Disclaimer : Les personnages appartiennent bien sûr à Stephenie Meyer, seule cette pauvre fiction est à moi.
Titre : Money talk
Genre : Drama/Family/Romance, rated M pour langage cru et/ou plus, OOC Flagrant.
Résumé : L'argent. Le Sexe. L'argent. Le sexe. Et rien d'autre. Aurais je du comprendre ? Aurais je du l'accepter ? Peut être n'aurais je pas du ouvrir mon cœur pour qu'ils me poignardent et me saignent tour à tour… ? +18, langage cru et/ou plus.
Note de l'auteur: Hum, je suis contente que cette nouvelle fic soit accueillie avec enthousiasme. A vrai dire, je m'attendais pas à des com positifs alors merci vraiment. Beaucoup, beaucoup. Je vous propose aujourd'hui le premier chapitre.
Aux revieweuses anonymes : Je dois admettre que le site a fait d'énormes changements sur les postages de reviews mais il a fait une petite bévue : le site donne un nom par défaut à touts les reviewers anonymes. Du coup, vous êtes trois à vous nommer « Guest »… S'il vous plait, si ce n'est pas trop demander, lorsque vous commentez, il y a deux cases à remplir : la case reviews (là où vous rédigez votre commentaire) et la case pseudo (où il y a écrit « Post as : Guest »), changez le Guest en votre pseudo, ça serait vraiment sympa, surtout si l'auteur tient à répondre à vos questions, cela lui évitera de s'emmêler les pinceaux… Mais je vous remercie beaucoup d'avoir pris le temps de me laisser ces mots encourageants. Merci, vraiment. Et à celle qui a « des goûts de psychopathe », ben, nous sommes deux, alors ! )
Voilà, enjoy.
~o0IMS0o~
Money Talk. Car tout a un prix.
Voici celui du confort.
~o0IMS0o~
Chapitre 1
Il y avait cette chanson qui me trottait dans la tête depuis un bon moment… Euh…. Je crois que c'est à moitié français. Cela parle d'une salope anglaise qui oublie sa langue natale pour la 'petite bourgeoisie qui boit du champagne'. Vous voyez de quel morceau il s'agit ? Ouais, ben, elle est chantée par ma mère en ce moment même. Ecœurant.
J'ai avalé rapidement mon bol de céréales pour pas qu'elle tombe sur moi dès le matin. Une fois ses frustrations retombées, Renée était d'une humeur tellement niaise que les vieux arlequins, à côté, c'était de l'action pure et dure. Bien sûr, je n'ai rien contre le fait qu'elle me propose d'aller au centre commercial à chaque fois que le peu d'instinct maternel qu'il lui restait refaisait surface mais ça s'arrêtait là. Je n'ai franchement pas envie de la voir sourire à longueur de journée et réaliser qu'en fait, c'était à cause de sa dernière partie de jambes en l'air particulièrement jouissive. Eurk.
Je regagnai ma chambre en catimini, préparai mon sac et sortis tout aussi silencieusement. Je récupérai mes clés dans le vide-poche en porcelaine et quittai notre penthouse au plus vite.
Voilà l'histoire de ma vie… Etre obligée de sortir en douce pour aller à la fac et ainsi éviter les joies post-coïtales de Renée. Mais je m'en accommodais autant que possible. Qui plus est, juridiquement parlant, c'était elle qui avait obtenue ma garde et même si cela n'avait plus aucune importance vu que je suis déjà majeure, c'était toujours mieux que chez mon père. Si Charlie rimait avec ennui profond et prise de tête constante, Renée avait toujours mieux à me proposer malgré sa… Légèreté d'esprit. Enfin, je parle surtout de matériel, avec moi, tout était question de matériels… Et avec ma mère –et ses amants- j'avais droit à beaucoup de confort. Parfois trop. Je me suis longtemps dit que puisque j'étais celle qui se faisait strier les tympans chaque soir à supporter ses séances de vocalises, pourquoi devrais-je me gêner pour en profiter ?
D'accord, cela revenait peut être à me vendre un peu (beaucoup) à ces vieux friqués mais je m'en fiche. Complètement. Il me fallait quelques compensations pour toutes ces fois où ces inconnus débarquaient chez moi sans prévenir et pour toutes ces fois où leurs cochonneries m'empêchaient de finir la rédaction de mes devoirs.
