3ième partie : Réconciliation
J'entrai dans la chambre de mes deux plus jeunes. Julia était en train de jouer avec ses poupées et Gabriele de son côté s'était attelée à mettre le ses tiroirs de sa commode sans-dessus-dessous pendant qu'elle tentait de se choisir des vêtements. Lorsqu'elles s'aperçurent que j'étais là, elles cessèrent tous mouvement et elles me dévisagèrent d'un œil avertit. Elles s'attendaient probablement à me voir exploser. Je m'empressai de rompre leur suspense; histoire de ne pas les torturer inutilement. J'ouvris les bras devant moi; prête à ce qu'elles viennent m'embrasser.
Moi : Et mon câlin alors?
Julia fronça les sourcils.
Julia : Tu n'es plus en colère?
Je lui souris tendrement.
Moi : Mais non ma toute belle.
Cela dit, la plus vieille des deux n'avait pas du tout l'air convaincue. Les pauvres j'avais vraiment dût les traumatiser.
Gaby : Et nos sorties
Je haussai les épaules tout en lui souriant.
Moi : Maman est désolé pour hier, j'avais beaucoup de peine.
Julia : Papa te manque n'est-ce pas maman?
Je serré ma cadette dans mes bras.
Moi : Oh oui; beaucoup plus que tu ne crois.
Julia : T'en fais pas maman, ça va aller.
Moi : Il fait déjà un temps superbe dehors et il annonce une belle journée ensoleillé et chaude; que diriez-vous si je vous emmenais à la plage aujourd'hui?
Julia et Gabriele se regardèrent l'une et l'autre avec excitation. Leurs deux visages étaient plus illuminés qu'un sapin décoré le jour de Noël. Après ce moment de surprise, elles se jetèrent dans mes bras. Il était vrai qu'il y avait longtemps que je n'avais pas emmenée la famille à la plage.
Gaby : Est-ce que je peux demander à Eva-Jade si elle peut nous accompagner?
Moi : Pourquoi pas; c'est une excellente idée.
Julia : Et tante Joanna; elle viendra n'est-ce pas maman?
Moi : Non ma puce, Joanna travaille aujourd'hui. Cependant, nous pourrions demander à ta marraine cela lui plairait de nous accompagner.
L'excitation de mon bébé fut à son comble tant l'idée semblait lui plaire.
Julia : Tu crois vraiment qu'elle acceptera de nous accompagner?
Moi : Je vais lui téléphoner tout à l'heure et nous serons fixées!
Julia : Tu crois qu'elle emmènera Soléanne?
Moi : Hé bien c'est très probable en effet!
Julia : Dis maman, tu crois que marraine a eu son bébé?
Moi : Mais non chérie pas encore, il est trop tôt et quand il naîtra ne t'inquiètes pas elle va nous téléphoner.
Julia : Alors tu crois qu'elle a toujours son gros ventre?
J'éclatai de rire.
Moi : Mais oui bien sûre.
Julia : Tu crois que son bébé pourrait naître aujourd'hui sur la plage?
Moi : Non je ne crois pas que ça va se produire aujourd'hui. D'ailleurs bébé naîtra dans un hôpital et non sur la plage. Mais toi, tu crois que tu pourrais arrêter de poser des questions?
Julia : Hé! Tu te moques de moi maman!
Je lui fis un petit sourire taquin et avant même qu'elle n'eût le temps de réaliser ce qui se passait, j'attrapai un oreiller sur l'un des lits et le lui lançai. Surprise, elle tomba sur le derrière. Gabriele éclata de rire. Julia se releva et relança l'oreiller sur sa sœur. Gaby éclata de rire à son tour.
Julia : C'est chacun son tour de rigoler!
J'attrapai ma cadette, je l'a soulevai dans les airs et l'a déposa lentement sur l'un des deux lits en l'a chatouillant. Entre deux éclats de rire, mon bébé supplia sa sœur de lui venir en aide.
Gabriele attrapa l'oreiller de tout à l'heure et me l'a lança. Ne l'ayant pas vu venir, je tombai à la renverse. Julia et Gabriele en profitèrent pour grimper sur moi pour me chatouiller à leur tour.
Gaby : C'est chacun son tour de s'amuser.
Julia : Ouais! Je suis bien d'accord.
Les filles se tapèrent dans les mains et je m'avouai vaincue.
Moi : Parce que vous croyez que avoir gagnée?
Gaby et Julia à l'unisson : Ouais!
Moi : Ben vous savez quoi? Vous avez raison! Mais ma revanche sera terrible vous verrez!
