Et voilà le petit dernier du week-end !
Encore désolée pour hier …
En espérant que ça plaise !
\o/
Disclaimer : Tous les personnages appartiennent à Stephenie Meyer, sauf ceux sortis tout droit de mon imagination.
Chapitre 17 (20/03/16)
« Hey Edward ! Ca te dit de venir avec moi ? ». C'était Jasper.
« Euh … Où ? »
« A la salle de sport. »
« Ouais, ok, pourquoi pas ! »
« Ok, on se retrouve en bas dans quinze minutes alors … »
Edward était heureux que Jasper lui propose de faire quelque chose avec lui. Bien sûr, il n'avait pas à se plaindre de la situation car sa relation avec le blond s'était très nettement améliorée depuis l'épisode de son arrivée, mais il était vrai que ce dernier avait tendance à le … 'zapper' … En quelque sorte. Il savait qu'il ne l'avait pas encore complètement accepté. Ou bien peut-être était-ce le fait qu'il n'en avait pas encore fini avec les démons qui l'empêchaient de le faire, mais il s'estimait heureux de ne pas être en total conflit avec lui. Après tout, il n'est que de passage. Donc la première personne à devoir partir, c'est lui. Même s'il préférait ne pas penser à cela.
Il se prépara donc. Il enfila l'habit que lui avait offert Emmett pour son anniversaire, prit son sac, qu'il avait avec lui depuis le jour où il avait pu récupérer quelques affaires chez ses parents, y fourra un nécéssaire, prit une bouteille en passant par la cuisine et attendit Jasper. Ce dernier arriva seulement deux minutes plus tard. Ensemble, ils allèrent au garage et s'installèrent dans la voiture du blond.
« Elle est à toi ? »
« Depuis le temps que t'es ici tu le savais toujours pas ? »
« Non ! »
« Et bien maintenant tu sais ! »
« Elle est classe … »
« C'était celle que je voulais absolument donc … Au début j'ai du la partager avec ma soeur … Tu vois, jumeaux, donc même date d'anniversaire … Les parents ont de l'argent, mais faut pas pousser mémé dans les orties non plus, quoi … »
« Oui je comprends ! »
« Et toi ? Tu as voulu une voiture ? »
« J'ai toujours aimé la Chevrolet Cruze LT … »
« Elle ressemble à quoi ? »
Edward dégaina son téléphone et fit une recherche sur le net afin de lui présenter une image.
« Ah ouais ! On en voit pas beaucoup dans le coin ! »
« Tant mieux. » rigola-t-il.
« Et tu as le permis ? »
« J'ai … J'avais commencé la conduite … Tu sais, avec … Mon père … »
« Oh … Désolé … »
« Non ce n'est rien. »
« Mais … Ca ne te dirait pas de passer l'examen, quand même ? »
« Je sais pas … Je veux dire, je ne suis pas sûr d'être capable de conduire une voiture à nouveau … Avec l'accident. »
« Ouais, je comprends … »
La discussion s'arrêta là. Il ne leur fallut qu'une dizaine de minutes pour arriver à la salle. Une fois installés, ils commencèrent chacun par courir. Durant toute la durée de la séance, ils ne parlèrent pas franchement, sauf pour échanger quelques banalités, mais furent heureux aussi bien l'un que l'autre d'avoir pu faire quelque chose ensemble. Cela permit à Jasper de se rendre compte qu'il n'avait pas franchement été cordial avec le jeune homme. Il lui fit aussi remarqué mais ce dernier lui assura que tout allait bien et qu'il comprenait. En outre, il lui fit remarqué qu'il avait tout de même participé aux dernières festivités. En ressortant de la salle, frais de par la douche qu'ils venaient de prendre, ils avaient la tête vide. Tous les petits soucis qui pouvaient leur prendre le chou avaient disparus.
Alors que le trajet se passait plutôt bien, Edward fut surpris de remarquer que Jasper ralentissait son allure et pénétrait sur un parking placé dans un renfoncement. Personne n'était stationné, et au vu de la vétusté de l'endroit, il doutait que beaucoup de personne ne viennent …
« Qu'est-ce que tu fais ? »
« Et bien ? Je te donne le volant ! Ca te dit ? »
« Mais … Je n'ai pas le permis ! »
« Mais qui le sait ? On est sur un parking, entraine toi ! Sincèrement, qui n'a jamais fait ça ? »
« Euh … Moi ? »
« Et bien personnellement, je me souviens comme si c'était hier, supplier mon père de m'emmener conduire. Il a fini par céder. »
« Tu es sûr qu'on a le droit ? »
« Le droit … Aller, on risque rien ! Et puis de toute façon, si tu ne t'en sens pas, on ne va pas sur la route ! ».
