Un grand merci à :
Lisa, j'aime bien Cassiopée aussi ! Tu devrais être contente voilà Enfin la retenue =)
Gabi, je sais pauvre James, mais bon ça devrait changer ) Je ne peux pas te dire pour Cassie, ça casserait le truc =p
Nerd, j'espère que ce chapitre ne te décevra pas !
9. La retenue
POV Rosalina
-Et bien je suis sûr que James sera absolument ravi de te venir en aide !
-Merci Sirius mais je préfère encore me ridiculiser que de laisser ce crétin m'approcher !
-Tu as tord chérie, je suis sûr que son contact ne te laisserai pas indifférente !
-Patmol, arrêtes un peu de l'embêter, tu vois bien que tu la mets mal à l'aise !
-Mais c'est le but mon cher Lunard !
Ledit Lunard hausse les yeux au ciel.
-Bien ce n'est pas tout mais on a une retenue et on ferait mieux d'y aller si on ne veut pas arriver en retard. Vous venez ?, dit-il en se tournant vers nous.
-Mais quand est-ce que vous allez manger ?, s'inquiète Cassie, véritable estomac sur pattes.
-Ne vous en faites pas, le professeur McGonagall nous aura prévu quelque chose, nous rassure la préfète.
-On voit bien là l'expérience de Miss Evans en matière de retenue.
-Tu ne vas pas t'y mettre non plus Peter ! Un Sirius s'est déjà bien assez !
-Désolé, c'est sortit tout seul, se justifie-t-il, penaud.
Nous nous mettons donc en route, direction la salle de métamorphose. Personne ne parle. Il faut dire que recevoir une retenue le jour même de la rentrée n'est pas particulièrement glorieux…
Lorsque nous arrivons, la porte est ouverte et nous entrons. Une bombe aurait explosé qu'il y aurait eu moins de dégâts. L'un des garçons émet un sifflement devant le travail qu'il va falloir produire, les deux autres approuvent en hochant de la tête. Je me charge alors de traduire la pensée générale :
-Mais on n'aura jamais fini en trois heures !
Sur-ce le professeur McGonagall pénètre dans la salle. Nous avons interdiction d'utiliser la magie, elle nous confisque même nos baguettes et jette un sort à la porte avant de sortir.
Nous commençons par raccrocher le lustre au plafond. Pour se faire, nous créons une sortie d'escalier à l'aide de tables empilées les unes sur les autres. Les trois autres filles ayant le vertige, je me dévoue pour monter tout en haut. Je fais passer une grosse corde que nous avons trouvé par le crochet et envoie l'extrémité à ceux qui sont restés en bas. Grâce à ce système de poulie, le lustre arrive à ma hauteur et je peux le fixer à son crochet. Je m'apprête à descendre lorsque mon escalier de fortune s'effondre et que je me retrouve accrochée au lourd luminaire. En bas Evangéline, Dilana et Lily crient pendant que les garçons tentent de trouver un moyen de me faire descendre. Je ne leur laisse cependant pas le temps d'avoir une illumination que mes doigts glissent et que je tombe pour atterrir… sur le siffleur de tout à l'heure qui amortit ma chute…
Celui-ci semble un peu surpris mais reprend vite ses esprits et sort :
-Pas la peine de t'accrocher à moi, nous ne serons jamais félins pour l'autre, chérie !
Puis se tournant vers ses copains :
-Eh, eh félins pour l'autre ! Elle est bonne, hein !
Alors qu'il a l'air particulièrement fier de lui, ses acolytes éclatent de rire. Je me relève tant bien que mal grâce aux filles qui sont venues m'aider et qui me demandent si tout va bien. A première vue, oui. Je pense que je n'ai rien de cassé.
Les garçons ne se remettent pas de leur fou rire et se roulent carrément par terre sous nos yeux ébahis.
-Quand je vous disais qu'ils sont stupides…, déclare Lily. Ce qui a au moins pour effet de les refroidir un peu.
-Pouf, qu'est-ce qu'il fait chaud ici, commente mon Air Bag.
Puis sans que personne ne s'y attende, celui-ci enlève son tee-shirt dévoilant ainsi au su et au vu de tous ses magnifiques abdominaux…
Non mais qu'est-ce que je raconte ! En plus il a remarqué que mon regard s'est –légèrement- attardé sur son torse et me fixe d'un coup d'œil narquois. Je me détourne rapidement et continue de remettre en ordre la salle.
Vers 20 heures, un Crac sonore se fait entendre et nous découvrons un petit elfe de maison avec un immense nez qui tient plusieurs plats en équilibre.
-Bonsoir Pinocchio !, lance Evangéline d'une voix enjouée. Tu vas mieux ?
