Disclaimer : Tous les personnages appartiennent à Stephenie Meyer, sauf ceux sortis tout droit de mon imagination.
Chapitre 4 (07/02/16)
Le jour J était là. Esmée et Carlisle étaient arrivés aux alentours de 11h à l'institut. Ils étaient vraiment heureux d'accueillir un jeune dans le besoin, même s'ils savaient que le chemin à parcourir serait long et chaotique. C'est en marchant côté à côte qu'ils étaient entrés dans le bâtiment, où les attendait déjà Katie. Elle les emmena ensuite dans son bureau, en leur expliquant qu'un aide soignant était en chemin avec Edward. Depuis la fameuse nuit où Edward avait fait un cauchemar, Katie et lui avait beaucoup travaillé au sujet de ses angoisses. C'est donc un jeune homme beaucoup plus serein et à peu près reposé qui pénétra dans le bureau. Les trois personnes déjà présentes se retournèrent pour le saluer, salut qu'il leur rendit avec rigidité. Malgré le travail effectué sur lui, il y avait encore une longue thérapie à continuer. Cependant, Katie avait bon espoir qu'il puisse reprendre une vie complètement normale, sans oublier ses parents, mais également sans oublier de vivre.
Pendant cette semaine de battement entre leur première rencontre et l'arrivée d'Edward chez eux, le couple avait rendu visite au jeune homme à plusieurs reprise. Carlisle, lorsqu'il en avait le temps après son service à l'hôpital, et Esmée, qui travaillait à domicile, pouvait se permettre de venir tous les jours. Cela avait permis un certain rapprochement entre elle et Edward. Elle avait alors apprit à mieux le connaître, et à plusieurs niveau. Elle connaissait dorénavant la plupart de ses goûts, les activités qu'il préférait pratiquer, etc …
« Prends place Edward. » Katie lui sourit doucement, tentant de le détendre au maximum.
« Bien ! Voici donc les dernières formalités : quelques papiers concernant Edward, les formulaires afin d'attester de son placement chez vous, et … Et c'est tout ! En revanche, je dois vous parler des rendez-vous que je devrai avoir avec Edward. Dans un premier temps, j'aimerai que l'on ait trois rendez-vous par semaine, puis selon l'avancement des choses, je diminuerai la fréquence des séances petit à petit. Pour fixer les rencontres, je vous laisse décider, j'arrangerai mon emploi du temps en fonction de vos disponibilités. »
« Et il faudra l'emmener ici à chaque fois ? », demande Esmée.
Katie sourit. « J'allais y venir. L'endroit reste à définir, mais je me suis arrangée avec un collègue pour qu'il me prête son bureau. Ainsi, ça fera moins loin pour vous et permettra de faire une coupure de temps en temps avec l'institut. Par contre, il est tout à fait possible que l'endroit ne reste pas stable dans un premier temps, il faut juste que le rythme se mette en place et ensuite ça ira mieux. Cela m'amène à ma dernière question : si une de nos séance devait se dérouler chez vous, serait-ce un problème ? »
« Bien sûr que non ! Du moins, si Edward est d'accord. »
Katie observait son protégé depuis qu'il était entré dans la pièce. En parlant de la tournure, au niveau de l'organisation, que prenait les choses, elle avait bien senti son patient tiquer. Jusque là, il n'était pas intervenu une seule fois. Il était plutôt avachi dans sa chaise, mordait sa lève inférieure tout en jouant avec sa main. Cependant, il se redressa calmement.
« Je ne pense pas que ce soit un problème … Mais … Trois séances ?! C'est presque autant que la semaine passée … »
Son ton était blasé, et légèrement vindicatif.
Et bien Edward, on se rebiffe ? pensa Katie, en souriant mentalement.
« Oui, je sais. Mais c'est non négociable. Et puis tu te rendras vite compte qu'elles te seront nécéssaires. Penses-y comme un gain de temps. Les séances supplémentaires par semaine sont des séances en moins pour plus tard ! »
Le jeune homme souffla. Il avait essayé … Bien qu'il savait que jamais il ne gagnerait contre elle.
« Bon, et bien si tout est réglé pour tout le monde, je ne vous retiens pas plus longtemps. »
Katie leur serra la main et alors qu'ils étaient en train de sortir, s'approcha d'Edward, lui fit un clin d'oeil et lui chuchota quelques mots pour le rassurer.
« Tout va bien aller, n'oublie pas ce que l'on a dit ! »
Puis ils s'en allèrent.
Bien qu'il n'avait pas beaucoup de bagages, Carlisle lui porta sa valise jusqu'à la voiture. Il discutait un peu avec Esmée. Arrivé devant la Mercedes, Carlisle la déverrouilla et embarqua la valise dans le coffre. Il invita Edward à y déposer son sac à dos puis referma le coffre tout en partant s'installer derrière le volant. Edward était placé derrière le médecin, mais ne se sentait pas à l'aise. Depuis l'accident, il n'avait pas remis les pieds dans une voiture. Du moins, pas consciemment. Esmée vit son malaise et tenta de le dérider un peu. Lorsque la voiture démarra, il souffla afin de se donner du courage. Il vit Katie qui les regardait s'en aller, sur le parvis menant à l'institut. Rouler en ville s'est révélé finalement plus simple qu'il ne le craignait au départ. Mais lorsque qu'ils s'engagèrent à vive allure sur l'autoroute, ce ne fut pas la même paire de manche. D'une voix remplie d'angoisse, il demanda :
« Vous habitez où ? »
Sous le ton tremblant qu'il avait laissé échappé, Esmée se retourna alors que Carlisle regardait dans son rétroviseur central.
