Hello la compagnie !

Désolée de poster si tard ...

Je vous le dis tout de suite, je ne suis pas fan de mon chapitre ! Mais j'espère qu'il vous conviendra !

Il correspond un peu à mon état d'esprit … Désolée d'avance.

Merci encore à tout ceux qui suivent cette histoire et merci aux reviews, quelles soient laissées anonymement ou non !

Bonne lecture ! o/


Disclaimer : Tous les personnages appartiennent à Stephenie Meyer, sauf ceux sortis tout droit de mon imagination.


Chapitre 11 (28/02/16)


« Edward ? Il faut que je sorte. »

Esmée entra dans la chambre du jeune homme tout en se préparant.

« Oh, ok. »

« Tu viens avec moi ? »

« Je suis obligé ? »

« Non pas du tout … »

« Je préférerai rester ici alors. »

« D'accord, pas de problème. »

Elle resta là, à fixer l'adolescent en face d'elle pendant quelques secondes. Elle ressentait comme un doute en elle.

« Edward, est-ce que ça va ? »

« Oui, très bien. »

Le sourire qu'il lui servit dût paraitre convainquant car Esmée n'en demanda pas plus et s'en alla tout en le prévenant qu'elle n'en avait pas pour longtemps.

Edward était toujours assis sur son lit. Il ne cessait de repenser aux évènements récents. Depuis, chaque nuit, il faisait le même cauchemar. Il se retrouvait dans la voiture, ses parents à l'avant, lui à l'arrière en train d'écouter sa musique. Il revoyait toujours la scène de l'accident deux fois. La première se déroulait rapidement tandis que la seconde semblait être là pour le torturer. Elle passait au ralentit. Il avait alors le temps de voir ses parents être projetés, le crâne de sa mère cogner violemment la vitre de la portière, les airbags qui se … Rien. Les airbags ! Rien ne s'était déclenché ! Edward se pencha sur sur son lit afin d'attraper un cahier qu'Esmée lui avait acheté. Il empoigna rapidement un stylo et nota ce détail sur le papier. Etait-ce normal ? Probablement pas. Mais alors, pourquoi personne n'avait relevé ça ? Il se replongea dans ses pensées. Après cela, il était comme en dehors de son corps. Il voyait la scène depuis l'extérieur. La voiture qui percutait la leur arrivait vite. Elle était d'une couleur foncée. Il était persuadé qu'il s'agissait d'un bleu nuit. Mais peut-être était-ce noir ? Il ne pouvait pas se permettre de douter ainsi ! Il devait retirer le maximum d'infirmations, et elles devaient être justes.

Une migraine commença à s'installer dans son crâne. D'abord ses yeux, puis une barre au front, une pression à l'arrière du crâne. Edward passa outre et se concentra. Il avait l'habitude. Ca lui était déjà arrivé à l'institut.

Quelques minutes plus tard, il referma son cahier. Rien. Rien ne lui était revenu. Absolument rien. Et ça le frustrait. Il balança ses affaires sur son lit et ferma les yeux. Il porta sa mains à son front. Il devait se détendre. Il décida donc de descendre au rez-de-chaussée et de s'occuper en jouant aux échecs. Il était assis plutôt confortablement mais son esprit n'arrivait pas à rester focalisé sur le jeu. Sa frustration augmenta encore d'un rang. Il se força à rester calme. Si la journée commençait comme ça, il était certain qu'elle ne finirait pas bien. Il fixa son regard dans le vague et prit de profondes respirations. Tout à coup, le téléphone sonna.

« Allo ? »

« Edward ? »

« Oui ? »

« C'est Carlisle ! »

« Oh, bonjour. »

« Est-ce qu'Esmée est là par hasard ? Je n'arrive pas à la joindre sur son portable. »

« Non désolé, elle est allée faire des courses en ville. Elle m'a dit qu'elle en aurait pas pour longtemps. »

« D'accord … Bon c'est pas grave, je tenterai à nouveau plus tard … »

L'adolescent ne répondit rien.

« Edward ? Tu es là ? »

« Oui oui. »

« Est-ce que tu vas bien ? »

« Absolument, pourquoi ça n'irait pas ? »

Le médecin ne dit rien mais n'en pensa pas moins.