Mes deux filles éclatèrent à nouveau de rire. Je souri intérieurement. Très bientôt, elles deviendraient trop grandes et je ne pourrais plus les levers dans les airs comme maintenant. Elles étaient et seraient à jamais mes petites princesses et toute ma vie. Tout l'or du monde ne valait pas leur bonheur. Et quand je repensais à Ashlock qui essaierait de me séparer d'elle, j'en avais des sueurs froides.
Soudain Chléo entra à moitié endormi.
Les plus jeunes se redressèrent et je pus m'assoir sur le lit.
Chléo : C'est quoi ce cirque? Dites, vous-avez-vous l'heure?
Julia se retourna et porta attention sur son réveille-matin. Elle avait appris à lire l'heure depuis peu, mais elle se débrouillait plutôt bien.
Julia : Il est sept heure, cinq minutes, dis-t-elle fièrement.
Chléo : Bah justement; nous n'avons pas école et en plus nous sommes clouées ici pour la journée et peut-être même pour le restant de nos jours, parce que visiblement nous sommes punis pour quelque chose qui nous échappent à toute les trois. Alors un peu moins fort, il n'y a pas de quoi se réjouir, j'aimerais dormir!
Moi : Tu ferais mieux de changer d'humeur ma grande si tu veux nous accompagner.
Julia : Ouais! Maman était seulement très triste hier, papa lui manque tu sais! Alors pour se faire pardonner, elle nous emmène à la plage.
Gaby : Oui avec Eva-Jade, Soléanne et tante Tarra avec son grand ventre.
Je souri. Les filles avaient des dons d'interprétations exceptionnelles.
Moi : Bien sûre Emmil et Léonnie viendront avec nous.
Le visage de Chléo s'illumina.
Chléo : Parce qu'en plus tu t'es réconcilié avec les pensionnaires?
Je hochai la tête.
Chléo : Je n'y comprends visiblement rien, mais vas-tu vraiment nous emmener à la plage maman?
Moi : Est-ce que j'ai l'habitude de plaisanter quand je vous dis que je vous emmène quelque part pour une activité familiale?
Chléo : Maman; est-ce que tout va bien?
Moi : Et pourquoi ça n'irait pas? Un nouveau jour très ensoleillé se lève, je suis en congé aujourd'hui et j'ai l'intention d'en profiter pour le passer avec les trois plus belles filles qui vivent sous mon toit.
Chléo fronça les sourcils.
Chléo : Tu sais que tu es bizarre? Hier tu disais que…
Moi : Oh bah si tu insistes vraiment, je peux revenir sur ma décision et on fera comme je vous aie dit hier.
Gaby et Julia fusillèrent leur sœur du regard. Je me retins pour ne pas éclater de rire.
Chléo : Non; fait comme si je n'avais rien dit! Tu sais que tu es étrange maman, mais quoi qu'il en soit tu es super!
Moi : Étrange et super? Je vais le prendre comme un compliment.
Chléo : La plage c'est génial! En plus, je bronze mieux sur le bord de l'eau.
Chléo avait déjà une peau asiatique bien dorée.
Moi : Je ne comprendrai jamais pourquoi tu veux être plus foncée que tu ne l'es déjà! Moi, si j'avais ton teint…
Chléo : Que veux-tu; la nature est mal faite! Mais si tu aurais voulu une fille qui ne veuille pas être plus bronzé qu'elle ne l'es déjà, ce n'est pas moi que tu aurais dût adopter, mais plutôt une petite africaine.
Moi : Mais si j'aurais fait ça, toi tu ne serais pas parmi nous aujourd'hui. Ma grande fille, c'est une petite asiatique et personne d'autre. Je ne t'ai peut-être pas donné la vie ma puce, mai pour moi, c'est tout comme. Je t'aime autant que tes sœurs. Je vous aime toute énormément et chaque jour vous me rendez fière d'être votre mère.
Chléo : Je sais déjà tout ça et tu sais bien que je t'aime très fort. En fait, nous t'aimons toutes.
Mes trois filles se blottirent contre moi et je les embrassai une à une. Puis, nous nous séparâmes.
Moi : Maintenant; allons-nous préparer. Chléo; file sous la douche. Gabriele; toi pendant ce temps rend toi au sous-sol et ramène la glacière et les sacs de sorties à la cuisine. Puis, tu rempliras les bouteilles d'eaux. Julia; j'aimerais que tu sortes les poubelles, ensuite, tu iras aider ta sœur à remplir les gourdes.
