Coucou ! Comment allez-vous ? Alors, comme c'est l'printemps, que les zozios chantent, toussa-toussa, un p'tit OS romantique, ça vous ira ? =) Je vous le poste en deux partie, histoire de faire durer le plaisir !

Merci beaucoup à DaPlok qui, encore une fois, est au rendez-vous pour la relecture et les corrections ! Dites-lui un grand merci aussi, c'est grâce à elle qu'à la fin de la lecture vos p'tites mirettes ne vous feront pas trop la gueule!

.

Note originale de l'auteur : Voici un petit quelque chose pour les gens adorables qui m'ont menacée de désastreuses conséquences si je ne postais pas quelque chose très vite. Ce n'est pas corrigé, donc ne blâmez pas mon équipe habituelle si vous voyez un couac. J'espère commencer à poster ma prochaine grande histoire bientôt. C'est un peu encore en chantier en ce moment et ne sera pas publié jusqu'à ce que ce soit complet ce pour quoi je me bats bec et ongles. Sláinte (ndt : tchin).

Note de la traductrice : Je suis aussi dans son cas pour le chantier, Hermione Granger et le Cristal du Temps (pour ne pas citer la fic incriminée) est aussi en cours... mais je la reprendrai très vite, je vous le promets ! =) (Héhé, depuis, c'est fait !) Assez blablater, bonne lecture !


.

Première Partie :

.

Hermione,

«Garde ton vieux Galion de l'AD à portée de main. J'ai besoin de ton aide.

Ron

Hermione regarda la note que le pitoyable hibou de Ron venait de lui apporter. D'abord soucieuse puis stupéfaite. Elle balaya du regard le minuscule appartement et essaya de se rappeler où elle avait mis la boîte à chaussures où elle gardait tous ses vieux souvenirs d'école.

.

ooOOoo

.

Il s'était passé deux jours sans aucune nouvelle lorsqu'Hermione transplana dans la ruelle à l'arrière du Royaume du Hibou. Harry arriva sur ses talons dans un léger pop. Ils ne s'étaient pas vus depuis Noël au Terrier. Ils échangèrent de chaleureuses mais brèves salutations avant d'entrer dans le vif du sujet.

«Tu sais ce qui se passe? » demanda-t-il, tenant son Galion de l'AD.

Hermione haussa les épaules. « Il n'a répondu à aucun de mes hiboux et il n'y avait personne lorsque je l'ai appelé par Cheminée. »

« Même chose pour moi. Ginny n'a su contacter ni lui ni Lavande. » Ils se retournèrent au bruit d'un troisième transplanage.

« Je savais que je pouvais compter sur vous deux! » lâcha Ron. Il courut vers ses amis et les étreignit. Il avait l'air épouvantable, ses cheveux étaient une horreur et son visage reflétait à la fois le manque de sommeil et une anxiété profonde. « Quelque chose ne va pas avec Lav'. J'ai besoin de votre aide. C'est si loin que je ne peux jamais la suivre, ensuite elle disparaît. Je pense qu'elle a été placée sous Imperium! » commença-t-il à sangloter.

« Ralentis, Ron, » dit Harry, en l'étreignant plus fort encore. « Prends ton temps et raconte-nous ce qui se passe. Nous sommes là pour toi. Nous t'aiderons. »

Il fallut un certain temps à Ron pour que le fouillis de mots sortant de sa bouche prenne un sens, mais finalement Hermione eut le fin mot de l'histoire telle qu'il la connaissait, et elle s'inquiéta.

Hermione fut horrifiée de constater son désespoir. Bien sûr, Ron la rendait folle la plupart du temps, et Lavande avait toujours réussi à la faire grincer des dents, mais ils avaient quelque chose qu'Hermione leur avait toujours envié: un mariage heureux. Ron et Harry était heureux en ménage, tandis qu'Hermione avait seulement ... emménagé. Elle avait toujours pensé que ça ne la dérangerait pas si Lavande disparaissait de la surface de la terre, mais en voyant la douleur de Ron, elle se détesta un peu d'avoir eu cette pensée. Lavande aurait pu faire pleurer Hermione rien qu'avec son air idiot, mais il ne lui avait jamais semblé qu'elle soit du genre à garder des secrets avant. Elle était bien trop stupide. Hermione commença à penser que quelque chose de mal lui était peut-être réellement arrivé. Quand Harry promit leur aide, Hermione hocha la tête avec enthousiasme.

.

ooOOoo

.

« Aïe! Descends de mon pied, Ron! »

« Je le ferais si Harry voulait bien enlever son coude de mon ventre. Regarde! T'empiètes sur mon côté »

« Je ne peux pas bouger mon coude. Le cul d'Hermione est trop gros. »

« Pardon?! »

« Harry a raison, Hermione. Tu t'es un peu laissée aller. Si seulement tu t'étais trouvée un hom - »

« Pouvons-nous s'il vous plaît rester concentrés sur la tâche, » siffla Hermione.

