Coucou tout le monde ! Voici le chapitre n°6.

En espérant qu'il plaise … Il est plus long que les précédent, ce qui m'étonne car sur le coup, j'arrivais pas à écrire !


Disclaimer : Tous les personnages appartiennent à Stephenie Meyer, sauf ceux sortis tout droit de mon imagination.


Chapitre 6 (14/02/16)


En se réveillant le lendemain matin, Edward était serein. Il resta allongé quelques instants dans son lit, la couette remontée jusqu'au menton. Il tourna la tête vers la baie vitrée. Il faisait sombre à l'extérieur.

Il n'est peut-être pas si tard que ça … pensa-t-il.

Sachant pertinemment qu'il ne parviendrait pas à se rendormir, il se redressa, alluma sa lampe de chevet, attrapa le roman qu'il avait emprunté dans la bibliothèque de Carlisle et reprit sa lecture où il l'avait laissé. Tout en lisant de manière distraite, il repensa aux évènements de la veille. Il ne savait trop que penser de la discussion qu'il avait eu avec Jasper, avant d'aller se coucher. Le jeune homme n'avait fait preuve d'aucune hostilité envers lui, mais il ne pouvait s'empêcher de penser que cette conversation n'avait eu lieu que parce que le médecin avait eu une discussion avec son fils. Edward ne l'espérait pas, mais ne pouvait que douter quant aux réelles intentions de Jasper.

Laisse lui le bénéfice du doute ! se rappela-t-il à l'ordre.

Son esprit dériva alors sur la jumelle du jeune homme. Rosalie. Elle avait l'air parfaite. En y repensant bien, ils avaient tous l'air parfaits. La jeune femme l'avait beaucoup mieux accueilli que son frère. Il avait beaucoup apprécié la discussion qu'il avait eu avec les deux femmes de la famille, bien que la situation n'avait pas été des plus joyeuse. Il avait eu quelques scrupules vis à vis de cela. Il arrivait et la famille volait en éclat. Du moins, la relation entre les parents et leur fils. Mais pendant que lui prenait finalement du bon temps à la cuisine, en haut, cela ne devait pas être la même paire de manches. Au final, le repas s'était plutôt bien passé. Il avait remarqué que Jasper avait les yeux rouges, mais personne n'avait rien dit. Le médecin avait tenté de détendre l'atmosphère ce qui fût un succès car, au bout d'une dizaine de minutes, la table était animée de plusieurs conversations. Edward n'avait pas franchement participé à la bonne ambiance, mais cela l'avait beaucoup détendu quand même. Lors de cette conversation, il s'était longtemps focalisé sur Esmée, la mère de famille, avant de se rendre compte qu'il était lui même le sujet d'une observation insistante de la part de Carlisle. Ce dernier l'avait regardé manger, soulagé de ne rien avoir à lui dire pour qu'il obéisse, lui avait sourit, puis avait repris le fil de la conversation.

N'arrivant pas à se concentrer sur sa lecture, Edward se leva et pris la direction de sa salle de bain. Sur le chemin, il en profita pour jeter un oeil à l'horloge posée sur son bureau. Elle indiquait 06h06.

C'est un signe !. Il s'inquiéta de sa santé mentale en essayant de contenir le léger fou rire qui menaçait de le gagner.

Il tourna le levier de la douche afin de régler la température puis se glissa sous le jet. Vu l'heure qu'il était, il pensait se prélasser un petit bout de temps sous l'eau chaude. Cela l'avait toujours énormément relaxé. Avant, il se laissait ce petit plaisir une à deux fois par semaine. Il n'avait pas eu l'occasion de le faire au centre, et prenait grand plaisir à l'heure actuelle.

Quelques gels douche avait été posés dans le renfoncement du mûr. Après s'être savonné, il laisse l'eau couler sur son visage. Le bruit que cette dernière faisait en tombant sur sa tête alors que ses oreilles de bouchaient n'était pas désagréable. Il avait l'impression d'être coupé du monde pour un petit moment.

