Et voici la suite !

Merci pour les reviews.

(Merci "mimi" pour ta review, même si je ne l'ai pas bien comprise ! :))

Petite dédicace à MiuStein : Promets moi que si je tombe dans cette abime profonde, tu sauras me bâffer pour me ramener dans le droit chemin !

Et tout de suite ... La suite !


Disclaimer : Tous les personnages appartiennent à Stephenie Meyer, sauf ceux sortis tout droit de mon imagination.


Chapitre 10 (26/02/16)


La nuit avait été horrible. Aussi bien pour Edward que pour Carlisle et Esmée. Le jeune homme avait déclenché une forte fièvre due à la tension qui habitait son corps. Ce dernier se défendait du mieux qu'il le pouvait mais les conséquences, sur le moment, en avaient été affreuses. Aux environs de 06h30 du matin, Edward émergea. Il n'osait pas ouvrir les yeux de suite, la soirée de la veille lui étant encore bien encrée dans la tête. Il sentait une douce caresse sur son front et ses cheveux. Cela devait être Esmée. Des voix chuchotaient à côté de lui. Il était bien, là.

« Edward ? Je sais que tu es réveillé … ». C'était la voix de Carlisle.

J'ai dormi avec eux ? se demanda-t-il.

« Comment te sens-tu, mon Chéri ? » lui demanda la brune.

« Fatigué … »

Sa voix était lasse. Il se souvenait avoir passé une mauvaise nuit mais ça s'arrêtait là.

« Ta fièvre n'a pas beaucoup baissé … » marmonna Carlisle.

« Il faut que tu manges quelque chose. » reprit-il.

Edward grogna. Il n'avait définitivement pas faim maintenant. Cependant, quelques minutes plus tard, le médecin revint avec un plateau sur lequel étaient disposés un verre de lait et une tartine.

« Ce n'est pas grand chose mais je veux que tu finisses tout ! » lui ordonna-t-il.

Edward se redressa.

Bon … Gardons le moins difficile pour la fin …

Il entama donc son verre de lait. Pour une fois, il ne le fini pas en une seule fois. L'appétit lui manquait réellement. Il lui fallût vingt-cinq minutes pour tout finir. A la fin, il se sentait ballonné.

« C'est bien ! » lui sourit Esmée.

« Je suis désolé mais je dois vous laisser. Le temps de prendre une douche et je file au travail ! »

« Mais tu n'as pas dormi de la nuit, ça va aller ? » s'inquiéta sa femme.

Il lui sourit de manière indulgente et lui répondit : « Ne t'en fais pas … »

Edward, comprenant que c'était de sa faute si le médecin n'avait pas pu se reposer comme il le fallait, commença à se répandre en excuses, mais ce dernier le coupa dans son élan en lui assurant qu'il préférait le surveiller et qu'il aille bien plutôt que de le laisser seul avec ses démons.

Le jeune mis quelques minutes à assimiler les paroles du plus âgé. Esmée continuait de lui caresser les cheveux.

Lorsque le bruit caractéristique de la porte d'entrée retentit, le calme revint.

« Tu veux prendre une douche ? »

Le jeune homme réfléchi quelques instants puis, se rendant compte de l'état dans lequel il était, accepta volontiers.

« Va alors, je t'attends. » lui sourit-elle.

Il se dirigea donc vers la salle de bain. Il était courbaturé de partout, comme s'il avait attrapé une bonne vieille grippe des familles.

L'eau qui coulait sur son corps le détendit. Il se dépêcha de se savonner et s'assit sur le carrelage, laissant l'eau le rincer. Il repensa aux événements de la veille. Lorsque le policier lui avait dit, de sa voix froide et directe, qu'ils suspectaient que la mort de ses parents était probablement un meurtre, il s'était senti perdre pieds. Rien n'avait pu le sortir de son cauchemar.