Si vous voulez une autre explication plus plausible, vous pouvez aussi supposer que je manque d'un certain sens moral… Cela me convient parfaitement. Après tout, je suis bien en train de quitter le sous sol de mon immeuble à bord de ce joli petit coupé Camaro offert par le copain de ma mère…
Alors, ouais, je dis clairement : crotte au sens moral !
Je quittai la Cinquième avenue assez rapidement pour rejoindre la Denny Way puis Queen Anne Avenue… Même si ça faisait un sacré détour pour rejoindre Seattle Pacific University, c'était le prix de la gloire, de la vitesse et de la tranquillité. Faut dire que le côté extravagant de ma mère a voulu que l'on s'installe à Belltown, un des quartiers les plus chics et les plus impayables de Seattle, mais pas parce que c'était près de l'université publique… Oh que non.
C'était en plein centre ville mais sans être 'en plein centre ville' et puis tu vas voir, tu vas finir par t'enraciner à Seattle et tu vas adorer Pacific University, c'est une faculté de renom… M'avait elle expliqué durant notre déménagement.
Mais cela faisait exactement trois mois que l'on était ici et elle avait eu tort partout. Un, j'en avais un peu rien à foutre de Seattle, deux, je détestais Pacific University parce que, trois... C'était l'université la plus snob que j'ai jamais connu et croyez moi, j'en ai connu des tonnes ! Le seul point positif était que l'on habitait un appartement très spacieux, luxueux et que j'avais ma propre salle de bain avec jacuzzi.
« Hey, hey, hey ! » Chantonna Mike alors que je me garai juste derrière son Range Rover, ou devrais je dire, le Range Rover de son père… « T'es en avance ! » M'accueillit-il en m'ouvrant la portière.
Je grimaçai.
« Mike, j'ai dit pas de galanterie en cours… »
« Nous ne sommes pas encore en cours, poupée, juste devant le parking. » Sourit-il largement avant de venir dévorer mes lèvres avec une certaine dévotion qui m'avait toujours étonné.
Et tadam… Voici Mike Newton, tout le monde ! Dans la version officielle, il est mon petit ami mais dans la version officieuse… Il était plus mon chien de garde. Et de temps à autre, mon boytoy.
Ouais, c'était salope de penser ça mais j'ai ça dans mes gènes alors…
« T'es de mauvaise humeur, Bella ?» Me demanda t il.
Oh ? Je n'avais même pas réalisé qu'il avait arrêté de m'embrasser.
« Elle habite avec sa mère, Mike, elle est toujours de mauvaise humeur. Sois pas si indélicat ! » Intervint Jessica, une fesse posée sur le capot de ma voiture.
Je lui fis un sourire hypocrite. Jessica Stanley était certainement la plus indélicate de toutes les personnes que je connaisse.
« Salut, Jess ! La forme ? » Lançai je sur un ton léger.
« Ouais. » Répondit-elle mollement. « On est sortie avec Lauren et Brittany hier. Une soirée entre fille. C'était vraiment dommage que t'ai pas pu venir. »
Non, je ne crois pas.
« Ouais mais j'avais ce devoir en neurologie à rendre, ça m'a pris toute la soirée pour le rédiger… T'inquiète. »
Hum. Comment dire ?... Imaginez le Pacific Univesity comme un… Un aquarium géant rempli de requins et Jess comme étant la reine des baleines tueuses. Bien sûr, la seule manière de ne pas se faire bouffer était, soit de flotter toute seule bien au dessus de tout le monde (autrement dit se faire respecter de tous, ce qui était assez difficile, dans mon cas), soit de devenir un requin comme eux.
Jessica Stanley ne m'aimait pas du tout et je l'avais compris dès le premier jour. Pas besoin d'être devin lorsqu'on voyait le regard fiévreux qu'elle lançait à Mike. Apparemment ils avaient fait le lycée ensemble et à moins que j'ai une intuition féminine défectueuse, Jessica semblait avoir décidé de suivre son Mikey jusqu'au bout du monde, soit à Pacific university, dans le cas présent. Mais le couac était là : Mike voyait Jessica comme une sœur, elle me voyait comme une pétasse des grandes villes, je voyais Mike comme un sex toy et Mike me voyait comme sa déesse… C'était un triangle assez vicieux, je vous raconte pas mais cela me permettait d'être inattaquable. La bande de Mike semblait être tout en haut de la chaine alimentaire sociale de Pacific University.