«Rappelle-moi encore pourquoi nous nous cachons sous ma cape et pas sous un sort de Désillusion? »

« Comme ça, elle ne verra pas le miroitement! Je pense qu'elle suspecte que je la suspecte. Ou quelque chose comme ça. »

« Oh, nous sommes trop nuls pour ça,» dit Hermione d'un air dégoûté en réajustant la cape d'invisibilité d'Harry. «Je maintiens toujours que nous devrions engager un expert. Nous suivons Lavande depuis pratiquement une semaine et je ne peux pas continuer à jouer les malades sans risquer de me faire licencier du Ministère. »

« Qui remarquerait ton absence? Tu passes tout ton temps aux archives, » persifla Ron.

« Je vous déteste tous les deux. Je balancerai ce Galion à la minute où j'aurais ramené mon gros cul aux archives. »

« Je déteste te dire ça Ron, mais elle a raison. Nous avons perdu l'habitude de nous faufiler discrètement. Ca fait trop longtemps. Nous avons besoin d'aide. »

« On peut y arriver! On y est toujours arrivé! Nous sommes le Trio d'or! »

« Apparemment, certains d'entre nous ont été plus enrobés d'or que d'autres. »

« Arrête de bouder, Hermione. Nous sommes là pour t'aider, Ron, mais nous avons besoin d'une meilleure idée. Nous la suivons depuis des jours et nous n'avons rien appris. Nous devrions louer les services du détective privé qu'Hermione a trouvé. Il y avait une garantie de remboursement. »

« Mais nous ne le connaissons pas! Je ne veux pas qu'un inconnu fourre son nez dans mes affaires! »

« Son annonce dit que c'est strictement confidentiel. Serment Inviolable et tout, » le rassura Hermione. Ron poussa un soupir tandis que ses épaules s'affaissaient.

« Très bien, si vous pensez que c'est ce qu'il faut faire. »

« Oui ! », déclara Harry catégoriquement.

.

ooOOoo

.

Hermione essayait d'avoir l'air naturel tandis qu'elle était assise sur le tabouret et sirotait sa boisson. Elle fit tourner son Galion de l'AD nerveusement en parcourant la pièce sombre du regard, utilisant pour se faire le miroir derrière le bar. Elle n'arrivait à apercevoir que la vieille prostituée et le sorcier ivre depuis cet angle. Harry et Ron étaient quelque part à proximité, mais elle ne pouvait pas les voir. Comment ils avaient réussi à se couvrir complètement avec cette cape, elle l'ignorait. Ils avaient tous eu les pieds et les coudes qui dépassaient pendant des jours.

Elle contempla son propre reflet. A vingt-six ans, elle en paraissait trente-quatre. Ses cheveux étaient tirés en arrière dans son habituel chignon et même si elle n'était pas encore grisonnante, ses cheveux avaient perdus leur brun miel de sa jeunesse. Si elle avait dû les décrire 'décolorés' aurait été le meilleur terme qu'elle puisse trouver. Ses traits ne semblaient pas si différents, à l'exception d'être légèrement flou. Elle avait récemment pris conscience qu'elle avait besoin de lunettes. Une image de McGonagall s'imposa à son esprit et elle grimaça.

La pièce glissa des doigts et alla rouler sur le plancher poli. Alors qu'elle se précipitait pour l'attraper, une main pâle s'en empara et, avec une habile pirouette, la lui tendit entre deux longs doigts fins.

« Prof-Mr. Rogue! »

« Miss Granger. J'ai eu votre message. »

Sa voix était la même et pourtant un peu différente. Grave et profonde, comme toujours, elle était subtilement éraillée depuis la morsure de Nagini. Elle le regarda avec insistance pendant un moment. Il semblait bien différent, mais pourtant toujours le même. Les années l'avaient à peine effleuré, et il avait l'air en bien meilleure forme mais d'une manière difficile à identifier.

Il était toujours aussi mince, toujours aussi pâle, toujours aussi débraillé. Son nez était toujours aussi affreux et ses cheveux toujours aussi ternes, bien qu'ils semblaient légèrement plus longs que lorsqu'il était enseignant. C'était son visage qui semblait le plus avoir changé. Il avait l'air moins effrayant, moins repoussant. C'était juste un homme à l'air peu commode attendant patiemment une réponse.

Elle sentit l'habituel pincement au cœur qu'elle ressentait généralement en rencontrant quelqu'un ayant appartenu à son passé. D'autant plus qu'il avait traversé ces huit dernières années beaucoup mieux que ce qu'elle ne l'avait fait.

Ses yeux noirs brillants la regardaient avec impatience.