Il faut que tu continues bon sang ! De toute façon, ils ne reviendront pas …

Oui, il fallait qu'il continue d'avancer. La mort de ses parents était définitive. Mais la liberté du responsable, non. Il se devait de ne pas revenir en arrière, comme il y a trois mois. Il le devait pour ses parents, pour les CULLEN, pour Katie, pour lui … Mais aussi pour que l'assassin de ses géniteurs croupisse dans un trou comme un malpropre.

Lorsqu'il releva la tête, son regard était plus que déterminé. Non, il n'allait pas se laisser abattre. Fermant le jet de la douche, il se sécha rapidement et rejoint sa chambre. Il s'habilla avant de partir à la recherche d'Esmée, qu'il trouva dans sa chambre, prête pour entamer sa nouvelle journée. Il l'aida cependant à faire le lit.

Une nouvelle journée commençait, et il allait la vivre normalement.


Carlisle était épuisé. Il pensait pouvoir tenir l'allure, mais finalement, il s'était trompé. Pourtant, pendant ses années d'études, il en avait connu des nuits blanches.

L'âge te guette … pensa-t-il.

Il était devant le bureau des infirmières en train de remplir distraitement un dossier pour un patient qui devait sortir le jour même, lorsque le chef de l'hôpital arriva. Ne l'ayant pas entendu, il se fit surprendre.

« Carlisle ! Et bien … Vous m'avez l'air bien fatigué. »

« Oh non non, ce n'est rien. »

C'est ça ! Et la marmotte, elle met le chocolat dans la papier d'alu' !

« Oui bien sûr … Et sinon, pour dire vrai ? »

« Je suis éreinté. » lâcha-t-il.

« Est-ce que cela aurait un rapport avec le coup de fil de votre femme hier ? »

« En effet … Cela fait maintenant deux semaines qu'Edward, le jeune dont vous m'avez donné la garde, est chez nous. Tout allait plutôt bien, jusqu'à hier … Ma femme m'a appelé parce que la police avait débarqué à la maison. Ils suspecteraient que la mort du couple MASEN ne soit pas un accident … Je vous laisse imaginer la suite … »

« Oh … »

« Comme vous dites ! »

« Ecoutez Carlisle, si vous avez besoin de votre journée, prenez la ! »

« Non, j'ai du travail ! »

« Oui, et moi j'ai besoin de médecins opérationnels. Si vous ne prenez pas votre journée, je veux que malgré tout vous soyez parti de cet hôpital à 16h00 tapante. N'en faites pas trop ! Et puis, c'est comme ça qu'on commet des erreurs, et qui les répare ces erreurs ? » lui demanda-t-il, un air suggestif sur le visage.

« Oui … Promis je ne ferai rien de grave. »

« J'espère ! » et il s'en alla.

Le directeur de l'hôpital était plutôt gentil. Il restait professionnel quand il le fallait mais pouvait aider n'importe qui en ayant besoin. Il veillait sur chacun de ses employés comme si c'était ses propres enfants.

Sortant de ses pensées, il se dirigea vers son bureau. Là, il dégaina son téléphone et contacta le Shérif SWAN.

« Shérif SWAN, j'écoute ? »

« Charlie ? C'est Carlisle … »

« Carlisle ! Comment allez-vous ? »

« Ca peut aller … »

« Je suppose que vous appelez pour l'histoire de la famille MASEN ? »

« Effectivement. Y a-t-il de réelles raisons de penser qu'il ne s'agisse pas d'un simple accident ? »

« Carlisle … Je ne peux pas vous en dire beaucoup … »

« Charlie, pas de ça avec moi. S'il vous plait, j'ai besoin de savoir. Pour Edward … »

« Mhh … Nous avons reçu les dernières analyses manquantes ce matin. »

« Oui ? »

« Nous n'avons plus de suppositions, mais des affirmations. Ce n'était pas un accident. »

Carlisle retint son souffle. La situation allait être compliquée …

« Vous avez déjà une piste ? »