Oui, vous avez compris, j'étais dans un groupe de petits bourges pour me faire une autre image que celle de la fille de Renée Hadley, la nouvelle trainée de Belltown. Je sais que ma mère avait les moyens de se glisser à ces soirées d'affaires somptueuses et guindées où elle pourrait rencontrer les parents de Mike ou de Jessica ou de presque la totalité des autres étudiants… Les Newton et les Stanley étaient de puissantes familles à Seattle et les ragots allaient vite dans cette université de merde. Je voulais juste… Tout anticiper.
« Alors ? C'est quoi ton programme vendredi ? » Me lança Mike, plein d'espoir.
Je haussai les épaules alors que nous longions l'allée menant à mon bâtiment, section médecine…
« Euh, je pourrais passer te prendre chez toi, on a un plan cinéma avec Tyler, Lauren et les autres. » Continua t il.
Je grimaçai. Aussi incroyable que cela puisse paraitre, Lauren était mille fois pire que Jessica.
« Je sais pas. Je n'ai pas tellement envie d'être en groupe. » Soupirai je alors que je remarquai qu'une ribambelle de jeunes friqués nous emboitait déjà le pas. Je ne connaissais pas la moitié d'entre eux, pour moi, il n'y avait que Tyler, Mike, Jessica, Lauren, Brittany et Ben... Pourquoi ? Parce qu'ils étaient les plus friqués donc les moins négligeables. Mais cela en faisait déjà beaucoup à supporter, sans les autres.
« Pas grave. Nous n'aurons qu'à… Tiens. Manger Thaï, par exemple. Je viendrais te chercher à sept heures. On pourra même aller voir un film, après, si tu veux. »
Je soupirai. Mike était du genre persistant et je commençais à penser que je n'aurais pas du jeter mon dévolu sur lui. Cela ne valait peut être pas la peine de ce supporter les sarcasmes de Jessica pour cette tête à claque. En même temps, en voyant Tyler et Ben… Hum. Ce n'était pas gagné.
« D'accord mais on prend ma voiture. » Imposai je.
Ce fut à son tour de grimacer. « Chérie, ta voiture est… »
« Qu'est ce qu'elle a ma voiture ? » Le coupai je court. Personne ne critiquait ma voiture. Personne !
« Elle est trop petite » Me chuchota t il d'un ton qui se voulait sensuel mais son souffle humide dans mon oreille gâchait un peu l'ambiance.
« Eh bien, je ne veux pas faire ça dans la voiture de ton père. » Répliquai-je, sans appel, tout en repoussant son menton d'un coup d'épaule. Nous arrivions devant la salle 701, je m'arrêtai et me tournai vers lui : «C'est ma classe. A prendre ou à laisser, Mike. »
« Quoi ? Mais je… »
« Moi, ma voiture. Sept heures, chez toi. » Coupai je d'une voix dure.
Il lécha les lèvres de façon ostentatoire et pour la première fois de ma vie, je me sentis regardée de la même façon que ma mère l'aurait sans doute été par un de ses amants. Cela me retourna le cœur. Encore plus lorsque je distinguai la bosse qui déformait son pantalon… Il m'avait toujours semblé que mon attitude rebelle excitait Mike. Ecœurée, je rentrai précipitamment dans ma classe.
Après deux heures passées à enfouir les yeux dans un microscope, en microbiologie, je fus à des années lumières de mes petits problèmes quotidiens. De toute ma vie, je n'avais jamais été une élève brillante mais je m'apercevais qu'avec un peu plus d'attention, j'arrivai à voir des notes suffisantes… En Sciences Nat. Allez savoir… J'adorais faire des expériences, résoudre des problèmes physiques et j'avais toujours été fascinée par la réaction du système nerveux aux analgésiques. Oui, je compense mon comportement de garce avec la médecine et j'avoue que je me prenais parfois pour une des héroïnes de Grey's Anatomy (où garce et médecine pouvaient tout à fait aller ensemble. Ha. Ha). Je me fis rire toute seule mais il m'a fallu croiser Mike et sa bande à la pause déjeuner pour me renfrogner.
Bien sûr, je ne pouvais pas les éviter, surtout que, pour me marrer et n'ayant pas eu conscience des conséquences dramatiques, je me suis inscrite en Art Contemporain en arrivant ici… C'était devenu moins marrant à la minute où je sus que je devrais plus tard partager le cours avec eux, tous en même temps. Et cela devint de moins en moins marrant lorsque je pense que j'avais deux heures avec eux cet après midi. .
