Hello ! Merci aux Guest, puisque je ne peux le faire qu'ici, et merci aux autres à qui j'ai pu répondre, c'est cool :)...ha au fait ! Rien ne m'appartient, tout est aux créateurs de OUAT (c'est clair que je n'aurai pas fait les même choix ;).
Finalement, il y aura trois chapitres, parce que ça prend du temps à écrire ces petites choses croustillantes et je ne veux pas bâcler, c'est déjà assez terrible comme ça ;), donc je poste rapidement ce chapitre mais le deal c'est que le prochain sera dans des délais plus raisonnable style une semaine, sauf si le temps s'arrête, ou que je trouve une machine pour le remonter, ou que...vous avez compris le principe x)...bien ! Enjoy ! (ou pas :/)
Elles se séparèrent brutalement en entendant la porte du manoir claquer.
La voix d'Henry résonna dans l'entrée, inquiète.
— Maman !?
Regina se précipita vers lui, après un geste du poignet sur elle-même, pour se garantir d'être un minimum présentable.
Elles n'avaient rien partagé d'autre qu'une multitude de baiser, mais certains si intenses qu'elle avait l'impression d'en être débraillée.
— Henry mon chéri, qu'est ce qu'il se passe ?...Tu n'es pas à l'école ?
— Mais maman…
Il eut un temps d'arrêt, observant attentivement sa mère.
— Si une nouvelle malédiction avait été lancée tu me le dirais n'est ce pas ?
La brune eut un haut le cœur et resta figée un instant face à la question très surprenante de son fils.
Emma, qui venait de se positionner à côté d'elle, décidant qu'elle n'avait pas à se cacher d'Henry, intervint.
— Pourquoi tu dis ça gamin ?...Qu'est-ce qui se passe ?
Il était maintenant sûr qu'il se passait quelque chose en tous cas, pour que ses deux mères soient ensemble, dans la même pièce, comme si tout était normal.
— Vous vous reparlez ?
Il n'avait pas pu s'empêcher de mettre de la joie dans sa question, ses yeux pétillaient de satisfaction.
— Parler…c'est beaucoup dire…
Regina ricana à sa propre blague et se prit pour l'occasion un petit coup de coude de la part d'Emma.
— Aïe !
— Tu l'avais méritée…Henry, s'il te plaît, pourquoi t'es là ? Qu'est-ce qu'il y a ? Tu peux tout nous dire tu sais ?
Il les regardait avec bonheur, il retrouvait la complicité qu'elles partageaient il n'y a pas si longtemps, oui c'est comme s'ils avaient tous fait un bond en arrière dans le temps. Finalement, même si c'était une nouvelle malédiction, il allait peut être l'aimer celle-là. Il finit par répondre, le sourire ne quittant pas ses lèvres.
— J'ai attendu à la sortie de l'école mais tu n'es pas venue maman.
Il fixait sa mère adoptive qui fronçait maintenant les sourcils. Il enchaina rapidement.
— Je t'ai rejoint à la mairie et ta secrétaire m'a dit que tu avais disparu dans l'après midi, sûrement pendant sa pause parce qu'elle t'a pas vu partir, alors j'ai décidé de rentrer…j'étais inquiet tu vois…tu m'avais pas prévenu donc…
Les deux femmes vérifièrent immédiatement l'heure de deux manières différentes, la blonde se jeta sur son portable tandis que la brune courait vers l'horloge du salon.
Une fois fait, elles restèrent hébétées un moment, le constat était simple, elles avaient passé plusieurs heures à s'embrasser sans se rendre compte du temps qui filait.
— Henry je suis vraiment désolée j'ai…je…
La sauveuse se précipita au secours de sa belle qui bredouillait lamentablement.
— C'est de ma faute gamin j'ai…je…
Henry éclata de rire, il ne pouvait plus se retenir tellement c'était drôle de les voir complètement synchro, même dans leur bafouillage. Et puis, peu importe les explications, elles avaient l'air en forme et beaucoup plus détendu que ces dernières semaines, pour lui c'était suffisant.
— Ok ! Ok les mamans, c'est vraiment pas important de toute façon, on est là tous les trois donc tout va bien.
La vérité sort toujours de la bouche des enfants n'est-ce pas, que dire de plus ?
