Salut tout le monde !
Premièrement ... Je m'excuse ... Pour être honnête avec vous, je me suis endormie sur la correction de ce chapitre ... Je me rattrape donc en postant maintenant ! Ne vous en faites pas, demain est un nouveau jour, il y aura aussi le chapitre de fin de week-end ! Encore désolée ...
Deuxièmement : J'espère que vous avez tous passé une bonne semaine ! Juste pour vous prévenir, il est probable que le chapitre de la semaine prochaine arrive le jeudi et non le vendredi, car ce dernier est férié et je ne sais pas comment je vais réussir à avoir le TGV, tout ça tout ça ...
Enjoy ! \o/
Disclaimer : Tous les personnages appartiennent à Stephenie Meyer, sauf ceux sortis tout droit de mon imagination.
Trois jours étaient passés depuis l'anniversaire surprise, et Edward était déjà accroché à son téléphone comme s'il s'agissait d'une bouée de sauvetage. Carlisle et Esmée ne lui disaient rien, trop heureux de le voir ainsi, et puis du moment qu'il leur faisait des messages, tout allait bien. Mais le motif principal d'Edward n'était pas de tenir le couple au courant du moindres de ses faits et gestes en permanence mais plutôt de converser avec Bella. Ils s'étaient nettement rapprochés tous les deux, même si Edward était un peu perturbé par le tournant que prenait leur relation. A sa plus grande surprise, Emmett aussi lui avait parlé. Bien sûr, le dialogue était moins varié qu'avec Bella ou même Rosalie, mais il restait tout de même une personne qu'il qualifierait d'intéressante. Récemment, Emmett lui avait annoncé que la saison des cours d'été allait bientôt s'arrêter, et qu'à l'occasion, comme chaque année, un match était organisé. Ce dernier l'avait donc enjoint à venir, arguant que ça lui permettrait de sortir et de rencontrer de nouvelles personnes. Il avait même insisté sur le fait que les cheerleaders mettaient leurs habits d'été … Enfin ça, Edward s'en fichait comme de son premier body, à l'heure actuelle. Il n'en avait toujours pas parlé aux parents, mais se doutait que cela ne poserait probablement pas de problème, vu que Jasper ou même Rosalie iront sûrement également.
Durant ces trois jours, il avait évidemment parlé avec Katie … De ce côté là, ça se gâtait. En ce moment, il ne rêvait que d'une chose : un minimum d'indépendance. Il était conscient de la situation, mais chacun lui répétait en permanence qu'il devait vivre normalement. Oui, mais pour cela, de son point de vue, voir un psy trois ou quatre fois par semaine, n'aidait en rien. Premièrement, il ne savait pas quoi lui dire. Parler de ses parents ne l'enchantait guerre, parler de son oncle ne l'enchantait guerre, parler de son quotidien ne l'enchantait guerre, et pour changer … Parler de lui ne l'enchantait guerre. En gros, en ce moment, il n'avait pas envie. Mais bon, il avait bien comprit que les adultes s'en fichaient éperdument.
Flash Back
« Alors Edward, comment ça va aujourd'hui ? »
« Ca allait bien jusqu'à ce qu'on me pose cette question pour la troisième fois en une heure. »
« Oh, de mauvaise humeur ? »
« Non, juste excédé. »
« Bien … Et de quoi voudrais-tu parler ? »
« De rien. »
« Ah oui … Mais cela, tu vois, ça ne va pas être possible. »
« J'ai cru comprendre … »
« Qu'est ce qui ne va pas ? »
« Rien. »
« Bien sûr … Donc ca ne te dérange pas de m'en dire plus sur tes parents ? »
A cet instant, le jeune homme s'était figé. Pourquoi parler de ses parents ?