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Lorsque je fus rentrée à la maison, j'étais harassée. Lauren avait insisté pour que je reste un peu plus avec eux, en toute hypocrite qu'elle était, mais j'ai poliment refusé en prétextant des montagnes devoirs… Evidemment, j'avais vraiment toute une montagne de devoirs mais j'avais surtout une migraine terrible. C'était inévitable à force d'être mitraillée du regard et d'écouter Jessica faire allusions au mode de vie parasitaire de ma mère chaque fois que l'occasion se présentait. Il n'y a que la vérité qui blesse, après tout.
Et cette fois encore, elle allait me frapper.
« Maman ? » Hélai je alors que j'étais encore dans le vestibule. J'entendis des bruits provenant de la cuisine et tout de suite après, il y eut des rires bruyants, hystériques.
Oh non ! Renée ! On avait convenu que la cuisine était une zone rouge.
Je soupirai et me dirigeai quand même vers la cuisine. Je crevais de faim… Et même si ce que j'allais voir allait me couper l'appétit, j'avançai d'un pas sûr vers mon Enfer Personnel.
« Je mange sur cette table, vous savez. » Fis je remarquer en voyant ma mère, habillée de sa petite robe en satin bleue roi, assise sur le comptoir en marbre de la cuisine, son amant entre ses jambes en train de la bécoter comme un adolescent en chaleur.
Beurk.
« Ah, chérie, tu rentres tôt. » Constata ma mère alors qu'elle sautait du comptoir.
Elle n'était pas gênée. Elle devait se dire que j'en avais vu d'autres… Et elle avait raison. Je ne sais même pas pourquoi je me sentais toujours choquée.
Elle se décala, rajusta sa tenue et me dévoila enfin son partenaire du jour.
« Monsieur Jenks. » Le saluai je mais cela ressembla plus à un jet d'acide.
Il sourit face à mon attitude et passa sa main dans ses cheveux grisonnants par endroits. Il portait toujours son petit costume d'avocat à la cours, me renvoyant une image d'un homme tout propre sur lui et cela ne faisait qu'accentuer le dégoût que j'avais à son égard. Je détestais Jenks. Mais en même temps, quel amant de ma mère je ne détestais pas ? J'étais même à deux doigts de détester ma mère !
Mais Jay Jenks était définitivement le plus détestable de tous. Evidemment, il avait fallu que ce soit le plus riche et le plus influent de touts les hommes que ma mère n'avait jamais fréquenté… Elle n'était donc pas près de lâcher l'affaire, quand bien même mon antipathie pour Jenks lui était évidente. Elle comptait lui sucer au moins la moitié sa fortune et le gars se faisait un plaisir de payer, en bon connard qu'il était.
Ma mère retourna dans sa chambre, pestant contre les talons de ses chaussures qui seraient instables. Ils avaient donc prévu de sortir ? Parfait ! Avec un peu de chance, je serais déjà endormi à leur retour.
« Quoi de neuf, Bells ? » Fit Jenks, une fois ma mère hors de notre champ de vision.
Et en plus de la mère, il voulait aussi acheter la fille.
« Rien de bien particulier. On a vu les Escherichia coli, aujourd'hui. » Lançai je, placide.
« C'est un nouveau groupe de rocks ? » Me demanda t il, à peine intéressé. Il matait autre chose, un peu plus au sud que mon visage.
« Non mais ce sera certainement votre finalité lorsque vous serez dans les intestins d'un crocodile. » Lui balançai-je. Il fronça les sourcils mais ses yeux recherchaient toujours quelques choses dans mon décolleté. « L'Escherichia coli fait partie des excréments. Un peu comme vous, en faite. »
Ses yeux remontèrent vers mon visage et il se fit narquois.
« La Camaro marche bien, dis moi ? »
A sa plus grande satisfaction, mes mâchoires se contractèrent. En plus d'être un sacré connard audacieux, Jenks était un idiot. Il m'avait acheté la Camaro, il y a trois semaines, c'est vrai et c'était après une autre grosse dispute entre moi et Renée. Sujet principal : lui. Mais je crois que Jenks ne saisissait pas comment ça marche.
Je jetai un œil sur le set de couteaux super aiguisés de Renée et calculai mentalement le temps que ça prendrait pour le vider de son sang avant qu'il ne puisse réagir… Est-ce qu'il comprendrait alors que cette voiture était la seule chose qui aurait pu m'empêcher de lui sectionner la jugulaire ?
Je me mis sur mes pieds et le détournai pour aller rejoindre le réfrigérateur. Je sentais son regard sur moi et c'était franchement... Flippant.