Edward eut à peine le temps de répondre que le blond sortait déjà de la voiture afin d'en faire le tour. Il se plaça donc au volant, quelque peu nerveux.
« Bien … Ne t'en fais pas, c'est une automatique ! »
« J'ai appris sur les deux … »
« Ca devrait le faire alors ! » le rassura-t-il avec un clin d'oeil.
Edward se positionna correctement dans son fauteuils, régla ses rétroviseurs, et fit quelques tours sur le parking. Plus il roulait, plus il se sentait rassuré. Cela le réconciliait quelque peu avec la route.
« Tu veux accélérer ? »
Edward ne lui répondit rien mais s'exécuta. Le parking n'était pas très grand, il se retrouva vite à l'autre bout de celui-ci.
« Et ben ! Tu t'en sors plutôt bien je trouve ! »
« Merci ! » le remercia Edward, un grand sourire aux lèvres.
« Tu nous ramènes ? »
La voiture s'arrêta d'un coup.
« Tu es sûr ? Si on se fait prendre ? »
« Ne t'inquiète pas ! Personne ne le remarquera, tu conduis très bien. »
« Et les parents ? »
« J'assume, ok ? »
Il le regarda d'un air indéchiffrable.
« Jasper, je ne veux pas que tu aies d'ennuis pour moi … »
« Je te dis de ne pas t'inquiéter ! Aller, fonce Alphonse ! »
C'est ainsi qu'Edward reprit son chemin. Ils n'étaient pas très loin de la villa, mais passait tout de même son temps à vérifier ses angles morts ainsi que les personnes autour de lui. On était jamais assez prudent. Les réflexes qu'il avait obtenu avec la conduite de son père étaient vite revenu. Il se souvenait de ce que lui disaient ses parents.
Rien ne sert de garder le pied sur l'accélérateur, la voiture continue avec son élan. « Ainsi, si tu dois freiner d'urgence, tu réagis plus vite que si tu dois changer de pédale … » finit-il pour lui même.
Sans s'en rendre compte, il atterrit rapidement sur le chemin menant à la résidence. Il s'y engagea doucement, ne souhaitant pas abimer le bas de caisse et pour éviter trop de secousses. La villa se profilait au loin. Ce qui le refroidit fut de voir que Carlisle et Esmée étaient à l'extérieur en train de décharger la voiture des courses faites plus tôt. Il lança un regard à Jasper, mais ce dernier n'avait pas l'air très affolé.
« Ca va aller … » lui assura-t-il.
Il continua donc son trajet et s'arrêta juste derrière la Mercedes.
« Parfait ! » sourit grandement Jasper avant de sortir.
Esmée, qui attendait que son époux ne revienne pour lui donner le reste des sacs, regardait la voiture avec des yeux écarquillés comme des balles de golf. Carlisle revint et fixa sa femme. Il ne comprenait pas ce qu'il se passait. Il suivit donc son regard et regarda Edward sortir du côté conducteur. Le jeune homme paraissait gêné. Jasper était appuyé contre sa voiture, attendant que ses parents ne prennent la parole.
« Je … Je peux savoir ce que c'est que ce bordel ?! » ne trouva rien d'autre à dire Carlisle.
« Carlisle … ! » souffla Esmée.
« Jasper ? »
« Il a conduit. » répondit-il posément.
« J'ai cru comprendre, merci ! Explications ? »
« Papa … Détends toi … Il faisait la conduite avec ses parents … Il a seize ans en plus … Ok, il n'a pas le permis, mais on sait tous pourquoi. J'ai juste voulu voir comment il se débrouillait. C'est ma voiture ... Ok, c'est votre cadeau ! Mais je n'ai pas fait l'andouille à le mettre tout de suite sur la route, je l'ai d'abord emmené sur le parking de la réserve. »
« Oh mon dieu, la frousse … » souffla Esmée.
« Oh ! Si ce n'est que ça ! » s'exclama Carlisle, avant de reprendre : « Et alors Edward, ça va ?"