Les filles hochèrent la tête et filèrent exécuter leurs tâches respectives. Je restai seule dans la chambre de mes deux cadettes. Je repassai les draps de mes deux plus jeunes sur leur lit et replaça les oreillers correctement. Puis, je remis les vêtements dans la commode de Gabriele. J'ouvris enfin la porte du placard des filles et leur sorti ce dont elles auraient besoin pour la journée : mayo de bains, la bouée de Julia, leurs petites sandales qu'elles ne mettaient que lorsqu'elles allaient à la plage ou à la piscine, deux petites robes d'étés, leurs sous-vêtements et leurs chapeaux. Je trouvai également leur ballon de plage au fond du placard, des sceaux et des petites pelles. Lorsque je sorti du placard avec tous ses objets, j'aperçusse les jumeaux assis sur le lit de Gabriele.
Emmil : Tu sembles être une mère merveilleuse tu sais?
Moi : Merci, je fais ce que je peux.
Lili : Ils ont beaucoup de chance de vous avoir.
Em : Je sais que ça va te sembler un peu ridicule, mais je me sens un peu jaloux.
Moi : Pourquoi?
Lili : Nous n'avons pas voulu être indiscrets, mais nous vous avons entendu vous faires des déclarations d'amours familiales.
Em : Tu n'as pas changée tu sais. J'ai l'impression de retrouver en toi le père que j'ai eu dans ma tendre enfance lorsque je te regarde avec les filles. Moi aussi je t'aime. Après tout, tu nous as mis au monde, tu nous as aimé et tu nous as élevés Autrefois, je t'appelais papa et toi tu m'appelais ton fils, même si nous savions tous les deux que tu n'étais pas réellement mon père. C'est en te voyant avec tes propres enfants que cet amour qui sommeille en moi pour toi depuis dix ans c'est réveillé. J'aime mon père bien sûre, mais vous n'étiez pas la même personne, c'est différent.
Lili : C'est idem pour moi. J'ai appris cette histoire bien plus tard que mon frère, mais il a raison sur un point. Notre père avait sa méthode d'éducation et tu avais la tienne. J'ai l'impression de revoir des souvenirs d'enfants. Il me semble qu'à une certaine époque nous avons vécu ce même genre de scène. J'ai l'impression de me revoir à cinq ans à travers le regard de Julia et Gabriele.
Je fondis en larmes. Ils n'avaient pas oublié ces petits moment où je les avais un jour prit de la même manière que j'avais pris Julia dans mes bras pour l'a jeté sur le lit et de la chatouiller jusqu'à ce que sa sœur vienne à son secours, Je fis signe aux jumeaux et ils se callèrent dans le creux de mes bras. Une sensation étrange m'envahit. Je me sentais enfin complète. On pouvait dire ce que l'on voudrait : Emmil et Léonnie Fox Mulwray étaient aussi mes enfants. Une part de moi : Torrainne Noël, coulait dans leurs veines. J'éclatai en sanglot.
Moi : Mon petit Emmil… Ma Lili, ma princesse… Mais que vous a fait le temps? Vous êtes si beau, si grands maintenant. Je vous le jure, je n'ai jamais cessé de vous aimer…
Lentement, je me séparai d'eux. Je tentai également d'essuyai mes larmes.
Moi : Comment se porte votre mère?
Lili : Physiquement ça va, mais psychologiquement c'est une toute autre histoire. Tu sais, beaucoup d'eaux ont passé sous les ponts en dix ans. Le sanctuaire a été détruit, oncle Jessie et tante Lexa ne sont plus en couple, papa et tante Emma se sont fait capturé par Ashlock et j'en passe.
Moi : Mon dieu, quel horreur!
Em : C'est le moins qu'on puisse dire, mais malheureusement le monde n'arrête pas de tourner pour autant.
Moi : Non, je sais. Je vais emmener mes enfants à la plage aujourd'hui et je voudrais que vous veniez avec nous.
Lili : Moi je préfère qu'on reste ici à vous attendre.
Em : Nous n'avions pas prévu que nous irions à la plage, nous n'avons pas ce qu'il faut.
Moi : Bien sûre. Bon aller; allons rejoindre les petits.
Je me levai et suivit des jumeaux, nous regagnâmes la cuisine, là, où les trois filles y étaient déjà.
Moi : Gaby, Julia; j'ai préparé ce dont vous aurez besoin. Je les aie déposés sur vos lits. Emmil et Léonnie, voulez-vous vous occuper de mes cadettes. Je dois me rendre en ville pour faire quelques courses, pour que nous puissions-nous préparer un lunch pour emporter.
Lili : Sans problème.
Moi : Chléo, toi tu vas m'accompagner.
Chléo : Ok pas de problème.
Moi : Lili et Emmil…
Lili et Em. À l'unissons : Oui?