« Je n'en ai pas envie. »
« J'ai cru comprendre que tu n'avais pas envie de grand chose … »
« Parler de mes parents ne sert à rien ! »
« Ah ? Développe ? »
« Parler d'eux … Je préfère me concentrer sur autre chose. Penser à leur mort, rend tout ça réel. Les pleurer, rend tout ça réel. »
« Mais tu as le droit d'y penser. Tu as le droit de les pleurer. »
« Je ne vous comprends pas … Vous voulez que j'avance, mais me faites chier avec des broutilles pareilles ! »
Déjà en se levant ce matin, il était agacé, mais alors là …
« Langage Edward … »
« C'est tout ce que vous retenez ?! Je vous dis que j'en ai marre de vous parler, de devoir absolument parler de tout ça, et vous retenez juste que … »
« Bien ! Ca suffit ! »
Edward la regarda fixement, sans plus rien dire.
« Tu te calmes. »
Il se rassit. Etant complètement pris dans sa colère, il n'avait pas fait attention au fait qu'il s'était levé et surplombait maintenant Katie de toute sa hauteur. Il se rassit, se forçant au calme.
« Bon. Je crois que pour que cette thérapie fonctionne, il faut que les deux côtés fassent des efforts. Qu'est-ce que tu souhaites ? Profites-en, je t'écoute. »
Il mit du temps à répondre, préférant tourner dix fois sa langue dans sa bouche avant de sortir des paroles inconsidérées qu'il regretterait ensuite.
« Qu'on arrête de penser à la mort de mes parents quand on me voit. »
« Edward … Il est normal que … »
« Oui, mais me traiter comme une petite chose fragile n'est pas la solution. Je me sens frustré. J'aime être chez les CULLEN, mais tout me rappelle en permanence que rien ne sera plus comme avant. J'aimerai que tout soit normal, comme s'ils étaient mes parents, et que la seule chose qui continue soit les séances. »
Katie le regarda d'un air étonné.
« Ne venez pas penser que je m'intéresse aux séances, c'est juste que je sais que je ne pourrai pas y couper … »
Ah ben oui … C'était trop beau pour être vrai …
« Donc, si je résume bien, tu veux avoir tes séances, et … Et c'est tout ? »
« Bah oui ! J'ai l'impression de me contenir en tout temps. Je veux pouvoir … Râler quoi ! »
C'est ce que tu fais … pensa-t-elle.
Certes cette séance ne paraissait pas être très joyeuse, mais Katie en était très satisfaite. Edward ressortait enfin. C'était fini le Edward du centre. Il en était également fini du Edward perdu. Elle avait face à elle le VRAI Edward.
« Bon très bien … Je vais en parler aux CULLEN ! »
« Pourquoi ? »
« Et bien, tu veux que tout soit normal. Si nous étions dans une situation normale, il serait de mon devoir que je parle de ton cas à tes parents. En l'occurence ici, les CULLEN s'occupent de toi. »
Edward écarquilla les yeux.
« Et bien ? Cela ne te convient pas ? »
« Ah, euh … Si si ! »
« Ok. »
« Ok … ». Edward la regardait d'un air méfiant. Il était assez surpris qu'elle cède aussi vite. Il se souvenait pourtant comme elle le traitait au centre. Il y avait un mélange de douceur et de contrariété. Il avait désormais un réel aperçut de sa thérapeute.
« Dites euh … »
« Oui ? » l'encouragea-t-elle.
« Je vais quand même pas devoir faire des séances de groupe ? »
« Comment ça ? »
« Ben, vous savez … Comme aux alcooliques anonymes ou bien ceux qui sortent de détention juvéniles quoi … ! »
« Ce serait bien effectivement. Ca te permettrait de te familiariser un peu plus avec de nouvelles personnes et éviterait un possible renfermement. »
« Mais j'ai des amis. »
« Ah oui ? »
« Ben … Je les considère comme mes proches. »
« Et qui est-ce ? Tu pourrai me les décrire un peu ?». Elle porta sa main au cahier devant elle, sur lequel était posée une étiquette avec son nom. Il n'aimait pas l'idée qu'il existe un tel carnet qui renferme tous ses secrets, même ceux dont il n'avait pas conscience lui même. Il était également effrayé par la possibilité que quelqu'un ne tombe dessus un jour et l'ouvre sans aucun scrupule. Ce qui le frustrait le plus était de ne pas savoir ce qu'elle notait, mais elle lui sortait toujours des questions improbables ou pas du tout raccord avec ce qu'ils étaient en train de parler précédemment, sans qu'il ne comprenne de trop le fil de la discussion. Se trahissait-il à ce point dans ses paroles ?