« Ou … Oui oui ! »
« Rassures toi, je ne vais pas me fâcher … J'aurai aimé être au courant, mais je vous ai vu arriver, et tu es plutôt bon conducteur ! Je t'emmènerai dans pas longtemps pour en juger, d'accord ? »
« Mais … Pourquoi ? »
« Et bien si tu dois passer ton permis, autant le faire le plus tôt possible. Avant les vacances en plus … »
« Mais …"
« Et on ne discute pas jeune homme ! »
« Aller les garçons, vous nous aidez ? »
La discussion était close. Edward se sentait une fois de plus bêtement ému par le fait que les CULLEN lui prodiguait tout ce dont il pouvait avoir besoin, même le permis, alors qu'ils … Ils n'en étaient pas obligés …
C'est perdu dans se pensées qu'il aida à ranger les courses. Jasper se contenta simplement de sortir les sacs de la voiture, prétextant un appel urgent. Il se retrouvèrent donc, lui, Esmée et Carlisle, tous les trois dans la cuisine.
« Vous êtes pas obligés … » chuchota-t-il, la tête basse.
« Comment, mon Chéri ? » lui demanda Esmée.
Il releva donc les yeux de ses mains.
« Vous êtes pas obligés … De me faire conduire … Je veux dire … Vous avez vos enfants et … »
« Edward ! Qu'es-ce que je t'ai dit, l'autre coup ? »
Le jeune homme le regarda avec de grands yeux. Il se souvenait très bien des propos du médecin. Il savait qu'il pouvait le croire … Les croire … Mais une part de lui restait toujours méfiante. Cet instant lui permit donc de réaliser combien il comptait pour ces personnes, et à quel point c'était réciproque. Sans qu'il ne s'en rende compte, quelques larmes dégringolèrent sur ses joues. Il ne voulait pas craquer, mais comme il l'avait dit à Katie, il n'était pas très sûr de comment il se sentait en ce moment. Il se retrouva coincé dans l'étreinte des CULLEN, qui tentèrent de le rassurer tout en le réconfortant. Ces derniers se regardèrent, sans trop comprendre pourquoi le jeune homme réagissait ainsi.
« Faut pas vous en faire … C'est juste un trop plein de … ». Il ne trouvait plus ses mots.
« Ne t'inquiète pas, ça va aller ! Même si rien n'est officiel, tu es notre famille. On est cinq désormais. Tu es entré dans nos vies et n'en sortiras pas. »
Cela eut le mérite de faire redoubler les larmes d'Edward. Il mit une bonne quinzaine de minutes à se calmer complètement. Il se sentait vidé.
« Je vais finir de ranger … Esmée va t'emmener te rafraichir, ok ? »
Il hocha simplement de la tête et lui envoya un regard reconnaissant.
Quelques minutes plus tard, il se retrouvait avec un gant d'eau froide sur le visage. Après cela, Esmée le força à s'allonger sur son lit et le rejoint. C'est ainsi qu'il s'endormit.
C'est la sonnerie de son téléphone qui le réveilla. Il se pencha vers le bruit afin d'attraper l'engin de malheur qui osait perturber son sommeil. ll remarqua qu'il s'agissait d'une alarme de rappel. Comment avait-il pu oublier que ce soir c'était le match d'Emmett ? Contre toutes attentes, il s'était grandement rapproché de ce dernier. D'un côté, cela paraissait plutôt logique, vu qu'il était proche de Rosalie. D'ailleurs, cette dernière était plus que ravie du rapprochement entre les deux garçons. Il décida d'appeler Bella. Ils ne s'étaient pas encore organisés pour se rejoindre et il était impatient de revoir la jeune femme.
« Allo ? »
« Bella ? C'est Edward. »
« Hey ! Comment tu vas ? »
« Bien merci … Dis, tu vas au match ce soir ? »
« … C'est pas comme si j'avais franchement le choix … »
« Comment ça ? »
« Alice … »
« Ah … Je vois … Mais en fait, voilà … J'y vais aussi, alors je me demandais … »
« Si on pouvait s'y retrouver ? Avec grand plaisir ! »
« Parfait ! Je pense partir avec Jasper et Rosalie, on se retrouvera là bas ? »
« Ok ! A ce soir alors … J'ai hâte ! »
« Moi aussi ! »
Tout le long de la conversation téléphonique, il avait pu entendre le sourire dans la voix de Bella. Elle devait avoir eut la même constatation car en se levant et en se dirigeant dans sa salle de bain, il remarqua à quel point son sourire était niais.
