Hello !

Bon, alors ... Finalement, j'ai réussi à me bouger suffisamment pour pouvoir finir tout ce que j'avais à faire et surtout profiter de mon frère ...

En espérant que ça vous plaise ...

Enjoy \o/


Trois jours étaient passés depuis l'évasion de Jackson MASEN. Edward était sur les nerfs, tout comme Esmée et Carlisle, qui pestaient sans arrêt, ne comprenant pas que dans une ville telle que Forks, on ne puisse retrouver rapidement un criminel. Soit on avait de longues routes interminables, soit on avait la forêt, mais dans tous les cas, on avait surtout six mille habitants !

Cela faisait également trois jours qu'Edward n'avait pas bougé de la maison. Aucune angoisse n'avait été détectée, ce qui inquiétait tout de même les adultes, plus particulièrement Katie, qui avait bien compris que depuis quelque temps, il faisait tout pour avancer, mais surtout il surpassait ses capacités. Ainsi, de jours en jours, il se fatiguait beaucoup. Elle craignait donc une rechute, bien qu'elle savait qu'il était conscient d'avoir une seconde famille. Les sessions de ces derniers jours n'avaient pas été fructueuses, mais elle n'en démordait pas, elle continuerait jusqu'à ce que tout se calme. Il ne fallait pas oublier qu'Edward restait un adolescent, et comme tout adolescent, il parle pour dire des choses qu'il ne pensait pas mais qui font plaisir aux adultes. « Oui, maman, je sortirai les poubelles ! Je peux sortir ? ». Ce genre de phrases …

Actuellement, il était dans sa chambre, en train de lire un livre que Carlisle lui avait fortement recommandé. Il ne s'était donc pas fait prier pour le faire. Et comme attendu, il appréciait énormément le livre. En un mois chez les CULLEN, il avait déjà lu un bon nombre de livres, bien que ces derniers temps il s'était calmé pour s'accorder plus de libertés, inconsciemment, sortant avec les autres et aidant Esmée. Le piano restant une grande occupation de son temps libre également.

Il sortit de sa lecture lorsque son téléphone vibra, le faisant sursauter.

« Hey, comment tu vas ? »

C'était Bella. Depuis quelques jours, il n'avait pas répondu aux messages d'Emmett ou Alice, mais Bella restait quelqu'un de spécial. De toute manière, elle était la fille du shérif, elle était donc au courant …

« Ca peut aller … Et toi ? »

A chaque fois, leurs conversations restaient concises, mais il en retirait une certaine satisfaction. Plus il trainait avec la jeune fille, plus il s'épanouissait. Et plus il tombait dans un monde qu'il ne connaissait pas et qu'il n'avait jamais connu. Il n'en avait même jamais parlé avec son père. Il était donc complètement largué.

J'aurai dû en parler avec Carlisle l'autre coup … pensa-t-il.

« Ca va ! Que fais-tu ? »

« Je lis. Et toi ? »

« J'écoute de la musique. Je me suis engueulée avec mon père … »

« Ah ? »

Edward n'aimait pas faire son curieux mais il devait avouer que cela l'intriguait. Il savait pourquoi Bella était là, et ce n'était pas de gaieté de coeur, du moins au début. Donc s'il pouvait faire quelque chose pour elle, même si c'est infime, il voulait pouvoir le réaliser.

« Oh tu sais, il est tendu en ce moment ! »

« Ah oui … Désolé … »

« Tu n'as pas a t'excuser ! Après tout, ce n'est pas ta faute. »

« Un peu quand même … »

« Edward … »

« Il ne m'apprécie pas de toute façon. »

« Pourquoi tu dis ça ? »

« Parce que c'est vrai … ? »

« C'est l'impression que tu as ? »

« Oui. »

« Et bien … Elle est fausse ! »

Bella passa alors un bon quart d'heure à tenter de lui expliquer le comportement de son père, comme quoi ce dernier n'était pas d'un naturel avenant, et qu'étant stressé, il pouvait être plus que froid. Elle lui avoua cependant qu'il était une part du sujet de dispute entre elle et son père, mais que cela ne concernait en rien l'enquête à propos de son oncle.

« Que veux-tu dire ? » questionna Edward.