« On habite à Forks, ce n'est plus très loin. Tu te sens bien ? »
Edward voulu répondre à Esmée, mais il ne le put. Il accrocha alors son regard au sien, tentant de se concentrer au maximum sur ses iris verts, mais dont la couleur dérivait en un bleu-gris vers la pupille. Carlisle ralentit son allure à la vitesse minimale autorisée.
« Tu veux que je m'arrête Edward ? »
Le jeune homme ne répondit pas de vive voix et se contentât de simplement hocher négativement de la tête. Moins ils s'arrêteraient, plus vite ils arriveraient. Sa main gauche était cramponnée à la
poignée de maintient de la portière tandis que sa seconde était posée sur l'appuie tête de Carlisle. Esmée lui parla alors de la pluie et du beau temps, et bien qu'il ne lui réponde pas, il lui en fut reconnaissant.
Lorsqu'enfin la voiture s'immobilisa, tout son corps se relâcha. Il avait été au bord de la crise de nerf tout le long du trajet, mais maintenant que l'épreuve était passée, il se sentait juste vidé. Ils le laissèrent reprendre ses esprits avant que le médecin ne l'aide à sortir du véhicule. C'est seulement à ce moment là qu'il détailla son environnement. Ils étaient sur un chemin bordé d'arbres, et au bout de celui-ci, se dressait une grande maison. Edward fut étonné du nombre de fenêtre dont devait être composée la construction. A vue d'oeil, il dirait qu'il n'y avait que cela. Mais en réfléchissant, il se dit que c'était tout bonnement impossible.
Et les toilettes alors ?! Ils sont peut être adeptes du nudisme … pensa-t-il.
Sortant de ses pensées, il suivit le couple. Ils montèrent quelques marches afin de se retrouver devant une porte d'entrée. Celle-ci était protégée par ce qui lui paraissait être un auvent de béton en forme de triangle, mais en regardant plus attentivement, il s'agissait d'un balcon. Il apprendrait plus tard qu'il s'agit de la chambre parentale. Une fois à l'intérieur, tous se déchaussèrent, puis ils lui firent faire le tour de la maison. Face à la porte d'entrée se situait une autre porte, qui donnait sur le garage. Juste à côté était placé l'escalier pour monter au premier. Si l'on se dirigeait à droite de l'entrée, on pouvait observer une pièce de taille modeste mais suffisante. Il s'agissait du salon. Au fond de ce dernier si trouvait une porte, Esmée lui apprit qu'il s'agissait du bureau de son mari.
« Tu peux y venir tant que tu veux ! Cela ne me dérange pas … De plus, j'ai cru comprendre que tu aimais la lecture ? »
« C'est vrai. »
« Et bien tu pourras te servir quand tu veux ! »
Edward le remercia. Il viendrait jeter un coup d'oeil dès qu'il en aurait l'occasion.
Ils continuèrent leur visite. En ressortant du salon, il se dirigèrent vers la cuisine, à droite de l'entrée. Cuisine qui se révéla être très spacieuse. Immédiatement à droite de l'encadrement de porte se situait les meubles à cuisine ainsi qu'un îlot central composé de la plaque chauffante, de la hotte et de l'évier. La table à manger avait été placée parallèle à l'îlot, mais pour y accéder, il fallait descendre deux petites marches. Quelques plantes habillaient l'espace, ainsi que des rideaux. Enfin, le pan de mur droit avait été laissé ouvert afin de donné l'accès à une autre pièce, plus large que profonde, et qui définissait un espace de salle à manger pour les grandes occasions.
Ils se dirigèrent ensuite à l'étage. L'escalier donnait directement sur un croisement de deux couloirs. Tout de suite à droite se situait le bureau d'Esmée. Il s'agissait d'une pièce de taille moyenne, mais dont la taille suffisait au vue du désordre qui y régnait. Carlisle eu un rictus moqueur envers sa femme, qui rougit violemment et tenta de se justifier en expliquant que dessiner, ça prenait de la place ! Si l'on prenait à gauche, se trouvaient les pièces principales. A droite, la chambre de Jasper, décalée en face, celle de sa jumelle Rosalie, puis de nouveau décalée en face, celle qui serait à Edward. Il apprit que chaque chambre avait sa propre salle de bain.
« Si tu as un soucis, n'importe lequel, même si c'est la nuit, notre chambre se situe dans le second couloir. »
Effectivement, la chambre parentale était isolée des autres. Pour y accéder, un couloir parallèle aux escaliers le permettait.