Regina serra son fils dans ses bras et après quelque instant tendit l'une de ses mains vers Emma pour qu'elle les rejoigne dans l'étreinte.
Ils restèrent un long moment, blottis ensemble, chaleureusement, comme s'ils venaient de se retrouver après de long mois d'absence.
La brune plongea des yeux étincelants d'amour dans ceux de sa blonde, et elle déposa un baiser léger comme une plume sur ses douces lèvres rosées.
Henry, qui n'avait rien loupé de l'échange, soupira de soulagement. Il ne s'attendait pas à une progression aussi spectaculaire dans leur non relation du moment, mais finalement ça expliquait bien des choses, et ça avait le double bénéfice de lui éviter un ou deux beaux-pères, qui, au vu des choix maternels jusqu'ici, n'étaient pas sûr de lui plaire.
Quelques heures plus tard :
Emma était finalement rentrée chez ses parents, avachie devant la télé, elle repensait à cette fin d'après midi si simple et pourtant si parfaite.
Après avoir goûté avec son fils, elle l'avait aidé pour ses devoirs, pendant que Regina préparait le diner, tous les trois dans la cuisine, à rigoler, se jeter des gentils pics, se dévorer des yeux pour ce qui était des deux mamans, et, malgré l'invitation spontanée à partager leur repas, elle avait préféré partir.
Tout s'était emballé d'un coup, la situation avait complètement basculé en quelques heures, et elle avait senti le besoin de s'éloigner, prendre du recul pour réfléchir.
Le regard triste et douloureux de sa Reine, quand elle avait décliné l'invitation, la tourmentait encore.
Il était 22h30 et une seule envie lui incendiait l'esprit et le corps tout entier, celle d'être avec la femme qu'elle aimait depuis si longtemps déjà. Mais quelle idiote de croire qu'elle avait besoin de quoi que ce soit d'autre que sa magnifique et sulfureuse Evil Queen, à quoi bon réfléchir et se torturer par l'absence encore et encore, trois ans c'était assez long non !?
Elle ne mit pas plus de dix minutes pour s'habiller, bafouiller une quelconque explication à Snow et David, se jeter dans sa voiture et se rendre devant l'entrée du manoir.
Elle levait une main tremblante vers le panneau de bois quand la porte s'ouvrit sur une brune souriante et très émue, au vu des larmes qui commençaient à déborder.
— J'ai entendu ta voiture, comment ne pas entendre cette casserole jaune…
Emma se jeta sur elle et la serra compulsivement dans ses bras.
— Frappe-moi ou attache-moi la prochaine fois que je suis aussi bête et têtue…j'ai regretté d'être partie à la seconde où j'ai franchi ce porche.
Regina riait de bonheur en lui rendant son étreinte. Elle errait dans sa maison comme une âme en peine depuis qu'Henry s'était couché, après leur dîner. Elle se demandait si sa belle sauveuse regrettait, si cela n'avait été qu'un doux rêve ces baisers partagés, finalement elles n'avaient pas vraiment parlé. Et puis son cœur s'était emballé au bruit si reconnaissable de la poubelle ambulante de Miss Swan. Elle avait couru jusqu'à la porte d'entrée en sentant l'émotion la submerger.
Elles se retrouvèrent une nouvelle fois enlacées sur le canapé du salon, de longues minutes à se rassurer mutuellement juste par la présence de l'autre, son odeur, sa chaleur, son souffle qui caresse parfois une joue.
Et puis la brune se recula légèrement, juste assez pour attraper la lèvre inférieure de sa blonde avec ses dents, et tirer dessus, gentiment.
Le gémissement qui lui fut retourné la rassura sur son audace, et elle réitéra la manœuvre et enchaina avec sa langue, qui léchait à présent la même lèvre, suavement.
Emma glissa sa main sur la nuque de sa brune pour la rapprocher, elle fit glisser doucement sa langue entre ses lèvres pour aller à sa rencontre.
Regina approfondit l'échange dès qu'elle sentit le consentement humide et chaud de sa précieuse blonde. Elle se hissa avec souplesse sur ses cuisses tout en appuyant sensuellement encore plus son baiser.