Lorsqu'il vit que sa peau commençait à friper, il décida de sortir. Il ferma les vannes d'eau avant d'attraper sa serviette de bain et s'enrouler à l'intérieur. Le temps ne pressant pas, il la laissa absorber l'eau présente sur son corps, avant d'aller s'habiller. Il n'avait pas beaucoup de vêtements, mais pour l'instant, cela lui suffisait. Ne sortant pas, il pouvait se permettre de porter les mêmes habits deux jours d'affilés.

Comme d'habitude, il tenta de dompter sa chevelure, mais l'effort fut vain.

Après tout ce temps, je ne vois pas pourquoi je m'acharne encore …

Revenu à sa chambre, il ouvrit la fenêtre pour que son lit aère. Pendant ce temps, il en profita pour ranger son espace qui commençait à être saturé de sa valise, des livres, et du surplus d'oreillers qu'Esmée lui avait donné. C'est seulement lorsqu'il senti que la chambre commençait à bien se refroidir qu'il remarqua que cela faisait vingt minutes qu'il rangeait, et qu'il était désormais 07h06.

Presqu'un signe !

Il remit donc de l'ordre sur son lit puis s'y installa en tailleur avec le livre qu'il avait tenté de lire plus tôt entre les mains. L'histoire était vraiment passionnante. A première vue pourtant, la couverture ne l'avait pas spécialement attiré. De plus, un synopsis de trois mots, ce n'est pas ce qu'il préfère. Comme quoi …

« Edward ? ». Le jeune homme sursauta. Pris à sa lecture, il n'avait pas entendu la personne entrer.

« Excuse moi. J'ai frappé mais tu n'as pas entendu ! ». C'était Esmée.

« Ca ne fait rien. »

« Tu viens déjeuner ? J'ai fini de préparer. »

« J'arrive ! »

Il marqua son livre, le laissa sur le lit et se leva. Arrivé dans le couloir, il s'aperçu que la maîtresse de famille l'avait attendu.

« Dis donc tu t'es levé à quelle heure pour être déjà prêt ? »

« Je n'arrivais plus à dormir … »

Elle lui sourit puis ils prirent le chemin de la cuisine. Arrivé en bas, il observa qu'il n'y avait que Carlisle de présent.

« Rosalie et Jasper arrivent, ils ne sont pas vraiment du matin … ». Cela fit rire Carlisle, qui renchérit en annonçant qu'il s'agissait là d'un doux euphémisme.

Edward n'avait pas vraiment faim, mais sa mère lui avait toujours répété que bien manger le matin assurait une bonne journée. Il n'était pas dupe, des bons repas, il en avait déjà pris, et pourtant des mauvaises journées, il en avait déjà eu. Il se servit donc un grand verre de lait ainsi qu'une banane qu'il coupa en rondelle avant de les positionner sur une biscotte.

Healthy life ! Du moins, Healthy Food, car pour avoir une Healthy Life, il faudrait déjà avoir un Healthy Mind !

« Comment as-tu dormi Edward ? ». C'était Carlisle.

« Bien, merci. »

Lorsqu'ils s'adressaient à lui, et en particulier le médecin, Edward ne pouvait s'empêcher de rougir et de répondre timidement.

« A 10h00 tu as ta première première séance avec le Docteur SNOW. Elle te laisse le choix. Préfères-tu rester ici ou sortir ? »

Pour l'instant, Edward ne se sentait pas vraiment prêt à sortir dehors. Déjà lorsqu'il vivait encore avec ses parents, le temps d'adaptation qu'il lui fallait lorsqu'il devait aller dormir chez un autre membre de sa famille, ou qu'un quelconque bouleversement se produisait, était relativement … long.

« Je préférerai rester ici … »

« Bien, je vais le lui dire. Fini de manger, je t'avertirai lorsqu'elle sera là. »

Edward avait beaucoup penser à ce rendez-vous, ces derniers temps. En fait, avant même qu'il ne quitte le centre, il y pensait déjà. Au départ, il avait eu peur de ne pas savoir quoi lui dire et qu'elle ne lui annonce qu'il régressait plus qu'autre chose et que par conséquent, ils devaient revenir un un plan plus conventionnel, c'est à dire, au centre. Ensuite, il avait pensé que le Docteur SNOW serait à considérer comme un journal intime.

