Bonjour bonjour !
1) Une ou deux lignes simplement pour remercier Saia . Sedaï, qui m'a laissé une review (ma toute première \o/, mais également tous ceux qui ont lu mon histoire, ajouté à leurs favoris, suivi, etc …
2) Le premier chapitre a été mis en ligne hier seulement, mais ce week-end j'avais du temps de libre (et, je l'avoue, je me suis lancée à fond dans ce récit) donc voici le second !
Disclaimer : Tous les personnages appartiennent à Stephenie Meyer, sauf ceux sortis tout droit de mon imagination.
Chapitre 2 (31/01/16)
« Docteur CULLEN ! Je suis heureuse de vous revoir ! »
Aujourd'hui, Katie était resplendissante. En fait, elle l'était depuis que celui-ci lui avait annoncé qu'il acceptait d'accueillir Edward chez lui.
« Comment allez vous ? »
« Bien, merci. Non, en fait, je suis stressée. Mais ça va ! En fait j'ai peur qu'il le prenne mal. Mais ça … »
« Katie, je me permets de vous appelez par votre prénom … Calmez vous, ça va aller. » Carlisle arborait un sourire rassurant, ce qui calma légèrement la jeune femme.
« Excusez moi … Vous avez raison ! Pourquoi ça n'irait pas ?», pure question rhétorique, la jeune femme le savait, mais son angoisse était telle qu'elle ne maitrisait plus ses mots. Et si ça ne fonctionnait pas ? Et si Edward régressait ? Et si … Avec des « si » on refait le monde ma pauvre Katie !
« Vous lui en avez parlé ? »
Katie rougit légèrement. Elle était tellement perdue dans ses pensées qu'elle avait faillit ne pas entendre Carlisle lui parler.
« Evidemment ! Il n'a pas trop réagit … Mais j'ai l'impression que depuis la petite discussion que j'ai eu avec lui le jour où vous êtes venu, il reprend du poil de la bête ! Lorsque je lui ai annoncé qu'il vous rencontrerait, il a acquiescer. Silencieusement, mais il l'a quand même fait ! »
L'attitude de Katie devait être communicative car Carlisle se mis également à sourire.
« J'en suis heureux. Les choses ne se révèlent peut-être pas si compliquées que cela ! »
« Carlisle ? »
A l'entente de son prénom, ce dernier se retourna.
« Ah te voilà enfin ! Dis donc très cher, tu aurais tout de même pu m'attendre ! » le réprimanda Esmée. « … et te garer moins loin aussi … » marmonnât-elle.
Carlisle afficha un air gêné de petit garçon pris en faute. Face à ce tableau, Katie sourit. Elle était heureuse qu'il s'agisse de cette famille pour accueillir son protégé.
« Désolée chérie … Esmée, je te présente le Docteur Katie SNOW, la tutrice d'Edward. Katie, je vous présente ma femme, Esmée CULLEN. »
Les deux jeunes femmes se sourirent et se serrèrent la main. Le groupe discuta quelques minutes tout en se dirigeant vers la chambre du jeune homme. Katie leur appris qu'Edward était resté travaillé dans sa chambre pour cause de punition. Cela inquiétât légèrement Esmée mais cette dernière fut vite rassérénée lorsqu'elle sut que l'adolescent n'était pas le seul fautif. En effet, une bagarre avait explosé dans la cours de l'Institut entre Edward et un autre pensionnaire suite à de mauvaises blagues du dernier. « Rien de bien méchant » avait ajouté Katie.
Alors que le couple allait pénétrer dans la pièce après avoir frappé à la porte, Katie les interpella, sa nervosité revenue en force.
« Euh … Je pensais que puisque votre femme est venue avec vous Carlisle, elle pourrait peut-être y aller en première ? Enfin c'est comme vous préférez … En fait, je pense qu'une présence féminine le rassurera pour commencer. Vous pourrez ensuite y aller … »
« Aucun soucis pour moi. Tu t'en sens prête chérie ? »
« Bien sûr ! »
Esmée était souriante. Katie ne doutait pas qu'il devait s'agir d'une femme très douce. Elle était plutôt petite, mais cela rajoutait à sa beauté. Son visage était fin, légèrement plus pâle que la normale, mais ses cheveux bruns apportaient un joli contraste. Ses yeux, légèrement tombants, lui donnaient un air d'extrême gentillesse. Sa bouche était fine et naturellement recourbée vers le haut. A croire que sourire était une seconde nature pour cette femme. Elle était habillée simplement. Un jean moulait parfaitement ses jambes et reposait sur de fines ballerines vernies de couleur bleu. Elle avait un haut avec un col Claudine, de couleur bleue avec de fin fil d'or traversant la maille. Son manteau était rose pastel.
N'étant pas consciente de l'observation à laquelle elle était soumise, Esmée passa devant son mari puis frappa à la porte avant d'entrer. Celle-ci se referma doucement, laissant une Katie plus qu'angoissée et un Carlisle légèrement impatient.