#L'Angoisse ! pensa-t-il.
Il regarda l'heure qu'il était. Bon, il lui restait trois bonnes heures pour s'apprêter. Il allait d'abord se changer, parce que rester en jogging toute la journée, c'était bon pour le dimanche. Ca lui arrivait avant, de rentrer chez lui après les cours, d'enfiler son jogging 'spécial maison' et de s'en vouloir un peu plus tard car il n'était plus motivé à rien. Ce fameux jogging qui voulait dire « va dormir ! » …
Il enfila donc un jean, un t-shirt bleu et un gilet bordeaux. Il décida de mettre du gel dans ses cheveux un peu plus tard, préférant descendre chercher un nouveau livre et jouer du piano. Cela faisait un petit moment qu'il n'était pas descendu en bas. Il se rendit donc dans le bureau de Carlisle et remarqua que ce dernier était allongé sur son fauteuil et dormait. Il esquissa un sourire et coin et tenta de faire le moins de bruit possible. Après avoir trouvé son bonheur, il se retourna pour partir, mais fut coupé dans son élan par un fou de rire qu'il dû garder silencieux. Il sorti son téléphone de sa poche, qu'il se bénit de ne pas avoir laissé dans sa chambre, mit l'appareil photo en marche, s'assura qu'il était en mode silencieux, puis prit un cliché. Avant de ne plus pouvoir se retenir de pouffer, il s'empressa de sortir de la pièce et de se rendre au sous-sol. Cette photo, il allait la garder précieusement ! Il ne savait pas encore s'il allait lui envoyer, ainsi qu'à toute la famille, où s'il la gardait pour plus tard. Mais dans tous les cas, il n'en était pas peu fière.
Il s'installa dans un pouf posé non loin de la baie vitrée et commença sa lecture. La pièce avait vraiment été aménagée comme sur le papier qu'il avait créé. Il s'y sentait vraiment bien. Ce qu'il appréciait le plus, c'était le fait que la maison n'était pas au même niveau partout. Lorsque l'on arrivait sur le terrain, il fallait monter pour accéder à la porte d'entrée. Ainsi, la pièce dans laquelle il se trouvait pouvait être pourvue de grandes baies vitrées car elle donnait sur le jardin, juste en dessous de l'escalier lié au rez-de-chaussée et menant à l'extérieur. Le soleil filtrait par les raignures du bois de la terrasse. Ainsi, la pièce blanche arrivait à devenir chaleureuse. Le soleil reflétait sur chaque mûr et le tout se concentrait sur l'objet principal de la pièce, à savoir le piano. Le vernis de celui-ci brillait de mille feux et renvoyait quelques particules foncées dans l'atmosphère.
Il fut déconcentré de sa lecture par son téléphone qui vibrait. C'était Rosalie qui lui demandait de la rejoindre immédiatement à l'étage.
Je suis dans la même maison qu'elle … pensa-t-il, un sourire naissant sur son visage.
Il ferma donc l'ouvrage qu'il avait vaguement commencé à lire et se dirigea en haut. Sur le passage il croisa Carlisle, qui semblait émerger doucement. Il se retint une fois de plus de rire, ne souhaitant pas que le médecin comprenne quelque chose et se dépêcha de rejoindre la blonde. Il frappa à sa porte et entra dans la pièce quand il y fut invité.
« C'est la catastrophe ! »
« De ? »
« Je ne sais pas quoi mettre ! »
Edward ne dit rien mais ce coup-ci, ne pu s'empêcher d'exploser de rire.
« Je peux savoir ce qu'il y a de si drôle ? »
« On croirait entendre Alice … »
« J'ai entendu ! » cria Jasper, de l'autre côté de la porte.
« Et en quoi puis-je t'aider ? »
« Je t'ai dit que je ne savais pas quoi mettre ! Tu en penses quoi de ça ? » lui demanda-t-elle en pointant du doigt différentes tenues qu'elle avait confectionné puis déposé sur son lit.