« La peinture retrouvée sur la voiture du couple a été envoyée au laboratoire de Seattle. A première vue, il s'agirait d'une couleur foncée, comme nous l'a décrit Edward. Selon les composés trouvés dans l'échantillon, nous pourrons trier les marques de voitures. »

« Je vois … Mais des voitures, il y en a des milliers ! »

« Oui, mais si l'échantillon nous révèle une marque en particulier, le champs de recherche se réduira alors considérablement. De plus, même si la peinture devait concerner plusieurs marques, nous pourrions toujours chercher selon les critères donnés par Edward. »

« Mhh … »

« Je n'en sais pas plus pour l'instant Carlisle ! »

« Merci Charlie … »

« Je vous en prie … J'espère que ça ira pour vous … Je comprends que la situation ne soit pas simple ! »

« Merci ! Nous ferons tout notre possible pour que ça aille. »

« Je vous laisse, j'ai du travail ! »

« Bonne journée Shérif ! »

« De même. »

Et il raccrocha. Il décida de contacter son épouse, désireux de savoir comme ça allait à la maison.

« Les enfants sont partis à l'école et Edward joue avec ton plateau d'échecs. »

« Comment il est ? »

« Etonnement bien ! En ressortant de sa douche il avait l'air beaucoup moins abattu et déterminé. »

« Il aura des phases de toutes façons. »

« Oui … Je pense qu'il serait bien qu'il s'occupe l'esprit Carlisle. »

« Et à quoi penses-tu ? »

« Et bien, ce soir c'est la fête de l'été, à la réserve Quileute. Tous les ans les jumeaux y vont. On pourrait leur demander d'y emmener Edward ? »

« Ce n'est pas bête … Parles lui en. »

Après quelques dernières formalités, il posa enfin son téléphone. S'adossant à sa chaise, il ferma les yeux.

Ce que le choses peuvent être compliquées …

Sans s'en rendre compte, il s'endormit.


La journée était passée lentement. Bien que la pièce ne soit pas encore finie, Edward était allé se réfugier en bas. Il s'était assis au piano et avait laissé ses doigts naviguer sur le clavier. Pendant près de deux heures, Esmée avait pu entendre la douce mélodie envahir sa maison. Au début triste, elle s'était transformée en quelque chose de plus puissant. Comme si, au travers sa chanson, Edward cherchait à montrer sa détermination. La femme en était heureuse. Elle qui pensait que cette épreuve achèverait l'adolescent, elle s'était apparement trompée. Bien sûr, et comme lui avait signifié son mari, il y aurait des hauts et des bas, mais rien que le fait que dès le lendemain de la crise, Edward montrait un aplomb de fer, la rassurait sur l'avenir qui s'ouvrait à eux.

Quand elle sortit de son bureau, il était aux alentours de 17h00. Elle trouva Edward, endormit sur le canapé, et le recouvrit d'un plaid. En se dirigeant à la cuisine, elle s'aperçut que ses enfants prenaient un goûter.

« Mais, vous êtes rentrés quand ? » s'exclama-t-elle, maitrisant tout de même sa voix afin de ne pas réveiller le jeune homme à côté.

« Y a une heure peut-être. »

« Je ne vous ai même pas entendu ! »

« On a l'habitude d'être mal aimés … » plaisanta Jasper.

Esmée sourit à la plaisanterie de son fils, habituée, et lui colla un petite tape derrière la tête.

« Vous allez à La Push ce soir ? »

« Evidemment ! »

« Et … Ca vous dérangerait d'emmener Edward ? »

Un silence flotta dans la cuisine. Cela fit froncer les sourcils d'Esmée.

« Quoi ? »

« Rien rien … »

« Dites moi ! »

« C'est que … » commença Rosalie.