Intime intime, dans la mesure du raisonnable quand même ! s'était-il repris.

En bref, il ne savait pas trop comment gérer certains points de la situation mais se disait que prendre les choses comme elles arrivaient était la meilleure des solution. Parfois, il s'étonnait. Ses pensées devenaient de moins en moins noires et il avait réellement envie d'avancer.

Il finit son repas, se resservit un autre grand verre de lait, débarrassa sa table, puis remonta dans sa chambre. Il avait envie de faire autre chose. Jouer aux échecs lui manquait. Il s'installa néanmoins sur son lit afin de reprendre, encore une fois, sa lecture. En ce moment il ne faisait que ça, mais ce n'était pas pour lui déplaire quand même. De toute façon, Katie arriverait dans pas longtemps.


Edward fixait la baie vitrée. Il avait encore décroché de sa lecture. Il avait vraiment envie de sortir dans le jardin. Dehors, le soleil brillait, et la température ne devait pas être désagréable. Alors qu'il allait se lever, quelqu'un toqua à sa porte.

« Edward ? ». Il s'agissait du Docteur SNOW.

Pouvait pas avoir meilleur timing … ? se marmonna-t-il.

Katie entra dans sa chambre et pris place sur le fauteuil du bureau. Elle étudia quelques secondes l'environnement de son protégé, puis se tourna vers lui avec un grand sourire.

« Alors, comment vas-tu ? »

« Bien. »

« OK, on va reprendre … Comment vas-tu ? »

« Ca va, je crois … »

Katie se dit que pour commencer, c'était pas si mal. Le jeune homme lui paraissait en bonne forme, du moins toujours plus qu'à l'institut. Ses cernes avaient bien diminué, son teint était moins blafard, et il semblait s'être un peu mieux nourrit.

« Comment ça se passe ici ? »

« Plutôt bien je dirai. Ils sont gentils avec moi. »

« Oui j'imagine. J'ai tout de même cru comprendre que ton arrivée ne s'était pas fait sans heurts ? »

« Si vous savez, pourquoi vous demandez ? »

« Bien … Pourquoi es-tu si hostile ? On avait pourtant fait quelques progrès. »

Edward ne répondit rien et expira un bon coup.

« Jasper n'a en effet pas très bien pris mon arrivée. Après, les raisons je ne les connais pas. Mais il est venu s'excuser le soir même. »

« Bien, et comment as-tu réagis face à cette altercation ? »

« … Sur le coup, je ne comprenais pas. Je n'avais rien fait qui puisse le mettre en colère, du moins pas à ma connaissance. Il avait beau me parler, je n'avais pas l'intention de lui répondre. Mais il a commencé à me dire des choses qui m'ont vraiment mis en colère. Je stressais. Donc forcément, j'ai commencé à lui répondre. Mais je me suis contenu quand même ! »

« Edward, je ne fais pas ton procès, détends toi. Je trouve même que tu as très bien réagis. Que disait-il pour te mettre en colère ? »

« … Il … Il parlait de mes parents. »

« Oh, je vois. Et as-tu pensé à eux récemment ? »

Edward trouvait que Katie était vive. A l'institut, elle n'était pas si directe.

« Oui. Dès mon premier jour ici … »

« Bien. Et comment t'es-tu senti ? »

« … Triste, je crois … Cette maison en général me rappelle mes parents. Lorsque je suis arrivé, l'ambiance globale de la maison, tout ce blanc … Ma mère aurait adoré. La piscine … »

Edward avait la gorge nouée. Jusque là, lorsqu'il pensait à ses parents et aux moment partagés avec eux, il ne s'était pas senti si nostalgique. Il n'avait pas ressenti le besoin de pleurer, d'extérioriser ses sentiments. Mais maintenant qu'il se retrouvait face à Katie, c'était beaucoup plus difficile. Le fait qu'elle soit plus directe qu'elle ne l'avait jamais été avant n'arrangeait pas les choses. Il se sentait acculé, au pied du mûr, face aux sentiments que jusque là il n'acceptait pas.

