Hello ! Joyeuses Pâques ? J'aime pas le chocolat -_- ...
Bref ! Voici le chapitre 18 !
Désolée pour ceux qui ont eu de faux espoirs par rapport au fait que le post aurait pu être hier ...
Quant à dimanche, je ne suis pas certaine de poster ... Dans ce cas, peut-être le lundi ? Mais là non plus, aucune certitudes. Dans tous les cas, vendredi ... :)
En espérant que ça plaise !
Enjoy \o/
Disclaimer : Tous les personnages appartiennent à Stephenie Meyer, sauf ceux sortis tout droit de mon imagination.
Chapitre 18 (25/03/16)
Le monde n'est pas souvent conscient de toute l'agitation qui règne à différents endroits, et pourtant, des choses, il s'en passe. Sans s'en rendre compte, pendant que certains vivent un heureux événements, passent une bonne journée, d'autres ont droit à la pire de leur vie. Certains s'y attendaient. D'autres non. Au final, une chose nous lie tous : le temps. Car c'est précisément aujourd'hui, à 9h45 du matin, qu'Edward était en train de pratiquer du piano. C'est également à 9h45 que Carlisle et Esmée étaient enlacés sur le canapé, à écouter la douce mélodie qui se dégageait de la porte non fermée. C'est aussi à 9h45 que Jasper et Alice eurent leur première dispute ... Enfin ... Si l'on pouvait appeler cela une dispute. 9h45 marquait également la fin de vie de trois personnes à l'hôpital de Forks. Un accident de voiture sur la nationale. Un petit déjeuner pris en famille pour Bella. Mais c'est surtout à 9h45, aujourd'hui, que se déroula l'arrestation de Jackson MASEN, pour le motif de meurtre prémédité et de violence sur sa propre famille. C'est à cette heure-ci précise, qu'un sourire radieux apparut sur les lèvres des agents des forces de l'ordre en charge de l'arrestation. Une crapule de moins en liberté, ça se fête. C'est donc tout naturellement que le téléphone sonna, deux heures plus tard, dans la résidence CULLEN, afin d'annoncer la nouvelle. Même si elle représentait un soulagement certain, elle était également inquisitrice de nombreuses tensions à venir, peut être même de crises, qu'il allait falloir gérer au mieux, jusqu'à clôture définitive de cette glauque histoire. Heureusement pour lui, dans son malheur, le jeune Edward MASEN pouvait compter sur son entourage mais également sur les progrès récemment réalisés.
C'est avec légèreté mais également appréhension que la mère de famille descendit annoncer la nouvelle au jeune homme, qui n'avait pas quitter son piano depuis.
"Edward ?"
"Oui ?" lui sourit-il.
Devant la mine mi-grave, mi-soulagée de la femme, son sourire diminua quelque peu.
"Viens avec moi s'il te plait ... Carlisle et moi avons quelque chose à t'annoncer ..."
Le jeune homme commença à paniquer en son fort intérieur. Était-ce la fin de l'idylle ?
Il suivit la brune et s'installa sur le canapé, en face du couple.
"Est-ce que j'ai fait quelque chose de mal ?" s'enquit-il. Il savait que la question était bête, surtout qu'il savait ne rien risquer, Carlisle le lui ayant assuré à plusieurs reprise. Mais il ne pouvait s'en empêcher. On l'avait déjà enlevé une fois à une situation qui lui convenait parfaitement. Pourquoi pas une deuxième fois ?
"Non ! Ne t'inquiète pas mon Coeur ..." le rassura Esmée.
Ah ... Esmée ... Fidèle à elle même.
"Edward il ... Ton oncle a été arrêté ce matin."
La nouvelle fusa dans l'air. Comme la fois où on lui avait avouer que c'était lui qui avait tuer ses parents et tenté de le supprimer également. Bien qu'il s'y attendait un jour ou l'autre, l'entendre apportait du réel à la situation. Il ne savait pas vraiment comment réagir. Sans qu'il ne s'en rende vraiment compte, il se retrouva entouré par les CULLEN. Il se pencha sur Esmée, posant sa tête sur sa poitrine. Entendre le cœur battre de cette dernière le détendit. Combien de fois avait-il entendu celui de sa mère ? Combien de fois avait-il rêver de pouvoir un jour refaire cela. Esmée n'était pas Elizabeth, mais Esmée était l'équivalent.