« Il a peur pour moi, c'est tout … »

« Il croit que je suis une menace ? Pourquoi est-ce que j'ai envie de rire … ? »

« Edward … On est très proche. Et dans tous les cas, quoi qu'il dise, je fréquente qui je veux. Et … Je ressens pour toi des choses … Que je n'ai jamais ressenties pour quelqu'un d'autre … »

Edward mit du temps à répondre, ne s'attendant pas à une telle déclaration. Surtout par messages instantanés. Il décida tout de même de se lâcher. Après tout, la jeune brune était quelqu'un d'assez timide, et il n'avait pas envie de la blesser alors qu'elle s'ouvrait à lui. Certes, les messages, c'est pas le meilleur moyen, mais il pouvait comprendre qu'elle n'ose pas lui dire de vive voix, ou même en face. De toute façon, pour cela, il faudrait encore qu'il sorte …

« Moi aussi, Bella … »

Ca fait lover de pacotille ! se fustigea-t-il.

Pour toute réponse, elle lui envoya un smiley. Il ne savait pas vraiment comment interpréter cela, mais il était plus qu'heureux de constater qu'il ne ressentait pas des sentiments à sens unique. Il tenta de se concentrer dans son activité principale, à savoir la lecture. Mais cela ne fut que de courte durée, car Rosalie entra dans sa chambre sans même avoir attendu d'y être invitée.

« Je peux t'aider … ? » lui demanda-t-il, surpris.

« Oui ! Enfin non ! Mais moi, oui ! Tu sors avec nous ce soir ! »

Edward réagit immédiatement.

« Ah non, je ne crois pas … » dit-il fermement en replongeant sa tête dans le bouquin qu'il avait sur les genoux.

« Ah … Moi je crois que si ! »

« Rosalie … »

« Aller … on va fêter l'été ! La fin des cours, on va pouvoir tous se réunir, ça va être sympa ! »

Il souffla longuement, ne voulant vraiment pas sortir de la maison.

« C'est à La Push ! » ajouta-t-elle, pensant sûrement que cela finirait de la convaincre de venir.

« … »

« Il y aura Bella … » ajouta-t-elle, taquine.

Il releva alors immédiatement les yeux. Mince quoi, elle le prenait par les sentiments ! Décidément, c'était le bordel.

« S'il te plait ? » ajouta-t-elle dans un ultime espoir de le convaincre.

« Bon, ok … »

« Yes ! Bon ben je vais prévenir tout le monde hein ! »

Je suis certain de m'être fait avoir en beauté … pensa-t-il.

Ce sentiment était plus qu'agaçant, mais il tentait d'en faire abstraction et annonça à Bella qu'ils se verraient le soir même. Cette dernière lui répondit avec entrain, ayant hâte de le voir.

Quelqu'un toqua à sa porte.

« Oui ? » dit-il.

Carlisle entra doucement dans la chambre, renfermant la porte derrière lui et s'installant à côté du jeune homme sur le lit, le fixant.

« J'ai appris que tu sortais ce soir ? »

« … Oui ? »

« Tu feras attention, n'est-ce pas ? »

« Oui … Promis ! » lui assura-t-il, avec un sourire. C'était assez drôle de voir Carlisle venir lui tenir un tel discours, alors que depuis deux jours ils essayaient tous de le faire sortir par n'importe quel moyen. En fait, actuellement, il se dit qu'il était faible. Sortir parce qu'il y avait une fille … Mais quelle volonté !

« S'il y a le moindre problème, tu appelles ! »

« C'est d'accord … »

« Et n'oublie pas … Je serai toujours là pour toi. » lui rappela le blond tout en posant une main sur la tête.

Edward enregistra la déclaration du médecin alors que celui-ci se dirigeait vers la porte de sa chambre, devant partir pour l'hôpital récupérer quelques affaires dont il avait besoin mais qu'il avait oubliées.

« Au cas où je ne te revois pas, passe une bonne soirée ! » lui dit-il avec un clin d'oeil.

« Merci ! » lui sourit Edward en retour.

Bon, maintenant, phase : Bella.

Comment allait-il s'habiller ?


Il faisait bon. Bien que la villa soit vitrée de partout, la chaleur ne rentrait que partiellement. Il n'avait donc pas pu se rendre réellement compte de l'état de la température extérieure. Lui qui pensait qu'il ferait un peu froid le soir, il s'était lourdement trompé. Cependant, avec la fatigue accumulée depuis quelque temps, il supportait le gilet qu'il avait mis.

Alors qu'Edward avançait tranquillement en direction de la plage avec Rosalie et Jasper, il regarda autour de lui, espérant voir Bella. Il avait remarqué que sa voiture était déjà garée, elle ne devait pas être bien loin. Et heureusement pour lui, il la trouva rapidement, alors que Rosalie et Jasper était déjà accrochés à leurs moitiés.

