Et non ! Ne vous frottez pas les yeux, vous ne rêvez pas...il se trouve que j'ai croisé H.G Wells, tôt ce matin, ceci explique cela, bref...ma life on s'en fout.
Voilà donc le troisième et dernier opus, que je vous livre finalement plus tôt que je ne le pensais. Il faut croire que sa Majesté m'a inspirée :D
Merci les Guest, merci revieweuses et revieweurs, merci Julia pour tes corrections et surtout...pour tout le reste :3.
Rien ne m'appartient, tout est au créateur de OUAT, sauf l'imagination Mérotique débordante qui n'est qu'à moi ;)
Enjoy! (ou pas :/)
Tellement saisissante d'ailleurs, qu'Emma se perdit dans sa contemplation un long moment.
Regina la laissait faire, un petit sourire au coin des lèvres, ce qu'elle voyait passer dans les yeux de sa sauveuse valait toutes les patiences.
Un mélange d'amour inconditionnel et de désir brûlant.
La blonde se pencha finalement doucement vers elle, et laissa ses lèvres chaudes capturer celles de la brune, tendrement.
Ses bras se refermèrent sur son dos et elle la redressa en même temps qu'elle, pour lui libérer les mains, qui lui servaient toujours d'appui.
Emma les préférait sur sa nuque ou dans ses cheveux, n'importe où mais sur elle en fait.
Elles s'embrassèrent langoureusement encore pendant de longues minutes.
Leur corps nus, emboités et serrés au possible.
C'était comme une drogue, un plaisir si fort, si intense, qu'il n'était pas possible d'y résister très longtemps.
Emma finit par rompre l'étreinte pour se reculer légèrement. Elle plongea un regard espiègle dans celui de sa Reine.
— Pas trop fatiguée Majesté ?
Regina éclata de rire et se laissa félinement glisser en arrière, le dos rond, ses bras accrochés au cou de sa blonde, pour se retenir de tomber.
Elle la gratifia ensuite d'un sourire éblouissant, lui laissant admirer la blancheur rectiligne de toute sa dentition.
— Oh non Miss Swan…je ne me suis jamais sentie aussi bien.
Elles échangèrent un tendre regard de connivence car cette sensation était largement partagée
Rassurée, la sauveuse ramena une nouvelle fois sa Reine contre elle, et quand sa bouche se posa sur la sienne, elle la gratifia d'un baiser étourdissant.
Regina se sentait partir dans les limbes de la conscience, jamais personne n'avait réussi à la mettre dans un tel état par un simple baiser.
Elle sentait la passion dévorante d'Emma s'exprimer avec une telle délicatesse, c'était…c'était merveilleux, inespéré, incroyable et dieu merci…réel.
Un frisson chaud remonta sa colonne vertébrale, elle se mit à trembler légèrement en gémissant dans la bouche de sa blonde incendiaire.
Emma prenait feu aussi, mais plus lentement, comme la braise qui couve et ronge doucement le bois, sans flamme ni fumée, inexorablement.
Elle se sentait déconnectée et terriblement éveillée en même temps, comme ses mains qui semblaient douer d'une vie propre, mais pourtant chaque mouvement, chaque caresse, était voulu et ressenti.
Sa bouche finit par rejoindre la base du cou de sa belle étourdie, qui semblait chercher son souffle, les yeux dans le vague, une fois libérée de l'emprise de ses lèvres.
Elle prit tout son temps pour lécher, mordiller et sucer cet exquis petit creux, juste à la base, au début de l'épaule. Elle s'acharnait sur l'endroit, tout en laissant ses paumes, et ses doigts totalement écartés, parcourir le dos et le haut des fesses de sa Reine, sensuellement. Elle la frôlait parfois juste avec le bout de ses doigts, puis appuyait un peu plus pour la presser contre elle, laissant leur poitrine se souder l'une à l'autre, leur ventre moite et brûlant se coller pour un instant, et relâchait doucement en effleurant, puis griffant, à peine.
La peau de Regina était tellement chaude et douce, qu'elle aurait pu continuer ainsi le reste de la nuit, de sa vie.
Elle lui arrachait des vagues de frisson et des plaintes rauques en continu, douce musique à ses oreilles, addiction immédiate et définitive.
— Emmmmaa…
L'appel suppliant, gémit faiblement à son oreille, la sortit de sa transe. Elle croisa le regard d'une brune dans un état de semi conscience extatique, et comprit qu'il était temps de mettre fin à son supplice commencé des heures plus tôt.
Elle souleva sa magnifique compagne dans ses bras et l'allongea sur le dos, posant avec douceur sa tête sur le renflement d'un oreiller, plaçant une main sur sa nuque pour l'accompagner.
Regina n'était plus capable de rien, elle se sentait pantelante et soumise, complètement abandonnée au plaisir, et pour la première fois de sa longue vie elle adorait cela…être faible.
Emma était restée, légèrement suspendue au dessus d'elle, quelques instants, saisie par tant de beauté dans l'abandon.
Elle s'était inquiétée un millième de seconde sur son potentiel à satisfaire une femme, n'ayant aucune expérience à ce niveau là, mais l'osmose, évidente et partagée dès les premiers attouchements, avait fait disparaître ses angoisses avant même qu'elles finissent de se matérialiser. Elle se laissait porter par sa passion sans crainte ni doute.
Sa bouche se posa sur la vallée entre ses seins, pendant que ses mains les prenaient en coupe, palpant doucement les mamelons gonflés d'excitation, avant de laisser sa langue dériver et s'enrouler autour d'un téton tendu, qu'elle suçota, frottant délicatement une paume douce et chaude sur son jumeau impatient.