"Que va-t-il se passer maintenant ?" demanda-t-il.
"Nous supposons que tu vas être convoqué au commissariat, afin de témoigner qu'il s'agisse bien de la bonne personne. » déclara Carlisle.
"Est-ce que je serai obligé de lui parler ? » continua-t-il, sans pour autant esquisser le moindre mouvement.
"Si tu ne le veux pas, alors tu n'y seras pas forcé ..." lui assura Esmée.
"Il faudra se déplacer à Seattle même, cependant ..."
"Ce ne sera pas un problème. " assura-t-il.
"En es-tu sûr ?" demanda tout de même le médecin.
"Certain." affirma-t-il.
Il était resté calme tout le long de l'échange. Aucune véhémence ni contradiction ne s'était faites entendre dans sa voix. Il était simplement resté là, à écouter le coeur de la femme qu'il considérait comme sa seconde mère.
"Nous serons là ..." lui assura le blond, posant sa main sur la nuque du jeune homme en un geste apaisant.
Ce dernier se contenta simplement de hocher doucement de la tête avant de demander à Esmée si elle avait besoin d'aide pour la cuisine. Cette dernière ne fit aucune remarque par rapport au fait que l'adolescent était quelque peu passé du coq à l'âne, et acquiesça avec un grand sourire aux lèvres. Cela permit à Carlisle de prendre le temps de contacter le chef SWAN afin de régler les dernières modalités concernant la rencontre d'Edward au commissariat et en profita pour s'assurer que le jeune homme n'aurait pas besoin de rencontrer son bourreau.
"Est-ce que tu as du rhum ?"
La subite question étonna Esmée. Depuis qu'elle et son époux avait annoncé au jeune homme que la situation avait évolué de par l'arrestation de son oncle, il était resté silencieux, muré dans un mutisme qu'elle espérait passager. Ce qui fut le cas. Elle comprenait que la nouvelle soit difficile à encaisser. Du moins, elle est rassurante et soulageante, mais il n'en restait pas moins que c'était son oncle, sa propre famille, qui avait attenté à sa vie et éliminé celle de ses géniteurs.
"C'est pas pour boire !" la rassura-t-il, un sourire flottant sur son visage. "C'est pour la pâte à crêpes ... C'est meilleur avec du rhum ... Enfin c'est pas obligé, hein ! Si je m'écoutais, j'en mettrais dans toutes les préparations sucrées …"
"On en a !" lui sourit-elle largement, ce qui fini de le détendre complètement. "Dans le buffet de la salle à manger !"
Il partit en quête de la fameuse bouteille et revint en la portant comme s'il s'agissait du Graal.
"Pourquoi cette soudaine envie de crêpes ?" le questionna-t-elle.
"Ça dérange ?" s'alarma-t-il.
"Bien sûr que non ... !"
C'était sa tendance du moment. S'alarmer pour rien. Il prenait les choses en mains, décidait de beaucoup de chose, voulait vivre normalement, mais une part de son subconscient restait en décalage. Et cela le montrait parfaitement. Il avait pris la décision de faire des crêpes sans se justifier. Et pourtant, lorsqu'Esmée lui faisait la réflexion, qui n'avait rien de péjorative, il s'alarmait et pensait automatiquement avoir fait la bêtise du siècle. Et cela se répercutait sur tout. Elle en avait parlé avec son époux qui avait dit qu'il en toucherait un mot à Katie. L'explication que cette dernière leur avait donnée découlait du fait qu'il avançait mais qu'il se forçait également à avancer. Les récents événements, tels que sa petite discussion avec Carlisle à propos de la notion de famille qu'ils formaient à cinq, son rapprochement avec Bella, etc ... Avaient été des avancées qui ne lui avaient pas demandé spécialement d'efforts de sa personne. En revanche, le jeune homme se faisait un devoir de changer. Il se forçait à avancer. Bien que cela ait aboutit à quelques jolies nouveautés, son corps ne pouvait suivre la cadence. C'est pour quoi en ce moment il devait plus dormir, par exemple. La jeune femme leur avait assuré qu'elle allait travailler là dessus avec lui, en tenant de lui faire comprendre que seul le temps serait le remède à ses maux.
"C'est pour Jasper ... Il a dormi toute la matinée et je l'ai entendu cette nuit ..." avoua-t-il.