« Vous travaillez pour Prince Détective Privé? »

« Je suis Prince Détective Privé. »

« Oh. Bien sûr. Suis-je bête. »

Il la regarda et haussa un sourcil. : Il lui prit alors des mains la pièce qu'elle tenait encore et lorsqu'ils frôlèrent les siens, elle fut surprise de constater combien ses doigts étaient chauds. Il sembla décontenancé un instant avant de regarder vers la salle et de faire un signe de la tête vers la table la plus proche.

« Venez, asseyons-nous pour que vous puissiez me dire ce que je dois savoir. » Il fit signe au barman et s'éloigna dans son caractéristique glissement quasi fantomatique.

Elle saisit son verre, la serviette resta collée sur le fond à cause de l'humidité. Elle se mit à battre dans le vent tandis qu'elle marchait, ce qui la fit se sentir encore plus stupide. Elle l'arracha et la roula en boule dans la main qui tenait toujours la pièce de monnaie.

Elle s'assit en face de lui et posa son verre devant elle sur la table. Il attendit que sa propre boisson lui fût amenée par un homme très laid ayant probablement un gobelin quelque part dans sa lignée.

« Donc, éclairez-moi, Miss Granger. Un être aimé disparu? Un parent perdu? Vous ne trouvez pas le dernier volume de Sens Artistique de l'Arithmancie? Ou peut-être, si le destin joue en ma faveur, avez-vous un vrai problème qui pourrait effectivement m'intéresser. »

Hermione grimaça au ton de sa voix, mais quand elle eut enfin le courage de le regarder, elle constata qu'il n'était pas, en fait, en train de se moquer d'elle comme son ton le suggérait. Il paraissait plutôt calme et patient et même un brin ... amusé. Elle prit une profonde inspiration, puis glapit alors que le Galion se mit inopinément à chauffer. Elle le lâcha, mais le reprit aussitôt dans sa main, avant que Rogue ne puisse lire ce que les deux idiots pensaient être un message important.

« En fait, j'espère sincèrement que c'est aussi barbant que ce que vous craignez, M. Rogue. Mais quoi qu'il se passe, un de mes amis en souffre et je ne peux apparemment rien pour l'aider. Voilà pourquoi je me tourne vers vous. »

« Et cet ami, je suppose qu'il a aussi une de ces vieilles pièces de monnaie datant de l'Armée de Dumbledore? »

Il tendit sa main dans l'expectative. Elle se surprit à laisser tomber timidement le Galion dans sa paume comme lorsqu'ils étaient prohibés à l'école. Il le tint de façon à ce qu'ils puissent tous deux voir les lettres sur les bords et lut : Ne dis rien à Rogue!

« Laissez-moi deviner, Londubat? Je me souviens avoir entendu dire que tous les deux vous fricotiez. Il s'agit d'aider votre petit ami? »

Offensée par son ton moqueur, elle saisit la pièce mais il serra sa main suffisamment pour qu'elle lui échappe.

« Non, Neville et moi sommes séparés depuis deux ans. Et nous ne nous sommes pas vus souvent depuis. »

« Weasley alors. Certes, mais seriez-vous prête à lui servir d'émissaire? Ça ne peut pas être Potter, il serait venu à moi directement uniquement pour prouver qu'il oserait. »

Elle fit un autre geste inutile pour récupérer la pièce de monnaie. Cette fois Rogue sembla ouvertement amusé lorsqu'il retira sa main. Soudain, il tressaillit, elle lui avait saisi le poignet et forcé la main qui tenait le Galion à s'ouvrir. Elle fut un peu choquée par sa propre audace. Elle n'aurait jamais pensé pouvoir prendre de telles libertés avec lui.

Le Galion était encore chaud et la nouvelle inscription disait: Arrêtez de jouer avec elle, connard.

Son amusement s'évapora.

« Weasley, » cracha-t-il. Il saisit son verre et le vida d'une traite. « Je suis désolé de vous faire perdre votre temps, Miss Granger, mais il se trouve tout à coup que mon emploi du temps est surchargé. » Il se leva et commença à s'éloigner de la table, mais elle tendit la main et saisit à nouveau la sienne.

« S'il vous plaît, ne partez pas. » Elle se retrouva à regarder fixement leurs mains. Encore une fois, elle fut surprise qu'elles soient si chaudes et douces. Elle aurait pensé qu'elles seraient froides et rêches depuis l'existence qu'il avait été contraint de vivre pendant la guerre. Elle leva les yeux pour constater qu'il la regardait attentivement. « S'il vous plaît, » répéta-t-elle.

Il regarda avec colère vers la salle avant de se rasseoir. Il ne lâcha pas de sa main jusqu'à ce qu'il soit assis.

