Hello !
Oui alors d'accord, j'ai quelques heures de retard. Pour être honnête, j'ai fermé mon Mac en oubliant de publier le chapitre, et me suis taillée chez des amis pour une soirée nems. Comprenez ... On dit pas non ...
Bref, voici la suite ! En espérant qu'elle vous plaise !
Disclaimer : Tous les personnages appartiennent à Stephenie Meyer, sauf ceux sortis tout droit de mon imagination.
Chapitre 14 (11/03/16)
La nouvelle était tombée. Sèche, rude, implacable. Edward avait les oreilles qui bourdonnaient. Son oncle … Son oncle avait tenté de le tuer. De le supprimer à jamais. Il ne pouvait s'empêcher de revoir le visage de son rêve. Oui. Maintenant qu'on le lui disait, il savait pourquoi il avait cette impression de connaître la personne . C'était ni plus ni moins que le frère de son père. Son propre oncle … Il fonçait à vive allure sur eux. Le visage fermé. Les yeux brillants. Il ne ressentait même pas le moindre scrupule, le moindre dégoût de soi, à faire cela. Ce sourire satisfait alors que l'avant de la voiture s'encastrait de toute sa force sur le côté de la sienne. Brisant sa vie. Brisant sa famille. Brisant son équilibre. Sans s'en rendre réellement compte, il commença à hyper ventiler. Il se leva. Il sentait des mains sur lui. Des voix l'appelaient mais il passait à côté. Il lui était impossible de répondre. Le voulait-il seulement ? ll se sentait partir. Des taches noires dansaient devant ses yeux. Il perdit soudainement l'équilibre. Alors qu'il s'apprêtait à faire la rencontre du sol, il s'affala sur quelque chose de chaud. Un tissu frottait ses oreilles. C'était doux. Il rouvrit les yeux qu'il n'avait pas eu conscience d'avoir clos, et fût surpris de voir son père. Non, ce n'était pas possible. Il rêvait.
« Papa ? »
Aucune réponse ne lui parvint.
Carlisle fixait le jeune homme, inquiet. Il avait demandé à Katie d'emmener sa femme et Rosalie hors du salon. Lorsqu'il l'avait prit pour son père, son coeur s'était serré. Au fond, il considérait le garçon comme quelqu'un de sa famille. D'accord, ça ne faisait pas longtemps que ce dernier avait rejoint les rangs, mais il ne pouvait se sentir indifférent face à la situation. De plus, ayant déjà eu des difficultés à concevoir avec sa femme, ils s'étaient rangés du côté de l'adoption. Le processus d'acceptation est tout à fait différent. Il est donc normal qu'il se sente si proche de l'adolescent.
« Ca va aller … » tenta-t-il.
Il ne savait pas si son but était réellement de rassurer Edward ou bien s'il essayait, en vain, de se rassurer lui même. La situation le ramenait quelques années en arrière. Jasper était dans une phase de total déni. Il n'acceptait personne, pas même sa soeur. Il les accusait de vouloir se faire passer pour leur parents, de les remplacer. Ils avaient sût, lui et Esmée, que leur fils disait ça sans le penser, il était comme dans un autre monde, mais la période avait été très sombre. Il était sujet à de violentes crises d'angoisses, à des violences répétées. Bref, le total refus. Carlisle savait que ce qu'il se passait actuellement était loin d'être aussi 'grave' que ce qu'il s'était déroulé des années plus tôt avec Jasper. Edward n'était pas du tout dans la même configuration.
Il ne savait pas comment il allait gérer la situation. Comment Edward allait-il agir plus tard ? Mince, c'est pas anodin quand même que d'apprendre qu'il s'agit de son propre oncle qui a tenté de nous tuer en réussissant par éliminer ses parents !
« Carlisle ? ». C'était Katie.
« Il serait bon que vous vous releviez ? Je pense qu'Edward sera mieux dans son lit … »
Carlisle était hagard. Avec l'aide de la jeune femme, il monta l'adolescent dans sa chambre, le déposa sur son lit avant de le couvrir avec un doux plaid qu'Esmée lui avait acheté. Il savait qu'il affectionnait particulièrement ce plaid. Il représentait sa nouvelle vie en incarnant un objet qui lui aura été offert par ce qu'il considère le plus comme des proches et il est considéré comme une nouvelle page de son histoire. Cela peut paraitre bête, mais Katie lui avait expliqué que ce sont souvent des objets du quotidien, neufs, qui permettent à la personne de dépasser son traumatisme et d'accepter le passé. De cette façon, elle s'accroche au présent.
« Comment est-ce qu'on va faire … ? »
Il avait envie de craquer. De se décharger de tout ce stress accumulé, de toutes ces tensions gardées en lui, mais il savait qu'il ne le pouvait pas. Il se devait de rester fort. Pour Edward, pour sa femme. Sa famille.