Une fois la visite terminée, Esmée lui demanda s'il préférait ranger ses affaires maintenant ou manger. Lorsque le jeune homme lui avoua ne pas avoir faim, elle voulu intervenir, mais Carlisle lui fit un léger signe afin de lui montrer de ne pas insister pour le moment. Elle lui sourit donc et lui annonça que s'il avait besoin, elle serait en bas. De son côté, Carlisle lui adressa un regard où on pouvait y lire de la tendresse mais également une sorte d'avertissement. Edward savait très bien que duper le médecin serait impossible, mais que ce dernier lui laissait un sursis pour ce coup ci. Il lui en fut reconnaissant et pensa qu'il avait vraiment de la chance d'être tombé chez des gens comme Esmée et Carlisle CULLEN.
Il s'affairât donc à déballer ses affaires, bien que cela ne lui prit pas beaucoup de temps, compte tenu du fait qu'il n'en avait pas énormément. Trois t-shirt, trois jeans, des sous vêtements, trois pulls. Et oui, il était aux abonnés de la règle de trois. Lorsqu'on lui avait demandé ce qu'il voulait comme vêtements, il avait simplement demandé ceux que ses parents lui avaient offerts. Il y en avait eu plus que ce qu'il avait actuellement avec lui, mais la plupart était trop petit ou bien trop large. Il se nota mentalement le fait qu'il lui faudrait se remettre au sport rapidement pour gagner un peu de masse.
Après avoir finit, il s'approcha de la baie vitrée qui composait la largeur de sa chambre, et contempla le jardin. Il ne doutait pas qu'Esmée avait du passer par là, comme pour tout le reste de la maison, car l'espace était impeccable. Tout était organisé de manière à ce que le rendu soit joli et fonctionnel. Il prendrait sûrement plaisir à se promener un peu à l'extérieur. Une piscine effleurait la limite du terrain. Elle était d'une taille conséquente et on pouvait y entrer grâce à des marches. Chose qu'il apprécierait assurément car il se battait toujours avec son père pour entrer dans l'eau, ce dernier le poussant du bord pour le taquiner. Sa mère prenait alors sa défense en faisant des remontrances à son père. Remontrances qui passaient la plupart du temps inaperçues car aussitôt remonté à la surface et remis du choc, Edward se jetait sur son père pour se venger. Ses parents … Ils lui manquaient … Il aimerait, le temps de ne serait-ce qu'une heure, retourner chez lui. Dans sa maison, avec l'odeur de ses parents, leurs affaires, etc … Retrouver un environnement familier. Certes, il n'y aurait personne, mais il avait le plus souvent connu la maison vide de la présence de ses parents que le contraire, ces derniers étant très souvent en déplacement pour le travail. Ils travaillaient ensemble dans l'entreprise qu'ils avaient aidé à créer.
Edward secoua la tête. Repenser à cela maintenant n'était peut être pas la meilleure idée. Il se ressaisit donc puis se rendit au rez-de-chaussée. Il n'entendait aucun bruit. C'est en se dirigeant dans la cuisine qu'il aperçut Carlisle nettoyer les vitres de l'extérieures, et Esmée jardiner juste à côté. Il revint donc sur ses pas afin de se rendre dans le bureau de Carlisle et d'essayer d'y trouver son bonheur. Quelle ne fut sa surprise lorsqu'il observa que le médecin devait être un grand fan de littérature. Il en collectionnait un nombre énorme et de plusieurs styles différents. Il opta pour un roman d'origine française mais qui avait été traduit. Le livre en main, il remonta dans sa chambre, s'installa sur son lit, et commença à lire. Le récit était bien écrit et il fut vite passionné par l'histoire. Au fur et à mesure de sa lecture, il changea plusieurs fois de position, avant de finalement se retrouver allongé sur le dos, les mains en l'air, le livre au dessus de la tête. Alors qu'il faisait une pause, pour se « reposer les yeux », il ne se rendit pas compte qu'il s'endormait. C'est ainsi que le trouva Esmée, à l'heure du repas du soir, tandis qu'elle venait le chercher pour manger.
« Edward, réveille toi mon chéri, on va bientôt manger. »
Afin de lui signaler qu'il était bien réveillé, il cligna des yeux, puis elle sortit. Il se redressa calmement, enfila un pull et descendit. Il aida Carlisle à mettre la table et en profita pour lui demander s'il pouvait emprunter plus d'un livre à la fois dans sa bibliothèque.
« Bien sûr ! Tu sais, je ne les compte pas tous les jours ! », lui dit-il en lui lançant un clin d'oeil, un sourire rassurant aux lèvres.
Il se rendit donc de nouveau dans le bureau de l'homme afin de chercher un livre sur la musique, et plus précisément à propos du piano. Totalement pris dans sa recherche, il n'entendit pas la porte s'ouvrir puis se refermer. C'est pour cela qu'il sursauta lorsqu'il entendit une voix s'adresser à lui.
« Alors c'est toi ? »
En espérant que vous avez appréciez ce chapitre !
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A bientôt
Kwycky