« Et bien il y a … Jasper. Il est … Le petit ami d'Alice, qui est la meilleure amie de Bella. Il est vraiment gentil et c'est le plus patient et compréhensif de tous, je suppose. Ce qui est bien, c'est qu'aucune pitié ne se dégage de lui. Il comprend, mais n'en fait pas toute une montagne. Il y a Emmett, le petit ami de Rosalie. Il est gentil. Un peu brute. On dirait un ours. Il adore le sport. Il n'est pas comme tous ces autres garçons de maintenant … Il ne fait pas du sport uniquement pour être populaire. Je veux dire … Il sait aligner trois phrases. Il a l'air d'avoir une certaine culture … Et puis il y a Bella … » En disant cela, il rougit et s'enfonça un peu plus dans son siège, son regard se fixant sur le plafond. « Elle est … Je pense, celle avec qui je m'entends le mieux. Ou du moins, celle à qui je parle le plus. Alice est gentille mais ce n'est pas vraiment le genre de personne dont j'ai envie de m'entourer pour l'instant. Elle est très exubérante, toujours pleine d'énergie, alors que Bella … Bella est douce, compréhensive, elle a les mêmes goûts que moi. On s'entend sur tous les points … »
En parlant d'elle, Katie remarqua que son protéger se laissait aller. Cette Bella avait l'air d'être quelqu'un de vraiment extraordinaire, surtout pour être ainsi entrée dans les bonnes grâces d'Edward. Elle était certaine que ce dernier ressentait un peu plus que de l'amitié pour la jeune fille, ce qui devait certainement être réciproque, mais elle se doutait qu'il devait être perdu dans tous les ressentis qu'il peut avoir. Mais si la jeune femme était telle qu'il lui décrivait, alors elle saurait gérer la situation et Edward saurait avancer comme il le faut.
« Et, comme ça, tu dirai que tu es vraiment plus proche de Bella que des autres ? »
« Oh oui ! On se parle tous les jours. »
« Ah oui ? »
« Et bien maintenant que j'ai un téléphone … »
« C'est vrai … » sourit-elle largement.
Elle aimait le voir ainsi. Lorsqu'il parlait de son amie, il s'abandonnait complètement. Oui, elle en était certaine, cette fille ferait du bien à Edward.
Fin Flash Back
« Allo ? »
« Edward ? C'est Esmée ! Je suis coincée à un feu, il y a eu un accident, je serai là dans cinq minutes. »
« D'accord … »
« Tu bouges pas hein ? J'arrive ! »
« Tu es sûre ? »
« Oui oui, ne t'inquiète pas mon Chéri. »
Aujourd'hui, il avait eu rendez-vous à l'hôpital pour sa séance avec Katie. Il n'avait pas spécialement apprécié mais cela faisait parti de l'accord passé à sa sortie de l'institut.
« Edward ?! »
Le jeune homme fit rapidement volte-face. Décidément, il était appelé de tous les côtés aujourd'hui !
« Carlisle ? »
« Qu'est-ce que tu fais là … ? »
« Je sors de ma séance avec Katie … »
« Ah oui ! Ce n'était pas à la maison ? »
« Non, elle ne pouvait pas, alors elle a utilisé un bureau de l'Hôpital … »
« Je vois … Ca s'est bien passé ? »
« Ca va … Elle va vous parler je crois … »
« D'accord ! Tu attends Esmée ? »
« Oui, apparement, un accident sur la route … »
« Et bien, heureusement que je pars en pause ! »
Edward rigola.