« Il faut voir au jour le jour … »
« C'est facile à dire, mais au quotidien on sait très bien que ça ne se passe pas comme ça … ! ». Ok, il était irrité.
« Je sais Carlisle. Mais nous ne pouvons pas anticiper la façon dont Edward va réagir. »
« Mais qu'est-ce que vous me dites … ? Evidemment que si, on peut l'anticiper. Comment réagiriez-vous face à une telle nouvelle ? 'Hey salut, au fait j'ai oublié de te dire, c'est ton oncle qui a tué ta famille. Bon heureusement il s'est loupé pour toi !'. Sincèrement ? »
« Calmez-vous … ! Dans tous les cas, il faudra avancer. Il devra pouvoir se reposer sur vous. Il devra pouvoir avancer avec vous. Il n'aura pas le choix. Il le sait. Il veut avancer. Sinon pourquoi s'être échiné comme il l'a fait la semaine dernière à tenter de donner le plus d'informations à la police ? »
« … »
« Il savait qu'il connaissait la personne responsable de ce carnage. Il en était parfaitement conscient. Il ne savait pas de qui il s'agissait, certes, mais dans tous les cas il savait à peu près à quoi s'attendre. »
« Mais, il est jeune et fragile et … »
« Oui. Il est jeune. Oui, il a vécu quelque chose traumatisant. Mais non, il n'est pas si fragile que cela. Il essaie d'ailleurs de le prouver en montrant qu'il peut faire. Il a encore beaucoup de chemin, je suis d'accord, mais il avance vraiment bien. Il pourrait vous surprendre dans le jours à venir. Je sais que vous voulez ce qu'il y a de mieux pour lui, mais laissez le faire. C'est vrai, il doit encore faire face à une épreuve. Mais dans un sens, cette épreuve a commencé le jour où l'accident à eu lieu. Au fond, elle ne s'est jamais arrêté. »
« … Vous avez raison … Je suis désolé, je … »
« Ne vous excusez pas. C'est tout à fait compréhensible. »
Ils restèrent un moment ainsi, en silence, regardant le jeune homme. Il paraissait étrangement serein. Pas autant que s'il était plongé dans un sommeil réparateur ordinaire, mais ses expressions de visages ne reflétaient pas la grande tension qui l'habitait, contrairement aux fois précédentes.
« Vous devriez peut-être aller changer d'air ? »
« Je préfère rester avec lui … »
« Oui mais je serai là … »
Le médecin jeta un regard à sa consoeur. De toute manière, Katie serait plus à même de s'occuper d'Edward quand il reviendrait à lui plutôt que quiconque d'autre. Il se dirigea donc vers le rez-de-chaussée, où il retrouva Esmée et sa fille.
« Où est Jasper ? » questionna-t-il.
« Dans le jardin … » lui répondit Esmée. Elle en profita pour lui lancer un regard qui voulait tout dire, avant de reprendre : « Avec Rosalie on va sortir. »
« Où allez-vous ? »
« Je dois passer au bureau, ma secrétaire a besoin de moi, et on va faire les boutiques. »
« D'accord … ». Carlisle avait envie de leur faire remarquer que ce n'était pas franchement le moment, mais il se doutait bien que sa fille avait due être ébranlée par ce qu'il se passait.
« De toute façon on ne va pas tarder, les magasins vont bientôt fermer. »
Il acquiesça simplement de la tête avant de s'avancer vers sa fille et de lui déposer un doux baiser sur le front. Sans un mot, il prit la direction du jardin. Son fils était assis sur le banc, dans le petit espace détente qu'Esmée avait aménagé. Il s'assit à côté de lui. Jasper se rapprocha tout de suite, afin de se faire enlacer. Aucun mot ne fut prononcé. Simplement un moment père-fils dont les deux avaient bien besoin. La situation n'était facile pour personne. Carlisle se retrouvait au milieu de tout un boulevard de sentiments et ne savait plus où donner de la tête, tout en sachant qu'il se devait de rester fort pour le reste de sa famille. Jasper n'avait jamais su comment gérer ses sentiments. Ne les comprenant pas, il se mettait aisément en colère, manière la plus récurrente chez lui de manifester son ressenti. Rosalie s'ouvrait énormément à sa mère, angoissant cette dernière qui ne pouvait s'empêcher de penser au pire. Au final, elle représentait tout de même un pilier solide et important de cette famille. Elle savait garder la tête froide en toute circonstances, même si elle se laissait atteindre par beaucoup de choses.
« Ca va aller, mon fils … ». Aucune réponse ne lui parvint mais il savait que Jasper avait entendu et assimilé sa déclaration.