Sa langue semblait connaître toutes les chorégraphies les plus chaudes, la blonde se laissait dominer avec un plaisir non dissimulé. Elle n'était que soupirs et gémissements, mais elle trouva la force d'agripper ses hanches pour les plaquer aux siennes.
La rencontre des deux corps les fit gémir mutuellement dans la bouche l'une de l'autre. Regina se décolla tout en douceur pour ancrer ses yeux noirs de désir dans ceux d'Emma.
— Emma…
Le murmure rauque incendia les dernières cellules restées intactes dans la conscience surchauffée de la sauveuse. Elle inversa leur position pour faire asseoir sa Reine à sa place, et mit immédiatement un genou à terre devant elle. Si elle ne parlait pas maintenant, elle n'en aurait surement plus la force très longtemps. Son corps vibrait d'une frustration incommensurable, mais elle avait beaucoup trop de respect pour elle, pour tenter quoi que ce soit, là, sur ce canapé. L'abstinence pourtant, lui semblait une punition supplémentaire à rajouter à ces trois années d'abnégation douloureuse. Il fallait au moins qu'elle se déclare dans les formes, pour persuader, sans nul doute possible, de tout son amour, son respect, sa dévotion.
— Majesté…
L'interpellée, déstabilisée dans un premier temps par le retournement de situation, se tenait maintenant les deux mains devant la bouche, pour essayer vainement de contenir son émotion. Elle sentait, comme une évidence, qu'un moment important se profilait, et l'entente de son titre, si chaleureusement et respectueusement prononcée, accéléra dangereusement son rythme cardiaque.
— Ma Reine…je t'aime…je t'aime plus que tout, bien plus que je n'ai jamais aimé qui que ce soit…je…j'ai refusé de le comprendre…de l'accepter…longtemps…mais je préfère mourir à l'instant que de renoncer à toi maintenant…parce que c'est tellement fort tout ce que je ressens pour toi…Regina c'est tellement bon quand tu m'embrasses…j'ai…je savais pas que ça pouvait être aussi fort et aussi bon…d'aimer…de t'aimer.
Elle n'avait pas réussi à la regarder dans les yeux jusqu'au bout de sa déclaration chevrotante, et elle se tenait tête baissée, à ses pieds. Des larmes silencieuses coulaient doucement sur ses joues, aucune peine, juste un trop plein d'émotion.
Elle sentit un frôlement léger sous son menton et des doigts chauds et légèrement tremblants lui firent relever la tête et diriger son regard dans deux lacs sombres et hypnotiques, qui semblaient vouloir l'avaler toute entière.
— Je t'aime Emma, et c'est la seule chose que tu as besoin de savoir avant que je te traîne de gré ou de force dans ma chambre, dans mon lit…enlève tes chaussures.
La blonde n'avait pas compris la dernière demande mais finit par réagir en voyant sa brune éjecter ses talons aiguilles d'un mouvement de cheville, elle s'exécuta elle aussi en se posant sur ses fesses pour dégager ses chaussures sans prendre la peine de défaire les lacets.
Elle sentit une main se poser sur son épaule et un nuage magique les entoura. Elles se retrouvèrent la seconde d'après, à genoux, face à face, au milieu du lit Queen Size de sa Majesté.
Elles se dévoraient des yeux, la brune se mordant la lèvre inférieure sensuellement, elle semblait prête à bondir d'un instant à l'autre tandis que la blonde cherchait sa respiration frénétiquement, ses poumons semblaient s'être résorbés brutalement, comme à la fin d'une course effrénée.
— Il est hors de question que je passe une nuit de plus sur cette terre, Miss Swan, sans goûter à ta peau…tu es à moi…définitivement à moi…et j'ai bien l'intention de disposer immédiatement de ce qui m'appartient.
Le gémissement étranglé qui lui répondit l'autorisait à tous les débordements, elles avaient trois ans de circonstances atténuantes à leur actif pour s'excuser d'une telle urgence, mais malgré l'envie irrépressible de lui arracher ses vêtements, elle se pencha doucement vers elle et l'embrassa de la plus tendre des manières.
Elle posait des baisers chauds et légèrement humides sur ses joues, puis ses lèvres, elle écarta délicatement les siennes et enflamma d'une langue habile ce moment de tendre découverte.