« Dis Carlisle, comment tu as su que tu voulais être médecin ? »
« Et bien … J'ai toujours aimé le contact humain, aider les gens … Mon père était un malfrat. Ma mère … Se droguait pendant la grossesse. Alors tu vois … Je ne voulais pas rajouter plus de noirceur que ce monde n'en possède déjà. »
« Oh … C'est lourd … »
« C'est derrière moi ! Depuis j'ai rencontré Esmée, on a eu une famille, on a les jumeaux … On t'a toi. »
Edward le regarda, surpris. Il ne savait pas vraiment quoi répondre à cela. Il était bêtement ému de savoir que Carlisle le portait dans son coeur. La relation qu'il entretenait avec lui était parfaite, mais de là à penser qu'il pourrait être comme son fils …
Carlisle se rendit compte de l'état dans lequel se trouvait le jeune homme et s'approcha donc de ce dernier dans le but de l'étreindre.
« Je ne veux pas que tu prennes peur Edward, mais je tiens à toi, beaucoup. Et je veux que tu saches que je te considère comme mon propre fils. »
« Mais … Vous avez déjà Jasper et Rosalie … »
« Tu sais … Je crois que le fait qu'on ne puisse pas avoir d'enfants avec Esmée, nous fait nous rapprocher de manière assez rapide et très forte de certaines personnes. Ta condition n'a pas échappé à cela … Je suis heureux comme ma vie est maintenant. En effet j'ai les jumeaux, mais saches que je t'aime autant que je les aime … »
Edward enfouit son visage dans la chemise du médecin et respira profondément. Cela faisait longtemps qu'il n'avait pas éprouvé un tel sentiment de sécurité. L'étreinte d'un père est toujours agréable. Sécurisante, rassurante, plaisante … Il ne pensait pas revivre cela un jour, sauf peut être lorsqu'il aurait eu des enfants, mais que ça se passe maintenant et avec lui, c'était simplement magique. Il se dit qu'il devait se reprendre avant qu'on ne pense qu'il n'est qu'une chiffe-molle mais mis tout cela de côté et profita de l'instant présent.
« Je vous aime vraiment beaucoup aussi … »
« Merci … »
Un certain temps passa où ils restèrent encore ainsi. Le soleil brillait, il faisait chaud. Les vacances d'été approchaient à grand pas. Une légère brise soufflait sur ses oreilles. Il pensa que c'était comme les arrivées de vacances … Ce moment où on roule depuis presque vingt-quatre heures, qu'on a pas dormi, qu'on prend une couverture, qu'on se pose sur le transat et qu'on s'endort comme une bienheureux. Et bien là, c'était la même chose. Il aurait pu s'endormir.
Un bruit de voiture les ramena à la réalité. Ils se séparèrent mais le médecin garda tout de même un bras autour des épaules de l'adolescent.
« Au fait, tu pourrais nous tutoyer maintenant, non ? » chuchota Carlisle à son oreille.
Il lui sourit simplement en retour.
« Je suis désolée ! Ca a été plus long que prévu … Bonjour Amour ! ». Esmée paraissait pleine d'énergie. Elle s'approcha d'eux, caressa les cheveux d'Edward et embrassa son mari.
« Est-ce que ça te dérange Edward si on s'achète à manger sur le chemin du retour ? Je n'ai rien cuisiné pour aujourd'hui … »
« Vous pourriez manger avec moi, sinon ? » proposa Carlisle.
« Ca me va ! » annonça Edward.
Esmée lui sourit gentiment puis se colla à son mari. Elle était heureuse de pouvoir profiter de celui-ci un petit moment aujourd'hui. Etant très demandé à son travail, et surtout très dévoué, il était parti tôt ce matin et devait faire la moitié d'une garde. Certes il était un grand chirurgien et occupait un poste non négligeable au sein du centre hospitalier, mais Carlisle restait Carlisle.