« Tu es en pleine phase d'acceptation Edward. Cet évènement à probablement créé un déclic en toi. Je ne vais pas te cacher que ça ne va pas être facile. Dans ce type de situation, semblable à la tienne, la personne est sujette à des sautes d'humeur, des questionnements incessants, besoin d'être entourée ou bien seule. Il ne faudra pas que cela t'étonne. Par contre, ce qu'il faudra absolument, c'est que tu t'écoutes. Ne canalise plus ce que tu ressens, tout doit sortir. Et tu verras qu'un jour, en te réveillant, tu te sentiras beaucoup mieux. Tu avanceras. »

Edward la regardait, perplexe. Il était vrai que depuis qu'il était sorti du l'institut, à peine pensait-il à ses parents, il se mettait à avoir la gorge nouée, les yeux humides, etc … Mais de là à dire qu'il avait le comportement d'une femme enceinte !

« Pour toi, la colère a toujours été présente. Depuis ton réveil jusqu'à aujourd'hui, il t'est toujours arrivé d'avoir des accès de colère. Pour la tristesse, c'est relativement nouveau mais qu'en est-il de la contrariété ? »

… Hein ?! »

Edward était perdu. Il avait les yeux écarquillés, la bouche légèrement ouverte, dans une parfaite imitation du poisson rouge.

« Souviens toi de ton départ de l'institut. Nous étions tous les quatre dans mon bureau. Quand j'ai annoncé qu'il te faudrait trois séances par semaines, tu as protesté. Là où avant tu laissais couler les choses, les laissais venir comme elles étaient, tu n'as pas voulu de l'encadrement que nous t'imposions. »

« En même temps, qui voudrait passer plus de temps qu'il ne le faut dans un put… ». Edward s'arrêta là. Il avait envie d'exploser. Cette réplique de la part de son médecin l'avait mis en rogne, même s'il ne savait pas vraiment pourquoi. Il ferma ses yeux et se força à prendre une grande inspiration dans l'espoir de se calmer. Son pouls s'était accéléré et ses points crispés.

« Qui voudrait voir un psy plus d'une fois par semaine … ? »

« C'est vrai ! Cependant, tu n'as pas vraiment le choix. »

Tout en Katie l'agaçait. Elle le fixait avec un sourire qu'il qualifierait de tendre mais extrêmement énervant. Il n'était pas une poupée de porcelaine bon sang !

« Bien. Edward, on va s'arrêter là. C'est assez. En revanche, j'aimerai qu'à partir d'aujourd'hui, tous les soirs, tu écrives dans un carnet les sentiments que tu as ressenti au cours de ta journée et qu'à côté tu en écrives l'origine. »

Alors que Katie se levait, il en fit de même, et sans plus de cérémonie, se dirigea dans sa salle de bain et en ferma la porte. Il fit les cents pas, avant de se poser contre la paroi du lavabo. Il se regardait dans le miroir. Son physique avait subit quelques améliorations. Bien sûr, rien de palpitant, mais pour dire qu'il était là depuis peu … Son esprit dériva alors, et sans comprendre le pourquoi du comment, des larmes coulèrent sur ses joues. Il ne s'agissait pas de gros sanglots, mais simplement de quelques larmes qui avait besoin de sortir. Sur le moment, Edward se senti plus léger. La pression retombait, il évacuait le trop plein du moment. A cet instant, il se sentait faible. Edward décida de se rincer le visage. La tiédeur de l'eau lui fit du bien. Après s'être essuyé, il retourna dans sa chambre. En y entrant, il vit qu'elle était vide.

Tant mieux pensa-t-il.