« Alors, dans quoi Weasley vous a-t-il fourré cette fois ? » d'après le ton de sa voix il était toujours en colère, mais quelque chose dans son expression lui disait que ce n'était pas dirigé contre elle. Elle prit une profonde inspiration et lui raconta l'histoire depuis le début. Vraiment depuis le début…

.

ooOOoo

.

« Et c'est pourquoi je ne pouvais plus supporter de les fréquenter. Chacun d'entre eux. Neville ne pouvait pas comprendre; c'est ce qui nous a séparés. Mais j'étais tellement fatiguée de ce défilé interminable de tous ces 'Le Bon Vieux Temps' qui étaient tous plus brillants les uns que les autres vivant un vrai conte de fées. Obligée de les regarder vivre tous heureux pour toujours. J'ai préféré choisir de vivre une vie ennuyeuse que de passer mes journées à ressasser ce qui était, en fait, une enfance plutôt psychotique ». Elle vida son deuxième verre avant d'attraper le Galion et de le faire tournoyer par-dessus de la table. « Alors je me suis éloignée d'eux. Je me suis enterrée dans mon travail au Ministère, et, d'après Harry et Ron, je me suis laissée grossir. »

« Il serait difficile de vous qualifier de grosse, Miss Granger, » dit Rogue d'une voix traînante en prenant une autre gorgée de son verre. « L'apitoiement n'est pas votre genre. Vous avez mûri et bien pensé vos choix de vie. Vous plaindre maintenant a des relents de recherche d'attention. Si vous n'êtes pas satisfaite, eh bien, changez. Maintenant, dites-moi, comment la Vieille Fille Aux Chats s'est-elle laissée entrainer dans la dernière mésaventure de Weasley? »

Hermione rougit furieusement à ce surnom et encore plus quand elle réalisa qu'ils discutaient depuis presque une heure et qu'elle n'en était toujours pas arrivée au fait. C'était remarquablement facile de parler avec Rogue. Qui l'eût cru?

« C'est facile, il a simplement demandé mon aide. Je n'avais revu aucun d'entre eux depuis le Noël imposé au Terrier, mais un matin son hibou s'est montré avec un court message me disant qu'il avait besoin de moi. Il ne m'est même pas venu à l'esprit de dire non. Lui et Harry sont mes plus vieux amis. En dépit de mes propres problèmes personnels, et malgré leurs discours parfois blessants, je ne leur tournerais jamais le dos s'ils se trouvent dans le besoin. »

Pour la première fois, elle reconnut clairement son ancien professeur. Il se raidit et se moqua d'elle: «Une vraie Poufsouffle. » Hermione ressentit son changement d'humeur comme une gifle. Elle s'éloigna de la table et s'enveloppa de ses bras tandis qu'il finissait son deuxième verre de Whiskey pur feu. « Donnez-moi les détails de l'affaire, voulez-vous. » Elle hocha la tête à son ordre et s'exécuta.

« Eh bien, c'est assez confus en fait. A première vue, ça semble presque sans intérêt, mais connaissant les personnes impliquées, je dois dire que je suis plutôt inquiète. »

« Continuez. »

« Ça a commencé il y a quelques semaines. Au début, c'était un changement agréable. D'après Ron, Lavande a commencé à paraître beaucoup plus heureuse, débordante d'énergie et pétillante d'enthousiasme pour tout et rien, comme lorsqu'ils étaient jeunes mariés, avant qu'elle - » elle s'arrêta et baissa la voix. « Avant, qu'elle découvre qu'elle ne pouvait pas avoir d'enfant. Ron était heureux malgré tout. Qui ne le serait pas? C'était une jeune mariée incroyablement radieuse. » Elle ne put retenir une grimace irritée au souvenir de Lavande en jeune mariée. Elle avait toujours l'hideuse robe de demoiselle d'honneur. Elle avait toujours chacune d'elles. Marrant quand même qu'elle n'ait encore jamais trouvé l'occasion de leur en faire aussi porter une en dépit de la désespérante assurance du contraire.

« Quoi qu'il en soit, Ron ne s'était pas encore mis à s'inquiéter lorsqu'elle ne faisait qu'éluder ses nombreuses questions sur ce qui avait provoqué son changement d'humeur. Jusqu'au moment où, finalement, elle a commencé à se mettre vraiment très en colère contre lui chaque fois qu'il la questionnait sur le sujet. Lavande s'est alors mise à se mettre en colère contre à peu près tout et n'importe, alors qu'elle ne se serait jamais fâchée contre Ron jusqu'à ce récent changement. Je suis certaine qu'il a dû en rester sans voix.