"Oh ... Tu es mignon ... Ça va lui faire plaisir !" Elle s'approcha de lui et lui caressa doucement la joue.
En effet, Edward s'était senti mal pour le jeune blond. Le voir dans cet état l'avait quelque peu bouleversé, bien qu'il n'en ait rien dit. Jasper avait eu mal à la tête toute la nuit, à tel point que son père lui avait fait une injection pour que son fils puisse se reposer. Et même avec cela, son visage restait malgré tout crispé. En même temps, il n'était pas dans un sommeil naturel … Le bleu qui avait pris possession d'un tiers de son front s'était quelque peu étendu et foncé. Le jeune homme avait émergé très tôt dans la matinée, avant de replonger presque aussi sec après avoir simplement bu. Il ne devrait plus tarder à complètement se lever. Carlisle montait souvent s'enquérir de son état et vérifier que rien ne clochait. Esmée lui faisait, de toute manière, confiance à cent pour cent.
« Et Bella ? Tu as des nouvelles ? »
« Elle m'a dit que son père était reparti travailler ce matin mais que ça allait. Ca la lance. » lui apprit-il.
« Je veux bien la croire … Jasper doit avoir la tête plus dure qu'on ne le pense ! » rigola-t-elle.
« J'te remercie maman … »
Esmée sursauta, ne s'attendant pas à ce que son fils soit juste derrière elle.
« Jasper ! Comment vas-tu Chéri ? »
« Ca va … »
« Tu es sûre ? »
« Vous faites beaucoup de bruit, non ? » leur demanda-t-il tout en s'attablant et en posant délicatement sa tête dans le creux de ses bras repliés sur eux-mêmes.
« Tu veux que j'appelle ton père ? »
« … Non non, ça va ! On mange quoi ? »
« Edward a décider de faire des crêpes ! »
« Oh seigneur … Edward je t'aime … »
Le jeune homme rougit.
« Spécialement pour toi ! »
« Merci … ! » le remercia-t-il du mieux qu'il pu.
« Fiston ! Je t'ai cherché … Viens au salon avec moi, s'il te plait. » demanda Carlisle en arrivant dans l'espace où se trouvait les trois autres.
« Pourquoi ? » grommela ce dernier.
Parce que ? »
Pour toute réponse, Jasper grogna une fois de plus mais fit l'effort de se bouger.
« Que d'honneur que tu me fais là en bougeant ton royal fessier … »
« Attention, je peux toujours changer d'avis ! » prévint-il en levant le doigt, tentant de paraitre autoritaire. Cela fut un gros raté car, actuellement, on aurait plus dit qu'il était complètement saoul qu'autre chose.
« C'est étrange que tu aies autant de vertiges … » dit Carlisle, pensif.
« C'est comme ça depuis que tu m'as donné ton machin, là. » rétorqua Jasper.
« Que d'éloquence … » souffla Edward à Esmée. Ils se sourirent tous deux.
Pour toute réponse, le blond leur tira la langue avant de se renfrogner.
« Laisse Carlisle, il va bien ! » rigolèrent-ils.
Jasper gémit, se sentant persécuté. Il quitta la pièce avec son père.
Le calme régna de nouveau dans la cuisine, Esmée s'attelant au ménage et Edward à la préparation des crêpes.
Aujourd'hui, il devait se rendre au commissariat afin de témoigner si oui ou non, ils s'agissait bien de son oncle qui avait été arrêté. Les CULLEN lui avaient assuré qu'ils l'accompagneraient mais il avait décliné, arguant que Jasper ne pouvait rester seul. Bien évidemment, pour le couple, l'argument était irrecevable, mais Edward avait déjà tout prévu, et avait dit que Katie pouvait toujours l'accompagner. Ce n'est pas qu'il ne voulait absolument pas qu'ils viennent avec lui, mais il ne savait pas comment il allait réagir. Il n'avait pas peur de sa réaction devant Carlisle ou Esmée, mais appréhendait la manière dont ces derniers pouvaient la comprendre. Il savait que c'était bête, mais ça faisait parti des blocages qu'il avait sans en connaitre l'origine. Il était tout de même rassuré que ces derniers comprennent, sans qu'il n'ait besoin de sortir des explications dont il savait d'avance, qu'il s'emmêlerait.
« Es-tu sûr, mon Chéri, que tu ne veux pas qu'on vienne ? » questionna tout de même Esmée, s'assurant que c'était bien clair sur ce point.
