Titre : Tome I - Cerridwen Snape et l'école des sorciers.
Rating : K.
Pairing : Aucun... pour le moment.
Warning : Aucun.
Summary : Cerridwen est la nièce de Severus Snape, qui l'a recueillit alors qu'elle n'avait que trois ans. Élevée par le Maître des Potions, la fillette fera sa rentrée à la célèbre école de sorcellerie, en même temps qu'un certain Survivant...
Disclaimer : Cerridwen et d'autres OCs secondaires sont à moi. Le reste n'est qu'à JKR.
Personnage(s) : Severus Snape | Cerridwen Snape | Draco Malfoy | Rubeus Hagrid | Harry Potter | Ron Weasley. Mention de Minerva MacGonagall | Narcissa Malfoy | Fluffy.
M/A : Bon matin, chers lecteurs d'Europe! Vous allez bien? Perso, si! J'suis chez ma grand-mère pour la semain de relâche, et j'avoues que je m'amuses pas mal! J'ai loué le cinquième de la série, puisque la dernière fois que je l'ai écouté, c'était en anglais. Et je m'envoies de la voix de Snape, en québécois! Bon, bien sûr, j'ai les quatre premiers films plus le 7.2, mais... le cinquième, ça fait très longtemps que je l'ai pas écouté. Depuis 2007, en tout cas. D'ailleurs, juste comme ça... c'est lequel, votre film préféré? Moi, c'est la Coupe de Feu! La scène de l'étude et du cours de danse sont mes préférées, et en anglais, c'est quand Harry découvre la Première Tâche. Je la préfères dans la langue de Shakespeare plutôt que dans celle de Molière.
Sinon, je remercies aldagon72, Amazaria, Nerdaneel, Zeugma412, Pika-Clo, Millon et Julia13verseau pour avoir mis en favori/mis en suivi/commenté.
Bref. Bonne lecture!


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Traduction anglais/français
Fluffy = Touffu.

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Tome I - Cerridwen Snape et l'école des sorciers
Chapitre huit : Yule[1] à Hogwarts

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2 décembre 1991

Cerridwen peine à croire que le mois de décembre est déjà arrivé. Ça la trouble plus qu'autre chose, à vrai dire. Le temps a passé si vite! Ses journées lui semblent affreusement courtes, tant elles sont paisibles et reposantes. À Cokeworth, elle doit supporter les insultes, les blagues foireuses, les coups; elle doit sans cesse surveiller sa langue pour ne pas laisser échapper qu'elle et son oncle sont des sorciers; mais surtout, elle doit contrôler sa magie, éviter les accidents magiques qui arrivent plus fréquemment qu'on ne le penses, chez les jeunes sorciers.

Mais pas ici. Pas à Hogwarts. Ici, elle est une jeune sorcière comme tant d'autre, et pas seulement la «nièce du vieux Snape», comme on la désigne à Spinner's End. Ici, on la laisse tranquille.

Ce matin-là n'est pas différent des autres. À l'heure du petit-déjeuner, lorsque arrive les hiboux postaux, Cerridwen réagit à peine, attendant simplement que le grand-duc des Malfoy viennes déposer son fardeau habituel et l'exemplaire du Daily Prophet. Toutefois, elle reste surprise lorsqu'une effraie des clochers se place devant elle, un petit parchemin dans le bec.

« Níniel? , s'étonne-t-elle, en reconnaissant la chouette de son oncle. Enfin, officiellement, elle est à son oncle. Officieusement, elle appartient à la famille Snape. C'est d'ailleurs elle qui a choisi son nom. Après une seconde d'hésitation, elle finit par prendre le parchemin, remerciant la dame blanche[2], qui s'envole presque aussitôt. Se demandant pourquoi Severus lui a envoyé Níniel -car elle ne doute aucunement de l'identité de l'expéditeur-, la Slytherin finit par ouvrir le message.

" Je dois rester à Hogwarts. Demande à rester ici. "

Court, net, précis. Et frustrant, grogne en pensée la brune. Elle aurait préféré fêter Yule dans leur demeure de Spinner's End. Certes, cette vieille maison étroite et parfois glaciale n'a rien d'agréable, mais c'est sa maison d'enfance. Elle s'ennuie de ces soirées où elle et son oncle ne font que s'asseoir devant la cheminée pour lire, de ces petits-déjeuners passés ensembles dans la petite cuisine... Elle s'ennuie de sa maison, tout simplement.

Sauf des Doxies. Elle a horreur de ces bestioles, qui pourtant adore la mordre. Combien de fois elle s'est retrouvé malade à cause d'eux? Elle a cessé de compter. Mais assez pour développer une tolérance au venin de ces horribles fées mordeuses.