« Elle a commencé à devenir évasive puis finalement sur la défensive et maussade. Quand il n'abordait pas du tout le sujet, elle redevenait normale. Il a donc laissé couler un moment. Puis, un jour, alors qu'il travaillait dans le jardin, il a trouvé une chaussure dans la gouttière de la maison. Il a trouvé la deuxième dans la haie. Il ne les avait jamais vues avant. Quand il lui a demandé une explication, elle les lui a arrachées des mains et lui a servi une piètre excuse. II avait compris qu'elle mentait. Ron à probablement l'air d'en tenir une sacrée couche dans cette histoire, mais c'est parce qu'il lui fait aveuglément confiance. Il l'aime tellement.

« Finalement, son instinct de mâle territorial s'est réveillé et il a fini par débarquer à l'improviste à la maison en plein milieu de la journée. Ce qu'il a trouvé l'a laissé perplexe. Il s'était préparé à trouver un autre homme, mais à la place il est tombé sur un elfe de maison qu'il ne connaissait pas. L'elfe l'a complètement ignoré et s'attelait aux corvées que Lavande avait l'habitude de faire. Elle n'était nulle part en vue. »

« Qu'est-ce qu'elle a dit quand il l'a confrontée à cela? » demanda Rogue.

« Il ne l'a pas fait. Il a juste commencé à la surveiller de plus près. »

« Cela démontre une certaine retenue dont je ne l'aurais pas cru capable, » commenta Rogue en désignant le Galion et son message puéril.

« C'est vrai, mais le point fort de Ron a toujours été la stratégie et il n'était pas disposé à dévoiler son jeu. Le lendemain, il est parti pour la boutique de George comme s'il partait travailler comme d'habitude, mais il a fait demi-tour et s'est caché dans la haie. Elle a quitté la maison quinze minutes plus tard. Il a essayé de découvrir où elle allait pendant deux semaines. Il a fini par nous demander de l'aide à Harry et moi la semaine dernière. »

« Et qu'est-ce que le Trio d'Or a découvert jusqu'à présent? »

« Eh bien, où qu'elle aille, elle garde des heures régulières. Elle part toujours quinze minutes après Ron, et rentre toujours à la maison une heure avant qu'il revienne. Elle disparait uniquement en semaine, jamais le week-end. Je n'ai pas été en mesure de trouver des traces prouvant la venue d'étrangers dans sa maison. Personne n'a pu faire parler l'elfe de maison, donc nous ne savons ni d'où il vient ni à qui il appartient. »

« En dehors de ses disparitions quotidiennes, qu'a-t-il mentionné d'autre au sujet de son comportement? »

« Eh bien, c'est là que je m'y perds. Si elle le trompait avec un autre homme, j'aurais pensé qu'elle ferait preuve d'impatience avec lui, ou d'un amour excessif pour masquer le pot aux roses. Mais il jure que tant qu'il n'aborde pas le sujet, tout est comme s'ils venaient de tomber à nouveau amoureux. Donc, la seule chose que l'on peut pointer du doigt c'est qu'elle est devenue secrète, ment, et est étrangement heureuse dans son mariage lorsqu'elle ne décolle pas pour une destination inconnue. Oh, et il a signalé que, parfois, il y a une odeur étrange dans la maison, bien que ni Harry ni moi ne sommes parvenus à la détecter en raison de tous les pots-pourris. »

« Intéressant. »

« Ron a peur qu'elle ait été placée sous une sorte de sort, ou que ça lui fasse faire quelque chose de terrible, mais nous n'avons pas été en mesure de trouver la moindre trace. Durant les quatre jours où nous avons aidé Ron, nous nous sommes cachés dehors et chaque fois nous l'avons perdue. Je n'ai aucune idée de où elle va ou pourquoi elle y va, mais mon ami est dévasté et je sens que je dois faire quelque chose pour l'aider. »

« Avez-vous essayé tout simplement de lui demander? De femme à femme, pour ainsi dire? »

Hermione réagit comme s'il lui avait annoncé qu'elle devrait embrasser un crapaud.

« Les discussions entre filles ne sont pas mon fort, j'en ai bien peur. Ginny a essayé mais n'a rien obtenu. »

Rogue lui lança à nouveau un regard. Celui qu'elle savait être un regard légèrement amusé. Elle se demandait s'il était aussi joyeux que son visage l'exprimait.

« Qu'en est-il de ses autres amis? Avez-vous parlé avec eux? »

« Ron a parlé à Parvati, mais elle ne semblait pas savoir quoi que ce soit, ni rien avoir remarqué d'étrange. Personne ne semble avoir remarqué quoi que ce soit d'étrange, excepté Ron. »

« Qu'attendez-vous de moi, Miss Granger? »

« Je voudrais que vous découvriez où elle va. Je voudrais savoir si elle est en danger. Ron a besoin de savoir, quoi qu'il se passe. Même si c'est un autre homme. Ne pas savoir l'anéantit. » Elle prit le Galion et le fixa comme si la réponse se trouvait écrite dessus. Rogue le lui prit des doigts.