« Ok … Bon je dois te laisser, le travail m'appelle. Passe une bonne journée Edward ! »

Sans plus de cérémonies, la discussion téléphonique s'arrêta. Edward reposa le téléphone sur son socle et retourna vers le canapé. Il était fatigué. La nuit avait été longue. Carlisle lui avait plus d'une fois proposé de prendre un cachetais il avait à chaque fois décliné. Tant pis s'il manquait de sommeil. Il rangea le plateau et retourna dans sa chambre. Parfois, il se sentait comme un lion en cage. Les CULLEN lui laissait sa liberté, ce n'était pas ça le problème. Non, le soucis c'est qu'il était coincé dans une situation qu'il ne maitrisait pas, qui lui échappait totalement. Il ne savait ni quoi faire, ni quoi dire. Pourtant il faisait une chose : il tentait de paraitre sûr de lui.

En même temps, je ne peux pas me permettre de rater … se dit-il

Il s'allongea sur son lit et ferma les yeux. En ce moment, dormir devenait un vrai calvaire. Lorsqu'il parvenait à tomber dans le bras de Morphée, ce n'était jamais pour longtemps. Et lorsqu'il n'y arrivait pas, il restait éveillé, à penser à tout et rien.

Ce coup-ci, il se retrouvait entre chien et loup. A moitié endormi mais conscient de ce qu'il se passait autour de lui. Le même schéma se répéta. Sa musique, l'accident, sa mère, puis il était hors de lui. A chaque fois il tentait de retenir le maximum de choses. Alors qu'il allait se réveiller, un visage s'imposa à lui. Quelques secondes seulement, mais il eut le temps de prendre quelques informations complémentaires. Ce visage, il avait la sensation de le connaitre. Il n'arrivait qu'une fois que le cauchemar arrivait à son terme. Il avait déjà commencé une ébauche sur son cahier.

Sortant de son sommeil non réparateur, il s'empara de son cahier et recommença à dessiner. Il était presque arrivé au bout du dessin. Maintenant qu'il pouvait enfin voir la généralité du faciès, il l'observa. Oui … Oui il lui disait quelque chose. En son fort intérieur, il savait qu'il le connaissait. Alors qu'il se forçait à plus de réflexion, un mal de tête fulgurant s'empara de lui. Ses mains lâchèrent ce qu'elles tenaient et montèrent se poser sur son crâne. Ses doigts se resserrèrent sur ses cheveux. La pression était énorme. Il était difficile pour lui de garder un minimum de lucidité en cet instant.

Qu'est-ce qu'il se passe encore ?!

Sa voix raisonnait dans son crâne, se répercutant de chaque côtés de celui-ci, augmentant la douleur.


Esmée venait de finir ses courses. Elle avait été prise d'une envie de faire plaisir et avait donc acheté le petit déjeuner favori de chacun. Il ne lui restait plus qu'à passer au drive de la poste avant de pouvoir rentrer. Son humeur du jour était très positive. En pensant à sa famille, elle se sentait bien. Jasper semblait aller mieux depuis quelques temps. Rosalie filait toujours aussi droit qu'avant. Carlisle passait du temps avec elle. Edward avançait. Oui, rien ne pouvait ne pas aller.

Après avoir déposé sa lettre en vitesse, elle reprit le chemin de la villa. Arrivée, elle gara sa voiture dans le garage, prit son sac de courses et se dirigea vers la cuisine. En entrant, aucun bruit ne raisonnait dans la maison. Elle appela Edward plus d'une fois, aucune réponse. Cela lui paraissait bizarre, mais avant de s'affoler elle prit le temps de se raisonner et de se mettre à l'aise. Elle passa ensuite de pièces en pièces, sans jamais trouver le jeune homme. Elle monta donc à l'étage. Son premier instinct lui indiquait de se diriger vers la chambre de ce dernier. Ce qu'elle vit en y entrant la refroidit. Edward était allongé sur le sol, les mains à côté de son crâne, une expression de pure souffrance sur le visage. Ce qui l'inquiétât était le fait que le jeune homme ne paraissait pas conscient.

« Edward ?! Mon Chéri réveille toi ! »

Le jeune homme n'esquissa aucun geste. Elle tenta de lui donner quelques claques sur le visage, mais rien n'y fit. Elle sorti alors son téléphone de sa poche de jean et appela les urgences.

« Bonjour, je suis Esmée CULLEN, j'aurai besoin d'une ambulance, mon fils ne se réveille pas ! »

La personne à l'autre bout du fil l'exonéra au calme. Esmée eu envie de lui répondre froidement qu'elle était parfaitement calme et qu'elle préférait que celle-ci use son temps à mettre une ambulance en route plutôt que de lui sortir des balivernes, mais se retint.

