Petit update pour remercier Fujo ! :)


Disclaimer : Tous les personnages appartiennent à Stephenie Meyer, sauf ceux sortis tout droit de mon imagination.


Chapitre 3 (05/02/16)


Une semaine était passée depuis la rencontre entre Edward et les CULLEN.

Après être rentrés chez eux, ces derniers avaient discutés des évènements à venir. Ils étaient conscients que cela ne serait pas facile. Accueillir un adolescent en pleine crise suite au décès de ses parents n'est pas quelque chose d'anodin et il faut se préparer à devoir gérer. Cependant, ils étaient plus déterminés que jamais.

Demain devait être le grand jour. Il avait été convenu que Carlisle et Esmée iraient le chercher tous les deux à l'institut, en fin de matinée. De cette manière, ils pourraient rentrer à la maison tous les trois, afin qu'Edward ait le temps de se familiariser un minimum avec son nouvel environnement. Katie leur avait expliqué que le jeune homme était très angoissé.


Flash back

« Docteur SNOW ? »

« Oui Jack ? »

« Le jeune MASEN s'est endormi avant d'avoir pu prendre ses médicaments. Devons-nous le réveiller ? »

Katie arrêta de ranger ses dossiers tout en réfléchissant. D'un côté, elle était plutôt contente qu'Edward ait put s'endormir sans l'aide des cachets. Cela prouvait qu'il reprenait peu à peu pieds, tout du moins, suffisamment pour avoir confiance en son environnement. Mais d'un autre côté, elle craignait une crise nocturne. Rien qu'elle ne sache gérer. Le problème n'était pas là. Non, le soucis, c'est qu'elle connaissait bien son patient. A chaque fois qu'il faisait un cauchemar, il s'en réveillait très fatigué et donc beaucoup plus sujet à des crises dûes à une irritabilité exacerbée par le manque de sommeil. Elle ne souhaitait pas que son arrivée chez les CULLEN ne se déroule mal ou bien soit retardée d'une quelconque manière. En outre, elle avait besoin de savoir où en était réellement Edward. Dans le pire des cas, elle confiait son protégé à un médecin. Il saura gérer la situation.

« Non Jack, laissez … Mais surveillez le de près s'il vous plait. »

Le dit Jack repartit. Il s'agissait d'un des infirmier de nuit.

Fatiguée mais de garde, Katie ôta sa blouse puis s'allongea sur son canapé où elle s'endormit en l'espace de 2 minutes.


C'est un bruit incessant qui tira la jeune femme de son sommeil. Ouvrant les yeux, elle fronça les sourcils afin de les habituer à la faible luminosité dont la pièce faisait preuve, puis elle chercha l'origine du bruit ayant osé la réveiller. C'est en se redressant qu'elle comprit qu'il s'agissait de son beeper. Elle l'attrapa en urgence, puis se précipita dans le couloir en jurant. Elle courait aussi vite qu'elle le pouvait.

Moi qui passe mes journées à rappeler à Suzanne de ne pas courir … pensa-t-elle.

Elle arriva rapidement sur le lieu de l'urgence.

« Que se passe-t-il ? » demanda-t-elle, essoufflée.

« Il est en plein cauchemar. Personne n'arrive à le calmer ! »

« Que tout le monde sorte, je m'en charge. Et que quelqu'un m'apporte un verre d'eau s'il vous plait. »

Une fois la pièce vidée, on n'entendait plus que les gémissements ainsi que les cris provoqués par le cauchemar. Katie s'assit sur le bord du lit, puis commença à chuchoter de doux mots.

« Chut … Calme toi Edward … Ce n'est qu'un cauchemar … Ce n'est pas réel … Calme toi … »

Elle répétait inlassablement ces mots, telle une litanie sans fin. Elle avait l'habitude. Elle savait parfaitement quoi faire. Maintenant qu'Edward ne s'agitait plus en s'emmêlant dans ses couvertures, elle s'approcha un peu plus et lui caressa doucement les cheveux. Cela détendait énormément le jeune homme. Elle resta dans cette position une bonne quinzaine de minutes, avant qu'Edward n'arrête de gémir. La crise passait. Elle bougea alors à nouveau et se positionna de telle sorte à ce que son bras gauche encadre la tête de son protégé et que sa main finisse sur le côté de son visage, son index pratiquant de doux allers-retours sur ses sourcils. A ce moment là, elle pria Edward d'ouvrir les yeux.

