Chapitre 6 : Tout a une fin

Neal : Je ne l'ignore pas mais je vous demande de libérer Peter. Je ne pense pas que vous désiriez réellement être responsable de la mort d'un agent du FBI.

Sean : Je crains fort qu'il ne soit trop tard pour cela.

Neal : Qu'avez-vous fait à Peter ? Où est-il ?

Voix : Tu ne crois pas avoir assez joué avec Neal comme ça Sean.

Sean : Cara mia, je vois que Franck ne m'a pas menti. Je croyais que te mêler de mes affaires te déplaisait souverainement.

Kate : Ne m'appelle pas cara, tu sais très bien que je déteste quand tu joues les gros bras.

Sean : J'ai un rang à tenir ne l'oublies pas.

Neal avait la vague sensation de se trouver en face d'un match de tennis où chacun des adversaires refusaient de lâcher prise. Dans d'autres circonstances, ce petit échange l'aurait beaucoup fait rire mais son inquiétude était beaucoup trop grande pour y réfléchir.

Neal : Cet échange paraît intéressant mais si on en revenait au sujet principal.

Voix : Tu n'as pas d'inquiétude à avoir à ce sujet.

Neal en resta un instant dans un coin de la pièce. La personne qui s'y tenait se détacha de l'ombre. Neal lui sauta littéralement au cou, l'embrassant avec passion avant de lui envoyer une gifle magistrale au visage.

Neal : Qu'est ce que ça veut dire, tu t'es vraiment foutu de ma gueule. Je veux une explication et je la veux maintenant. C'est une blague, tu as embauché un faux mafieux.

Sean : Calmes toi, ce n'est pas ce que vous croyez.

Neal : Ah oui, qu'est ce que je dois penser. Mozzie est dans le coup aussi.

Sean : Rien n'était prévu.

Neal : Vous croyez que je vais gober ça.

Sean : Tour est parti d'une invitation que j'ai reçu pour assister à une… Enfin, disons que je n'ai pas pu résister à la tentation de te faire une petite surprise.

Kate : Et le fait que le commissaire priseur soit en ville n'a rien à voir avec tout ça.

Sean : N'oublies pas Cara que je dois maintenir un certain standing.

Neal : Et vous avez pensé qu'il serait temps de récupérer ce que je vous avais volé.

Sean : Ce n'était pas vraiment mon idée de départ mais les frères Coulson ne sont pas de lumières. J'aurais du me douter qu'ils seraient incapables de respecter un ordre même basique. Quand je leur dis de me ramener un agent du FBI, je ne leur au pas demandé de le kidnapper.

Kate : C'est vrai que le mot subtilité ne semble pas faire partie de leur vocabulaire. Pourquoi les as-tu engagés ?

Peter : Tu connais le sens artistique de Sean, il aime soigner ses entrées.

Kate : Oui, pour ça je n'ai aucun dou… Une minute d'où… Non…

Peter : Tu as saisi.

Neal : Est-ce que l'un de vous pourrait m'expliquer. Non, vous connaissez et depuis combien de temps.

Peter : J'aurais trouvé cela très drôle que chacun de vous m'avait invité à son mariage mais tout cela s'est passé dans la précipitation.

Neal : Comment un chef de la mafia, a-t-il pu devenir ami avec un agent du FBI.

Sean : Très simple quand les deux partis ont été à la fac ensemble.

Kate : Tu n'es pas sérieux.

Sean : Tu me connais assez maintenant pour savoir que je ne plaisante pas.

Neal : Et l'agent du FBI que tu es, ne trouve rien à redire alors que d'un autre côté je me fais engueuler pour mes petits écarts.

Sean : Kate, je crois que nous devrions tout lui dire.

Kate : Je vais te raconter comment Sean et moi nous nous sommes mis ensembles. J'ai été mise sur une enquête de trafic d'armes, ce n'est pas vraiment mon domaine. Pour le bien de cette enquête, j'ai dû m'allier avec un chef de la mafia locale, Sean ici présent.

Neal : Et comment un parrain de la mafia s'allie-t-il au Fbi.

Sean : Quand la mafia en question n'a plus de mafia que le nom. J'avais huit ans quand mes parents ont été tués par une famille rivale. Mon grand-père, chef du clan à l'époque a choisi de changer radicalement de vie. Tout en maintenant l'apparence d'une famille mafieuse, il a légalisé toutes les entreprises de la famille. Et chose inédite pour l'époque, il s'est repenti et a conclu un accord avec le FBI. Quand il est mort, j'ai pris le relais au sein de la famille et j'ai continué à bosser avec le FBI.