Elle range le parchemin dans le revers de sa robe d'école, puis reprends son petit-déjeuner.

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« Tu va vraiment rester à Hogwarts pour Yule? , demande Draco, lorsque lui et sa cousine, bien évidemment accompagné de la Cour des Serpents, sortent du cours d'histoire de la magie -en commun avec les Hufflepuff-, qui a été heureusement interrompu par la venue de MacGonagall, venue prendre le nom des élèves restant au collège pour les vacances d'hiver. Cerridwen s'était aussitôt inscrite, surprenant ainsi les Slytherins, qui retournent tous chez eux pour les fêtes.

-Pourquoi poses-tu une question dont tu connais la réponse? , réplique-t-elle, sans le regarder.

-Parce que ça m'étonne. Surtout que mère aimerait que tu viennes au manoir.

-Tu diras donc à Lady Narcissa que nous serons absents.

-Nous?

-Mon oncle doit rester au château cette année, explique Cerridwen. Et Yule est une célébration familiale, quoi qu'on en dises. Par conséquent, rester ici me semble être une brillante idée. »

En fait, elle sait parfaitement pourquoi les Malfoy veut qu'elle (et, de facto, son oncle) viennes fêter Yule avec eux. Tout simplement car il y aura un grand bal, réunissant l'élite de la société sorcière. Et la brune n'est pas sans savoir que dans cette élite se retrouve d'anciens Death Eaters.

Elle a déjà participée à un de ces bals mondains. Elle n'avait que sept ans, l'âge idéal selon les sorciers traditionnaux car le sept est un chiffre magique, quand son oncle a été forcé à l'emmener au bal de Mabon[1]. Elle se souvient parfaitement de la robe rouge rouille tout en soie et en dentelle que Lady Narcissa lui avait offert spécialement pour l'occasion, des feuilles rousses en tissu qu'on avait glissé dans ses cheveux tressés, de l'impression malsaine d'être détaillé sous les moindres détails comme un bibelot précieux et délicat, du décorum auquel elle et Draco ont été obligés de se plier...

Qu'est-ce qu'elle a détesté cette soirée! Depuis, dès qu'elle le peut, elle évite les bals de la haute-société. Surtout qu'elle sait pertiemment que, même si elle et Severus fêtent les fêtes traditionnelles sorcières, qui sont un des résultats de ses années de service comme Death Eater, ils ne sont absolument pas à leur place; les Prince sont certes une ancienne famille Sang-pur, mais elle n'est pas de la haute-bourgeoisie sorcière.

Tout compte fait, réfléchit-elle alors que les jeunes sorciers se rendent en métamorphose, rester à Hogwarts est une excellente idée...

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21 décembre 1991

En sortant de la cour, Cerridwen reste immobile un instant, observant la neige blanche et froide qui recouvre le pavé. Un peu plus d'une semaine s'est écoulée depuis la première tombée de neige. Elle n'en n'a jamais vu autant, et la couleur est infiniment plus pure qu'à Cokeworth. L'hiver a toujours été sa saison préférée. Elle peut passer des heures à jouer dehors, dans leur petite cour de Spinner's End, tant et si bien qu'enfant, son oncle était souvent obligé de la forcer pour qu'elle rentre à l'intérieur ne serais-ce que pour manger.

En se prenant généralement une boule de neige en plein visage dans la première tentative. Souvent de la part du bonhomme de neige qu'elle enchante à chaque hiver pour avoir un compagnon de jeu.

Elle arrange l'épingle de sa cape, s'assurant de cette façon qu'elle ne glisse pas de sur ses épaules. Elle a beau aimé la saison froide, ce n'est pas une raison d'attraper la mort, comme disent les Moldus. Une fois sûre que sa cape ne glissera pas, elle s'avance dans la cour, savourant l'air glacé qui mord tendrement ses joues sûrement déjà roses

« Hey, Snape! , fait soudainement la voix de Harry, derrière elle. Surprise, la Slytherin s'arrête et se retourne, pour voir le garçon aux yeux vert courir vers elle, suivi de près par le cadet Weasley. Celui-ci, en s'approchant d'elle, ne cache pas son déplaisir d'être en sa présence.

-Potter, Weasley, les salue-t-elle.

-Qu'est-ce que tu fais? , lui demande joyeusement le Lionceau.

-Je me rendais à la cabane de Hagrid, réponds Cerridwen.

-Pourquoi tu vas le voir? , siffle Ron.

-J'ai une faveur à lui demander.

-Laquelle?