C'est seulement lorsque l'air se refroidit qu'ils se décidèrent à rentrer. Ne souhaitant pas quitter cet instant à deux, ils s'assirent au salon, allumèrent la console de l'adolescent et entamèrent des parties qui au début, était plutôt soft, mais finirent endiablées.
« Edward ? Je sais que tu es réveillé … »
Effectivement, quelques secondes plus tard, le jeune homme ouvrit les yeux. Il n'esquissa cependant aucun mouvement.
« Comment te sens-tu ? »
« Vivant. »
Son ton était neutre. Les lèvres de Katie se soulevèrent légèrement.
Les choses ne s'annoncent pas si mauvaises que cela ! pensa-t-elle.
« Je ne comprends pas … »
Elle fut surprise du fait qu'il prenne la parole sans qu'elle lui pose la moindre décida cependant de ne rien dire ou laisser paraitre afin de ne pas le couper dans son élan.
« Enfin si, je comprends. Jackson … Il … Il a toujours été jaloux. Il le cachait, mais je n'ai jamais été dupe. Son attitude envers moi … Envers mon père … Il était d'une hypocrisie à toute épreuve. Mon père s'échinait à ne voir que ses beaux côtés, mais moi je n'étais pas aussi aveugle. Pas plus que ma mère. Il a toujours ressenti cette jalousie pour nous. Mes parents ont réussi. Ils n'ont jamais eu besoin de se poser de questions. Je n'étais pas prévu et pourtant ils m'ont gardé. Aucun soucis ne se profilait à l'horizon. Les opportunités, plus glorieuses les unes que les autres, pleuvaient. Il n'était pourtant pas en reste. Même si c'était le vilain petit canard de la famille, il a toujours été choyé par mes grands-parents. Il a toujours eu une excuse pour tout. Il avait un travail. Grossier. Je pense que c'est ça qui a été l'élément déclencheur de son éternelle jalousie envers mon père. Lui avait tout ce qu'il pouvait désirer, tandis que mon oncle … Si je peux encore l'appeler ainsi … N'avait pas fait d'études aussi belles que celles de son frère, n'avait pas la famille la plus parfaite, sous tous les angles, n'avait pas de … En fait il avait tout sans rien avoir. Il en demandait toujours plus. Heureusement pour lui qu'il descend d'une famille favorisée. »
Une certaine animosité ressortait de ses paroles. Katie s'en aperçut. Il en venait même à cracher quelques termes. Ses traits s'adoucissaient lorsqu'il abordait ses parents, puis devenait durs, fermés, froids, à l'évocation de son oncle.
« Si je l'avais en fasse de moi, je serai impitoyable. Il ne serait même probablement plus de ce monde ! »
« Tu ne peux pas dire ça Edward. »
« Pourquoi ? Parce que malgré tout, il reste mon oncle ?! »
« Peut-être bien. »
« Je n'ai aucun lien avec lui ! Le sang ça ne fait pas tout. Sinon pourquoi dirait-on que 'l'on choisi ses amis, pas sa famille' ?! »
« … »
« Il paiera ! »
« Calme toi Edward, s'il te plait … »
« Que vous le vouliez, vous, les gens autour de moi, où même ceux qui me voient mais que je ne peux pas voir, il paiera. Je le jure. »
« On fait tout ce qu'on peut pour que ce soit le cas. »
« J'ai envie d'être un peu seul. »
« Et tu ne le seras pas. »
« Pardon ?! »
« Tu n'es pas en état d'être seul. »
« Et je n'ai pas envie de parler. »
« Et pourtant … »
« J'ai simplement envie d'être seul. Je ne vais pas me suicider, ni me barrer je ne sais où. J'suis pas con à ce point. »
« Language … »
« Oh eh hein … »
« Tu le prends étonnement bien, je trouve. »
« Vous auriez préféré que je m'effondre en pleurant, m'enfuyant dans un coin en position PLS ? »
« Edward, reste poli s'il te plait. Non je suis contente que tu réagisses comme cela. Mais peut-être est-ce pour mieux cacher le fond de tes pensées ? »
« Cacher quoi ? Je viens de dire tout ce que je savais, je viens de dire, surtout, qu'il avait intérêt d'être bien caché parce qu'il est en train de vivre ses derniers instants, et je suis quand même barge ? »
« Je n'ai pas dit cela, et tu le sais. »
« Ah ouais ? Avouez quand même que vous travaillez dans un institut pour barges. »
« Tu n'es pas barge. Les autres ne le sont pas non plus. Vous avez des problèmes. Ne reviens pas sur les progrès que tu as si durement acquis s'il te plait. Calme toi. »
« C'est un dialogue de sourd. »
« Je confirme. Mais le sourd, ici, c'est pas moi. »
« Les faits sont comme ils sont de toute façon. »
« Bien. Heureuse que tu en sois conscient. »
Une grande fatigue envahit subitement le jeune homme. Il se positionna correctement, dos à Katie, afin de lui faire comprendre qu'il souhaitait se reposer, et ferma les yeux. En à peine quelques secondes, il était profondément endormi. Katie soupira. La situation n'était pas désespérée mais elle ne s'améliorait pas. Elle se réconfortait en se disant qu'elle ne pouvait cependant pas être pire. Il y aurait encore un certain nombre d'épreuves à passer mais à l'heure actuelle, le plus gros était derrière eux. Elle repensa aux animés que regardait son filleul. Une bataille pouvait durer pendant un nombre incalculable d'épisodes, et se finir d'un coup. L'épisode qui suivait passait déjà à autre chose. Espérons que cela soit pareil pour Edward mais que les choses se feraient délicatement. Elle rejoignit le rez-de-chaussée, où Carlisle et Jasper disputait encore une partie de jeu vidéo. Esmée et Rosalie étaient à la cuisine et préparaient un diner qui sentait absolument, merveilleusement, divinement, bon.