« T'es une gosse plutôt bien faite, Bella. Tu plairais sûrement à James ! » Commenta t il.
« Plutôt crever ! » Crachai je alors que je sortais un jus de fruit du frigo.
« James est avocat… Comme moi. » Continua t il en insistant bien sur le dernier mot et je ne pus m'empêcher de rouler des yeux.
« Ce que vous pouvez être… » Je fis une pause, recherchant à la fois un encas et le mot correct. « Présomptueux. »
Je réussis finalement à dénicher une pizza surgelé du congélateur et m'activai à le faire passer à la microonde. Jenks me suivait du regard et cela me répugnait plus que tout. Je savais que mon jean était très serré et que, même si mon haut descendait plus bas sur mes hanches, même s'il ne pouvait pas voir ma peau, ma forme était plus qu'évidente.
« Oui, je suis sûr que tu lui plairais. » Répéta t il comme s'il était face à une vulgaire marchandise. Ce que j'étais sans doute dans sa tête. J'en avais la nausée.
« Je ne suis pas intéressée par les vieux schnocks. » Marmonnai-je.
« James est mon fils. » Se crut il obligé de préciser.
Comme si cela changeait quelque chose.
Je me retournai vers lui, mon visage n'était que froideur et dégout.
« Alors, cela lui fait perdre des points. » Rétorquai je, glaciale.
« Ah… Et pourquoi ça ? »
« La génétique, l'hérédité, ça vous dit quelque chose ? » Soufflai je avec lassitude. « S'il est votre fils, il a sûrement hérité de vos tares congénitales et je ne suis pas sûre qu'il existe un traitement adéquat pour la grossièreté aigüe ou la… Perversité chronique. La pédophilie.»
Son sourire se fit encore plus goguenard alors que je le défiai d'ajouter quelque chose. Je ne sus jamais que c'était ce qu'il allait faire et que le retour de frappe allait être plus que douloureux.
« Et toi, si t'es la fille de Renée Hadley… » Commença t il en s'approchant de moi. « Tu dois sûrement souffrir d'une surproduction de cyprine qui t'empêche de garder les jambes fermées face à un homme. »
Mes yeux papillonnèrent, sous le choc, et je sentis le sol tanguer sous moi. Son sourire découvrit ses dents… Ou son dentier. Mon envie de vomir était de plus en plus puissante.
« Alors, Docteur Swan. » Poursuivit il, doucereux. « A quelle heure est ce que vous ouvrez vos belles jambes ? Annoncez votre tarif, votre prix sera le mien… Ou celui de mon fils en l'occurrence. Je peux me contenter de sexe par procuration. »
« Allez-vous faire foutre. » Persifflai-je en serrant si fort mon verre de jus de fruit qu'il semblait être sur le point d'éclater en morceau.
« Bonne idée. » Sourit il sardonique avant de faire volteface. Une fois devant la porte de la chambre de ma mère, il se retourna vers moi et se lécha ostentatoirement les lèvres comme Mike l'avait fait plus tôt.
Ce fut le putain de geste de trop et j'accourus vers les toilettes.
Une fois n'était pas coutume, je décidai de ne pas me lever, le lendemain matin. J'avais les écouteurs enfoncés dans mes oreilles depuis hier soir et le plein volume m'allait parfaitement bien. J'avais ressorti mes vieux clics d'ancienne 'metalleuse rebelle' et écoutais distraitement un vieil album des As I lay Dying, allongée comme un légume sur mon lit. Je savais que Renée ne viendrait pas frapper à ma porte, si toutefois elle avait remarqué que je n'étais pas partie, ce matin.
Je soupirai. De mal être. D'ennui. De souffrance.
J'ai toujours su que je me comportais comme une garce ingrate et égoïste et j'avais toujours mis le compte sur le fait que j'avais Renée Hadley comme mère… Cela me plaisait même foutrement de lui rejeter la faute, à elle et à sa foutue formation génétique.
Mais c'était plus un genre de plaisanterie personnelle, un truc que j'aimais penser mais que je ne disais jamais. Une autodérision non formulée, si vous voulez. C'était un cynisme qui m'était réservé car c'était le seul moyen que j'avais d'accepter la réalité telle qu'elle était et sans me morfondre : ma mère ne m'aimait jamais assez… Pas plus que tout le fric du monde, en tout cas. Et je préférais penser que c'était parce que j'étais une garce, exactement comme elle et que, au final, elle l'aura pris dans sa propre face…
Mais je n'appréciais pas pour autant qu'un porc comme Jenks me le fasse remarquer. Je me suis déjà disputé avec ma mère à son propos. Je soutenais que Jenks était un pédophile, elle arguait qu'il ferait un bon père –un père riche, surtout- et il avait utilisé la Camaro pour calmer mes envies de meurtres chaque fois que je me retrouvai dans la même pièce que lui. Quel père exemplaire !