Sa reine se cambrait et se tordait doucement sous elle, gémissant de plus en plus faiblement. Son sexe se frottait de façon presque imperceptible sur le ventre de sa sauveuse, mais bien assez pour qu'elle ressente toute la chaleur et l'humidité s'en dégageant. Le déhanchement subtil rendait Emma complètement folle.
Elle délaissa les monts et merveilles de la brune alanguie sous elle, elle n'aurait certainement pas assez d'une vie pour leur rendre hommage, cependant, une envie irrépressible commençait à tourner de manière lancinante dans son esprit surchauffé. Elle la voulait toute entière, tellement et pour toujours, il fallait qu'elle s'imprègne de sa substance originelle, qu'elle la grave à jamais dans chaque cellule de son code génétique.
Elle prit une grande inspiration tremblante en se redressant légèrement, pour se calmer, ne voulant surtout pas brusquer sa Reine.
Regina, qui avait senti son trouble et son hésitation, posa une main sur sa joue pour la caresser en lui souriant doucement.
— Mon amour…
Elle aurait voulu lui dire qu'elle lui appartenait entièrement et définitivement, elle aurait voulu la rassurer encore et encore, lui expliquer qu'elle pouvait tout sans être obligée à rien, elle essaya donc d'exprimer tout cela dans un regard confiant et tendre, incapable de prononcer plus que ces deux mots, sa gorge nouée par l'émotion.
Emma posa sa main sur celle de Regina pour appuyer le contact sur son visage, puis elle la glissa vers sa bouche et embrassa la pulpe de ses doigts, les saisissant un à un dans sa bouche, les mordillant, les léchant, très sensuellement, sans la quitter des yeux.
Le message était passé, limpide.
Sa Majesté lâcha un grondement sourd presque animal, et trouva, au plus profond de son être, la force nécessaire pour contracter les muscles de son bras. Elle enleva sa main de celle de sa blonde, pour la poser sur le haut de sa tête, et elle la poussa vers le bas, sans la lâcher des yeux non plus, un rictus féroce au coin des lèvres.
La sauveuse laissa échapper un petit rire de gorge, qui s'interrompit brutalement quand son odorat captura l'effluve enivrante montant jusqu'à elle, alors que sa descente était à terme.
Elle posa son front sur le haut du mont de vénus de la brune, enroula ses bras en passant sous ses cuisses, et se remplit les poumons de cette odeur si personnelle et caractéristique, suave, épicée, riche en promesse.
Son nez frotta doucement le corps érectile si proche et tendu, et sa langue plongea avec gourmandise dans les plis et replis de sa belle, qu'elle bloquait plus fortement maintenant que son agitation s'élevait graduellement.
Elle grognait et se délectait, insatiable.
— Ma Reine…tu es délicieuse…
Regina se cambra sous la déclaration, et bascula sa tête en arrière, à la recherche d'un souffle qu'elle n'arrivait plus à contrôler, elle ahanait avec difficulté, son ventre était en feu, sa tête bourdonnait, c'était incroyablement bon.
Elle en voulait plus, toujours plus, même si ça paraissait presque impossible sans risquer l'arrêt cardiaque pur et simple.
Emma comprit l'urgence. Elle lui releva légèrement les jambes pour les écarter un peu plus et la pénétra de sa langue le plus loin qu'il lui était possible, elle entama ensuite une rotation douce mais appuyée, qui aggrava encore l'état liquide de sa Reine.
— Oh mon dieu Emmaaaaaa…
La blonde la sentait s'ouvrir et réclamer, elle remplaça sa langue par un doigt agile et curieux, et saisit son clitoris du bout des lèvres pour le suçoter délicatement.
Le majeur vint rejoindre l'index, et la pénétration s'accéléra lentement, sans que la sauveuse renonce à sa succion, y rajoutant sa langue.
Sa Majesté haletait de façon désespérée, elle sentit monter en elle l'orgasme le plus époustouflant qu'elle n'ait jamais expérimentée, dans n'importe quel monde ou dimension.
Le cri de jouissance qui traversa la chambre aurait pu s'entendre jusqu'à la plage, si la pièce n'avait pas été complètement insonorisée.
Emma s'était accrochée avec ferveur pour l'accompagner jusqu'au bout de son plaisir sans se faire désarçonner.
Elle était hâtivement remontée vers elle ensuite, pour la prendre dans ses bras.
Regina, pleurait, hoquetait, gémissait, tout en s'accrochant désespérément à elle, la tête enfouie dans son cou.
La sauveuse la berçait contre elle, déposant régulièrement des baisers tendres et émus, sur sa joue, sa tempe, son épaule.
Elle la garda serrée tout contre elle et sentit sa respiration se calmer, les larmes se sécher, le corps se détendre.
Elles durent finir par s'endormir, terrassées par une multitude de raison, c'est du moins ce qu'elles se dirent en se réveillant à l'aube, toujours enlacées, mais frissonnantes.
Elles se glissèrent sous les draps et se blottirent à nouveau au plus près.
2 heures plus tard :
Henry descendit les escaliers, tel l'éléphant que seul un pré adolescent réussissait parfaitement à reproduire. Il se dirigea vers la cuisine en baillant et s'étirant, sans se préoccuper le moins du monde du silence total qui l'entourait.
Arrivé dans la pièce vide et calme, il fronça le sourcil, à la façon Mills, et fit demi tour.
La première chose qu'il constata, c'était que les voitures de ses deux mamans étaient garées dans la cour, alors qu'Emma était repartie chez ses parents hier soir, bien avant qu'il aille au lit.
La deuxième, c'était qu'elles n'étaient nulle part au rez-de-chaussée ou dans le jardin.
Et la troisième chose qu'il eut la chance de constater, le sourire aux lèvres, à la façon Swan, c'est qu'elles dormaient profondément, enlacées, même blotties, dans la chambre de son ex-Evil maman.
God save the Queen !