« Sincèrement Rosalie, c'est un match … »
« Oui, je sais, mais quand même … »
« Mais tu n'es pas censée défiler avec les filles ? »
« Si, mais l'une d'elle est malade, donc pas de danse pour nous … »
« Ah … Il fait chaud, mets une robe ! »
« C'est pas une grande occasion ! »
« Et bien mets un mini-short ! »
« Un mini-short … ? »
« Et bien … Oui ? … Je veux dire, c'est parfait pour le temps extérieur, ça fait apprêter mais pas trop, parfait pour être supporter d'un match de lycée … »
« Ah ouais … Pourquoi j'y ai pas pensé plus tôt ?! »
« Quand tu sais pas tu me demandes … ! »
« Frimeur … »
Il rigola puis ressorti de la pièce. Il n'eut pas le temps de faire grand chose car Jasper l'attrapa au passage et le fourra dans sa chambre avant de l'étudier intensément. Sans rien de plus, il parti de la pièce pour rejoindre la sienne, dont il claqua la porte deux secondes plus tard. Edward ne comprenait rien à ce qu'il se passait. Les jumeaux sortirent en même temps de leurs chambres. Edward put observer que le blond était habillé de la même façon que lui, à quelques différences de couleurs près.
« Copieur … » souffla-t-il.
« Ca te suffit pas d'avoir une jumelle ? » lui demanda Rosalie.
Il leur tira la langue pour réponse, avant de retourner s'admirer dans la miroir. Ou du moins, ce qui lui servait présentement de miroir, c'est-à-dire, la vitre du couloir.
« Jasper ?! » cria Esmée depuis le bas. Edward rigola lorsqu'il remarqua que cela avait fini de réveiller totalement Carlisle. Celui-ci s'en rendit d'ailleurs compte et lui lança un regard équivoque avant de se diriger vers son épouse.
« Quoi ?! »
« … »
« Quoi ?! »
« … »
« J'ai horreur de ça … Ils t'appellent et tu sais pas pourquoi. Soit tu descends, tu te fais avoir, soit tu descends pas, tu te fais engueuler. Au choix. » ragea-t-il, ce qui fit rire les deux autres.
C'est donc tous les trois qu'ils se rendirent au rez-de-chaussée, sur le point de partir.
« Hep hep, jeune homme … ! Vous mangez comment ce soir ? »
« Sûrement gras … »
« Jasper … »
« Je ne sais pas ! Pourquoi c'est moi qui devrait savoir ? »
Au vu de regard que sa mère lui lança, il revint à un ton plus doux et annonça : « Le lycée vendra probablement des sandwichs … »
« Ok ! Prenez de l'argent alors. »
Edward commença à remonter à l'étage chercher dans son sac, mais le couple CULLEN l'arrêta en chemin et lui glissa un peu de monnaie dans les mains. Avant qu'il n'ait pu protester, il était emmené en voiture.
L'endroit était bruyant. Edward n'était pas fan de cela mais il s'en accommodait. Il était en bout de file. A sa droite était assise Rosalie et à sa gauche était placée Bella. Suivait ainsi Jasper et Alice. Il avait été très enthousiaste au fait de retrouver la jeune fille. Le dialogue s'était tout de suite fait et il était plutôt heureux de la situation. Ils étaient maintenant tous assis sur un banc de l'estrade du terrain extérieur, à encourager leur équipe. Enfin, il ne savait pas franchement pour qui il se cassait la voix, mais il y allait de bon coeur. Il était maintenant aux alentours de vingt-deux heures.
« Vous avez faim ?! » demanda Rosalie.
Tous acquiescèrent. Elle parti donc chercher à manger et le jeune homme l'accompagna, ne souhaitant pas la laisser seule.
« Cinq hot dogs s'il vous plait. » demanda-t-elle.
« Alors Edward, tu passes un bon moment ? »
« Ca va … »
« Et avec Bella alors ? »
Le jeune homme la regarda avec étonnement et rougit.
« Oh aller … J'avais remarqué hein ! » rigola-t-elle.
« On est amis … »
« Oui, c'est ça … »
« C'est vrai ! »
« J'en doute pas ! Mais …Tu ne penses pas que ça pourrait être un peu plus ? »
« Oh … Je suis pas sûr de ce qu'elle veut … Et puis je n'ai pas envie de gâcher notre amitié. »
« Si tu ne lui en parles pas, tu ne sauras pas ! »
« Oui mais … Parfois l'ignorance est la meilleure des choses, non ? »
« Tu fais comme tu le sens Edward, mais sache que si tu as besoin de parler, je suis là ! »
Le jeune homme lui sourit. Ils repartirent avec leur nourriture en main. Bella le remercia et mordit avec appétit dans son repas. Edward l'observait. Il était vrai que leur relation avait bien évolué. Mais il n'avait pas envie de gâcher ce qu'il avait réussi à construire juste parce qu'il ressentait quelque chose et elle non. Oui, il ne savait pas si c'était le cas, mais est-ce que cela valait la peine de risquer de perdre la seule vraie amie ? Bella se retourna, sentant sûrement un regard sur elle. C'est ainsi qu'elle croisa le regard du jeune homme, rougissant.