« Hey … » lui dit-elle.

« Ca va toujours ? » lui demanda-t-il.

« Toujours … » lui sourit-elle.

« Ok ! »

La nuit n'était pas encore tombée, et il restait encore trois bonnes heures avant que ce ne soit réellement le cas. L'heure d'été était vraiment plaisante à supporter. Fini les journées raccourcies. Même si ce n'était qu'une heure dont on parlait, c'était quand même pénible de se lever alors qu'il faisait encore nuit noire à l'extérieure et de se coucher alors qu'il faisait nuit depuis deux bonnes heures. Le pire, c'était cette période de l'année, entre les fêtes et le mois de février, alors qu'on devait sortir travailler ou aller à l'école, on se lève : il fait nuit, on rentre : il fait nuit. Il est passé où le jour ?

Pris tout à sa réflexion plutôt intense, il ne se rendit pas compte immédiatement de la chaleur excessive qu'il faisait. En effet, un feu de camps était devant eux.

« Ils font sérieusement un feu, alors qu'il fait encore trente degrés ?! »

« Que veux-tu … Les loups aiment la chaleur ! » plaisanta la brune.

Edward sourit, comprenant la référence à la légende dont il avait eut connaissance lors de la soirée faite à son arrivée.

« J'ai chaud ! Ca te dit on va regarder les vagues ? »proposa-t-elle.

« Pourquoi pas ! »

Ils se dirigèrent donc vers le sable. Des couvertures avaient été déposées à même le sol, comme la fois où il était venu ici pour la première fois. Ils s'assirent l'un à côté de l'autre en silence au début, puis se déridèrent légèrement et commencèrent à parler librement.

« Bella … A propos de tout à l'heure … »

« Oui ? »

« Tu le pensais réellement ? »

La jeune fille ne répondit pas de suite. S'il y avait eu plus de lumière, Edward aurait pu jurer qu'elle était en train de rougir.

Tou en se mordant la lèvre inférieure, elle lui répondit doucement. Tellement doucement qu'il dut presque tendre l'oreille afin de l'entendre correctement. »

« Evidemment … Pas toi ? »

Il fut très surpris par la fin de sa réponse. Bien sûr qu'il était sérieux ! Pour quoi le prenait-elle ? Il n'était pas un ogre …

« Plus que sérieux … »

Ils se regardèrent pendant de longues secondes, qui leur parurent être des minutes. Doucement, ils se rapprochèrent. Personne n'était aux alentours. Ils étaient complètement seuls, là, assis sur une vulgaire couverture, les protégeant du sable. Alors que leurs visages se rapprochaient de plus en plus, ils furent attirés comme deux aimants et leurs lèvres se touchèrent. Se fut alors leur premier baiser. Intense, premier baiser. Ils se séparent, levant le yeux vers l'autre, et se sourirent.

« Et bien … Il me semble que c'est officiel ? »

Pour toute réponse, Edward l'embrassa à nouveau. Ils furent déranger par l'ami de Bella, Jacob, qui les appelait.

« Edward ? C'est toi Edward ? » questionna-t-il.

« Oui ? »

« Y a quelqu'un qui te cherche. »

Un blanc fut jeté. Il écarquilla légèrement les yeux, regardant autour de lui si quelqu'un de suspect était présent, mais ne voulant pas se faire repérer, il enchaine rapidement :

« Qui est-ce ? »

« Je ne sais pas … »

« A quoi ressemble-t-il ?! » le pressa-t-il.

« Je … La quarantaine peut-être, brun, il est pas … »

Jacob ne put finir sa phrase qu'Edward dégainait son téléphone et contactait les CULLEN. Il leur fit un simple message, sachant pertinemment qu'ils le liraient dans les minutes suivant la réception, puis contacta le commissariat.

« Allo ? »

« Charlie SWAN ? »

« Lui même. »

« C'est Edward. MASEN. Il faut venir. Maintenant. Il est là. Je le sais. »

« Edward ? Calme toi mon garçon, qu'est-ce qu'il se passe ? »

« On a pas le temps ! Il est là, venez ! »

« Comment peux-tu en être sûr ? »

Il n'eut pas le temps de répondre qu'un bruit sourd se fit entendre un peu plus loin. La panique commença à s'installer alors que chacun réalisait qu'il s'agissait d'un coup de feu.