Les deux corps se collèrent d'un même mouvement en avant. La sauveuse enroula ses bras autour de la taille de sa Reine, et la pressa contre elle, pendant qu'elle la sentait enfouir ses mains dans sa chevelure bouclée.
L'échange s'intensifia encore quand les mains curieuses de la blonde se faufilèrent sous le chemisier de la brune. Elle se sentait devenir fébrile, son ventre se tordait d'impatience, elle avait envie de la dévorer toute entière, la douceur soyeuse de sa peau sous la pulpe de ses doigts, la rendait complètement dingue, ça plus tous les frissons qu'elle déclenchait sur son passage. Sa respiration de plus en plus difficile l'obligea à interrompre le baiser.
— J'ai tellement envie de toi que…que…que j'ai l'impression de…je crois que je vais pas y arriver…je vais prendre feu ou m'évanouir c'est tellement…
Elle haletait laborieusement, et tentait de reprendre contenance mais elle se sentait trembler des pieds à la tête sans arriver à se contrôler.
Regina lui fit le plus tendre et le plus amoureux des sourires, possible et imaginable. Elle était elle aussi troublée au-delà de tout ce qu'elle avait expérimenté jusqu'à maintenant, même avec la plus pure des magies, mais de voir sa belle blonde si fragile et démunie, lui donnait assez d'assurance pour deux.
Elle laissa échapper un rire rauque, qui se voulait taquin.
— Et bien et bien Miss Swan…il va donc falloir que je prenne les choses en main…encore…
Le dernier mot avait roulé sur sa langue de telle manière, qu'il était difficile de le situer entre la demande et l'affirmation.
Mais Emma n'eut pas l'occasion de s'éterniser sur la question car deux mains décidées venaient de saisir le bas de son tee-shirt pour le faire passer sans plus de cérémonie par dessus sa tête. Elle eut à peine le temps de se passer une main dans les cheveux pour réorganiser sa crinière que deux bras la saisir fermement par la taille pour la faire glisser sur les cuisses de Regina, qui avait fini par s'asseoir en tailleur, pour la plaquer le plus possible contre elle en l'entourant de sa chaleur. Emma passa ses jambes de chaque côté des hanches de sa brune et se laissa peser contre elle, les bras enroulés sur sa nuque.
La brune entama une succession de baisers mouillés et appuyés dans son cou, alternant avec des morsures légères et quelques suçons délicats. Ses mains caressaient sans relâche les flans de sa sauveuse, s'aventurant parfois jusqu'à frôler le coton qui emprisonnait toujours ses seins. Elle laissa sa bouche embrasser et lécher chaque centimètre carré de peau accessible dans sa position.
Après de longues minutes de tendresse rassurante et subtile, elle se décala à peine, ne voulant pas briser leur étreinte, pour défaire les boutons de son chemisier, un par un, plongeant ses yeux sombres, aux pupilles totalement dilatées, dans les deux émeraudes troubles face à elle.
Emma voudrait participer plus activement, mais l'érotisme sauvage dégagé par sa Reine à cet instant même, la bouche entrouverte, le souffle court, la laissait, pantelante, assister à l'effeuillage sensuelle de sa partenaire.
— Tu es belle, tellement belle…
Réussit elle à exprimer malgré tout, d'une voix éraillée et conquise.
Son cœur prit un rythme effréné et une chaleur étouffante investit chaque cellule de son corps quand le chemisier finit de glisser sur les bras de sa plantureuse brune, qui avait du tirer un peu pour dégager son col, face à la catatonie extatique de la blonde.
Emma ne pouvait détacher ses yeux des deux merveilles, si souvent imaginées, grâce à des décolletés très souvent perturbants, enserrées dans un cocon noir et violet, magnifique !
Elle sentait sa bouche s'assécher et sa respiration se saccader.
Elle enleva doucement ses bras du cou de Regina, et laissa glisser une de ses mains, paume en avant, sur sa gorge, jusqu'à effleurer, du bout des doigts, le téton tendu sous la dentelle.
Elles suspendirent toutes les deux leur respiration.
Emma saisit finalement la totalité du mamelon dans sa paume et le pressa doucement en effleurant à nouveau le téton avec son pouce.
Cette fois la brune se cambra en gémissant, et le regard qu'elle lui lança aurait surement pu provoquer un incendie de forêt, même pendant la saison des pluies.
