Bonsoir !

Voici la suite ... Je préviens d'avance, je me suis assez éclatée à l'écrire ... Il est pas drôle, mais je pense que vous comprendrez ce que je veux dire ... !

Enjoy \o/


Disclaimer : Tous les personnages appartiennent à Stephenie Meyer, sauf ceux sortis tout droit de mon imagination.


Chapitre 22 (15/04/16)


Edward se tenait droit devant le miroir de l'armoire de sa chambre. Ses mains portées à son cou, il ne cessait de réajuster son noeud papillon. Il portait un très beau costume, qu'Esmée et Carlisle l'avaient aidé à choisir. Il provenait d'un magasin haute couture où ils étaient allés, à Seattle, profitant du fait qu'il ait une séance avec Katie. Edward en avait été gêné, arguant qu'il voulait se le payer, mais le couple CULLEN lui avait rappelé qu'ils se devaient de subvenir à ses besoins, et que cela leur faisait plaisir. C'est donc ainsi qu'il s'était retrouvé assis, exténué, deux heures plus tard, sur la banquette arrière de la mercedes du médecin, et donc aujourd'hui devant sa glace.

Ses bras se relâchèrent et il s'observa. Ses yeux étaient rouges, dûes aux allergies trainant dans l'air. Son teint était pâle. Il avait dû s'enfiler trois verre de jus d'orange, en plus de son lait matinal, pour faire plaisir à Esmée qui s'inquiétait beaucoup pour lui.

« Edward, tu es prêt ? » demande Carlisle après avoir toqué à sa porte, restée ouverte.

« Oui. »

Sans plus de cérémonie, il passa devant le blond, qui posa sa main sur l'épaule de l'adolescent au passage, afin de l'accompagner dans les escaliers. Il commençait à le connaître. Lorsqu'il devait faire face à une situation difficile, il avait tendance à se renfermer. Son mutisme dû à la mort de ses parents le prouvait bien. Enfin, il ne voulait pas lui jeter la pierre non plus … Il n'avait lui même pas très bien réagit dans son passé … Enfin cela, c'était une autre histoire !

« Mon Chéri, tu veux boire un verre avant de partir ? » demanda doucement Esmée.

« Non merci … Ca va aller ! » sourit calmement Edward. Il était conscient que ce sourire, qu'il arborait depuis quelques jours maintenant, était totalement faux et que tout le monde était au courant, mais il ne pouvait montrer des sentiments qu'il n'éprouvait pas.

« Bien, alors en voiture ! »

Ils se retrouvèrent donc à trois, assis dans le véhicule noir. Il n'avait pas souhaité que Rosalie et Jasper l'accompagnent, ne souhaitant pas leur faire perdre du temps. De toute manière, il ne savait pas comment cela allait se passer. Même Bella s'était vu se prendre un refus. Gentil refus, mais quand même !

« Ca va bien se passer Edward, ok ? »

Il ne répondit pas mais hocha de la tête, mouvement que Carlisle intercepta grâce à son rétroviseur.

Ce qui est pénible avec les petites villes, comme Forks, c'est qu'en à peine quelques minutes, on arrive à destination. Alors d'accord, certains diront que c'est pratique, on est pas forcément dépendant de la voiture, et tout le tralala. Mais bon, là, tout de suite, maintenant, Edward aurait bien voulu avoir encore une bonne demie heure pour réfléchir et se calmer. Plus l'échéance arrivait, moins il se sentait bien.

Le reste du parcours se fit dans le flou pour lui. Il eut à peine conscience de la présence de Katie ainsi que de son entrée dans l'immense bâtisse. Un instant, il voulut rigoler, mais se retint. D'une part car il savait pertinemment que ce serait un rire hystérique qui franchirait ses lèvres, mais également parce qu'il ne lui fallut que quelques secondes pour se souvenir de la raison pour laquelle il se trouvait ici.

Des statues de bronze étaient positionnées partout. Il se serait cru dans n'importe quelle série policière. Le stéréotype même. Le sol était fait de marbre, les murs étaient restés naturels : de pierre. Un certain nombre de personnes étaient présentes, mais l'endroit restait tout de même silencieux.

« Edward ? Tu es prêt ? »

Sans s'en rendre compte, un homme s'était approché de lui. Il s'agissait de l'avocat des CULLEN. Bien qu'il était inutile à leur parti d'en avoir un, la famille avait tout de même préféré contacter le leur, en cas de grabuge. Edward n'en était pas mécontent. Il ne savait pas pourquoi, mais cela le rassurait.

Pris dans ses pensées, il intercepta tout de même quelques bribes de la conversation qu'Esmée avait avec Katie.

« Il me parait ailleurs … » commença la mère de famille.