« Oui … Ce n'est pas grand chose. Je pars, je rentre. »
« D'accord … Mais tu sais qu'on sera toujours là ! » lui assura-t-elle, avec un sourire.
L'adolescent lui répondit en lui rendant son sourire. Certes, il n'était pas vraiment sûr de lui, mais il fallait que cela se passe ainsi. Il ne pouvait demander aux CULLEN de venir. Il ne savait pas comme ça allait se dérouler. Il préférait que sa thérapeute l'accompagne, au moins, elle saurait gérer au mieux la situation pour faire en sorte que tout se passe rapidement. C'était plutôt bête, comme raisonnement. Quand il est en session avec elle, il ne peut s'empêcher d'être en colère et de ressentir une forte frustration. Il voit alors la jeune femme comme une perte de temps. Mais au fond de lui, il sait parfaitement que c'est tout le contraire. Et sa décision actuelle en était une parfaite démonstration.
Adviendra que pourra … pensa-t-il.
Edward et Katie étaient tous les deux devant le commissariat. L'adolescent regardait la bâtisse comme si elle allait leur tomber sur les souliers. La jeune femme n'était pas spécialement sereine, mais tentait de le paraitre le plus possible afin de ne pas angoisser inutilement son patient.
« On y va ? » lui demanda-t-elle doucement afin de ne pas le brusquer.
Elle put voir qu'il sursauta légèrement, avant de tourner la tête dans sa direction. Il ne lui répondit que par un hochement de tête affirmatif, mis ses mains dans ses poches, puis avança fermement en direction du bâtiment. La jeune femme le suivait, curieuse et angoissée. Arrivés à l'intérieur, elle les présenta à un policier qui les conduisit auprès du chef SWAN.
« Bonjour ! » les salua-t-il.
« Bonjour Sherif … » répondirent-ils.
« Comment vas-tu Edward ? »
« Bien, merci … »
« Je tenais à te remercier à propos de ce que tu as fait pour Bella, l'autre soir … »
« Oh, c'est rien … C'était … Tout à fait normal. »
Le shérif ne lui dit rien de plus mais lui offrit un sourire qui le dérida quelque peu. Le fait d'avoir le père de Bella en face de lui le rendait nerveux. Cela, ajouté au contexte actuel, et c'était le pompon.
« Tu es prêt ? Je suppose que tu veux en terminer le plus vite possible. »
« Exact. »
« Allons-y dans ce cas … »
Les réponses étaient succinctes mais claires. De toute façon, il n'y avait pas besoin d'enjoliver les choses. Il était là pour identifier et ensuite il partirait.
Charlie SWAN les mena à travers le dédale de couloirs que comportait le commissariat. Depuis l'extérieur, il n'aurait pas jurer que l'intérieur puisse être ainsi, et surtout immense, mais en fin de compte, il se retrouva plutôt surpris de constater le contraire. Ils arrivèrent finalement devant une porte grise, qui fut ouverte automatiquement. La pièce était sombre. En y entrant, le jeune homme pu voir qu'une vitre sans teint était placée de manière à ce que lui puisse voir mais pas la personne de l'autre côté. Il ne lui fallut pas beaucoup de temps avant de reconnaitre l'homme présent à l'emplacement concerné. C'était effectivement son oncle. Une haine sans nom l'envahit. Sa respiration s'accéléra. Katie s'en rendit compte et tenta de l'exhorter au calme. Il tenta de rester rationnel mais de voir l'homme qu'il avait si longtemps considéré comme le gentil oncle, frère de son père, mais surtout, assassin de ses parents, le mettait hors de lui.
« C'est bien lui … Jackson MASEN. »
« D'accord … Dans ce cas nous allons l'inculper et il ira au tribunal. »
« Combien de temps cela va-t-il prendre ? » se renseigna Katie afin d'ensuite retransmettre l'information aux CULLEN.
Edward n'écoutait plus rien. Il se contentait de se maitriser et d'observer cet homme, que finalement, il ne connaissait pas, et de le jauger du regard. Il ne sut combien de temps il resta ainsi mais le retour à la réalité se fit brutalement. Sans bouger son regard d'un seul centimètre ni même accorder la plus élémentaire des politesse, il demanda :
« Est-ce que je peux le voir ? »
« Et bien … Ce n'est pas contre le protocole, mais en es-tu bien sûr ? »
« Certain. »
« Edward … » commença Katie SNOW.