« Je vais voir ce que je peux faire », dit-il. Son regard s'approfondit l'espace d'un instant juste avant qu'il ne détourne les yeux. « Vous connaissez mes tarifs. Je commence demain. Je dois me documenter un peu plus. Vous aurez bientôt de mes nouvelles. » Il fouilla dans sa manche et sortit sa baguette.

« Avez-vous déjà une idée? Des soupçons? »

« Oui. J'ai une très bonne idée, mais je me garderai de faire des suppositions jusqu'à ce que j'aie davantage de renseignements. Vous pouvez dire à M. Weasley que je suis d'avis que sa femme ne coure en fait aucun danger. Qui payera mes frais? »

« Moi. Embaucher un détective était mon idée. »

« Quel dommage. Moi qui me faisais une joie d'arnaquer l'imbécile. » Hermione rit de bon cœur puis plaqua brusquement une main sur sa bouche. Plaisanter avec son ancien professeur était quelque chose qu'elle trouva un peu déroutant. Elle ne savait pas laquelle de ses réactions serait considérée comme la plus appropriée. Elle se leva et lissa ses robes.

« Voulez-vous mon adresse? Dans le cas où vous auriez besoin de m'envoyer un hibou? » demanda-t-elle.

« Pas besoin,» dit-il d'un ton sec. Il pointa sa baguette sur la pièce de monnaie dans sa main, un ruban étincelles en sortit et enveloppa le Galion. Un double glapissement de douleur se fit entendre de l'autre côté de la pièce et la tête d'Harry et les bras de Ron apparurent dans une alcôve sombre lorsqu'ils tapotèrent frénétiquement tous deux leur poche respective. Rogue ricana et laissa tomber la pièce de monnaie sur la table. Hermione le regarda se diriger vers la porte sans même lancer un regard aux deux autres. Lorsque le dernier bout de la cape noire eut disparu par la porte, elle se retourna et regarda la pièce de monnaie. Elle indiquait maintenant: Lâches égoïstes.

.

ooOOoo

.

Hermione se tenait nue devant le miroir, une serviette sur la tête. Ses trois chats affamés, tous des descendants de son cher Pattenrond, se faufilant entre ses pieds.

Les raisons en étaient tout autant justifiables que pragmatiques. Tout le monde ressent le besoin de prendre un moment pour s'assurer qu'il est toujours la même personne que la veille. Cela n'avait rien à voir avec une nuit pleine de rêves qui comprenaient, des mains douces et chaudes aux longs doigts fins. Ni avec des auditeurs remarquablement patients.

Elle fronça les sourcils à la vue de son reflet. Autrefois elle était mince et svelte avec des courbes subtiles et bien placées. A présent, elle était trop pulpeuse. Ou du moins, c'est ce qu'elle pensait. Ses cuisses s'étaient épaissies et son cul s'était élargi. Ses seins étaient plus gros et la gravité les faisait légèrement s'affaisser. Son ventre était essentiellement plat, mais un léger bourrelet s'était développé. Au moins, elle rentrait toujours dans du médium. Elle leva les bras comme un bodybuilder, puis les secoua, fronçant les sourcils au ballottement sous ses bras.

« Faut faire quelque chose pour ça, les gars. Si ça continue, je vais finir par ressembler à une de ces petites statuettes de la fertilité qu'on retrouve en fouillant certains sites. » Les chats gardèrent sagement leur avis pour eux.

Elle ôta la serviette de sa tête et ses boucles humides envahirent son visage avant de retomber le long sa taille. Elle les peigna avec ses doigts et les repoussa vers l'arrière puis se dirigea vers sa commode.

Quinze minutes et trois chats nourris plus tard, elle sortait par la porte en jogging et baskets.

.

ooOOoo

.

Hermione se laissa tomber sur un banc, épuisée. Elle avait décidé de commencer lentement et de juste s'en tenir à de la marche, mais elle avait sous-estimé la mauvaise condition physique qu'elle avait elle-même causée. Elle était seulement à un kilomètre et demi de son appartement mais elle était à peu près sûre qu'il n'y aurait pas de retour possible à la maison, à moins qu'une sieste ne s'en mêle. Elle regarda les autres personnes dans le petit parc. Ils étaient tous actifs et affairés soit à la marche rapide, ou au jogging, ou à courir après leurs enfants, ou encore à pousser des poussettes. Plusieurs faisaient partie d'un groupe. Ils la firent se sentir encore plus fatiguée. Fatiguée, mal fagotée et seule.