-Vous le saurez si vous m'accompagner. »

Sur cette dernière phrase, elle reprends sa marche, se dirigeant tranquillement vers chez Hagrid. Les deux jeunes sorciers la regardent s'éloigner, puis s'interrogent du regard. Ils ont envie de savoir ce que la nièce de la Terreur des Cachots va demander au garde-chasse. Sans doute que Snape l'utilise pour découvrir comment passer Fluffy. Ça serait logique; Hagrid, déjà peu méfiant, ne se méfierait absolument pas d'une élève, même si elle est une Slytherin.

C'est donc sur cette réflexion mutuelle mais silencieuse que les deux garçons se précipitent à sa suite. Quand il l'a rejoignes, elle ne pose aucune question, se contentant de continuer son chemin. Les deux autres élèves restent aussi silencieux. Harry en profite donc pour détailler Cerridwen.

Elle ressemble à son oncle, se dit-il. Ils ont tous deux quelques traits similiaires, comme le nez quelque peu long, les lèvres fines et les cheveux noirs comme de l'encre. Mais là où le Maître des potions est tout en rudesse et amertume, sa nièce est faite de mélancolie et de grâce. D'autres détails chez la brune le troublent également; contrairement à Snape, elle n'est pas du tout partiale, bien que froide. Elle ne cherche problème à personne, alors que le sorcier semble s'amuser à irriter les élèves.

Non, finalement, Cerridwen Snape est tout à fait différente de son oncle.

C'est le poing de Ron cognant contre la porte de la cabane qui ramène Harry dans le monde matériel. Il n'a même pas remarqué qu'ils sont arrivés à leur destination. Ils attendent patiemment que l'ex-Gryffindor écarte Fang de la porte d'entrée et qu'il ouvre celle-ci.

« Oh, Harry! Ron! Et... [Il fronce les sourcils, en voyant la jeune fille.] T'es pas la fille de Snape, par hasard?

-Sa nièce, rectifie Cerridwen, de cette voix détachée et soyeuse si propre à elle.

-Oh. Désolé, s'excuse le demi-géant.

-Ne le soyez pas. Je prends même cela pour un compliment. Pouvons-nous entrer?

-Bien sûr! Entrez, entrez! , invite le garde-chasse, en se tassant sur le côté pour les laisser entrer. Les jeunes sorciers ne se le font pas dire deux fois. Comme toujours, Hagrid leur propose des biscuits et du thé, mais elle refuse poliment, prétextant que ça ne prendra qu'un petit moment. Les Lionceaux la copient, bien que ça les gêne. Mais étonnament, le grand homme ne s'en vexe pas.

-Bon! Alors, qu'est-ce qui vous emmène ici? C'est rare, de voir une Slytherin dans le coin! , demande le garde-chasse, en s'assoyant sur l'un des énormes fauteuils de la cabane.

-En fait, j'ai une faveur à vous demander, déclare Cerridwen, ses yeux impressionnants posés sur le demi-sorcier. Mais avant cela, une question.

-Laquelle?

-Y a-t-il des Acromentulas dans la Forêt Interdite? »

Acromentula? , répète Harry, perplexe. Il se tourne vers Ron, qui hausse les épaules. De son côté, Hagrid hésite.

-Pourquoi tu me demandes ça?

-Le venin d'Acromentula est rare car difficile à obtenir, s'explique la jeune Snape. Et qui dit rare et difficile à obtenir dit forcèment coûteux. Or, une rumeur court selon laquelle une colonie d'Acromentulas habiteraient dans la Forêt Interdite. Et qui de mieux que le garde-chasse de Hogwarts, qui s'y connait par ailleurs si bien en créatures dites «dangereuses», pour confirmer cette rumeur? »

C'est vraiment une Slytherin dans l'âme, réalise le jeune attrapeur, médusé. Et il n'en faut pas plus pour que Hagrid tombe à pieds joins dans le piège.

« Eh bien... oui, y'en a. Je vais même souvent les voir! Je connais bien leur chef de clan.

-Si vous êtes en si bonne entente avec lui, pourriez-vous lui demander s'il accepte de donner un peu de son venin? , continue Cerridwen, en offrant un doux mais faible sourire -le genre de sourire qu'un chat offrirait à la souris qu'il va manger, remarque Harry.

-Pourquoi? »

On dirait moi quand j'étais enfant, rigole en pensée la brune. Elle posait beaucoup de questions, quand elle était enfant. Enfin, beaucoup selon les critères Snape.

« Je veux en offrir à mon oncle pour son anniversaire.

-Snape a un anniversaire? , s'étonne Ron. Cerridwen claque sa langue contre son palais, irritée. Elle se tourne vers le roux, pour le fusiller du regard. Celui-ci se ratatine sur sa chaise, gêné. La question lui a échappée, mais ça lui paraît tellement fou! Pour lui, Snape est une sorte d'entité propre au collège, comme s'il existe depuis les Fondateurs, terrorisant chaque génération de sorciers.