« Certain ! »
Les deux adultes présents dans la pièce se regardèrent avant de baisser les yeux. Le shérif demanda à un garde à l'extérieur de le laisser entrer.
La pièce était grise et la lumière blanche. Cette fameuse lumière artificielle, procurée par des néons, dont la propreté restait à refaire …
De plus près, son oncle paraissait d'être une loque. Cerné. Amaigrit. Des cheveux blancs. Il secoua la tête, ne se rendant pas compte de ce qu'il pensait. Oui, il était dans un piteux état. Mais il n'allait pas le plaindre en plus de ça ! Plus jamais ses parents ne pourront être ainsi ! Plus jamais ! Plus jamais il ne les reverrait ! Le fait que sa respiration devienne erratique due à son énervement, attira l'attention de l'homme assit en face de lui. Lorsque ses yeux se posèrent sur lui, ils s'écarquillèrent.
Le regard mauvais, la haine évidente sur le visage, Edward dit :
« Surprise … »
« Que … »
« Qu'est-ce que je fais là ? »
« … »
« Eh bien … Oui … Tu m'as raté … »
Son vis à vis ne savait que dire. Son regard ne changeait pas.
« Tu ne dis rien ? … En même temps, qu'est-ce qu'une sous merde dans ton genre aurait à redire ? C'est vrai, quoi ?! »
« … »
« Mes parents ont peut-être succombé, mais moi, je suis encore bel et bien là. Et tu vas t'en mordre les doigts. Ne dit-on pas que les progénitures sont toujours meilleures que les parents ? »
C'est en lui lançant un dernier regard sadique et empli de colère qu'il sorti de la pièce. Sans un regard ou une quelconque attention pour les autres, il s'enfuit littéralement de l'établissement. Il savait que s'il était resté un peu plus dans cette salle, ne serait-ce que quelques secondes, il l'aurait probablement frappé, et alors il ne sait pas s'il aurait su s'arrêter ou non. Et surtout, il ne voulait pas ruiner les chances qu'il y avait pour que son oncle puisse pourrir en prison. Arrivé à l'extérieur, il s'autorisa à expirer fortement. Il n'avait pas eu conscience d'avoir retenu sa respiration. Maintenant que la rencontre était terminée, il se sentait quelque peu léger. Certes un poids s'enlevait, mais en réalisant petit à petit la portée de ses actes, il commença à paniquer. Il voulait rentrer. Il voulait Esmée. Il voulait Carlisle. Il voulait sa couette …
Un soudain contact le fit sursauter.
« Il faut que tu te calmes … C'était très courageux ce que tu as fait, mais tu as probablement un peu trop surpassé tes limites. »
Il commença à trembler. Sans réellement s'en rendre compte, il perdit la notion du temps. Tout ce dont il fut capable d'enregistrer fut le fait que Katie le trainait à la voiture, l'attache, ne mette son disque préféré dans l'auto-radio, avant de commencer à conduire doucement en direction de la villa. Le fait qu'il y ait la musique le détendit un peu, mais sa peur irrationnelle de la voiture était revenue en force. Revoir son oncle avait réveillé en lui plus de mauvais souvenirs qu'il ne l'aurait d'abord cru. C'est ainsi qu'une dizaine de minutes plus tard il se retrouva assit sur son lit. Dans ces cas là, le couple CULLEN avait apprit que seule sa chambre pouvait le rassurer. Elle n'était pas petite, mais ses affaires y était. Et il était habitué à chaque odeurs, chaque objets placés à un endroit précis, et cela le détendait. Il se calma progressivement, Carlisle lui demandant de bien respirer, Katie l'incitant à boire de l'eau et Esmée lui caressant doucement le cuir chevelu. Alors qu'il était dans un demi sommeil, il entendit Katie raconter ce qu'il s'était passé à Carlisle et Esmée. Il eut également le temps d'entendre le hoquet le stupeur de la mère de famille. Etrangement, il avait envie de pleurer tout son saoul, histoire de bien se décharger, et ensuite passer à autre chose.
Contre toutes attentes, il ne s'endormit pas. Il ne discuta pas non plus avec Katie, alors qu'il pensait qu'elle profiterait de l'occasion pour improviser une séance. Non. Il resta simplement là, dans son lit, reprenant peu à peu pieds avec le monde réel. Carlisle le regardait d'un air entendu : ils allaient devoir parler. Rassurées de la situation, les femmes descendirent en bas.