« Réveille toi maintenant … Tu es en sécurité, il ne t'arrivera rien … Il n'y a que toi et moi … »

Même lorsqu'Edward papillonna des yeux, elle continua de le rassurer. Il était désorienté et ne saurait dire ce qu'il se passait.

« Voilà … C'est passé … Comment tu te sens ? »

« … Ca va … »

« Bien sûr ! Et mon chien chez les papous peut-être ? Il me semblait avoir dépassé ce stade, tu ne crois pas ? »

« Je … »

Edward fut coupé dans son élan, la porte venait de s'ouvrir afin de laisser passer une personne de l'effectif de nuit, apportant un verre d'eau. Il entendit vaguement sa tutrice remercier l'infirmier, avant que la porte ne se referme et que le silence dans la pièce ne revienne. Il savait qu'il devait lui dire. Il le devait. Pour lui, mais aussi pour son futur, pour ses parents, … Il voulait réellement s'en sortir.

« J'ai peur … »

Katie fut à la fois surprise et soulagée. Surprise car elle ne s'attendait pas à ce qu'Edward se livre aussi facilement, et soulagée car elle savait que cela représentait une avancée énorme.

« Je ne sais pas comment gérer tout ça. Ca m'effraie. Comment je vais faire ? Je ne me souviens pas de comment faire, je ne me souviens pas de quoi faire, je ne me souviens pas de ce que cela fait … J'ai peur d'aller chez les CULLEN. Et s'ils ne m'aimaient pas finalement ? Si … »

« Edward … Tu dois plus avoir confiance en toi mais aussi moins en demander. Le temps fera les choses. Tu n'es pas obligé de te forcer à quoi que ce soit. Les choses se feront toutes seules. Tu vas aller vivre chez les CULLEN, je serai tout de même là pour toi. En cas de problèmes, tu pourras m'en parler. Tout comme tu pourras leur en parler. Tu peux leur faire confiance. Tu peux faire confiance aux adultes. Tu vas réapprendre à vivre. Et pour cela il n'y a pas de mode d'emploi. Il n'y a pas à apprendre quelque chose par coeur afin de le reproduire à l'identique tel un automate. Tout se fera simplement tout seul. Si tu as des doutes, tu pourras en parler. Retiens également que jamais personne ne te forcera à faire quelque chose que tu ne veux pas ou n'es pas sûr de vouloir. Tu seras libre de tes choix. Tu comprends ? »

« Mais … Et si j'échoue ? »

« Echouer à quoi ? »

« A leur plaire ! »

« Edward … Tu n'as pas besoin de te forcer à leur plaire. Tu n'as pas besoin de faire des choses que tu ne veux pas, de dire des choses que tu ne penses pas, dans le simple but de leur plaire. S'ils doivent t'aimer, ce sera pour la personne que tu es réellement, et non pour la personne que tu cherches à devenir dans le simple but de t'intégrer. Ce serait déjà leur manquer de respect, mais ce serait également t'en manquer à toi. »

« Mhhh … »

« Tu n'as pas l'air de me croire. Je me trompe ? »

« Non … Je ne veux simplement pas de complications … Tout est toujours si compliqué. »

« Je te l'accorde, la situation n'est pas simple. Mais vois les choses du bon côté ! Regardes comme tu as progressé depuis quelques jours ! Tu reprends pieds. Ne serait-ce qu'il y a deux jours, tu ne m'aurai pas adressé la parole plus de cinq minutes. Et i peine quatre jours, tu ne me regardais même pas ! Ta situation n'est pas facile. Tout n'est pas toujours si simple dans la vie. Mais les progrès, eux, se font en toute simplicité. Il suffit d'emprunter le bon chemin pour. Tu comprends ? »

« Je crois. »

« Bien, maintenant tu vas boire un peu d'eau et prendre un léger somnifère.