« C'est normal … Les choses sont difficiles. Il va s'attarder sur des détails afin de s'échapper de cela, mais tout ce qu'i faire, c'est être là pour lui. »

Il arrêta de les écouter, se fichant pas mal de ce qu'elles pouvaient dire à l'instant. Il les regarda sans vraiment les voir, avant de détourner son regard sur Carlisle, positionné à ses côtés depuis le début.

« Il est temps d'entrer. » intervint l'avocat.

C'est ainsi qu'ils se retrouvèrent tous dans une grande salle. Des bancs, comme ceux que l'on pouvait trouver dans les églises, étaient disposés de part et d'autres de la pièce. Une estrade surplombait le tout, devant. A droite, un box, entouré de vitres.

Peu à peu, la salle commença à se remplir. C'est un bruit sourd qui ramena tout le monde au coeur du sujet.

« Bien, l'audience peut commencer ! Nous sommes ici réunis pour le jugement de Jackson MASEN, accusé de meurtre envers son frère et sa belle soeur, ainsi que sur la personne de son neveu, qu'il a également agressé dans le même but, quelques mois après. »

Entendre ces faits donna la chaire de poule à Edward. Il en avait été la victime, on avait pas besoin de le lui rappeler, merci !

Il n'osait poser son regard sur son oncle, présent dans le box des accusés, habillé d'une blouse de prison, menottes aux poignets.

Lui, en revanche, le fixait. Il affichait un air abattu.

« En vu du fait qu'aucune plainte n'a pu être déposée de par les circonstances, l'arrestation de l'accusé portera elle même d'accusation menant ce dernier à sa peine. Rappelons que l'accusé avait en sa possession une arme à feu, dont il n'a pas hésité à utilisé. Quelque chose à déclaré monsieur MASEN ? »

Ce dernier releva la tête. Son air abattu disparu pour laisser place à une démence sans nom.

« J'aurai du prendre des cours de tir, plus jeune. »

« Si c'est pour déclarer des choses pareilles, il vaudrait mieux se taire. Bien, j'appelle Claire MASEN, épouse de Jackson MASEN, à témoigner. »

Edward écarquilla les yeux. Il n'avait même pas remarqué la présence de cette dernière dans la pièce. Bien sûr, il devait se douter qu'elle serait là pour le procès de son mari, mais la revoir lui fit un choc. Elle avait toujours cet air guindé, bien habillée, avec son éternel collier de perles.

« Madame MASEN, jurez-vous de dire la vérité, rien que la vérité ? »

« Je le jure. »

« Bien. Comment définiriez-vous votre mari ? »

« Je l'ai connu jeune. Nous nous sommes tout de suite très bien entendu. C'est un homme bon, gentil, il ne ferait pas de mal à une mouche … »

A ce moment, Edward leva les yeux au ciel. Evidemment, elle faisait le numéro de l'épouse indignée … Tentant de rester serein, il souffla profondément puis repris le cours du questionnement subit par sa tante.

« Et pourtant, les faits sont là. »

La femme baissa les yeux.

« Ca ne pouvait pas être lui … »

« Et bien madame, il va falloir se rendre à l'évidence … » reprit l'avocat.

« Vu le témoignage donné par l'épouse MASEN, nous pouvons arrêter là. Veuillez noter que cette dernière n'a rien à voir dans l'histoire et qu'elle est désabusée par les évènements. Aucun autre témoignage ne sera à prendre en compte de son côté. J'appelle Edward MASEN, s'il vous plait. »

Edward arrêta de respirer. On lui avait pourtant assuré qu'il n'aurait pas à témoigner ! A quoi bon cela allait-il servir ?

Obéissant tout de même, il se leva lentement, ne regardant personne, et se dirigea à l'endroit où était précédemment la femme qui lui servait de tante.

Après lui avoir fait promettre de ne relater que la vérité, une longue période de questions auxquelles il devait répondre s'en suivit.

« Que vous est-il arrivé après l'accident ? »

« La première chose dont je me souviens, c'est mon réveil. »

« Et où étiez-vous ? »

« A l'hôpital … ». Son ton avait été trainant et s'était fini sur une note interrogative. C'était quoi ces questions ?!

« Est-il vrai que vous avez été dans un institut spécialisé ? »

« Oui. »

« Pourquoi ? »

« … Il me semble que voir ses parents mourir sous ses yeux, de la main de son propre oncle qui plus est, peut rendre un peu désorienté, non ? »

Aucune réponse ne lui parvint. Il ne voulait pas paraitre insolent, mais là, on lui posait des questions qui le mettait hors de lui, bien qu'il doive se contenir.

« Chez qui vivez-vous ? »

« Chez Carlisle et Esmée CULLEN. »

« Y êtes-vous bien ? »

« Tout est parfait ! ». A l'évocation des CULLEN, son visage s'était fait plus lumineux.