« Comment est-il ? »

« Sur le côté, il semble vraiment pas bien. »

« Avez-vous remarqué quelque chose ce matin ? »

« Non non … Il paraissait un peu ailleurs mais sinon rien de dérangeant. »

« D'accord. Madame, une unité est en route. »

Le temps que les secours arrivent à la villa, la brune resta à côté d'Edward. Elle lui caressait le cuir chevelu, tentant de le détendre. Elle avait à nouveau essayé de le réveiller mais sans succès.

« Y a quelqu'un ?! Nous sommes ambulanciers ! »

« Montez en haut ! »

Il ne fallut que quelques secondes avant que la pièce soit envahie par deux autres personnes. Esmée se décala légèrement, de sorte à laisser les secours faire leur travail, mais resta près du jeune homme tout de même.

« Comment s'appelle-t-il ? » demanda l'un deux.

« Edward ! »

« Bien. Edward ? Peux-tu nous entendre ? »

Esmée était pétrifiée de peur. Elle ne comprenait pas ce qu'il se passait. Les voix autour d'elle raisonnaient dans sa tête mais elle ne pouvait les comprendre. Elle ne sut combien de temps était passé lorsqu'elle réussi un minimum à reprendre pieds avec la réalité, mais elle remarqua qu'Edward se réveillait avec difficulté et semblait vouloir se débattre. Elle comprit immédiatement qu'il ne savait pas ce qui se passait.

« Edward … Du calme mon Chéri, tu t'es évanoui. Reste calme, on va t'emmener. »

L'adolescent se calma sensiblement alors qu'ils établissaient un contact visuel. Elle avait remarqué, à l'aide de son mari et de Katie, que cela l'aidait beaucoup.

Les ambulanciers le placèrent sur une civière avec de l'oxygène pour qu'il se calme. Ils expliquaient chaque mouvements effectués, de sorte à ne pas l'effrayer.

« Madame, vous voulez venir avec nous ? »

« Oui évidemment ! »

Dans l'ambulance, c'était plutôt serré. Edward ne cessait de fixer Esmée et cette dernière lui tenait la main. Il n'appréciait pas franchement le fait d'être attaché et le faisait comprendre. Mais tant qu'Esmée était avec lui, ça allait.

« On est bientôt arrivés. » précisa l'ambulancier.

Le reste du voyage se fit dans le flou pour Edward, qui se rendormait. La fatigue le rattrapait et il soupçonnait l'ambulancier de lui avoir administré un quelconque produit calmant. C'est également dans le flou qu'il vit les lumières de l'hôpital défiler au dessus de sa tête. On l'installa dans une pièce où il fut entouré de tout un tas de personnes. Il n'en connaissait pas une et ne comprenait pas ce qu'elles lui voulaient. Il n'avait qu'une envie, s'endormir et rentrer chez lui.


« Esmée ?! »

« Oh, Carlisle … »

La brune se rua dans les bras de son époux et déchargea tout le stress accumulé depuis environ une heure.

« Que s'est-il passé ? » lui demanda-t-il, tout en continuant les doux mouvements circulaires qu'il effectuait sur le dos de son épouse pour la calmer.

« Je suis partie en courses. Je savais bien que quelque chose n'allait pas mais il m'avait assuré que ça allait. En rentrant, il était allongé sur le sol et je n'arrivais pas à le réveiller ! »

« Ok ok, ça va aller. Calme toi, il est avec les médecins … »

C'est seulement trente minutes plus tard que le médecin en charge d'Edward sortit de la salle de soins.

« Tim ? Alors ? »

« Il ira bien. Il est exténué et je ne sais pas ce qu'il a tenté de faire mais il était en état de choc. Que s'est-il passé ? »

« On ne sait pas. »

« Il faudra lui demander … »

« Il est suivit Tim, on sait ce qu'il faut faire. ». Carlisle ne voulait pas paraitre froid et imbu de lui même mais la situation était si angoissante qu'il ne pouvait pas se retenir. Son collègue dû le comprendre car il ne rajouta rien.

« Pouvons-nous le voir ? » demanda Esmée.

« Oui bien sûr. Il pourra sortir en fin de journée. »

« Vas-y Esmée, je vais passer un coup de fil. »

Elle lui lança un regard avant de se diriger vers la chambre d'Edward.

En entrant dans celle-ci, elle le vit allongé sur le lit, recouvert d'une fine couverture. Il continuait de trembler. Ses mains étaient agités de soubresauts, comme s'il était en train de dessiner. Elle s'approcha de lui et passa la main dans les cheveux. Il ouvrit alors les yeux.

« Hey … »

Il la regarda et lui lança un sourire penaud.