« On pensait qu'avec ce qui s'était passé hier soir, il ne voudrait pas sortir. Donc on a déjà décidé d'y aller avec des amis. »

« Oh, et je peux savoir qui sont ces amis ? »

« Alice, Emmett, … »

« Et bien je ne vois pas ce qui dérange. »

« Si tu nous fais confiance alors il peut venir, ça gêne pas ! »

« Evidemment que je vous fais confiance … » leva-t-elle les yeux au ciel. Parfois ses enfants avaient un don pour dire les choses d'une certaine manière, que s'en était navrant.

« Vous partez quand ? »

« Dans deux heures. »

« Bien. Jasper, tu prêteras des affaires à Edward … L'occasion ne s'est pas encore présentée d'aller lui refaire une garde robe. »

« Mhh … » répondit-il distraitement, continuant de mâcher tout en lisant quelque chose de sûrement passionnant sur son téléphone.

Esmée souffla. Parfois elle était blasée …

La porte d'entrée se fit entendre. Elle se pencha légèrement sur le côté et vit Carlisle rentrer.

« Tu es déjà là ? »

« Le directeur m'a dit de rentrer … Apparemment, j'étais une calamité. »

« Tu es toujours une calamité quand tu es fatigué. »

« Merci ! »

« De rien ! » lui sourit-elle largement.

« Déjà là vous ? »

« C'est encore chez nous non ? »

Carlisle ne répondit rien.

« Où est Edward ? »

« Il dort sur le canapé. »

« Le chanceux … ». Il s'assit sur une des chaise de la cuisine, plongeant sa tête entre ses bras et laissa son dos se relaxer. La journée avait été très longue.

« Ca va pas papa ? » lui demanda Rosalie.

« Mhh … »

« Carlisle, monte, tu es entrain de t'endormir sur la table … »

Elle n'obtint aucune réponse. Ce qui la blasa deux fois plus. Alors qu'elle se dirigeait vers son époux, Jasper rit à propos de quelque chose de sûrement très drôle sur son téléphone et Rosalie monta dans sa chambre.

C'est dans ces moments là qu'on se sent aimé et aidé par sa famille …

« Carlisle ! »

« Mhhh … »

« Monte dans la chambre ! »

« Mhhh … »

« Allez, espèce de gros balourd ! »

« Je suis pas gros … »

« Mais non … Allez … Tu te pousses ou je te pousse ?! »

« C'est bon, j'y vais ! »

Mais quelle famille j'ai …


« Rose ! Dépêche toi ! »

« C'est bon, je suis là … »

« Tu as déjà dit ça y a cinq minutes ! »

« Tu m'échauffes frangin ! »

« Oui oui … »

Il était à présent l'heure de partir à La Push. Edward était content de sortir. Jasper lui avait expliqué que ce soir c'était la fête de l'été. Chaque année ils allaient à la réserve Quileute. La soirée commençait généralement par des chants et des danses, puis arrivait le moment de la légende. Les personnes présentent s'asseyaient autour d'un bûché et écoutait le 'vieux sage'.

« Ah bah enfin ! Allez … »

« Jasper, soit un peu plus discret, ton père dort encore … » le sermonna sa mère.

Edward rougit à la remarque. Bien qu'elle lui ait répété un nombre incalculable de fois que ce n'était pas de sa faute, il ne pouvait que se le rappeler.

« Allez, en route ! »

Les trois jeunes sortirent de la maison. L'air extérieur était plutôt doux. L'été était réellement là. Il montèrent en voiture. Rosalie s'installa avec lui à l'arrière et il lui en fut reconnaissant. Il ne leur fallut qu'un quart d'heure pour arriver à destination. La vue était plutôt jolie. Au loin, on pouvait observer la plage. La réserve était très verte. Du monde était déjà présent. Alors qu'ils s'avançaient un peu plus, deux personnes marchaient dans leur direction. Il put reconnaitre Alice, et a en croire la posture qu'arboraient Rosalie et le garçon collé à elle, il en conclut qu'il s'agissait d'Emmett.

« Emmett, je te présente Edward. Edward, voici Emmett. »

« Salut gars ! ».