Bella sorti son téléphone de sa poche et écrivit un message d'urgence à son père, voyant Edward totalement pétrifié sur place. Elle l'informa alors qu'il s'agissait d'un coup de feu. Mince, son père allait lui tirer les oreilles à propos de sa relation avec Edward …

Il n'est pas stable, Bella ! se rappela-t-elle qu'il lui ait dit lorsqu'ils étaient en train de diner, un soir.

Elle attrapa le téléphone d'Edward, raccrocha, puis attrapa le bras de ce dernier ainsi que celui de Jacob pour les entrainer au loin. Mais alors qu'ils atteignaient un immense rocher où était cachés d'autres adolescents, quelqu'un se jeta sur le jeune homme. Il se débattit, tentant de désarmer son agresseur. Il attrapa la première chose qui lui tomba sous la main, c'est à dire un caillou, et frappa le crâne de son bourreau avec. Ce dernier tomba telle une masse sur lui. Il se dépêcha d'évacuer le corps et de se redresser. Il cria aux personnes présentent de courir se réfugier ailleurs, et si possible, partir loin. Ils entendaient au loin les sirènes de police. Ils étaient sauvés … ! Malheureusement pour lui, il fut vite rattrapé. Il poussa Bella en avant pour qu'elle puisse s'enfuir, et tenta de la couvrir de son corps. Son oncle était là, devant lui, une haine indescriptible présente dans ses yeux.

« Alors, cher neveu, on fait moins le malin ? »

« … »

« Où est passé le petit cador ? »

« De quoi est-ce que tu parles ? »

« Avoue le … Tu jubilais bien en me voyant dans ce commissariat … Mais maintenant, je vais pouvoir accomplir ma tâche première ! » dit-il en levant son point en direction d'Edward. Ce dernier respirait fort et vite. Ce n'était pas tous les jours qu'on se retrouvait avec une arme à feu pointée sur soi …

« T'es complètement taré … »

« Ne me manque pas de respect ! » hurla Jackson.

Le jeune homme sursauta. Il ne savait pas comment réagir.

« Ca suffit maintenant, je vais en finir avec toi … ! »

« Et qu'est-ce que ça va t'apporter ? Ils connaissent ton identité ! »

Jackson MASEN ne répondit rien, mais désamorça la sécurité du pistolet.

Edward était en train de regarder sa fin arrivée. Et il la sentait proche. Il ferma alors lentement les yeux. Respirant une dernière fois l'air ambiant. Cet air de liberté. Bella respirait le même … Un second coup de feu se fit entendre, en même temps qu'un troisième. Il s'écroula alors en arrière, laissant son corps être attiré par la gravité de la Terre. Son dos entra violemment en contact avec le sol, le lançant atrocement au niveau des omoplates. Il mit bien vingt secondes à rouvrir les yeux. Il fit un check-up rapide de son état. Il n'avait mal qu'au dos et à la tête. Il était pourtant impossible que son oncle ne lui ait tiré dans le dos. Et il ne pensait pas avoir mal au point de s'être fait tirer dessus. Beaucoup de bruits résonnaient autour de lui. Il en identifia un. Il s'agissait d'une sorte de gémissement. Se redressant, il constata que quelqu'un était à moitié allongé sur lui, ses jambes bloquées par un torse. En les enlevant de dessous le corps, il se rendit compte qu'elles étaient pleine de sang. Cependant, il ne s'agissait pas de son sang. La panique l'envahit. Déjà en temps normal, le sang et lui, ça faisait beaucoup, mais là … Un peu plus loin, il vit son oncle, allongé à terre, en sang également. En s'approchant de la personne, allongée sur le flan, qui bloquait ses jambes, il se rendit compte, à sa grande horreur, de qui il s'agissait. Il se rua alors sur le corps, le secouant fortement, l'appelant désespérant par son nom dans l'espoir d'avoir une réponse. Il avait besoin qu'on le rassure, il avait besoin de se réveiller et que tout cela ne soit en fait qu'un mauvais rêve.

« … Carlisle ? »

« … »

« Carlisle, réveille toi ! »

Il secoua de plus en plus la forme sous lui.

« Non … Non non non, je t'en supplies … Me fais pas ça … »

Il était maintenant en sanglots.

« … Carlisle ? »

« … »

« Papa ! » hurla-t-il, dans un dernier espoir.


Et voilà !

Ne pas me tuer ?

J'ai hâte d'avoir vos commentaires ...

A bientôt !

Kwycky o/