Ils allèrent donc tous les trois se chercher à manger. En face de l'hôpital, sur le trottoir, se trouvait un local de restauration rapide. Ils prirent chacun un sandwich différent. Ce qu'il apprécia c'est qu'il s'agissait de vrai pain français et non cette sorte de pain de mie qu'ils avaient l'habitude de manger … Pourquoi n'avaient-ils donc pas de boulangeries ?!
Préférant être au calme afin de profiter de chacun, Carlisle les mena dans le parc de l'hôpital et ils s'assirent à une table libre. Ils commencèrent à manger avant qu'un tour soit instauré. Voulant gouter le sandwich de chacun, il fut décidé qu'un tiers de chaque collation serait mangée, afin de laisser le reste aux suivants.
« J'aimerai savoir … » commença Edward.
« Oui ? »
« Avez-vous … Avez-vous des nouvelles à propos de l'enquête ? »
Un blanc fut jeté sur la table. Esmée ne préféra rien dire, laissant à son mari le luxe de devoir assurer sur ce coup. C'était comme les sujets difficiles à aborder, tels que le sexe ou encore la fameuse période du 'Pourquoi ?' par laquelle tous les gosses passaient, elle laissait Carlisle s'en charger, arguant qu'en sa qualité de médecin, il serait plus à même de répondre.
Il finit d'avaler sa bouchée puis se racla la gorge. Afin de reprendre un peu contenance, il prit une gorgée de son jus de fruit, puis prépara sa réponse qu'il annonça de façon assez prudente.
« Ils sont toujours sur les traces de ton oncle … Ils savent où il est mais cherchent le maximum d'indices et de preuves, tels que la voiture, pour être sûrs qu'ils ne soient pas obligés de le relâcher par défaut d'arguments. Dans ce cas, il lui serait facile de fuir. »
« Mais ils savent où il est ? »
« Je crois. Mais ils ne nous en ont pas dit plus. Ils ne voulaient pas se corrompre, au cas où quelque chose tournerait mal … »
« Comment ça ? »
« Ne t'inquiète pas, ok ? Tout va bien aller. Il le surveille nuit et jour. Ils nous diront quand quelque chose sera à savoir. D'accord ? »
« … Et que se passera-t-il une fois qu'ils l'auront ? »
« Et bien il sera interrogé, et comme il ne pourra pas se laver de ce crime, il passera en jugement. »
« Je devrai y assister ? »
« Pas si tu ne le souhaites pas. »
Edward hocha lentement de la tête, méditant les paroles du médecin.
« Et ensuite ? »
« … Comment ça ? »
« Et bien oui … Je veux dire, si je suis chez vous, c'est parce que je n'avais aucun autre lieu où aller, mais une fois mon oncle sous les verrous … »
« Non ! Si tu es chez nous, dans un premier temps, c'est pour guérir. Et deuxièmement, je te l'ai dit … Je te considère comme mon fils … »
« Et je te considère également comme mon fils … » annonça Esmée, tendant la main par dessus la table pour toucher la sienne. Au contact, Edward se détendit sensiblement.
« Et je suis certain que les jumeaux n'y verraient aucun inconvénient ! »
Il leur sourit. Finalement, ils avaient su le rassurer. Il avait décidément beaucoup de chance sur ce coup. Lui qui avait toujours été considéré comme la troisième roue du carrosse quand ses parents n'étaient pas dans le coin … A chaque fois qu'il manquait un couchage, c'était toujours lui qui se payait le lit de camps. Ou bien la chauffeuse. Et ça, ça n'est qu'un exemple. Il y en avait bien d'autres … Pour la première fois depuis ses parents et grands-parents, il avait réellement l'impression d'exister. D'être une personne à part entière. Comme il l'avait déjà expliqué plus tôt lors de son interrogatoire pour l'enquête, il avait dû expliquer le comportement de son oncle. Le raconter pour de vrai l'avait fait réfléchir sur certains aspects de ce dernier et il comprenait d'ailleurs mieux à présent le pourquoi du comment. Pas le pourquoi du meurtre. Mais plutôt le pourquoi de toutes ces années où il n'a jamais été considéré que comme le petit fi-fils à sa maman et à son papa, petit riche de bonne famille, dont les parents étaient en réussite totale. Celui à qui on ne peut rien refuser.