« Vous mangez avec nous ? » demanda Esmée.
« Et bien … Volontiers ? »
« De toute façon, on vous avait déjà comptée à table ! » sourit la mère de famille.
Katie observa le jeu des deux hommes. Les CULLEN agissaient normalement, comme si de rien n'était. Evidemment, elle savait que ce qu'il venait de se passer les avait affecter, ce qui est normal, mais le fait de les voir agir ainsi la réconfortait dans le fait qu'Edward ne pourrait s'échapper de cette famille. Maintenant qu'il y était entrer, il n'en ressortirait pas. Ils agissaient de telle sort que cela reviendrait à dire 'Ok, un avion vient d'atterrir sur mes pompes, mais ça ne va pas changer la fasse du monde', et c'était réellement appréciable.
Pendant le temps des préparatifs, elle aida les filles à finir de présenter la salle manger et de préparer le diner. Comme elle en avait conclu plus récemment, elle aimait beaucoup parler avec Rosalie. Pour son âge, la jeune fille était d'une maturité appréciable et n'importe quel sujet était possible avec elle. Elle faisait partie de cette catégorie de personnes que l'on pouvait apprécier pour la discussion qu'il nous était possible d'avoir avec, et pas seulement pour ses beaux yeux. Esmée était une femme infiniment douce. Au vu de l'éducation des jumeaux, elle ne doutait pas qu'elle savait être cependant ferme, mais elle devait être une mère formidable. Elle semblait se passionner pour tout et n'importe quoi. Cela pouvait être un atout. Certain diraient qu'il s'agit de 'lèche botte', mais Katie ne le pensait pas. Elle cherche simplement à s'intéresser à un maximum de chose our, d'une part, sa culture générale, mais également pour pouvoir s'approcher d'un maximum de personnes, et ainsi continuer son développement personnel. Elle était d'un naturel très spontané, curieux. La bonté incarnée.
Le repas se fit dans un calme relatif. Jasper et Rosalie se chamaillait. Une discussion animait le tour de la table et tout le monde y participait. Pour une fois, Katie mis son côté psychanalyste à pat, et s'intéressa à ces gens, qui l'accueillaient pour le diner, à leur juste valeur. Bien sûr, elle n put s'empêcher d'être satisfaite du comportement de son protégé, mais ne s'y attarda pas.
Lorsqu'elle quitta la résidence CULLEN, la soirée était bien avancée. La fatigue la rattrapait, comme pour la majorité des personnes de la maison. Elle les laissa, les remerciant pour l'accueil qu'ils lui avaient offert, ainsi que pour le bon repas qu'elle a mangé avec grand plaisir. Il était succulent. Elle repartie d'ailleurs avec la recette en main.
Alors qu'ils allaient entrer dans leur lit, Carlisle et Esmée se dirigèrent vers la chambre de leur enfants, leur souhaitant bonne nuit. Ils finirent pas celle d'Edward. Le jeune homme était assis en tailleur sur son lit, son pyjama enfilé et regardait par la baie vitrée, bien que son regard soit vide. En les entendant entrer, il tourna la tête vers eux. Ses yeux firent des allers retours entre le sol et eux, attendant qu'ils esquissent le moindre geste lui donnant la permission qu'il attendait. C'est ainsi qu'il finit dans le lit parental, entouré par le couple. Sa nuit promettait d'être difficile, il le savait, mais tout irait bien. Son besoin et désir de vengeance le poussait à avancer, et c'est ce qu'il ferait.
Et voilà !
D'un côté j'en suis satisfaite, mais bon dieu, j'ai l'impression de me répéter ? Il va falloir que je remédie à cela !
En attendant, je vous souhaite un bon week-end !
Si tout se passe bien : à dimanche !
Kwycky o/