La créature hoche la tête vigoureusement et lui sourit. Ah, c'est donc lui qui s'est fait martyrisé par le directeur de Dumstrang !
Les garçons la regardent étrangement, puis haussent les épaules et se précipitent vers la nourriture. Une fois rassasiés, nous nous remettons au travail et terminons finalement avant les trois heures imposées. Lorsque nous essayons d'ouvrir la porte celle-ci résiste.
-Oh non ! Ne me dites pas qu'elle a ensorcelé la porte afin qu'elle ne s'ouvre qu'à 22 heures ?, gémit Di.
-C'est possible de faire ça ?, interroge le prétendant de Lily.
-Bien sûr que oui ! rétorque celle-ci. Et ça se dit sang-pur…
-Bon bah nous n'avons plus attendre…, quelqu'un veut jouer aux cartes, il me semble que j'ai un paquet dans mon sac ?
Nous acceptons tous et nous nous décidons pour une bataille corse. Finalement nous nous amusons bien, mais si nos mains sont malmenées par les trois garçons qui tapent comme des malades à chaque fois qu'il y a une paire, un sandwich ou un 10. Au bout d'un moment, Evangéline arrête après s'être fait copieusement écrasé la main par un Air Bag survolté. Nous décidons donc de jouer par équipes de deux, l'un retourne la carte et l'autre frappe. Chaque fille se met avec un garçon : Dilana et Lupin, Lily et Potter, moi avec Black [j'ai enfin retenu leur nom !]. Bizarrement chaque duo fonctionne plutôt bien. Dans tous les cas, c'est le garçon qui frappe, et leur main s'entrechoquant provoque de drôles de bruits, si bien que je suis plutôt contente d'avoir renoncé à ce rôle. Lupin, malgré son apparence de gringalet, est apparemment celui qui a le plus de force et le plus de réflexe. Il permet ainsi à Dilana de remporter la plupart des parties.
Sur les coups de dix heures, la porte accepte enfin de s'ouvrir et nous rejoignons ensemble la salle commune dans une ambiance bonne enfant lorsque nous entendons un miaulement. Les trois acolytes s'interrompent et s'immobilisent alors que des bruits de pas se rapprochent. Ils se concertent rapidement du regard puis nous attrapent par le bras nous entraînant à leur suite, chacun dans une direction différente. Potter a entraîné sa dulcinée et Evangéline, Lupin Dilana, et Black, bah celle qui reste, c'est-à-dire moi.
Nous piquons tous deux un sprint et finissons par pénétrer dans une salle de classe désaffectée. Je me tourne alors vers lui et commence :
-Qu'est ce que…
-Il plaque alors une main sur ma bouche. J'essaie de me débattre mais il m'immobilise contre le mur. Après s'être assuré que je ne dirai rien, il me relâche mais ne s'éloigne pas pour autant. Je suis coincée entre la paroi et lui. Qu'est-ce qu'il sent bon…
Non mais tu délires ma pauvre fille ! T'as vraiment un problème aujourd'hui !
C'est peut-être le décalage horaire ?
Mais oui une heure de moins et tu tombes dans les bras du premier bellâtre venu !
Je ne lui tombe pas dans les bras ! Enfin d'une certaine manière, si… Mais sinon non !
Je fais taire ma petite voix intérieure alors que Air Bag rouvre la porte, tourne la tête à droite puis à gauche et finit par sortir m'attrapant par la main au passage.
-Non mais ça va, oui ?
-Mais tu vas te taire, bon sang ? Tu vas nous faire repérer !
-Mais repérer de qui ?
POV Evangéline
Je… n'en… peux… plus !
Ça fait trop longtemps que je n'ai couru, il faudrait que je m'y remette parce que ma condition physique devient catastrophique !
La rousse à côté de moi est également hors d'haleine et ses joues sont rougies par l'effort. Quand à James, il se tient à côté d'elle, sans trace apparente de fatigue. Nous sommes dans une salle remplie de coussins et de fauteuils. Il nous a fait passer trois fois devant une tapisserie bizarre et une porte est apparue. Je me suis affalée sur un énorme pouf rose et me tourne vers James, attendant des explications.
-Est-ce que tu peux m'explique pourquoi nous sommes partie en courant ?, demande Lily, folle de rage et ayant retrouvé son souffle. Rusard sait très bien que nous étions en retenue, nous ne faisions rien de mal !
-Et bien… ça a peut-être un rapport avec le fait que nous ayons placé quelques Bombabouses devant son bureau ?
-Vous ne vous arrêterez donc jamais de faire des bêtises ? Non mais vous avez quel âge ? On est en sixième année je te rappelle ! Ces gamineries sont censées être révolues !