« J'ai quelque chose ? »
« Euh … Non non ! Désolé … » se reprit-il, puis se concentra sur son hot dog.
Il était vrai que parfois il interceptait quelques regards insistants de la part de la jeune fille, mais cela ne voulait probablement rien dire.
Alors que le match arrivait à sa fin, le ballon fut lancé, comme par dernier recours afin de marquer un point, mais dévié par l'adversaire. Il allait trop vite pour être intercepté et se retrouva hors jeu. Ce fut Jasper qui se le prit en plein visage, cognant la tête de Bella sous la puissance de l'impact, par recul. Edward avait à peine eu le temps de comprendre ce qu'il venait de se passer qu'il sautait sur les deux jeunes gens. Alice s'occupait déjà de Jasper, qui avait le front dans un sale état. Il se concentra donc plus particulièrement sur Bella, qui se tenait le menton.
« Bella ? Est-ce que tu vas bien ? »
« Oui oui … Juste un peu secouée … »
« Tu es sûre ? »
« Oui, ne t'inquiète pas … Je me suis simplement cogné le menton et mordu la lèvre … »
« Mince, mais tu saignes beaucoup ! »
« Euh les gars … Je crois que Jasper aurait besoin de points … » annonça Alice, légèrement paniquée.
« Ok, tous en voiture. On va aux urgences. »
Bella geignit mais sous le regard d'Edward, ne protesta pas.
« Dire qu'on était censée passer une soirée tranquille … » dit Jasper.
« Tais toi et contente toi de rester éveiller. »
Le blond grogna tout en s'installant à l'arrière de la voiture. Alice lui maintenant un paquet de mouchoirs sur la blessure, tentant de réduire la perte de sang.
« Jasper, il faut que tu parles, ok ? »
« C'est bon, je suis pas à l'article de la mort … Juste fatigué … »
« Il ne faut pas que tu dormes ! »
Tandis qu'Alice s'échinait à garder Jasper conscient, Edward était penché de l'avant vers l'arrière de la voiture. Il savait que Bella avait une sainte horreur du sang. Il lui tint donc la main et garda un contact visuelle avec elle pendant tout le temps du trajet.
Arrivés sur le parking des urgences, Rosalie aida Bella à sortir du véhicule pendant qu'Edward soutenait son jumeau. Alice était bien trop petite et fluette pour porter un gaillard comme lui. Ils débarquèrent ainsi à l'intérieur du bâtiment et furent immédiatement pris en charge. Edward remarqua que Rosalie avait annoncé clairement qu'elle était la fille du Docteur CULLEN et était ainsi passée devant les quelques personnes qui patientaient déjà. Il lui fit la remarque et elle lui répondit que cela avait quelques avantages …
Au final, rien de grave ne fut recensé. Bella eut besoin de trois points de suture à la lèvre, avec interdiction de sourire auquel cas elle devrait repasser pour refaire l'opération. Autant dire qu'elle avait acquiescer dans la ferme intention de ne plus ouvrir la bouche avant que les fils ne soient retirés. Elle avait en horreur tout ce qui touchait au domaine médical. Jasper avait sept points de sutures ainsi qu'un beau bleu sur un tier de son front. Il était encore quelque peu sonné, c'est pourquoi l'interne décida de lui faire passer un scanner.
« Edward, appelle les parents s'il te plait. »
« Il ne travaille pas ce soir, Carlisle ? »
« Je ne suis pas sûre … »
« Ok. »
Il sortit donc de l'établissement afin de passer son coup de fil.
« Résidence CULLEN ? »
« Esmée, c'est Edward … »
« Oh mon Chéri ! Tu passes un bonne soirée ? »
« Euh … Oui, mais on est aux urgences. »
Un silence sur la ligne s'imposa. Il ne savait pas trop quoi dire pour le combler, ne sachant pas ce qui était en train de se passer à la maison.