PDV Esmée
Après avoir refermé la porte, je m'adonnais à la contemplation de l'environnement dans lequel je me trouvais. La pièce était d'une simplicité étonnante. Je savais qu'en venant dans un tel institut, je ne trouverai pas de décorations superflues, mais je ne pensais tout de même pas que les chambres n'étaient composées que d'un lit et bureau !
C'est alors que je remarquai Edward. Assit sur son lit, il lisait. Je m'approchais doucement afin de ne pas l'effrayer. Je me remémorais alors la parole de Katie : « En fait, je pense qu'une personne féminine le rassurera pour commencer ». Et moi, qui me rassure ? Bref, concentre toi Esmée CULLEN ! Ah c'est bien, je me fustige maintenant … Passons.
« Bonjour ! »
Il leva les yeux de son livre pour me détailler. Cela ne me gêna pas car je n'étais pas en reste non plus. Ses cheveux étaient d'une couleur à la fois magnifique et peu commune. Il était plutôt maigre et me paraissait fatigué. Ce qui m'attira le plus fut ses yeux. Ils étaient d'une couleur hypnotisante. Le vert était d'une intensité extraordinaire. Jolie couleur pour une salle à manger … Je m'égare.
« Comment vas-tu ? »
« … »
Bien, apparement, je n'obtiendrai pas de réponse.
« Je me présente : je suis Madame CULLEN, mais tu peux m'appeler Esmée. »
Je tentais d'être joviale, mais je n'étais pas sûre de moi. N'obtenant toujours aucune réponse, je continuais.
« Tu me permets de m'assoir sur ta chaise de bureau ? » Il hocha la tête. « Je suis décoratrice d'intérieur ! Je suppose qu'on ne t'a pas franchement laissé le droit de décorer ton espace à toi ici, mais une fois que tu seras à la maison, tu feras ce que tu veux. J'ai tous les contacts qu'il te faut, crois moi ! »
Je continuais de parler mais je voyais bien qu'il ne me suivait pas vraiment. Soudainement, je le vis se redresser, positionner ses jambes en tailleurs et poser son livre sur le côté.
« … Edward … »
Je fus plus qu'étonnée par cette subite prise de parole. Le Docteur SNOW et Carlisle m'avaient pourtant bien dit qu'il ne parlait pas. +1 pour toi ma petite Esmée !
« Pardon ? »
« … Je m'appelle Edward … »
Sa voix était enrouée, sûrement parce que cela faisait presque trois mois maintenant qu'elle n'avait pas servie.
« Ce prénom te va très bien. »
Il hocha simplement de la tête.
« Et que lis-tu Edward ? »
Il reprit son livre en main afin de m'en montrer la couverture.
« Les Hauts De Hurlevent », je souriais. « Très bon choix ! Je l'ai lu des dizaines de fois. Mon mari ne comprend d'ailleurs pas pourquoi. Selon lui, et je cite « le lire une fois est amplement suffisant ». »
« Et je maintiens avoir raison ! »
Je sursautais, ma main droite venant se poser sur mon coeur. Carlisle venait de nous rejoindre et je ne l'avais pas entendu. Edward non plus visiblement. Il s'était recroquevillé sur lui même, les bras enroulés autour de ses genoux, dans une position de défense. Un air revêche avait pris place sur son visage. Malgré les apparences, j'étais certaine qu'il était prêt à bondir en cas de danger. Je continuais malgré tout de sourire largement, espérant garder l'attention d'Edward.
« Carlisle ! J'ai eu peur … Edward, je te présente Carlisle, mon mari. Carlisle, voici Edward. »
« Et bien, enchanté Edward ! »
Mon mari affichait un visage neutre. Je remarquai d'ailleurs que sa peau était un peu plus pâle que d'habitude. Les coins de sa bouche étaient crispés, alors qu'il s'efforçait de sourire. Pour des gens qui ne le connaissaient pas, il paraissait serein. Mais moi, je savais pertinemment qu'il était anxieux.
« Alors comme ça, tu lis Les Hauts De Hurlevent ? Très bon choix ! »
« Et bien ça alors ! Je n'en crois pas mes oreilles ! Peux-tu répéter Carlisle s'il te plait ? »
Ses yeux s' écarquillèrent un peu, il semblait surpris de mon intervention.
« Quoi donc ? »
Je me mis alors à rire. « Bien sûr, ne fais pas l'innocent ! Depuis quand Les Hauts De Hurlevent est un « très bon choix » ? »
« Depuis que je l'ai déclaré ! Et puis, ça fait intellectuel de le lire … »
Je riais alors de plus belle, mais ne me démontais pas.
« Donc je suis une intellectuelle ? ». Je clignais plusieurs fois des yeux car je savais que cela déstabilisait Carlisle. Yeux de biche en action !