Il s'allongea sur son lit. Il ressentait comme un vide à l'intérieur de lui. Il était fatigué. Il se releva et se dirigea vers son bureau, d'où son sac n'avait pas bougé depuis que cette chambre lui avait été attribué. Il l'ouvrit puis fouilla dans ses affaires. Il trouva enfin ce qu'il cherchait. Il resta là, agenouillé, à contempler l'objet qu'il tenait dans les mains. Pendant plusieurs minutes, il hésita à le remettre où il était, ses mains faisant l'aller-retour entre son sac et son torse. Finalement, elles se crispèrent sur l'objet. Il se releva puis regagna son lit. Sur le flanc, ses yeux étaient rivés à la baie vitrée. Doucement, ses mains montèrent afin de pénétrer son champs de vision. Il s'agissait d'une peluche. Celle que ses parents lui avaient acheté à sa naissance. Le doudou avait été affublé du nom de Poky, enfin … au début c'était Monsieur Pimpin, mais un surnom était vite venu prendre sa place. Il s'en était vite séparé au fur et à mesure du temps, mais elle était toujours restée avec lui dans les moments difficiles, ou bien assise sur une étagère de sa chambre. Maintenant, il ressentait le besoin de l'avoir avec lui. Tant pis de ce que les autres penseraient. Il s'agissait d'un petit lapin, dont la mousse à l'intérieur avait été aplatit par les années, mais l'état global restait correct. Il l'approcha de son nez et en huma l'odeur. Là, il se sentait bien. Comme à son habitude, il mis la moitié de la surface de la peluche sous sa tête, l'autre restant devant son nez. C'est comme cela qu'il s'endormit.


PDV Katie

Alors que je m'apprêtais à ranger mes affaires, je vis Edward se lever et s'enfuir dans la pièce attenante à sa chambre. Je ne compris pas tout de suite la raison de son geste, mais l'évidence m'apparut soudain. Il était clair que face à la situation, il était perdu. Mais cela ne durerait qu'un temps.

Je pris donc mes clics et mes clacs et sorti de la chambre. En redescendant, je vis les CULLEN attablés à la cuisine.

« Nous avons fini pour aujourd'hui. » déclarais-je simplement.

« Comment ça s'est passé ? » Esmée et son éternelle inquiétude.

Je souris afin de les rassurer.

« Bien. En revanche, attendez-vous à ce que les prochains jours soient … difficiles. Il accepte enfin la situation mais ne la contrôle pas. Il se peut qu'il soit heureux un instant, en colère au suivant, avant de se morfondre à un autre. Il ne sera pas prévisible. »

« Oui, j'ai déjà vu cela sur des patients dans des cas à peu près similaires. » intervint Carlisle.

« Je suis certaine que vous saurez gérer. »

Le couple acquiesça. Alors que j'allais m'en aller, je me souvins soudainement :

« Est-ce qu'Edward a bien dormi cette nuit ? »

« Et bien quand je lui ai demandé ce matin il m'a assuré que oui. »

« Oh euh … » Esmée hésitait à intervenir.

« Oui ? » l'encourageais-je.

« Quand je me suis levée, je suis allée dans sa chambre pour le prévenir que le déjeuner était servi. Il était déjà habillé, sa chambre rangée, et il lisait un livre, qu'il a emprunter à Carlisle. »

« Je vois … Il était un peu grincheux. La fatigue n'arrange jamais les choses ! »

Nous discutions encore un peu, et enfin il fut l'heure pour moi de partir. Esmée resta à la cuisine, son repas mijotait doucement sur le feu. Carlisle me raccompagna à la porte d'entrée.

« Au fait euh … Voilà. Ce soir, nous devons sortir. Cela fait aujourd'hui treize ans que nous avons adoptés nos enfants, et chaque année nous allons au restaurant. Est-ce une bonne idée pour Edward ? »

« Il ne faut en aucun cas que vous modifiez vos plans pour lui. Cela ne l'aidera pas. C'est d'ailleurs un bon point que vous sortiez. Si j'ai bien compris, depuis qu'il est arrivé chez vous, il n'est pas allé une seule fois à l'extérieur. Il ne faut pas qu'il s'installe dans sa petite routine. De plus, rester enfermé le confortera dans un espèce de confort protecteur, un cocon si vous préférez, et ce n'est pas ce qu'il lui faut. Le jour où il lui faudra retourner en cours n'en sera que plus difficile s'il ne se réintègre pas à la société qui nous entoure. »

« D'accord … Heureusement que le restaurant où nous allons n'est pas très loin, je n'avais pas envie de le brusquer plus que nécéssaire avec un long trajet en voiture. »

« Il est sûr qu'il faut y aller progressivement. Mais Edward est quelqu'un d'intelligent. Il saura faire la part des choses, même s'il lui faut du temps pour cela. Et je pense qu'il aime être ici. »

« Merci Katie. »

« C'est normal. Je vous rappellerai pour le prochain rendez-vous. Selon comment les choses se passeront ce soir, nous verrons pour une séance à l'extérieur. »

« C'est entendu. Passez une bonne journée. »


Alors que midi approchait à grand pas, Carlisle revient dans la cuisine.