Une fois cela fait, ils restèrent ainsi encore quelques minutes, le temps qu'Edward ne se rendorme. Avant de complètement dériver pour le pays de Morphée, il murmura un mot, un simple mot, mais qui mit du baume au coeur de Katie SNOW.

« Merci … »

Fin Flash Back


La porte de la maison venait de claquer. Esmée était en train d'enfourner ses derniers gâteaux lorsque Rosalie et Jasper entrèrent dans la cuisine.

« Alors, cette journée ? »

« Comme toutes les autres … »

En ce moment, Jasper était d'une humeur plutôt morose. Ses parents ne savaient pas pourquoi, et sa jumelle avait bien du mal à lui faire cracher le morceau. Il se retranchait donc dans les cours et le sport. Ses parents n'allaient pas s'en plaindre, mais le voir ainsi les gênaient tout de même.

« Bien ! Finissez de goûter puis venez au salon. Il est temps que l'on est une petite discussion tous les quatre. »

Esmée rejoignit son mari, déjà assis bien au fond du canapé en cuir blanc placé devant la baie vitrée. Le printemps était plutôt doux, ce qui permettait à la maison d'être chauffée naturellement grâce au soleil frappant sur les nombreuses baies vitrées qui composaient la bâtisse. Esmée en était plus que ravie. Elle pouvait s'abandonner, quelques heures dans sa journée, à sa seconde passion, le jardinage.

« Bien ! Les enfants, nous avons quelque chose de très important à vous dire. »

Carlisle venait de prendre la parole. Son ton était formel, ce qui inquiétât les enfants, habitués à entendre cette voix qu'en cas de grosse bêtise. Jasper se remémora d'ailleurs sa dernière punition en date … Alors qu'il venait de décrocher son permis, son père avait accepté de lui prêter sa voiture sous condition d'y faire extrêmement attention. Il avait ainsi put se rendre tranquillement à son entrainement de football, au lycée. Malheureusement, c'était sans compter sur la grosse brute de l'équipe, qui envoya la ballon voltiger à plusieurs mètres de là, et s'écraser tout droit dans le pare-brise de la magnifique Mercedes noire rutilante de Carlisle.

« Demain, nous accueillons quelqu'un ! »

« Hein ?! ». Rosalie et Jasper s'étaient exclamés en même temps.

« Excuse moi papa, mais … Je crois que j'ai mal entendu ! »

« Je ne pense pas Rosalie. D'ici demain, nous ne serons non plus quatre dans cette maison, mais cinq. »

Les deux adolescents restèrent sans mots. Ils ne comprenaient pas très bien.

« Ce que votre père essaie de vous dire, c'est que demain, nous allons chercher un jeune homme à l'institut de Seattle. Il s'appelle Edward, et a rencontré des difficultés dans sa vie. Son médecin a demandé son placement en famille d'accueil. »

« Et c'est tombé sur nous ? » Jasper parlait d'un ton froid. Il ne le sentait pas du tout. Ses parents étaient SES parents. Pourquoi devrait-il les partager ?

« Calme toi Jasper s'il te plait … » Esmée tentait tant bien que mal de faire redescendre la pression. Rosalie tenta également d'intervenir, mais son frère braqua un tel regard sur elle, que s'ils avaient pu, elle était certaine que ses yeux l'auraient déjà mitraillé.

« Que je me calme ? Vous êtes simplement en train de nous annoncer que vous chercher à rajouter quelqu'un à la famille en à peine un jour, et je dois rester calme ?! Mais c'est … »

Jasper ne pu finir sa phrase, Carlisle venant de lui couper la parole.