Emmett avait l'air plutôt gentil. Il souriait largement et la poignée de main qu'il échangèrent était amicale. A première vue, il pouvait passer pour le gros costaud souvent entouré de sa bande, mais son comportement jurait avec cette image.

« Bonjour toi ! » le salua Alice.

Ce qui le surprit, c'est qu'elle lui sauta au coup afin de lui faire la bise sur les joues, puis repartir vers Jasper. Cette fille était vraiment une pile électrique. Au milieu de ces deux couples, Edward se sentait un peu de trop. Il essaierait de se fondre dans la masse …

Ils avancèrent donc vers le centre de la soirée. La musique n'était pas trop forte mais ça n'empêchait pas les gens de s'amuser. Le bucher était déjà allumé. Il était très haut. Les bancs étaient disposés en cercle tout autour.

« Bella ! On est là ! » cria Alice.

La jeune fille était seule dans son coin. Lorsqu'Edward l'aperçut, il rougit.

Dire que je ne pensais réellement pas la revoir …

« Salut … » s'avança-t-elle.

Assez rapidement, les groupes se formèrent. Comme à la fête foraine, il se retrouva vite seule avec la jeune fille.

« Alors, comment ça va depuis l'autre fois ? » lui demanda-t-elle.

« Ne me dis pas que tu n'es pas au courant, je ne te croirai pas. »

Bella était mal à l'aise. Effectivement, elle avait appris pour le jeune homme. Mais elle ne s'attendait pas à ce qu'il lui en parle directement, et encore moins avec une voix si neutre et directe.

« C'est vrai … »

« Et toi, comment tu vas ? »

« Oh … Bien ! Tu sais … Aussi bien qu'une gaffeuse comme moi peut aller ! »

Ils rirent ensemble.

« C'est drôle, mais devant les autres tu es plutôt renfermée, mais avec moi tu discutes bien. » lui fit-il remarqué.

« Je pourrai en dire de même de toi ! » s'offusquât-t-elle.

« Ce n'était pas un reproche … »

« … »

« Mais tu as raison. »

La jeune fille le regarda. Elle le trouvait vraiment très beau.

« Faut dire qu'Alice a pas mal le dessus sur moi … Ce n'est pas un reproche, parce qu'au final, c'est pas plus mal. Elle me fait sortir, m'ouvrir à plusieurs choses, etc … Mais au milieu de tout ça, elle est en couple avec Jasper. Alors ok, elle me traine partout, mais si tu n'avais pas été là ce soir, je me serai retrouvée comme une pomme … »

« Tu n'as pas d'autres amis ? »

« Si, mais ils sont tous en couples. Et toutes les mièvreries auxquelles ils s'adonnent, c'est vraiment pas pour moi. »

« Je comprends. »

Un léger silence s'installa entre eux. Ils étaient à présent sur la plage, assis sur une des couverture qui avait été disposée pour la soirée.

« Pour être franc avec toi … Je ne pensais pas te revoir. »

« Ah oui ? »

« Je n'aurai pas été si ouvert avec toi sinon. »

« Pourquoi ? »

« Bella, tu crois vraiment que la première chose que je t'aurai raconté si j'avais su que je te reverrai plus tard c'est comment j'ai atterrit chez les CULLEN ? » lui demanda-t-il d'un ton mi-moqueur, mi-sérieux.

« Vu comme ça … » avoua-t-elle.

« Et sinon, quand se finissent les cours d'été ? »

Edward savait que le sujet était bateau, mais à ce moment, il ne savait trop que dire et préférais changer de sujet.

« Dans deux semaines et demie ! »

« Déjà ?! »

« Tu veux rire ?! Je dirai plutôt 'enfin' ! »

Ils rigolèrent.

« Passe tes journées à ne rien faire et tu verras que la notion du temps t'est totalement différente ! »

« C'est normal … Personne n'est dans le même espace temps … C'est physique … »

« Ah … Une scientifique ? »

« Il faut bien de tout pour faire un monde. »

« A te voir, je t'aurai plus imaginé comme étant une littéraire. »

« Tu m'insultes là ! »

« Il faut de tout pour faire un monde ! »

Encore une fois, ils pouffèrent. Finalement, la soirée n'était pas vouée à l'échec.

