7. Vous avez dit bateau ?

Me voilà de retour ! Désolée pour le retard !

Lisa, heureusement que tu es là parce que niveau review ce n'est pas vraiment ça. Est-ce parce que personne ne me lit, que vous trouvez cette fanfiction horrible ou que ça vous ennuie de laisser un commentaire ? Je sais que je ne suis pas vraiment régulière dans mes posts mais je fais vraiment de mon mieux. Enfin bref ça me ferait vraiment plaisir si vous me laissiez un petit commentaire ! Juste un tout petit pour le prochain chapitre, c'est pas trop demander, si ?

Je compte sur vous et j'espère que vous aimerez cette suite !

POV Dilana

Assise à une petite table, coincée entre de gigantesques piles de livres, je relie pour la centième fois L'histoire de Poudlard. Je m'arrache quelques instants à ma lecture pour regarder ma montre. Déjà ? Carabistouille ! Je suis affreusement en retard !

J'attrape mes montagnes de livres et me précipite pour tout remettre à sa place, lorsque…

-Ouille !

-Aïe !

Je suis brutalement déviée de ma trajectoire et me retrouve sur les fesses, surprise et sonnée.

-Oh, je suis sincèrement désolé ! Je ne t'avais pas vu !

Je lève les yeux et rencontre un regard gris très doux caché derrière des lunettes de vue noires que les Moldus appellent généralement Ray Ban, si mes souvenirs sont exacts.

-Oh, euh, non, ce n'est pas grave, j'ai l'habitude…

Il me sourit et me tend la main pour m'aider à me relever.

-Au fait, je m'appelle Félix. Je suis à Serdaigle. Et toi ?

Moi ? Ah oui très bonne question, comment je m'appelle déjà ?

-Euh…

Son sourire ne quitte pas ses lèvres, amical et très doux. Il n'y a aucune pointe de moquerie dans ses yeux. Je me motive. Allez ma grande ce n'est pas si terrible, il a l'air gentil, il ne va pas se moquer de toi. Il n'a surement pas fait exprès de te faire tomber. Alors maintenant tu vas te bouger les fesses et lui répondre une phrase adorable et pleine d'esprit…

-Dilana… Je suis à Gryffondor mais je viens de Beauxbâtons.

Bon ce n'est pas trop mal mais pour la réplique adorable et pleine d'esprit, on repassera…

-Wow, tu dois être un peu dépaysée j'imagine.

Je hoche la tête.

- Oui, les vieux châteaux ce n'est pas trop mon truc !... Cependant les châteaux, c'est très bien, je n'ai absolument rien contre… D'ailleurs je vis dans un château, non pas que j'en sois la propriétaire, mais …

Je bafouille, rougis, bafouille encore et m'arrête avant de me ridiculiser d'avantage. Il rigole et je serre les poings, en colère contre moi-même.

-Bon, et bien ravi de vous avoir connu Félix. Je dois y aller… Au revoir.

-Eh ! Attends ! Tu vas à la Grande Salle ?

-Euh, oui.

- Alors, laisse-moi-t'accompagner !

-Non, ne vous donnez pas cette peine, vraiment…

-De toute façon il faut bien que j'aille aussi manger. Et puis… tu sais où elle se trouve ?

Je ne réponds rien et il affiche un sourire victorieux avant de se mettre en marche. Incrédule je reste quelques instants à le fixer puis reprends mes esprits et le suis docilement.

POV Bethany

Nous nous asseyons à la table des Gryffondors et commençons à nous servir en entrée lorsque Dilana arrive, un grand sourire aux lèvres.

-Sa va ? Tu es toute rose.

-Oui, euh, c'est parce que j'ai couru.

Elle met quelques crudités dans son assiette et plonge sa tête dedans, apparemment très absorbée par son contenu. Après plusieurs minutes de silence, elle demande :

-Alors c'était bien ?

Rose lui lance un regard noir et réplique :

-Merveilleux !

-Nous sommes allées chez le garde-chasse, un homme…

-A-Do-Rable !

-Rose, on a compris que t'étais ennuyée. Alors par pitié arrête de bouder et de nous gâcher notre plaisir.

-Quel plaisir ? Celui d'avoir des cadavres suspendus au dessus de la tête ou celui de devoir manger des gâteaux immondes qui vous cassent les dents ? Au fait quelqu'un a vu cette lâcheuse d'Evangéline ?

POV Evangéline

Deux mains me rattrapent et mes pieds retrouvent avec soulagement le sol.

-Il ne faut pas se suicider pourrr si peu !

Oh non pas encore lui !

-Viens je vais t'emmener à notrrrrre infirrrrrrrmerrrrrrrie !

Je le suis sans broncher, de toute manière qu'est-ce que je pourrais faire d'autre, il me tient toujours fermement le bras et je serais incapable de prononcer un sort avec ma bouche dans cet état.

Il m'emmène vers une petite porte, nous suivons un étroit couloir. Les murs sont sobres, tout est en bois. On peut entendre la pluie marteler le ''toit''. Où est-ce que je suis d'ailleurs ?

Il s'arrête brutalement et je lui rentre dedans. Je gémis, il se retourne et me fait signe de me taire. Puis il toque.

-Entrrrrez !

Il pousse la porte –mais d'ailleurs, je ne connais toujours pas son nom ! Installé à un bureau, un vieil homme avec des cheveux gris et des lunettes qui glissent sur le bout de son nez est en train d'écrire. Il tourne alors sa tête vers nous et me regarde l'air surpris.

-Niklas [ah il s'appelle donc Niklas, ce serait pas Suédois ça ?]que fait cette jeune fille ici ?

-Toutes mes excuses monsieur mais elle est entrrrrrée il y a quelques minutes dans notrrrre salle de rrrrrepos et a ensuite tenté de sauter du bastingage.