« Je suis désolé … »

« Non … Ce n'est rien d'accord ? Ne me refais juste plus jamais ça ! »

Le silence régna dans la pièce jusqu'à ce que Carlisle entre.

« Comme tu te sens Edward ? »

« … Bien … »

« Ok … Tu vas rester ici un moment et tu pourras sortir en fin de journée … C'est à dire dans sept heures ! »

Le jeune homme grimaça et ferma les yeux.

« Autant … » souffla-t-il.

Carlisle rigola de bon coeur.

« Oui … Mais ce n'est pas négociable. Dis toi que si je n'avais pas été médecin tu serai resté pour une durée d'observation classique, c'est-à-dire une nuit complète ! »

« Quelle chance … ! » tenta-t-il. Il sentait le sermon arriver.

« Chérie, tu veux bien aller nous chercher des boissons chaudes s'il te plait ? »

« Euh … Oui bien sûr … » Esmée n'était pas certaine d'avoir compris mais le regard que lui avait lancé son mari avait suffit à la dissuader de dire quoi que ce soit. Il voulait être seul avec Edward un moment. Elle ne se presserait donc pas de revenir.

« Edward … Je sais ce qui s'est passé … »

« Ah oui ? »

« Je ne suis pas bête. Je sais dire ce qui ne va pas quand j'ai les symptômes juste à portée de main. »

Edward baissa les yeux. Evidemment, Carlisle était médecin …

« Et qu'est-ce qu'il s'est passé alors ? »

« Tu es sûr de ne pas vouloir me le dire toi même ? » le questionna gentiment Carlisle tout en s'asseyant sur le bord du lit.

« Je ne sais pas … Je veux dire, je tentais de dessiner et la seconde d'après j'ai un mal de tête atroce. »

« Mhh … Tu tentais de dessiner quoi ? »

Le jeune homme rougit.

« Dois-je te rappeler encore une fois que tu peux tout me dire ? »

« Je … J'essayais de dessiner le visage que je vois à chaque fois que je ferme les yeux … » souffla-t-il.

« Comment ça ? » fronça-t-il les sourcils.

« Je … Je suis désolé … Je ne dors pas depuis quelques nuits. Ou très peu. Je refais ce cauchemar … L'accident … je revois toujours ce même visage … Carlisle j'ai besoin que tu me rendes un service. »

« Oui ? »

« Il y a un dessin dans ma chambre. Je veux que tu le donnes à la police. »

« Edward, qu'est-ce que … »

« Non s'il te plait. Je ferai tout ce que tu veux maintenant mais donnes leur … ! S'il te plait Carlisle … »

« D'accord d'accord, je le ferai ! Tu as ma parole. »

Le regard qu'il lui lança dû le convaincre car il se détendit.

« En revanche … Quand tu dis que tu feras tout ce que je veux … »

Carlisle rit à gorge déployé en voyant la tête qu'arborait Edward en cet instant.

« Sérieusement Edward … Maintenant je vais te coller aux baskets. Tu mangeras ce qui te sera servi, tu prendras tes cachets comme il le faut, je m'assurerai que tu parles correctement avec Katie, et s'il faut que je reste avec toi jusqu'à ce que tu t'endormes, je le ferai mon garçon ! Demande à Jasper, je tiens toujours mes promesses ! »

Edward ne répondit rien mais pensa que maintenant il était vraiment coincé. Mais il aimait ça. Quelqu'un se préoccupait de lui et ça lui était agréable. Il se ratatina dans son lit devant l'autorité de Carlisle.

« Et il faudra qu'on discute d'une activité que tu pourrai pratiquer. Vu ton niveau scolaire il ne te sera d'aucune utilité d'aller aux cours d'été, et il nous faut y aller progressivement, mais rester cloitrer dans ta chambre ou à la maison en général n'est pas bon. Compris ? »

« Oui … »

« Bien ! »

La porte s'ouvrit sur Esmée.

« J'ai contacté Katie au fait … Tu la verras demain, elle viendra régulièrement. »

« Non négociable je suppose ? »

« Tu intègres vite ! »

La bonne humeur régna dans la chambre jusqu'à ce qu'Edward s'endorme. Esmée se colla contre son mari, cherchant du réconfort. Elle était heureuse que tout soit arrangé mais avait vraiment eu peur lorsqu'elle était rentrée et l'avait trouver allongé, inconscient.

Les jours à venir promettaient d'être mitigés …


Voilà ... Alors ?

Surtout n'hésitez pas à me dire ce que vous en avez penser …

Passez une bonne semaine !

A bientôt

Kwycky o/ (- oui, c'est nouveau :3)