« Rosalie, peux-tu surveiller la cuisson s'il te plait ? Jasper ! Jasper, je ne me répéterai pas une deuxième fois, coupe moi ce jeu vidéo et mets la table ! »

Ce dernier obéit de mauvaise grâce, mais lança tout de même :

« Et Edward, il est où ? »

« Je vais le chercher. »

Carlisle prit donc la direction du premier. Il toqua à la porte du jeune homme, aucune réponse ne lui parvint. Il pénétra tout de même dans la pièce. Edward était endormi. Il sourit tendrement à la vue qu'offrait l'adolescent avec sa peluche. Il ne l'avait jamais avoué à Jasper, mais parfois, lorsqu'il rentrait de ses gardes à l'hôpital, il passait dans la chambre de ses enfants, et trouvaient son fils dans la même position.

« Edward ? Edward réveille toi … »

Carlisle passa sa main dans les cheveux du jeune, son réveil paraissant difficile. Ce dernier ouvrit lentement les yeux, se frottant le visage contre l'oreiller. Quelques secondes passèrent avant qu'il ne réalise la situation. Il se redressa brusquement tout en cachant sa peluche derrière son dos.

Il rougit et Carlisle rigola.

« Ne t'inquiète pas, Rosalie et Jasper sont pareils. »

Edward ne répondit rien mais lui sourit.

« On va bientôt passer à table, il serait bien que tu te passes un coup d'eau sur la figure avant de nous rejoindre. Je t'attends dans le couloir. »

« Vous pouvez descendre, je vous rejoindrai. »

« J'ai promis à ma femme que je descendrai avec toi ! Et crois moi, je ne tiens pas à subir sa colère ! » rigola-t-il.

Edward le rejoint puis se leva pour aller dans la salle de bain. Quand il rejoint Carlisle dans le couloir, ce dernier était sur son téléphone. En entendant du bruit, il releva la tête, lui sourit, passa un bras autour de ses épaules puis l'entraina au rez-de-chaussée.

L'odeur se dégageant de la cuisine était absolument divine.

Une fois tout le monde assis à table, les assiettes remplies sous le nez, la dégustation pu commencer. Quelques conversations animaient la cuisine.

« Ce soir nous allons au restaurant ! »

Edward suspendit son geste, la fourchette à mis chemin. Il fixa Carlisle, ne sachant que penser.

« Au même que d'habitude ? » demande Jasper.

« Evidemment, gros nigaud ! » lui lança sa soeur.

Jasper lui répondit puérilement en lui tirant la langue. Son appétit étant féroce, il n'attendit pas pour recommencer à se bâfrer (proprement quand même).

Edward en fit de même, bien plus lentement, son appétit légèrement réduit. Il n'osait poser de question, mais Esmée le rassura d'un sourire avant de lui expliquer :

« Cela fait aujourd'hui treize ans que Jasper et Rosalie nous ont rejoints. »

« Mais … Je croyais que vous aviez 17 ans. »

L'air ahurit d'Edward était à mourir de rire. Rosalie ne se contint pas. Après avoir repris ses esprits, elle lui expliqua gentiment qu'ils avaient été adoptés.

« Oh … »

« Ca te dérange ? » c'était Jasper.

« Non ! Non pas du tout … Mais ça fait longtemps que je ne suis pas sorti. »

Carlisle intervint.

« Ne t'inquiète pas, tout se passera bien. »


Voilà voilà ...

N'hésitez pas à me laisser un commentaire pour me dire ce que vous en penser, tout ça tout ça ...

Normalement le prochain chapitre arrive vendredi mais comme je suis en vacances … Ahah suspens ! Insoutenable n'est-ce pas ?

Sinon, c'est quoi la racine carré de 693 509 ? Et pas de calculette bande de petits chenapans !

A bientôt

Kwycky