Quoi ? Jamais de la vie ! Je n'avais pas vu le rebord de leur fichu bastingage voilà tout ! … Attendez,... il a dit bastingage ? Comme sur un bateau ? Mais où est-ce que je suis tombée moi !

-Dis lui d'apprrrrocher.

Niklas me pousse dans le dos et je m'avance vers cet homme, pas vraiment rassurée. Il me montre un tabouret et je m'assois. Il regarde ma bouche sous toutes ses coutures sans me toucher, prend sa baguette, marmonne quelques sorts et je sens la douleur diminuer pour disparaître complètement. Il me regarde et hausse ses sourcils en une interrogation muette. Pour toute réponse je lui fais un sourire banane.

-Bien ! Rrrrrraccompagne-la, tu veux.

Niklas hoche la tête et sort de la pièce. Je le suis en bondissant tellement je suis heureuse ! Il me désigne alors une grosse porte en bois et fait demi-tour sans me jeter un regard. Je m'élance alors dehors… et suis vite ramenée à la réalité par une pluie glaciale et drue. Décidément l'Angleterre ne me réussie pas…

POV Bethany

Evangéline arrive presqu'en courant vers notre table. Elle est complètement trempée et claque des dents.

-Où est-ce que tu étais passée ? lui lance Rosalina.

-Pouuuuuh ! Vous en êtes déjà au dessert ? J'ai une faim de loup !

-Ne détourne pas la conversation ! Répond-moi ! Où étais-tu ?

-Je…

Brusquement les plats disparaissent et le silence se fait dans toute la salle. Nous tournons toute la tête vers la table des professeurs, étonnées. Le directeur s'est levé. Il fait à présent face aux élèves.

-Bien. Permettez-moi de souhaiter une nouvelle fois bienvenue à nos invités ! Hier vous étiez tous fatigués et je n'ai pas voulu en rajouter une couche avec un discours rasant.

-C'est lui qui aurait besoin d'être rasé !

-Je te remercie Dolohov, je tiendrai compte de ce judicieux conseil ! Pour en revenir à nos moutons, cette année se déroule la cinq centième édition du Tournoi des Trois Sorciers. Ainsi selon la tradition, cinq élèves représenteront leur école !

Des murmures se font entendre, comment ça cinq élèves ?

-S'il vous plaît ! Je sais que cette nouvelle vous surprend tous, cependant ce sont les lois établies à l'origine de ce tournoi. Le règlement ne change pas, toutes les personnes désirant participer sont bien évidemment invitées à déposer leur nom dans la Coupe de Feu qui sera installée ce soir dans le hall d'entrée. Cette année nous avons décidé de ne laisser participer que les Sixième Année, en effet ceux-ci n'ont pas d'examen cet année et nous les pensons suffisamment matures pour représenter leur école lors de ce tournoi !

Des exclamations, des applaudissements et des grognements saluent cette déclaration.

-Mais que ce soit bien clair, les épreuves n'en demeurent pas moins dangereuses, voire potentiellement mortelles. Nous vous demandons donc de bien réfléchir avant de vous présentez. C'est une décision à ne pas prendre à la légère, laissez-la bien murir avant de vous décider. Une fois sélectionné, vous ne pourrez plus revenir en arrière… Sur ce je vous souhaite à tous une bonne après-midi !

Les élèves se lèvent dans un brouhaha indescriptible. Je me tourne vers les autres filles qui sont aussi stupéfaites que moi.

-Cinq élèves !, murmurent Cassiopée.

-C'est complètement fou, souffle Rosalina.

-Je suis d'accord…, en rajoute Dilana.

Le ventre d'Evangéline se manifeste bruyamment. Celle-ci vire au rouge cramoisi.

-Tu devrais aller voir en cuisine s'ils n'ont pas quelque chose pour toi. Viens suis-moi !

Notre Vélane part donc à la suite de Lily, et nous décidons de suivre le flot de Gryffondor avant de ne plus pouvoir savoir comment rejoindre notre salle comune.

POV Evangéline

Je suis Lily dans un dédale de couloirs puis nous empruntons de nombreux escaliers. Elle finit par s'arrêter devant un tableau représentant une salade de fruits, s'approche et chatouille une poire. Sous mes yeux stupéfaits, une poignée apparaît. La jeune Gryffondor l'actionne et s'engouffre dans le passage qui donne sur un immense espace où des elfes de maison s'agitent dans tous les sens. Lorsqu'ils nous aperçoivent, ils se précipitent vers nous.

-Ces demoiselles souhaitent manger quelques choses ?, demande une petite créature couverte d'un pull montagnard et d'un béret énorme.

-Merci Pinocchio ! Cette demoiselle n'a pas eu le temps de dîner, tu pourrais lui dénicher quelques petites choses ?

-Bien sûr !

Il m'attrape la main, m'entraîne avec lui et m'installe sur une table. Je lance un regard affolé à Lily qui me sourit.

-Au fait, tu pourrais la raccompagner à sa salle commune après ?

Le petit elfe se retourne et hoche la tête si vigoureusement que son chapeau dodeline sur sa tête. Après un dernier sourire elle s'en va. Pinocchio dépose alors une multitude de plat devant moi. Je le vois ainsi de profil et comprend la raison de son nom : son nez est très fin et très long. Je dois faire une tête bizarre car il se tourne vers moi, inquiet et me demande si tout va bien.

-Oui, oui, ne t'inquiètes pas ! Tout est parfait !

Il me fait un énorme sourire et s'en va en sautillant.

J'en suis à ma troisième part de gâteau au chocolat –qu'est-ce qu'il est bon !- lorsque la porte menant au couloir s'ouvre brutalement…