Depuis sa rencontre avec M. Rogue hier, Hermione avait pris conscience que non seulement elle était célibataire, mais également qu'elle se sentait seule. Sinon, pourquoi aurait-elle trouvé le moyen de déblatérer indéfiniment avec son ancien professeur? Elle l'avait connu pendant des années, certes, mais pas en cette qualité. Si elle avait besoin de parler tout à coup de ses malheurs, pourquoi choisir un inconnu? Et pourquoi rêver de lui ensuite?

Elle laissa échapper un petit grognement en réalisant combien elle avait dû avoir l'air d'une sotte. L'homme avait probablement pensé qu'elle était complètement idiote. Il était venu pour un travail et elle lui avait balancé huit ans d'angoisse personnelle à la figure et s'était ensuite jetée sur ses mains comme une obsédée. Elle était vraiment pathétique. Elle se pencha en avant et prit sa tête dans ses mains, laissant ses cheveux encore humides tomber vers l'avant et la cacher du monde.

Elle entendit une mère et son enfant en bas âge se promener. L'enfant expliquait combien un beau ballon tout neuf lui ferait manger des carottes. La mère rit avec indulgence juste avant de s'installer sur le banc.

Le seuil de bonheur domestique d'Hermione fut à nouveau au plus bas. Elle ne voulait vraiment pas partager son banc avec un chérubin et un archétype de la maternité, mais elle était trop fatiguée pour se lever et partir à pied. Elle décida de leur lancer des regards noirs en espérant qu'ils s'enfuient. Si cela ne fonctionnait pas, elle tenterait un petit sort Repousse Moldus. Elle leva la tête.

« M. Rogue! Comment m'avez-vous trouvée? » il s'était posé à l'autre bout du banc. Vautré, semblait mieux choisi. Il avait une jambe croisée sur l'autre et un bras pendant mollement le long du dossier. Il portait des vêtements moldus, mais d'une coupe et de style ressemblant beaucoup à sa tenue habituelle, avec un ample pardessus noir.

Il lui jeta un coup d'œil lui signifiant clairement sa déception concernant ses capacités mentales.

« Je suppose que vous m'avez engagé parce que je peux trouver des choses, Miss Granger. Et c'est ce que je fais. »

Elle se redressa et tira à ses cheveux vers l'arrière.

« Pardonnez-moi. Je ne suis pas du matin. »

« Difficulté à dormir? » Quelque chose dans la façon dont il avait formulé la question la fit un peu paniquer. Etait-il au courant? Merlin! Il peut lire dans les esprits! Mais est-ce qu'il n'a pas besoin d'une baguette pour faire ça? Cesse de le regarder dans les yeux, imbécile,roooh ! Elle éloigna son visage de lui et se mit à regarder fixement un enfant au physique particulièrement ingrat jouant sur une balançoire.

« Juste inquiète pour Ron. Que faites-vous ici? Comment puis-je être utile? »

Il attendit suffisamment longtemps avant de répondre pour lui laisser le temps de se tourner vers lui.

« J'ai besoin de quelques informations. Je préfère les obtenir de vous plutôt que de Weasley. » Il leva la main quand elle commença à protester.

« Ses réponses seraient faussées par l'intimité qu'il partagent. Vous serez plus objective. »

« Oh. D'accord. »

« Je préférerais que nous marchions. Je trouve les bruits d'enfants irritants. »

« Je serais ravie de vous satisfaire, mais je crains que ce soit impossible. Je pensais faire un peu d'exercice mais j'ai bien peur d'en avoir un peu trop fait. Je ne peux plus bouger. »

Il lui sourit. Elle remarqua la lueur amusée dans ses yeux, encore une fois, et se demanda si elle avait toujours été là et qu'elle ne l'avait, tout simplement, jamais vue quand elle était toujours son étudiante. Il sortit un flacon de l'intérieur de son manteau et le lui tendit.

« Solution de Force. »

Elle le prit en évitant tout contact physique. Pas besoin de se rendre encore plus ridicule qu'elle ne l'était déjà. Il retira prestement sa main.

« Je vous remercie. Vous êtes très gentil. »

« Ne soyez pas idiote. Je suis juste bien préparé, et j'ajouterai cette potion à mes frais. »

Hermione ne put retenir une expression blessée de s'afficher sur son visage. Elle se détourna et but la potion. Son corps se sentit immédiatement revigoré même si ce n'était pas le but de la potion.

Elle lui tendit le flacon. « Infusé avec de la Pimentine? Comment avez-vous évité que les bases s'annulent mutuellement? »

Il leva un sourcil en lui reprenant le flacon.

« Pierre de lune, » répondit-il. Sa paume effleura ses doigts lorsqu'il enveloppa sa main autour du flacon. Elle essaya de ne pas réagir. Il se leva du banc et quand elle vit qu'il allait lui offrir sa main, elle bondit à côté de lui. Il sourit et fit un geste en direction du trottoir. « Y allons-nous? »

Elle commença à descendre l'allée et il lui emboita le pas. La brise propagea son odeur autour d'elle. Eau de Cologne? Aftershave? Shampooing? Non, pas de shampooing. Voilà maintenant qu'elle se laissait emporter. Il ne sentait pas aussi bon hier, si? Peut-être que c'était le cas, mais qu'elle avait été trop distraite par ses mains pour le remarquer.