Bon, ben ça va arriver plus vite que je ne le croyais … pensa-t-il.
« Je pense qu'il est primordial que tu t'occupes ! »
Ne comprenant pas où il voulait en venir, Edward se redressa et observa Carlisle d'un air septique.
« Ne le penses-tu pas ? »
« Je ne comprends pas … »
« Edward … Tu as passé un stade. On peut te faire confiance, on peut te laisser faire, donc je pense qu'il faut que tu t'occupes. De cette manière, je l'espère en tout cas, tu avanceras … Rester ici ne te réussi pas, et c'est normal. Alors, fais ce que tu veux … Il y a quoi … ? Le conservatoire, la salle de sport, il faut que je t'emmènes conduire aussi ! Oh, et les cours se finissent en fin de semaine, donc tes amis seront libres ! »
Pour toute réponse, Edward lui sourit simplement.
« Et … Il y a Bella … ». Devant le regard que lui lança l'adolescent, il ajouta : « Enfin, je dis ça, je dis rien ! »
« Mais tu le dis quand même ! » rigola Edward.
Une certaine complicité était née entre les deux, et ce n'était pour déplaire à personne. D'ailleurs, depuis un certain temps, Edward pensait aux CULLEN comme à sa vraie famille. Il n'osait pas le montrer, ni leur en parler, mais espérait qu'un jour, il le pourrait. D'un côté, il pensait que tout se passerait bien, il l'avait compris, à force qu'on le lui répète, mais d'un autre côté, il avait toujours en lui ces blocages, ces peurs irrationnelles qui le poussaient à simplement faire acte de présence. Mais, il n'allait pas finir sa vie seul … Si ?
« Tu veux m'en parler ? » questionna Carlisle.
« De … ? »
« Tu m'as l'air pensif … »
« Oh … Ce n'est rien ! » tenta-t-il avec un sourire rassurant sur le visage, mais il savait que l'homme n'était pas dupe.
« Comme tu veux … Allez viens, on va manger ! Et si je ne me trompe pas, ce sont des crêpes qui nous attendent ! »
Il n'en fallut pas plus pour que l'estomac du jeune homme ne crie famine. Ce dernier se leva en quatrième vitesse, un peu trop vite d'ailleurs car il fut assaillit par un vertige, avant de se reprendre et de descendre en compagnie du médecin. En arrivant dans la cuisine, il y trouva tout le monde, même Rosalie, qui était rentrée de sa sortie avec Alice. Bien qu'elles ne se connaissaient que peu avant de réellement se rencontrer de par le fait qu'Alice soit la petite amie de Jasper, elles avaient commencé à vraiment se fréquenter et à s'apprécier. Alice était quelqu'un de très excitée, en permanence reliée à une sorte de générateur survolté, mais Rosalie avait apprit qu'au fond, se cachait également quelqu'un dont le passé était semé d'embûches, mais qui valait le coup d'être connue.
« Mon dieu … Je suis désolée maman, mais ces crêpes sont meilleures que le tiennes ! »
Esmée afficha un air outré.
« Et non … Ce n'est pas mon coup à la tête qui me fait parler ! » rajouta Jasper en savourant sa crêpe et sa victoire.
« Quelque chose à dire Carlisle ? » demanda Esmée.
« Euh … Et bien c'est que … Euh … »
« Ok, je m'avoue vaincue ! Edward, c'est divin ! »
Carlisle eut l'air un peu bête. Il savait que sa femme était la douceur incarnée. Il pouvait compter sur ses doigts le nombre de fois où elle s'était réellement fâchée, et il pouvait aussi assurer qu'il ne valait mieux pas être dans les parages quand cela arrivait. Mais il savait aussi que cette dernière était le genre de femme à vouloir faire plaisir en permanence, et à donner le meilleur de soit pour le faire. Elle était assez susceptible sur la cuisine … En général, c'est pas bien grave, vu que sa nourriture est toujours parfaite, mais pour une fois qu'elle se fait détrôner … Sur des crêpes en plus de ça !
« Moi je vous le dit … Tout est dans le rhum ! » intervint Edward, et cela fit rire toute la table.
« Alors, quelque chose de nouveau ? ». C'était le chef SWAN.