La seconde où il cherchera à emménager avec Renée, je quitterai le cocon familial. J'ai vingt ans après tout. Je pouvais carrément aller là où je veux. Même si je ne savais pas trop où est ce que je pourrais aller.
Mon téléphone vibra sur le matelas et je sus que j'ignorai le huitième appel de Mike. Je n'étais pas d'humeur à parler avec quelqu'un de l'université. Je savais que si ma mère ne concluait pas avec quelqu'un d'intéressant (Traduction : quelqu'un avec un compte bancaire proche de celui de Bill Gates) à Seattle, je pouvais déjà faire mes adieux à Pacific University comme je l'ai fait à San Diego, à Phoenix et à Denver. Donc pas la peine de s'attacher ni de se prendre la tête. Qui sait, dans six mois, peut être qu'on sera au Pôle Nord ! Et là, qui se souviendra de Mike et de sa queue ?
Les vibrations de mon portable persistèrent et je le mis devant mes yeux en râlant. Je fus surprise de voir le numéro de Jessica s'afficher à l'écran. J'enlevai mes écouteurs de mes oreilles et décrochai.
« Ouais, Jess ? »
« Où est ce que t'es ? » Gueula t elle d'entrée.
« Au fond de mon lit. Je suis malade. » Mentis je.
« Ouais, ben, explique ça à ton Mike, il tape sur le système de tout le monde ! »
Surtout sur la sienne, on dirait. Sa voix était particulièrement acide sur le 'ton Mike'.
« Ecoute, Jess, c'est gentil à toi d'avoir appelé pour lui mais je suis vraiment pas d'humeur. Dis lui juste ça. Ca ira. »
« Tu me prends pour quoi ? Un perroquet, peut être ? » S'indigna t elle, de sa voix suraigüe. « C'est ton petit ami, règle ça avec lui, je ne veux pas m'en mêler ! »
Je soupirai et explosai :
« Si tu veux pas t'en mêler alors pourquoi tu le fais ? Si tu veux régler ça à ma place, te gêne pas, vas y, écarte les jambes mais fais pas semblant de pas vouloir te sentir concernée, tu mens très mal. »
Elle renifla de dédain. Mais je devinai déjà qu'elle devait faire une danse imaginaire dans sa petite tête conspiratrice : j'avais fait mon premier gros faux pas. Enfin, selon ses critères.
« J'imagine qu'il sera très heureux de savoir comment tu te fiches de lui… Et comment tu parles mal à sa meilleure amie. Attends-toi à son appel. »
Son ton était exulté. Ennuyeux. Mielleux. Jess était juste… Une fille pour Mike.
« Fais ce que tu veux, Jess mais je ne prends pas d'appel. »
« Tu l'auras voulu. » Menaça t elle. « On sort tous, ce soir. » Autrement dit : je l'enjambe, ce soir.
« Eh bien, amusez vous bien. Ciao ! »
Fin de la discussion, bon débarras !
En ce moment, Mike était vraiment le dernier de mes soucis. Il peut carrément aller se faire foutre dans le cul de Jessica, je m'en fiche… En plus, depuis le temps qu'elle attend ça… Faut avoir pitié des gens !
Pour l'instant, il fallait à tout prix que je trouve un moyen d'écarter ce Jenks de ma vie quotidienne… Non, de notre vie quotidienne.
~o0IMS0o~
Voila pour ce premier chapitre. J'espère que cela vous aura éclairé un peu sur le caractère de Bella. Pas de précipitation dans mon histoire, rappelez vous, c'est un Drama-Family avant d'être un Bella-Edward donc patience, patience.
Je vais tenter d'améliorer mon rythme de publication, cette fois ci. Le problème de la semaine dernière était que j'étais en plein déménagement et tout. Maintenant que je suis bien dans mon box d'étudiante, je peux me consacrer un peu plus à mes bébés : mes fics, et ce, sans être dérangée par mon frère ou pire : mon père, pendant que j'écris des scènes sulfureuses. *_*
Bon allez, je vous dis à bientôt, vers la fin de la semaine si tout se passe bien.
Reviews ?
Areka.