« Dites-moi tout ce dont vous vous rappelez sur l'ancienne Miss Brown, Granger. Chaque détail dont vous pouvez vous souvenir. » Elle tenta de calmer sa joie lorsqu'il lui sembla qu'il paraissait moins formel et se rappela qu'il s'agissait juste d'un rendez-vous d'affaire.

« Eh bien, je ne sais pas grand-chose. Nous avons partagé une chambre à l'école. Certains détails ne sont pas très flatteurs. »

« Je veux tout de vous, Granger. »

« Elle trébucha sur une fissure dans le revêtement.

.

ooOOoo

.

A suivre…

.

.

Note de Sevy4eveR : Et voilà pour la première partie ! J'espère que ça vous plait… Une tite review pour la motivation ? *yeux de puppy*

.

Et hop ! Les p'tites notes de DaPlok… 'tention, c'est du lourd ! )

.

Hermione regarda la note que le pitoyable hibou de Ron *$* Tel hibou... *$*

Je pense qu'elle a été placée sous Imperium! » *$* Alors c'est comme ça que les filles se retrouvent avec toi... Le mystère du HGxRW original est enfin résolu. *$*

Elle avait toujours pensé que ça ne la dérangerait pas si Lavande disparaissait de la surface de la terre, *$* Que ceux/celles qui sont du même avis lèvent leur baguette ! *$* Sev4 : Je lève même les deux ! :p

Elle était bien trop stupide. *$* Qui se ressemble... Avec le hibou, le compte est bon. *$* Sev4 : Ouais, hein ? Ron sait bien s'entourer, c'est sûr XD

« Harry a raison, Hermione. Tu t'es un peu laissée aller. *$* Allez Hermione, tu t'es échauffée. Deuxième service, maintenant. *$*

« Qui remarquerait ton absence? Tu passes tout ton temps aux archives, » persifla Ron. *$* C'est pour être sûre de voire passer ta nécro. Elle va peut-être même l'écrire elle-même d'ailleurs. *$* Sev4 : Je me disais bien qu'il y avait une excellente raison :p

« Apparemment, certains d'entre nous ont été plus enrobés d'or que d'autres. » *$* Un poste de statue à Gringott, ça te dirait ? *$* Sev4 : XD

« Miss Granger. J'ai eu votre message. » *$* Lectrices, sortez vos bavoirs avant de continuer la lecture. *$*

C'était juste un homme à l'air peu commode attendant patiemment une réponse. *$* C'est pas Rogue, ça. *$*

Ses yeux noirs brillants la regardaient avec impatience. *$* Fausse alerte, c'est bien lui. *$* Sev4 : Bah oui, sinon, j'aurais même pô envisagé de traduire ^^

« Je suis Prince Détective Privé. » *$* C'était la minute modestie. *$*

Elle s'assit en face de lui et posa son verre devant elle sur la table. Il attendit que sa propre boisson lui fût amenée par un homme très laid ayant probablement un gobelin quelque part dans sa lignée. *$* Ron, t'étais pas censé être avec Harry ? *$* Sev4 : Bah oui, mais en même temps, la phrase dit 'laid' pas 'laid ET idiot'… :p

« Weasley, » cracha-t-il. *$* Dans le mille, Emile. *$*

Hermione rougit furieusement à ce surnom *$* Tu regrettes mademoiselle-je-sais-tout, avoue ! *$*

« Quel dommage. Moi qui me faisais une joie d'arnaquer l'imbécile. » *$* Joie qui aurait été partagée par une bonne partie des lectrices. *$*

Un double glapissement de douleur se fit entendre de l'autre côté de la pièce et la tête d'Harry et les bras de Ron apparurent dans une alcôve sombre lorsqu'ils tapotèrent frénétiquement tous deux leur poche respective. *$* Sacrée discrétion, les espions... *$* Sev4 : En même temps, vu à qui on a affaire, on ne s'attendait pas à du grand art, hein :p

Elle était seulement à un kilomètre et demi de son appartement mais elle était à peu près sûre qu'il n'y aurait pas de retour possible à la maison, à moins qu'une sieste ne s'en mêle. *$* T'es une sorcière et tu fais du sport au lieu de t'ensorceler ? *$* Sev4 : Et parait-il la plus douée de sa génération ! Laisse-moi rire XD

« Je veux tout de vous, Granger. » *$* Avec ou sans sous-entendu ? *$* Sev4 : Ahaha, ça vous l'saurez au prochain épisode XD