James a apparemment très envie de rentrer sous terre. Le pauvre, franchement je le plains, je devrais peut-être l'aider…
Je réfléchis à des éventuelles solutions pendant que Lily continue de le morigéner.
POV Dilana
Remus m'a attrapé le bras et m'entraîne à travers les couloirs de Poudlard. C'est un véritable labyrinthe ! Comment fait-il pour s'y retrouver ? A sa place je serais complètement perdue, mon sens de l'orientation est minable ! A moins qu'il ne sache pas où il va ? Comme s'il avait entendu mes pensées il se tourne vers moi, me sourit et me dit de ne pas m'inquiéter.
Je lui décide de lui faire confiance, et, au bout d'un moment, il ouvre une porte, me pousse à l'intérieur et la referme derrière nous. Nous nous retrouvons dans le noir, collés l'un contre l'autre. Mes yeux s'habituent peu à peu à l'obscurité et je comprends que nous nous trouvons dans une sorte de placard à balai. J'ouvre la bouche quand il pose un doigt sur mes lèvres, me signifiant de ne pas parler, son contact me fait frissonner…
Je hoche la tête pour montrer que j'ai compris et il le retire, s'éloignant de moi.
Imaginant que l'attente va être longue, j'attrape un seau, le retourne et m'assieds dessus. Il me sourit d'un air amusé et fait bientôt de même. Face à moi, il me regarde et je me sens bientôt mal à l'aise. Je me tortille sur mon seau et au bout d'un moment, n'y tenant plus, demande à voix basse :
-Qu'est-ce qu'il y a ? J'ai un bouton sur le nez ?
Il sourit, secoue la tête et continue de me fixer. Je me mors la lèvre inférieure, gênée, son regard dévie alors vers ma bouche.
-Par pitié, arrêtes de me regarder comme ça !
-Oh pardon !... Je te mets mal à l'aise ?, questionne-t-il avec un petit sourire.
-Oui, alors s'il te plaît arrête !
-Excuse-moi…
Je commence à avoir mal aux fesses à force de rester ainsi et je décide de me lever et de faire les cent pas. Vous ais-je déjà dis à quel point je suis maladroite ? Non ? Et bien voilà, maintenant vous êtes au courant.
Je trébuche sans le faire exprès dans un seau, perdant l'équilibre je me raccroche au premier truc qui me vient sous la main… c'est-à-dire des balais. Je les entraine dans ma chute et le sol vient brutalement à ma rencontre. Fort heureusement pour mes lunettes deux bras me rattrapent avant que je ne me ramasse complètement. [J'ai tendance à perdre mon vocabulaire de première de la classe lorsque je suis un peu trop soumise aux lois de la gravité…] Remus me remet debout mais le mal est fait : les balais ont provoqué un ramdam d'enfer en tombant et le bruit a dû alerter notre poursuivant. Il doit suivre la même logique que moi parce qu'il m'attrape par la main et se met à courir. Les couloirs défilent de nouveau. Cependant des bruits de pas se font entendre dans la direction où que nous prenons. Il se stoppe brutalement et je lui rentre dedans violemment. Je gémis mais il plaque sa main libre sur ma bouche. Il tourne les talons pour retourner sur nos pas mais des miaulements nous parviennent. Nous sommes coincés !
Remus tourne la tête de tous côtés et finit par me pousser –avec une certaine douceur note-je au passage- vers une tapisserie. Derrière se trouve une sorte de renfoncement et il me plaque contre le mur.
Je retiens ma respiration aussi bien à cause de sa proximité qu'à cause de ma peur.
-Alors Miss Teigne, tu les as trouvés ?
La chatte miaule et j'ai l'impression qu'elle vient vers nous. Une voix se fait entendre à l'autre bout du couloir. On dirait les paroles d'une chanson.
-Satané Peeves !, grogne une voix d'homme.
Les bruits de pas et les miaulements s'éloignent. Nous attendons encore quelques minutes avant de nous séparer.
-Allons-y, déclare Remus avant de m'entraîner encore une fois à sa suite.
C'est au moins la troisième fois que je me fais traîner en quelques heures et mon poignet droit commence à me faire souffrir. Lorsque nous arrivons enfin dans notre salle commune et qu'il me lâche, je le masse avec empressement avant de me rendre compte qu'il est tout rouge à certains endroits. Les différentes marques correspondent parfaitement avec la main de Remus.
Celui-ci me regarde, un air coupable affiché sur le visage et s'empresse de s'excuser. Je le rassure et joue l'indifférente, cependant je suis certaine que demain j'aurai de très jolis bleus, en effet je marque très vite.
Je lui lance un vague Bonne nuit et rejoins mon dortoir où nous commentons la soirée à la lueur de nos lampes de chevet.