Elle se jeta si brutalement en avant, qu'elles basculèrent toutes les deux sur le lit, Regina sur Emma. Et à voir le sourire carnassier qui trônait sur les lèvres de sa Majesté, la position lui convenait parfaitement.
Emma comprit que la partie hésitante et retenue de cette confrontation charnelle, venait d'expirer à l'instant même.
Leurs mains commencèrent à s'activer fébrilement, pour enlever, et même presque arracher, les derniers remparts de tissu.
La question n'était pas tant de savoir qui faisait quoi, peu importait, il fallait juste qu'elles se retrouvent nues le plus vite possible.
La brune refusait pourtant de céder une once de terrain, et il avait fallu se contorsionner savamment pour s'extirper de leur pantalon respectif sans se décoller de trop.
Quand Regina se glissa entre les cuisses chaudes et légèrement moites d'Emma, qui la regardait s'approcher en haletant, la rencontre des épidermes, récemment libérés, leur envoya une décharge électrique violente et partagée au creux des reins.
Elle dut s'arque bouter plusieurs fois, tendue à l'extrême par des vagues de frisson qui semblait ne plus vouloir s'interrompre, avant de se poser enfin sur elle et sa douceur, elle et sa chaleur.
Sans concertation aucune, leurs bassins entamèrent une danse lascive et passionnée, qui les faisait gémir et soupirer, chacune plongée dans les yeux de l'autre.
C'était brûlant et nécessaire, elles avaient l'impression de se souder à l'autre définitivement, de fusionner pour l'éternité.
La brune se releva un peu sur ses bras pour se décoller légèrement et remonter ses cuisses sous les siennes, elle voulait la sentir plus précisément, avec plus de friction, plus d'humidité.
Le grognement appréciateur qui échappa à la sauveuse, confirma la bonne initiative, et les roulements de hanche reprirent avec fièvre, pendant qu'elle écrasait ses talons sur les fesses joliment musclées de son Evil Queen rien qu'à elle.
S'en suivit des minutes d'une rare intensité, Regina cherchait un deuxième souffle la tête légèrement relevée en arrière, pendant qu'Emma se cramponnait à elle en gémissant, la suppliant du regard de ne pas lâcher, de tenir encore un peu, ralentissant doucement son déhanchement pour savourer encore plus le frottement des deux sexes trempés, une main crispée derrière sa nuque, pendant que l'autre lui broyait l'avant bras.
— Reginnnaaa…j'ai besoin d'être à toiiii…toi en moi…d'être à toi…à toi…pro…profondément à toiiiiii…
Emma gémissait plus les mots qu'elle les prononçait, et cela avait un effet dévastateur sur sa Majesté, qui se crispait de plus en plus pour éviter de jouir égoïstement, tellement la pression entre ses jambes devenait critique.
Rajouter à cela la demande directe de sa belle blonde, d'obtenir une satisfaction spirituelle en passant par la possession physique. Elle expira un gémissement rauque et douloureux, ses bras se mirent à trembler.
Elle invoqua toute sa royale détermination pour se relever et se décaler. Elle se posa doucement, une jambe de chaque côté d'une de ses cuisses, et se pencha langoureusement, telle une magnifique panthère, pour aller cueillir un baiser brûlant sur les lèvres entrouvertes de sa proie consentante.
Elle ne quitta plus sa bouche à partir de ce moment là, parfois mutine, souvent passionnée, et avala chaque soupir, chaque gémissement, avec ferveur et délectation.
Ses mains ne restèrent pas longtemps immobiles, et elles décidèrent ensemble de découvrir la douceur et l'élasticité de cette poitrine ferme contre laquelle elle avait adoré frotter la sienne quelques instants plus tôt.
Emma avait enroulé ses bras autour de sa nuque, elle se perdait dans ses baisers torrides et ses caresses ardentes sur ses seins durs et tendus.
L'une des mains resta en place, et pinça gentiment un téton, après l'avoir fait rouler dans sa paume, pendant que l'autre reprenait sa descente sensuelle, griffant tendrement la peau frémissante du ventre de la blonde.
Elle ne s'arrêta pas et laissa glisser ses doigts jusqu'à la rencontre d'une chaleur typiquement tropicale.
Elle suspendit son baiser.
