtre qui la fait sortir de ses pensées. Le bruit est si bruyant et inattendu qu'elle s'empresses de poser ses mains sur ses oreilles, avant de regarder la source de ce boucan infernal. Elle découvre alors qu'un des étudiants -le garçon au crapaud, plus exactement- a fait une erreur de manipulation, faisant ainsi fondre son chaudron et répandant le liquide désormais acide sur le plancher. En moins de temps qu'il n'en faut, tous se mirent sur leurs tabourets pour ne pas se retrouver pieds nus. Quant au malchanceux sorcier... les furoncles poussant sur sa peau semblent très douloureux.

Après une pique très venimeuse assortie d'un sort de nettoyage, Severus envoie le garçon à l'infirmerie, puis accable Harry et son partenaire, le cadet Weasley, de tous les maux, retirant du même coup un deuxième point aux Lions. Il s'apprêtre à lui répondre quand le rouquin l'en empêche -ce qui est une très bonne idée, se dit-elle en voyant l'énervement qu'elle lit sur le visage de son oncle. Il peut se compter chanceux d'avoir perdu que deux points.

Elle sait très bien qu'à partir de ce cours, Potter va être le bouc-émissaire attitré de son oncle. Sauf qu'elle ne va rien faire pour lui faire changer d'idée. Ce sont ses affaires, pas les siennes. S'en mêler ne réglera absolument rien.

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[1] Les dates sont basées sur les informations du roman.

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M/A : Je ne sais pas vraiment quoi dire, après ce chapitre, sauf que je le hais car il est trop court. Mais je savais pas ajouter de plus, alors... Tout ce que je peux donc ajouter à ce message, c'est que j'espère qu'il vous a quand même plût, que j'attends vos commentaires et que j'ai hâte de vous faire lire la suite. À la prochaine!