« Comment avez-vous pu affirmer qu'il s'agissait de votre oncle ? »

« Au début, je ne me souvenais de rien. Arrivé chez les CULLEN, les souvenirs sont remontés. J'avais quelques réminiscences, je les notais dans un carnet. Au fur et à mesure, j'ai réussi à tout assembler. C'est moi, qui ai fourni les indices pour l'enquête. »

Le silence s'installa dans la salle. Il avait eu le sentiment qu'il devait se détendre sur le coup. Sa voix avait été plus vindicative. Il pouvait observer les personnes présentes qui hochaient la tête. Après quelques instants, on lui annonça qu'il pouvait retourner à sa place.

« Bien. Au vu du dossier étant traité, et compte tenu du fait qu'une sentence a déjà été évoquée avant le procès, nous ne prendrons pas de temps de délibération. Je condamne donc Jackson MASEN à soixante années d'emprisonnement, ainsi qu'à des séances de psychanalyses dans le but d'identifier un mental dangereux. La séance est levée. »

Edward ne comprit rien. Il avait à peine entendu la sentence qu'il se retrouvait dans les bras d'Esmée et Carlisle. Il voyait son oncle fulminer. Sa tante éclater en sanglots. C'est sur cette note quelque peu perturbante mais soulageante, qu'il quitta les lieux. Arrivés sur les marches de béton permettant de quitter le tribunal, il entendit sa tante.

« Tu es content de toi, j'espère ! »

Et alors qu'elle allait continuer, il déversa toute sa rancoeur ainsi que sa frustration, honte, colère, sur elle, lui coupant la parole.

« Très ! Et tu sais pourquoi, chère tante ? Parce qu'au moins je me dis que le meurtre de mes parents n'aura pas été vain ni laissé de côté. Un criminel de moins dans la nature, surtout quand on sait que c'est de sa propre famille dont il faisait partie, et bien ça soulage ! Et ne viens pas me crier dans les oreilles que je ne suis que ton batard de neveu, parce que je ne t'écouterai plus. Et tu sais quoi ? Je suis certain que ton seul but actuellement, est de faire esclandre. Tu n'as toujours été qu'attirée par l'argent que les MASEN avaient. Je doute même de la sincérité de ton amour … Tu me fais pitié … Tu te donnes un genre qui ne te conviens pas … Et avant que tu ne répliques, je me permets de te parler ainsi, et sache que je mesure mes mots. Tu n'es rien d'autre qu'une pauvre manante … Je te souhaite du courage pour faire la manche, car le nouvel hériter des MASEN, tu l'as devant toi. Et tu sais quoi ? Je n'aurai strictement aucun scrupule à passer devant toi plus tard, la tête haute, suintant le fric … Je te regarderai, et te cracherai dessus … Estime toi heureuse, je t'accorderai au moins suffisamment d'importance pour … ! Sur ce, ma tante, j'ai une nouvelle vie à mener. »

Sans plus de cérémonies, il se retourna et se dirigea vers la voiture. Aucun bruit ne se fit entendre. Carlisle avait anticipé son geste car il ouvrit le véhicule à distance. Il s'installa en vitesse à l'arrière puis laissa toutes les tensions s'échapper de son corps. Il pleura de tout son soul. Il entendit à peine les portières de la voiture s'ouvrir. Il savait que Carlisle était monté à l'avant car ils sentit des bras l'enlacé et les attirer à eux. Il aurait pu les reconnaitre entre mille, ces bras. Il se laissa doucement bercer, à la limite de s'endormir.


Cela faisait maintenant deux heures que tout le monde était rentré à la maison. Edward s'était directement rendu dans sa chambre, s'était changé, puis avait quémandé la présence du couple CULLEN autour de lui. Dès que l'un voulait légèrement se déplacer ou bien partir, même en ayant pour but de revenir juste après, cela lui était impossible.

Entre temps, l'adolescent s'était endormi. Le trop plein d'émotion partant d'un coup et les caresses d'Esmée eurent raison de lui.

« Tu crois qu'il s'en remettra, Carlisle … ? » chuchota doucement son épouse.

« … Je pense que ça va prendre du temps ! Mais il va aller mieux … Depuis qu'il est ici, il n'a cessé de progresser … Ne t'en fais pas. Et puis, nous savons à quoi nous en tenir ! » la rassura-t-il.

Oui, c'était vrai. Lorsqu'il avait débarqué ici, Edward était renfermé, ne savait pas comment vivre normalement. Mais au final, il s'y était fait. Et depuis, nombreux étaient les progrès accomplis !

« Hey … »

Le couple sursauta. N'ayant pas senti de mouvements, ils ne s'étaient pas rendu compte qu'Edward était maintenant réveillé.

« Hey mon grand, comme tu te sens ? » questionne Carlisle.

Edward ne répondit pas mais les fixa. Il déglutit difficilement avant d'annoncer :

« Edward CULLEN, ça sonne bien, non ? »


Et voilà !

Comme d'habitude, n'hésitez pas à me laisser un petit commentaire ...

A bientôt

Kwycky o/