Tout d'abord merci à MSG pour le message, je vous présente la suite. Je sais c'est étrange de créer une préquelle et une séquelle mais c'est un peu au gré de mon inspiration.
Chapitre 4 : Confrontations (2ème partie)
Entrepôt, même moment
Peter regardait droit dans les yeux, le chef d'un des plus importants clans mafieux de Chicago, un silence pesant semblait emplir tout l'espace entre eux. La tension de ce moment fut brisée par la sonnerie du téléphone. S'éloignant légèrement, Sean prit l'appel. Et aux vues de l'expression qui se peignit sur son visage, Peter se dit que ça n'avait pas l'air très plaisant.
Il ne perçut que quelques bribes de conversations telles que « Il a fait quoi… qui t'a permis… de quelle dette… D'accord, d'accord tu l'as… bon sang, je vais… très bien, je m'en occupe, il faut décidément que je me charge de tout moi-même, je ne suis vraiment pas aidé. » Après avoir raccroché, il resta un instant sans bouger se pinçant l'arrête du nez.
Sean : Il semblerait que j'ai sous-estimé ce cher Caffrey.
Peter : C'est l'erreur que commettent la plupart des gens.
Sean : Il a quelques relations bien placées dans le milieu.
Peter ne doutait pas un instant du nom de cette relation, Mozzie l'avait déjà prouvé à de nombreuses reprises, il avait entretenu et continuait à entretenir des liens plus qu'étroits avec le milieu mais pas à ce point là.
Sean : Nous n'avons plus beaucoup de temps, il semblerait que ce que j'avais prévu doive s'accélérer. Caffrey ne devrait pas tarder mais il semblerait qu'il ne soit pas seul.
Peter était surpris, il savait que jamais Neal ne risquerait la vie de quelqu'un d'autre ce qui signifiait que la personne qui l'accompagnait n'était ni du FBI ni Mozzie et d'après son ravisseur, il devait s'agir de quelqu'un d'important. Il n'y avait pas trente six solutions…
Bar des Coulson
Kate : Pas de discussion, je veux une réponse et je la veux maintenant.
Un silence s'abattit, son interlocuteur sembla réfléchir un moment.
Kate : L'horloge tourne et la patience n'est pas la première des qualités de la Famille.
Coulson : Très bien, je vous le donne mais pourquoi vous ne le demandez pas à votre m…
Kate se positionnant tout près de lui : On ne te demande pas de réfléchir, je veux cette information.
Coulson : Bien Madame.
Il griffonna une adresse rapidement sur un bout de papier.
Neal : C'est à vingt minutes d'ici.
Kate : Parfait, on y va alors. Merci pour votre coopération.
Vingt minutes plus tard, la voiture s'arrêta face à un entrepôt, le même qui quelques heures plus tôt avait vu arriver Peter. Neal posa un instant la tête sur le tableau de bord.
Kate : Tu es prêt.
Neal : Laisses-moi une minute, tu veux bien.
Kate : Tu as peur.
Neal : Oui. Pas pour moi, pour Peter. Il ne mérite pas de payer pour mes erreurs.
Kate : Tu fais preuve d'un grand altruisme.
Neal : Ce n'est pas de l'altruisme, c'est de l'amour.
Kate : Je ferais tout mon possible mais il n'y a aucune garantie.
Neal : Je le sais et je t'en remercie. J'assumerais les conséquences de mes actes.
Ils restèrent encore quelques instants dans la voiture, puis Neal donna le signal en ouvrant sa portière. Non sans une certaine appréhension, Neal pénétra dans les lieux malgré le soleil qui régnait dehors, seule une faible luminosité transparaissait à l'intérieur rendant l'endroit, on ne peut plus sinistre. Et le silence pesant qui s'était installé n'arrangeait rien à l'affaire.
Sean : Tiens, tiens, tiens qu'avons-nous là ? M Caffrey, vous avez plus de courage que je n'imaginais. Approchez.
Neal avança sur cette phrase qui tenait plus de l'ordre que d'une invitation amicale. Ce n'est qu'à cet instant qu'il aperçut dans un des coins sombres la haute silhouette du chef de clan. Sean fit quelques pas lui aussi dans la direction de Neal.
Sean : Il semblerait que vous ayez plus de relation que je ne pensais. Pour pousser mon bras droit à vous donner un coup de main.
Neal : Mon ami n'a rien avoir avec l'affaire qui nous occupe. Nous ne nous connaissions même pas à l'époque.
Sean : Ca n'a aucune espèce d'importance pour moi, en lui demandant son aide vous l'avez mêlé à tout cela.
Neal : Ecoutez, je sais ce dont vous me jugez coupable. Je ne nie pas avoir commis ce dont vous m'accusez mais je vous demande de laisser mon entourage en paix.
Sean : Vous demandez, vous n'êtes pas en position de me demander quoi que ce soit.
Neal : C'est moi que vous voulez. Ils n'y sont pour rien.
Sean : Je pense que vous ne réalisez pas à quel point vos actes ont des conséquences sur ceux qui vous entourent.
Neal furieux : Vous pensez vraiment que j'ignore tout cela. Ma sœur est morte par ma faute, Mozzie s'est fait tiré dessus. Et aujourd'hui, alors que je pensais en avoir fini avec mon passé, Peter est enlevé.
Sean : Alors pourquoi ne pas m'avoir restitué ce que vous m'avez volé comme vous l'avez fait avec les autres, il y a quelques mois.
Neal : D'une part parce que cette toile ne vous appartient pas et ne vous a jamais appartenu.
Sean : Qui vous a dit cela, tous mes papiers sont en règle.
Neal : Je peux en faire un meilleur faux. D'autre part, le tableau ne m'appartient plus depuis quelques mois. Il fait parti d'un don anonyme à un musée italien après tout il s'agit d'un tableau de Canaletto.
Sean : Vous êtes donc venu en connaissance de cause les mains vides. Soit vous êtes très courageux soit complètement stupide.
Neal : Personne n'a encore réussi à le déterminer.
Sean : Vous connaissez le sort que je vous réserve.
Neal : Je ne l'ignore pas mais je vous demande de libérer Peter. Je ne pense pas que vous désiriez réellement être responsable de la mort d'un agent du FBI.
Sean : Je crains fort qu'il ne soit trop tard pour cela…
A suivre