« Que s'est-il passé ? »
« Le ballon a voler … »
« Qui est blessé ? »
« Jasper et Bella. »
« On arrive tout de suite. »
« Ok … »
Il raccrocha puis se rendit à nouveau vers les box où seule restait Bella.
« Comment tu vas ? »
« Je n'aime pas les hôpitaux … » marmonna-t-elle.
« C'est bientôt fini … Tu veux appeler ton père ? »
« Il est de service … »
« Je ne pense pas que cela soit très important à l'heure actuelle. »
La jeune fille leva les yeux aux ciels.
« Si tu veux que je le fasses, pourquoi est-ce que tu me laisses entendre que j'ai le choix ? »
« Par pure politesse ! » lui sourit-il.
Il la laissa prévenir son père. En attendant, il vit Esmée et Carlisle arriver.
« Tu vas bien ?! » s'enquit Esmée.
« Je n'ai rien. »
« Qu'ont-ils dit ? »
« Jasper a été recousu, il est en train de passer un scanner. »
« Bien, je vais aller le voir. Je reviens. »
Esmée paraissait affolée. Edward s'avança vers elle et l'enlaça. Cela la surprit aussi bien elle que lui, mais aucun ne dit quelque chose, profitant simplement de l'instant et du fait que le jeune homme prouvait une fois de plus qu'il avançait.
Il ne fallut que quelques minutes pour que Carlisle ne revienne, portant à moitié Jasper. Esmée se précipita sur lui, entourant son visage de ses mains, l'étudiant sans rien dire. Elle lui déposa simplement un baiser sur le front et enlaça son bras, déchargeant ainsi Carlisle, qui s'empressa de signer les papiers que l'infirmière tendait vers lui pour la sortie de son fils. Rosalie était déjà repartie voir Emmett. Seule restait Alice, qui suivit Esmée afin de s'assurer que Jasper irait bien, avant de partir à pieds chez elle. Esmée avait voulu absolument la raccompagner, mais une lueur de jour se faisait encore voir et elle n'habitait pas loin. Elle déclina donc gentiment l'offre, mais Esmée lui précisa qu'elle lui était reconnaissante de ce qu'elle avait fait pour Jasper et lui affirma qu'elle était la bienvenue chez eux. La jeune fille lui sourit simplement avant de prendre le chemin du retour, en sautillant. Il était sûr qu'elle prendrait des nouvelles de son petit ami dès le lendemain.
A l'intérieur de l'hôpital, le père de Bella venait d'arriver. Une fois briefer des récents évènements ayant emmener sa fille, une fois de plus, dans un lieu médical, il remercia chaleureusement le service puis emmena sa fille après que cette dernière eut souhaité une bonne soirée et nuit au restant des CULLEN. C'est ainsi que Carlisle et Edward sortirent rejoindre la voiture.
« Tu as bien fait de nous avoir appelé … Est-ce que tu vas bien ? »
« Très bien, c'est plutôt pour Jasper qu'il faut s'en faire. »
« Ne t'inquiète pas … Une bonne semaine de repos et ça ira. »
« Le scanner a donné quelque chose ? »
« Une commotion légère mais à surveiller. »
C'est en silence qu'ils rentrèrent à la villa. Une fois de plus, Edward aida Jasper à marcher jusqu'à sa chambre, où Esmée prit le relais pour changer son fils en tenue plus confortable et le coucher. Avant d'aller se coucher lui même, Carlisle vint vérifier que son fils allait bien.
Dans sa chambre, Edward était heureux d'enfin pouvoir retrouver son lit. Il avait passé une bonne soirée, bien que l'épisode de l'Hôpital l'avait quelque peu secoué. Il tapa un rapide message à Bella :
« J'espère que tu vas bien … A bientôt ? Edward. »
Il ne pensait pas obtenir de réponse, mais contre toute attente, celle-ci arriva rapidement.
« Ca va … J'ai horreur de ces fils … Que fais-tu ? »
« Rien. J'ai une question à te poser. »
« Vas-y ? »
« Tu aimes quelqu'un ? »
Edward se sentit rougir. Il avait été directe, mais ne savait pas comment aborder le sujet. Il fut coupé dans ses réflexions par le vibreur de son téléphone.
« Ca se pourrait bien … Toi ? »
Il mit quelques minutes avant de répondre.
« Ca se pourrait bien … »
Ainsi s'achève le chapitre n°17 !
A vos clavier !
A bientôt
Kwycky