Carlisle afficha tout d'abord un air surpris mais un masque hautain se mis en place. C'est sans se départir de son humour qu'il m'avoua : « Evidemment ! Je ne t'aurai pas demandé en mariage sinon ! »
Je l'admets, devant cette déclaration, j'ai fondu comme guimauve au soleil …
Sans que nous nous en rendions compte, ce petit échange avait détendu l'atmosphère de la pièce. Edward avait retrouvé une position normale, à savoir, celle qu'il avait avant que Carlisle ne rentre dans la pièce, et nous regardait avec de grands yeux, dans une expression d'étonnement mêlée d'amusement. Lorsque Carlisle arrêta de rigoler, il chercha un endroit ou s'assoir. A notre plus grande surprise, Edward se décala légèrement vers la tête de son lit, afin de laisser un espace où s'assoir. Carlisle le remercia puis s'installa. Les discussions reprirent. Nous ne pensions pas rester autant de temps en ces lieux, mais c'est pourtant à 16h30 que nous sortîmes de l'institut. Nous en avions appris un peu plus sur Edward. Apparemment, il aimait la lecture, le sport, la musique classique (il nous a avoué adorer Debussy). Bien sûr, la conversation se faisait plus dans un sens que dans l'autre, mais une fois habitué à la présence de Carlisle, il est redevenu serein, et a même prononcé quelques mots. Carlisle, en sa qualité de médecin, a observé qu'il lui était cependant difficile de parler et lui a conseillé de boire beaucoup d'eau afin d'éviter que sa gorge ne soit trop sèche. C'est sur cette note que nous avons quitté sa chambre. Après les derniers au revoir, Katie était entrée dans la pièce alors que nous prenions la direction du parking pour rentrer. Tiens, j'ai envie de tagliatelles de courgettes ce soir …
PDV Edward
La femme qui me servait de tutrice était entrée dans ma chambre lorsque les CULLEN étaient partis. Elle m'avait récapitulé la situation et m'avais félicité. Sur quelques dernières recommandations, elle partit. J'en fus heureux. J'étais lessivé. Les CULLEN paraissaient être des personnes d'une grande bonté, ils avaient réussi à me faire prendre confiance en moi mais aussi à leur accordé ma confiance, le temps de l'entretient. D'ailleurs, « entretient » c'est peut-être un peut trop formel. Le temps d'un après-midi, je pus avoir l'impression que des gens tenaient réellement à moi. Bien sûr, je ne suis pas stupide, ils font cela car on leur a demandé de le faire. Ils sont probablement vraiment gentils, mais je n'en représente pas moins qu'une obligation.
Le repas du soir arriva plutôt vite. Perdu dans mes pensées, je ne m'étais même pas reposé. Légèrement dans les vapes, je n'opposais aucune résistance lorsque l'infirmier vint me chercher pour le repas du soir. Je n'avais pas faim, mais quand je vis que le repas était composé principalement de saumon fumé, je ne fis pas la fine bouche, et engloutis mon assiette. Le saumon était un repas que je ne mangeais qu'à Noël avec mes parents. Mais j'adorais ça. Je pourrais en manger des tonnes, sans jamais m'en lasser. Le dessert était tout aussi alléchant. Je devais sûrement étonner l'équipe médicale présente pour se restaurer tout en nous surveillant. Je sentais le regard du Docteur SNOW sur moi, mais fis comme si de rien n'était. Après tout, on ne dit pas non à un tiramisu à la fraise ! C'est donc repu et exténué que je me glissais dans mes draps.
Des tonnes et des tonnes de questions se bousculaient dans ma tête. Je savais que d'aller vivre chez les CULLEN n'était qu'une solution temporaire. Mais pourtant, je ne pouvais m'empêcher d'espérer … Ils avaient réellement été gentils aujourd'hui, je ne peux le nier. Retrouver une vie normale est tout ce que je souhaite. Mais je ne suis pas stupide, je suis loin d'être dans une situation banale. Je ne tiens pas à m'attacher de trop. La rupture n'en serait que plus douloureuse. Je ne peux pas espérer qu'ils m'aiment comme ils aiment leurs enfants. Car c'est sûr, des gens comme eux, ça a des enfants. C'est le genre de personnes à qui tout sourit. Ce qui m'angoisse le plus, c'est de vivre dans une maison. Je ne sais plus ce que c'est. Après l'accident, il m'avait fallu un mois avant de me souvenir réellement et complètement de ma vie d'avant. Les médecins disaient que j'étais atteint d'un syndrome de stress post-traumatique et que ma commotion n'arrangeait pas les choses. Je ne sais plus ce que ça fait que de vivre dans une maison, que de vivre avec des gens comme s'ils étaient de la famille, avec un esprit insouciant …
C'est en m'égarant dans des pensées sombres que je m'endormis, avant même l'arrivée de mes somnifères.
A bientôt.
Kwycky