« Jasper ça suffit maintenant ! Tu redescends d'un cran s'il te plait. Nous ne cherchons pas à rajouter quelqu'un à la famille, comme tu le dis si bien. Le travail m'a demandé d'héberger un adolescent, et nous allons le faire. Et tu vas me faire le plaisir de l'accueillir comme il se doit. Je ne sais pas ce qu'il t'arrive en ce moment, mais si tu veux en parler, tu sais où mon bureau se trouve. Ou même celui de ta mère d'ailleurs. Maintenant si tu ne le veux pas, soit, mais ne décharge pas ta colère, ou je ne sais quel autre sentiment, sur les autres. »

Le silence était roi dans le salon. Jasper respirait fortement, conscient d'avoir été trop loin, et que son père venait de toucher un point sensible en ayant raison. Et cela le frustra d'autant plus. Il baissa les yeux sur le tapis en serrant les dents. Carlisle reprit plus calmement.

« Je pense savoir ce qui te préoccupe. A première vue, tu penses que nous voulons adopter un autre enfant. Sauf que ce n'est pas cela du tout. Nous n'avons pas penser à l'adoption depuis que nous vous avons eu. Pour rien au monde nous voudrions vous remplacer. Et ! Et ne me dis pas que ce n'est pas ce à quoi tu pensais, je le sais pertinemment. » Ajouta-t-il en voyant que son fils voulait répliquer.

Esmée enchaina, souhaitant en finir le plus vite possible.

« Bien, reprenons nos esprits quelques instants … Il s'appelle Edward, et est âgé d'un an de moins que vous. »

Esmée continua à leur parler, leur racontant l'histoire d'Edward dans les grandes lignes, et en leur demandant de faire un effort afin que son séjour se fasse dans les meilleures conditions possibles, aussi bien pour lui que pour eux. Tous acquiescèrent et promirent de faire de leur mieux. C'est sur cette note que pris fin la « réunion de famille ». Jasper monta dans sa chambre en décrétant aller se changer pour courir. Carlisle avait quelques dossiers à finir aujourd'hui, ayant pris sa fin de semaine en raison de l'arrivée d'Edward, il ne pouvait se permettre de laisser s'accumuler du travail. Il mit cependant dans un coin de sa tête qu'il devrait bientôt parler à Jasper. Une situation semblait peser de plus en plus sur son fils, et il ne souhaitait pas que cela dure. Dans un sens, il était plutôt surpris. D'habitude, Jasper n'était pas aussi secret. Il lui parlait, ou bien à sa mère. Et lorsque le problème était mineur, gênant, il allait aborder sa soeur. Or là, il emmagasinait tout sans rien dire. Rosalie appela une amie pour lui demander d'aller à la bibliothèque avec elle, et Esmée récupéra ses gâteaux du four.


« Alors Edward, comment ça va aujourd'hui ? »

Edward souffla. C'était toujours la même question qui commençait la même et interminable heure, qui commençait la même et insupportable journée, qui commençait la même et longue semaine.

« Bien. »

« Bon … On va dire que pour une fois, tu as l'air plutôt honnête. Te sens-tu prêt ? »

« Je pense … J'ai compris comment cela fonctionne, et je ferai des efforts mais resterai naturel. N'est ce pas ? »

« Tout à fait ! Ne te force pas à être quelqu'un d'autre, soit juste toi. »

Edward se sentait un peu mieux vis à vis de son placement. Bien sûr, il angoissait toujours un peu. Mais grâce aux discours de Katie, il se sentait beaucoup plus serein pour aborder cette phase, et ferait tout pour que cela fonctionne. Il y aurait des hauts et des bas, il le savait, mais il préférait penser au jour le jour. Ne pas penser à ce qui arriverait dans une semaine, un mois, un an … ! Cela l'angoisserait encore plus et il n'aurait pas forcément de réponses à ses interrogations.

« J'essaierai … C'est promis. »


Voilà voilà, c'était le chapitre n°3 !

J'espère qu'il aura plu … N'hésitez pas à laisser un commentaire si vous le souhaitez, ça fait toujours plaisir et je sais où j'en suis !

A bientôt

Kwycky