Ils continuèrent à parler de tout et de rien. La jeune fille ne voulait pas trop abordé de sujets sensibles et préférait donc ne pas trop se mouiller en abordant des sujets neutres mais sur lesquels la discussion était possible. Ils restèrent ainsi une bonne partie de la soirée, avant d'être rejoints par Alice qui leur appris que c'était l'heure de l'histoire. Cette dernière repartit aussi vite qu'elle était arrivée, arguant qu'elle voulait avoir une bonne place.

Oui, comme si Jasper n'allait pas lui en garder une … pensèrent-ils.

« Tu vas voir, c'est bien ! »

« Tu y viens souvent ? »

« Tous les ans. C'est toujours la même chose mais, c'est attrayant … »

Le jeune homme ne répondit rien et se laissa guider vers le groupe. L'ambiance autour du bûcher était festive. Le calme s'installa soudainement, alors qu'un homme d'une cinquantaine d'années s'installait au milieu de la ronde.

« C'est Billy, le chef de la réserve. » lui apprit Bella.

La soirée se passa tranquillement. A partir du moment où Billy eut commencé de conter son histoire, chacun fut très attentif. Edward dut admettre que l'ambiance était chaleureuse, ça lui faisait du bien. Il ne comprit pas tout à l'histoire, mais se demanda tout de même si c'était réel …

Des loups-garous … Non, bien sûr que non …

On pourrait croire qu'il est bête de se poser telle question pour une histoire à propos de loups-garous, qui plus est, mi-hommes, mais l'histoire était tellement bien racontée que le doute s'immisçait. Alors qu'il pensait que la soirée touchait à sa fin, un adolescent, d'une taille assez impressionnante, qui paraissait légèrement bronzé, les cheveux noirs, plutôt beau gosse, s'avança et distribua des sucreries à tout le monde, ainsi qu'un bâton. Edward comprit qu'il s'agissait de chamallows et que la bout de bois était là pour les faire griller au feu. Il n'avait pas vraiment faim, mais il savait qu'il était surveillé de près par Jasper et Rosalie, et il préférait ne pas s'attirer les foudres de Carlisle, bien qu'il savait que le médecin resterait gentil avec lui.

« Au fait Edward, tu es né quand ? » lui demanda Bella.

Edward répondit, sans se rendre compte qu'une certaine personne autre que Bella tendait l'oreille.

« Le 24 Mai. Et toi ? »

« Le 3 Mars. »

« Est-ce que tu compte faire le questionnaire basique du style : quelle est ta couleur préféré, etc … ? »

« Et pourquoi pas ? » le taquina-t-elle.

Bien qu'il passait un agréable moment et qu'il ne fut pas très tard, il commença à ressentir la fatigue. Sa dernière nuit le rattrapait.

« Je suis désolée Bella, mais … Je crois que je vais y aller. »

« J'ai dit quelque chose qu'il ne fallait pas ? » s'affola-t-elle immédiatement.

« Non ! Non non, ce n'est pas ça. Je suis juste fatigué. »

« Oh … Oui, oui je comprends … Tu as quelqu'un pour te ramener ? »

« Je ne pense pas que Jasper ou Rosalie soient prêts à rentrer maintenant. »

« Ils dorment toujours sur place. »

« Je vais rentrer à pieds ! Bonne soirée. »

« Oui … »

Alors qu'elle observait le jeune homme s'éloigner, Bella eu quelques doutes … Elle l'appréciait … C'était étrange. Il était assez froid, pas forcément très sociable, et pourtant, c'était la personne avec laquelle elle s'était jamais aussi bien sentie jusque là. Même avec Jacob, ce n'était pas pareil.

« Edward, attends ! ». Elle courut vers lui.