« Bien, on va y aller ? »
« Oui, je vais devoir reprendre aussi … »
« A ce soir ? »
« Evidemment ! » répondit Carlisle en embrassant son épouse. Il fit un détour et embrassa Edward dans les cheveux.
« Tu viens mon Chéri ? On rentre … Tu m'as l'air fatigué, est-ce que ça va ? »
« Oui oui … Juste une petit coup de fatigue ! La digestion sans doute … »
Elle ne répondit rien et continua d'avancer en direction de la voiture. Edward continuait de son côté à ruminer les agissements de son oncle. Plus le temps avançait et plus la haine qu'il éprouvait envers lui montait. Oui, il paierait.
Edward était dans sa chambre. Déjà en pyjama, les cheveux encore humide de sa douche rafraichissante, il était allongé sur son lit, les bras sous la tête, le regard fixé au plafond. Son téléphone vibra soudainement à côté de lui. Il lut rapidement le message des yeux sur l'écran verrouillé, puis glissa vers la gauche dans le but d'envoyer une réponse rapide. C'était Bella. Il discutait vraiment bien avec la jeune fille et avait de nouveau hâte de la voir. Pouvoir lui parler en face à face … Sentir son parfum de freesia … Ou peut-être était-ce autre chose ? Il avait trop lu de livre … La veille, ils avaient parlé de musique, ce soir, la discussion semblait se porter sur une récente technique de génétique découverte et qui permettrait de réparer certaines mutations produites dans le génome humain ! Il trouvait vraiment cela passionnant.
Comme chaque soirs, la discussion dura une éternité. Il ne voyait jamais le temps passer ainsi. C'est seulement quand Esmée entrait dans sa chambre pour l'embrasser sur le front et le recouvrir qu'elle lui disait qu'il était aux environs de vingt-trois heures et qu'elle allait se coucher, lui conseillant de s'endormir également. Il mettait alors son téléphone à charger si besoin, s'allongeait dans son lit, restant dans la même position que lorsqu'Esmée l'avait bordé, ne souhaitant pas défaire cela, et fermait les yeux. Il avait alors l'occasion de voir Bella … Sa si jolie Bella … Mais également les CULLEN. Ils étaient tous assis dans l'herbe. Peut-être était-ce le jardin, peut-être était-ce un parc, il n'en savait rien et n'en avait que faire. Le plus important, c'est qu'il se voyait, entouré de cette magnifique famille, heureux et rigolant.
A force de sourire comme un imbécile je vais devoir investir dans du baume à lèvres … pensa-t-il bêtement.
Il finissait toujours par s'allonger dans l'herbe, le soleil fouettant son vissage. Dans le ciel se trouvait des ombres. S'ils se concentraient dessus, il pouvait distinguer deux personnes portant des visages étrangement familier. Il s'agissait de ses parents. Ils souriante tous les deux chaleureusement, heureux de voir leur fils épanoui malgré leur disparition, et fière de lui pour surpasser les difficultés parsemant son chemin.
Certains pourraient dire que la relation qu'il entretient avec les CULLEN va vite. Que ses parents ne sont morts que depuis cinq mois environ, qu'il s'habituait vite … Il n'en avait que faire. Il allait faire avec et était certain de pouvoir réussir avec ces personnes.
Et voilà !
Comme promis, ce chapitre continue sur une note légère ... !
Surtout n'hésitez pas, comme d'habitude, à me laisser une petite review (oui, j'ose enfin dire le mot ! Ahah :)).
En espérant que cela vous plaise toujours ...
A bientôt
Kwycky o/
PS : N'oubliez pas de sortir faire le plein de vitamine D :D