-Bref. Tu veux lui faire un cadeau, résume Hagrid, reprenant ainsi l'attention de la brune. Et ça va me faire plaisir de t'aider. C'est déjà rare qu'un Slytherin viennes me voir, si c'est en plus pour une raison comme la tienne, je vais pas refuser! »

Le cheval est ferré, fait Harry, tandis que la jeune sorcière remercie l'ex-Gryffindor, tout en sortant il ne sait d'où un petit flacon de verre et au bouchon de liège, qu'elle lui tendit, ajoutant au passage qu'elle devait en avoir besoin pour la première semaine de janvier. Après de nombreux remerciements, la Vert et Argent quitte la cabane, bientôt suivie par les Lionceaux.

De nouveau silencieux, les trois élèves se rendent jusqu'à la cour...

... quand au loin, ils aperçoivent justement Severus Snape. Harry et Ron s'immobilisent juste avant la brune. Si jamais le Maître des potions les voit avec sa nièce, ça risque de mal se passer. Cherchant le soutien de Cerridwen, les deux garçons se tournent vers elle, pour la découvrir avec un rictus amusé aux lèvres.

« Ça vous dit, de vous moquer de mon oncle? , propose-t-elle soudainement. Les Gryffindors écarquillent les yeux. Se moquer de la Terreur des Cachots?

-T'es malade? Même à toi, il va retirer des points! , panique le rouquin.

-Il nous retirera des points s'il vous voit avec moi, rectifie-t-elle. Et je fais ce tour depuis que j'habite avec lui; il y est habitué... plus ou moins.

-Et c'est quoi, ton tour? , questionne le Survivant, curieux. Au lieu de répondre, elle les tire par leurs manches, les cachant ainsi derrière un énorme bosquet recouvert de glace et de neige. Et, sous leurs yeux ébahis, la jeune Snape se met à faire un bonhomme de neige de la taille d'un enfant de quatre ans. Une fois la création anthromorphique terminée, un fourmillement traverse le corps des garçons, alors que du bout des doigts, elle trace un visage faussement humain dans la neige.

-M'entends-tu? , demande-t-elle, une fois son oeuvre terminée. À la plus grande surprise de Ron et de Harry, le bonhomme de neige hoche la tête.

-Bien! Maintenant, attaque oncle Severus! »

Aussitôt dit, aussitôt fait; l'oeuvre de neige se mets à sauter pour s'éloigner d'eux. Elle saisit de la neige présente sur le sol, la roule en forme de boules...

... avant de la lancer sur le professeur de potions, qui la reçoit en plein visage. Le choc est si violent que le directeur de Slytherin glisse sur une plaque de glace, manquant de justesse de se retrouver sur le dos. Mais les attaques ne s'arrêtent pas. Au contraire! Elles se poursuivent, le bonhomme de neige semblant s'amuser autant que sa créatrice et ses camarades de jeu, qui regardent la scène burlesque cachés derrière leur bosquet, une main sur la bouche pour retenir leurs rires.

« CERRIDWEN EILEEN SNAPE! Toi et tes foutus bonhommes de neige! Si je t'attrapes, je te... », commence le potionniste, mais une nouvelle boule de neige en plein visage l'empêche de continuer sa phrase. La Slytherin stoppe donc sa créature de neige, qui redevient immédiatement immobile, avant de s'enfuir avec les deux Gryffindors presque morts de rire. Une fois éloignés de la Terreur des Cachots, les jeunes sorciers ne se retiennent plus et éclatent de rire. Même Cerridwen est incapable de se contenir. Jamais les Rouges et Or n'auraient pû imaginer le spectacle auquel ils viennent d'assister.

Et pour la première fois depuis très, très longtemps, deux Lionceaux et une Serpenteau s'amusèrent ensembles, pour la simple joie d'être encore des enfants.

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[1] Yule est le nom scandinave de Noël, tandis que Mabon est l'équinoxe d'automne dans la wicca.
[2] Surnom de l'effraie des clochers, car elle est à la base de nombreuses histoires de fantômes, entre autres à cause de son plumage blanc.

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M/A : J'ai VRAIMENT pas pû m'empêcher d'ajouter la scène du bonhomme de neige. Nan mais, sérieusement, avouez que c'est drôle! À moins que je suis la seule à trouver ça drôle...
Bref. Je déteste faire des chapitres courts, mais en tentant de respecter l'oeuvre originale, je suis obligé d'en faire des courts. Je ne veux pas intégrer totalement Cerridwen dans les (més)aventures du Trio d'Or, pour la seule et bonne raison que ce personnage doit être neutre. Si, si, neutre. Ça paraît étrange, compte tenu de l'histoire, mais elle l'est.
En tout cas, je vous attends pour la suite!