« Oui ? »

« Euh … »

C'est malin ! Trouve vite quelque chose à dire !

« Ce n'est pas prudent de rentrer seul à pieds, la nuit. Tu préfères pas que je te conduise ? »

« Tu ne veux pas rester ici ? »

« Je ne suis pas sûre qu'Alice soit prête à se décoller de Jasper. Et puis, il y a une personne ici que je n'apprécie pas vraiment … »

« Bon ben …Si tu veux. Merci ! »

Elle lui sourit simplement et tous deux prirent le chemin qui menait au parking. Arrivés sur place, elle le guida vers sa Chevrolet.

« Je te préviens, ce n'est pas le grand luxe, mais ça roule. »

Il ne répondit rien et se contenta de monter.

« Ah oui, effectivement. C'est une antiquité ? »

« C'est ça, moque toi ! »

La route se fit dans le silence. Edward luttait pour rester éveillé, ne souhaitant pas s'endormir en voiture. Comme à l'allée, le trajet fut de courte durée. La jeune fille suivit ses indications et s'engagea sur le chemin menant à la villa.

« Bon, et bien voilà ! »

« Merci encore, Bella ! »

« Y a pas de quoi … A bientôt ? »

« Je suppose. »

« Juste … »

« Ouais ? »

« T'as une téléphone ? »

« … Plus depuis trois mois. »

« Oh ok. C'est pas grave, c'était juste une question comme ça … » tenta-t-elle de se rattraper.

« Le jour où j'en ai un, tu seras sans doute la première au courant. Bonne nuit Bella. »

« Bonne nuit Edward. » souffla-t-elle alors qu'il claquait la porte.

Elle l'observa rentrer dans la maison puis redémarra.

Ma vieille, tu es en train de t'enliser dans un truc pas clair ! Comme tout ce qui touche aux sentiments un peu trop expressifs d'ailleurs …


C'est en se retrouvant dans l'entrée qu'Edward put souffler. La jeune femme lui faisait un peu trop d'effets à son goût. Il se devait de se concentrer sur ce qui se passait en ce moment, et s'encombrer d'une fille n'était pas une bonne chose.

Mais on ne s'encombre pas d'une personne !

Le jeune homme souffla et laissa tomber. Il était perdu et pensa qu'il était préférable pour lui d'aller se coucher et d'aviser plus tard. Silencieusement, il monta les marches. Entrant dans sa chambre, il se déshabilla. Il décida d'aller prendre une douche. Bien qu'il les prenne généralement le matin, une soirée, même encadrée par des adultes, ça attirait forcément du monde, et pas que des personnes raisonnables. Il sentait la fumette à des kilomètres. Et puis une douche lui permettrait de se remettre les idées en place.

Une dizaine de minutes plus tard, il en ressortit, habillé de son pyjama habituel, les cheveux encore humide, il se les séchait avec sa serviette. Quelqu'un toqua à sa porte, c'était Esmée.

« Tu es rentré mon Chéri ? »

« Oui Esmée. »

« Tu es seul ? Mais comment es-tu rentré ? »

« Oh euh … Bella m'a reconduis … » rougit-il.

« Je vois … » sourit-elle largement.

« C'est bien que tu te rapproches de quelqu'un … »

« Oui … »

« Bon, je vais te laisser dormir. Passe une bonne nuit. »

Elle s'approcha de lui, l'embrassa sur le front puis sortit.

Edward se sentait léger parfois, quand elle avait des gestes d'affections comme ceux là envers lui.

En se glissant entre ses draps, il pensa qu'il serait finalement peut-être bien qu'il se procure un téléphone.

Tu délires mon pauvre. La fatigue …


Ainsi s'achève le chapitre n°10 …

Dites moi, que pensez vous d'Edward ? Se cacherait-il derrière une façade ? Pensez-vous que cette histoire de meurtre ira loin ?

En espérant vous avoir fait passer un bon moment !

A bientôt

Kwycky