— Tu es tellement mouillée…hum Emma…
Elle reprit sa bouche avec empressement, en laissant ses doigts aller et venir sur toute la longueur de l'intimité liquide de sa blonde, de haut en bas, de bas en haut, appuyant imperceptiblement à chaque nouveau passage.
La sauveuse peinait de plus en plus à gérer toutes les sensations procurées par sa Reine, elle arracha ses lèvres à l'un de ses baisers endiablés, et ahana lamentablement en la suppliant du regard, encore.
Regina exauça son vœu silencieux et la pénétra de deux doigts avec conviction, sa douce inspection préalable laissait présager une tolérance évidente, elle engagea un va et vient profond mais lent, tout en s'aidant du haut de sa cuisse pour appuyer sa pénétration, elle avait lâché son sein pour se tenir avec sa main sur le côté, les doigts crispés dans le couvre lit.
Emma sut rapidement qu'elle ne la suivrait pas longtemps cette fois. La paume de Regina tapait à chaque poussée en avant sur son clitoris tendu et près du gouffre.
La double sensation la plongea dans une torpeur proche de la transe, elle se battait pour garder les yeux ouverts, ses bras glissèrent le long du cou de sa brune et ses mains se posèrent sur ses joues avec tendresse, elle caressa doucement ses lèvres pulpeuses et gonflées par tous leurs baisers échangés, avec ses pouces. Elle gémissait imperceptiblement.
Regina croisa son regard voilé par l'approche du plaisir qu'elle sentait monter en Emma à chacune de ses douces et profondes pénétrations. Elles se couvaient du regard mutuellement. Echangeant une fois de plus tout leur amour par leurs pupilles saturées d'adoration.
La brune se pencha à son oreille et lui susurra de sa voix rauque inimitable.
— Tu es mienne maintenant Emma…
La phrase la percuta avec la précision d'un missile téléguidé, et son cœur explosa en même temps que des tonnes d'endorphine se répandaient dans son organisme, court-circuitant toutes pensées, toutes sensations autre que la belle brune qui la serrait amoureusement dans ses bras, savourant avec elle toute l'intensité de ce premier orgasme.
Elle restèrent blotties encore de longues minutes, après que les derniers frissons résiduels aient disparu, s'écoutant respirer, sereinement.
Et finalement Emma se bascula sur le côté, en se dégageant doucement de leur étreinte, pour se mettre face à Regina.
Elles se fixèrent intensément sans rien dire un moment, respirant à peine, bouleversées par tout cet amour dont elles découvraient les bienfaits seconde par seconde.
Puis elles se sourirent, puis rirent, puis s'étouffèrent avec le plus grand fou rire qu'elles aient eu à subir un jour l'une ou l'autre. Les larmes coulaient mais les yeux pétillaient d'un bonheur incommensurable.
C'était fou, c'était impossible et pourtant !
La blonde attendit patiemment que sa Majesté est fini de s'essuyer le coin des yeux, avant de la tirer vers elle, pour la prendre dans ses bras. Elle la serra contre elle compulsivement.
— C'était…c'était incroyable !
Regina se recula et leva un sourcil dubitatif, comme elle savait si bien le faire, lui demandant d'une voix provocante et chaude.
— Vous en doutiez Miss Swan ?
Emma laissa échapper un rire conquis, et se fendit du sourire le plus charmeur possible pour lui répondre.
— Pas plus que de mes capacités en la matière, Majesté.
Elle ne lui laissa pas l'opportunité de répondre à sa provocation et se redressa, la tenant toujours serrée dans ses bras, pour s'asseoir en tailleur sur le lit, la hissant sur ses cuisses avec un coup de rein audacieux, qui laissa la brune pantoise.
— Gainage intéressant Miss Swan.
La sauveuse étouffa un rire face au ton résolument joueur de sa Majesté, il n'était plus temps de plaisanter. Ses yeux s'étaient à nouveau assombris en contemplant la déesse juchée sur ses cuisses. Elle était calmement penchée en arrière, les jambes autour de ses hanches, les mains appuyées derrière elle, sur les genoux de la blonde. C'était réellement une vision saisissante.
Voilà le pourquoi du troisième chapitre non prévu, je ne pouvais décemment bâcler sa Majesté ! (des gens sont morts pour moins que ça x)