Kate : J'ignorais tout ça à l'époque, je lui en ai beaucoup voulu. Et la vie a voulu que j'ai fini par lui pardonner. D'ailleurs, c'est peut être le coup sur la tête qui t'a fait faire cette idiotie.

Ils restèrent encore un moment dans l'entrepôt avant de se décider à partir avant que Mozzie ne se décide à prendre contact avec le FBI.

Appartement de Neal

Mozzie était inquiet et n'avait de cesse de faire des allers-retours dans l'appartement sous l'œil intrigué de Satchmo. Son cœur se serra lorsqu'il aperçut la porte s'ouvrir sur Peter. Il fut soulagé de le voir en bon état mais les deux personnes qui le suivaient le firent se tendre. Bon sang, il était trop jeune pour mourir. Cependant, malgré sa terreur, il resta ben droit prêt à affronter ce qui allait suivre comme Neal l'avait fait quelques heures plus tôt.

Les 3 autres le laissèrent mariner quelques interminables secondes avant qu'ils ne s'écartent pour laisser apparaître.

Mozzie le prenant dans ses bras : Neal, tu es vivant. Lui frappant l'épaule : Espèce d'imbécile, tu m'as foutu la trouille. Et vous aussi monsieur l'agent. Et vous, vous qu'est ce que tout cela signifie si même dans les mafieux on ne peut pas avoir confiance.

Epilogue

Deux semaines plis tard, lieu inconnu

Neal n'avait jamais été aussi terrorisé de toute sa vie. Il aurait préféré affronter un millier de mafieux armés jusqu'au dent plutôt que de se trouver là. Il ne pouvait cependant plus reculer, Mozzie était à ses côtés mais Peter non. Malgré tout ce qui s'était passé, deux semaines auparavant, il n'avait toujours pas eu le courage de lui avouer. Le kidnapping avait tout de même eu du bon, ils avaient pu mettre les choses à plat entre eux et se réconcilier. Ce soir, Neal heureusement, n'avait pas eu à mentir à son compagnon. En effet, depuis deux jours maintenant, il restait tard au FBI, pas sur une affaire mais sur le bilan annuel de son équipe qui devait être épluché par une commission.

Mozzie : Allez, tu as affronté pire.

Neal : Non, là c'est tout ce que je suis que j'ai mis dans tout ça.

Mozzie : Allez, viens c'est l'heure.

Neal : Laisses-moi une minute.

Mozzie : Hors de question, je refuse que tu t'enfuis en courant.

Neal : Tu ne me laisseras pas tranquille.

Mozzie : C'est pour ça que tu m'as demandé de venir pas vrai. Allez, viens ça a déjà commencé depuis plus d'une heure.

Neal souffla un bon coup et pénétra dans la salle. Cette dernière était pleine de monde, il faillit faire demi-tour mais Mozzie ne l'aurait pas laissé s'en tirer à si bon compte. Il commença alors à déambuler entre les personnes. Au fur et à mesure, il alla de surprise en surprise s'arrêtant un instant devant un tableau.

Voix : Vraiment magnifique, dommage qu'il ait déjà été acheté.

Voix 2 : Oui, il va falloir que nous fassions rapidement un choix sinon nous n'aurons plus aucune chance d'acheter quoi que ce soit.

Une main posée sur son épaule le fit revenir à la réalité.

Voix : Tu croyais vraiment que je ne découvrirais pas ce que tu manigançais.

Neal : Peter, mais…

Peter : Tu peux vraiment être un idiot quand tu t'y mets. Tu le sais ça.

Neal : Je…

Peter : Non, laisses tomber je suis extrêmement fier de toi.

Neal n'eut pas le temps de répondre à cela. Un homme d'un certain âge apparut à ses côtés.

Homme : Mesdames et messieurs, je tiens tout d'abord à vous remercier d'être venu ce soir. Laissez-moi vous présenter, notre artiste qui expose ce soir M Neal Caffrey.

Une salve d'applaudissement acueuilli cette déclaration.

Plus tard ce soir-là, domicile Burke-Caffrey

Peter : Alors, M l'artiste, maintenant que tu es célèbre que vas-tu faire de l'humble agent du FBI que je suis.

Neal : Et bien, je pense que je vais le garder après tout il peut toujours m'être utile.

Peter : Je t'aime Neal.

Neal : Je t'aime aussi Peter plus que tout.

Fin