« Et bien, il n'en a pas dit plus. Il a simplement laisser entendre qu'il avait tuer son frère ainsi que sa belle-soeur. »
« Laisser entendre ? »
« Il ne l'a pas clairement dit, monsieur. »
« Oui, mais nous avons besoin d'avoeux clairs et précis. Laisser entendre ne suffit pas à un juge ! »
« Je sais … Que faisons-nous ? »
« Il n'y a pas trente six choses à faire ! On le garde jusqu'à ce qu'il craque … »
La pression commençait doucement mais sûrement à avoir raison de lui. Cependant, il n'avait pas le droit de craquer. C'était interdit et de plus, son grade ne lui permettait aucun passe droit. Tout à coup, la sirène d'urgence du commissariat se mis en marche. Il releva violemment la tête. La chaos commençait doucement à s'installer autour de lui.
« Monsieur ! SHERIF ! » hurla quelqu'un.
« Qu'est ce qu'il se passe ?! » aboya-t-il pour se faire entendre.
Le reste de la journée était passée tranquillement. Jasper avait joué aux jeux vidéos, Rosalie était aller rejoindre Emmett, Esmée s'avançait dans les plats de la semaine car celle-ci allait s'avérer être chargée pour elle, et Carlisle et Edward disputait, encore, une partie d'échecs.
« Tu t'améliores ! » dit le blond.
« Je l'espère … »
« Hey, vous en avez pas marre de votre truc, là ? Vous voudriez pas jouer avec un infirme comme moi ? » intervint Jasper, les déstabilisant dans leur jeu.
« Ce n'est pas un truc ! » se défendit son père.
« Ouais … Alors ? » dit-il en leur tendant chacun une manette.
C'est ainsi que le plateau de jeu resta bien sagement sur son support pendant que les deux allaient rejoindre le jeune blond pour lui mettre sa pâté, comme l'avait si joliment dit Carlisle.
Pendant que les trois étaient en pleine partie, quelqu'un sonna à la porte. C'est Esmée qui se décida à aller ouvrir.
« Bonjour ? »
« Bonjour, je suis Alice … »
« Oh ! Entre ! Ravie de te voir. »
La jeune fille lui sourit.
« Jasper ! »
« Mhh ? »
« Quelqu'un pour toi ? »
Surpris, le jeune homme tourna la tête vers l'entrée.
« Alice ?! »
« Salut … »
La course se fini pile au bon moment, car Jasper se ruait déjà vers l'entrée pour accueillir sa petite amie. Il était tout gêné, et cela fit rire les trois autres habitants présents.
Une fois les salutations faites, il l'emmena dans sa chambre. Apparement, elle voulait simplement prendre de ses nouvelles. Quel ne fut pas le choc qu'elle eut lorsqu'elle vit l'énorme bleu sur son visage. Cependant, il la rassura rapidement.
En bas, l'ambiance était redevenue calme. Alors que chacun repartait dans ce qu'il était en train de faire, le téléphone fixe se mit à sonner. Une fois de plus, ce fut Esmée qui se bougea pour aller décrocher.
« Résidence CULLEN ? »
« Esmée … Bonjour, c'est le shérif SWAN. »
« Oh, comment ça va ? »
« Esmée … On a un soucis … »
« Oui, je vous écoute … ? » dit-elle en partant vers la cuisine pour surveiller la cuisson des plats.
Carlisle ne prêta pas plus d'attention à la communication de sa femme et se replongea dans sa partie d'échec. Edward venait de faire un coup qu'il n'avait pas prévu. Il allait devoir changer de stratégie. Mais avant qu'il n'en ait eu le temps, Esmée revenait afin de déposer le téléphone sur son socle. Il leva rapidement les yeux vers elle, comme par automatisme, mais fronça les sourcils en voyant l'air grave qu'elle affichait. Edward, qui attendait encore que le blond joue, releva également la tête en signe d'impatience. En voyant le médecin, il leva les yeux vers la femme de maison, et ces derniers firent plusieurs allers-retours entre les deux parents. Aucune réaction de la part des deux. Il passa sa main entre leurs regards, espérant ainsi les déloger.
« Esmée ? » demanda-t-il.
« Edward … Ton oncle s'est échappé … »
Et voilà !
Alors alors ?
J'attends vos commentaires !
A bientôt
Kwycky o/