Moi : Veuillez à ce que Gabriele et Julia prennent un bain. Je veux qu'elles soient lavées, coiffées et habillées à mon retour.
Em : D'accord
Moi : Je ne devrais pas tarder et je préparerai des crêpes pour tout le monde lorsque je reviendrai.
Julia : Miam, j'ai déjà hâte que tu reviennes alors!
Moi : Sois sage mon bébé.
Julia : Oui maman.
Moi : Ça vaut pour toi aussi, dis-je à l'égard de Gabriele.
Gaby : Ne te fais pas de soucis maman, nous serons prête quand tu reviendras.
J'embrassai mes deux plus jeunes, ensuite j'attrapai mes clefs et quittai la maison accompagnée de Chléo.
Chléo : Dis maman, pourquoi veux-tu que je t'accompagne? J'aurais très bien pu m'occuper des filles.
Moi : Je sais ma puce, mais Léonnie et Emmil ne veulent pas nous accompagner à la plage aujourd'hui.
Chléo : Pourquoi ça?
Moi : Parce qu'ils ont dit ne pas avoir de mayo de bains.
Chléo me sourit.
Chléo : Ah je comprends! Tu veux faire en sorte qu'ils puissent nous accompagner?
Moi : Tu as tout compris.
Nous arrêtâmes d'abord ou supermarché faire quelques courses, avant l'ouverture des grands centres d'achat. Puis, nous allâmes dans une boutique spécialisée en tenue d'été. Chléo m'aida à choisir un mayo de bain qui serait forcément à la taille de Léonnie et un autre à celle d'Emmil. Nous revinrent à la maison soit heure et demi plus tard.
À peine fûmes-nous entré dans la maison que Julia et Gabriele revinrent avec leur série de question.
Julia : Peut-on téléphoner à marraine maintenant?
Gaby : Tu vas nous faire des crêpes n'est-ce pas maman?
Emmil et Léonnie pouffèrent de rire.
Moi : Pouvez-vous me laisser le temps d'entrer dans la maison? Laisser moi respirer les filles! Une chose à la fois voulez-vous?
Les deux soupirèrent.
Julia et Gaby à l'unissons : Oui maman!
Moi : Chléo s'il te plaît range les courses pour moi veux-tu. Julia et Gabriele, allez-donc jouer dehors. Pendant ce temps, vous ne serez pas dans mes pattes pendant que je prépare le déjeuner et que je téléphone à votre tante Tarra.
Elles acquiescèrent et se volatilisèrent à l'extérieur.
Moi : Emmil et Léonnie, il n'est pas question de vous laisser seuls ici, surtout par ce temps splendide!
Lili : Mais nous vous avons déjà dit que nous n'avions rien de convenable à nous mettre.
Em : Et puis, il s'agit d'une sortie familiale. Nous n'avons pas le droit de nous imposer de la sorte.
À l'autre bout de la cuisine, Chléo pouffa de rire.
Chléo : Désolé Emmil, tu devras trouver une meilleure excuse. Il est vrai que vous ne connaissez pas encore ma mère. Elle sait se montrer très persuasive, elle est très tenace et elle tient toujours son bout.
Em : Oui bon d'accord peut-être bien, mais il n'empêche que ma sœur a raison.
Je sorti les mayo de bains des sacs en plastique et les tendit aux jumeaux.
Moi : Allez-donc m'essayer ça!
Em : Mais…
Moi : Il n'y a pas de mais qui tienne.
Lili : Effectivement vous êtes très tenace.
Em : Et persuasive.
Chléo : Elle tient toujours son bout!
Moi : Et encore, vous n'avez rien vu. Bon, qu'est-ce que vous faites encore là? La salle de bain est libre et vous pouvez utiliser ma chambre comme cabine d'essayage.
Les jumeaux se levèrent pour aller essayer leurs mayo de bains respectifs, pendant ce temps j'attrapai le téléphone et je composai le numéro de ma petite sœur Tarra.
Cette dernière était enceinte de près de 35 semaines. Ce petit bout de chou à naître serait son deuxième enfant. Elle avait déjà une ravissante petite chipie qui venait d'avoir trois ans Elle se prénommait Soléanne. Un prénom très originale et qui lui allait à ravir.
J'eusse tout juste le temps de terminer mon appel que Julia et Gabriele rentrèrent dans la maison et s'avancèrent près de moi.
Julia : Alors maman?
Moi : Elle a dit qu'elle viendrait.
Julia bondit de joie et Gabriele l'imita aussitôt.
Gaby : Alors, quand partons-nous?
Moi : Aussitôt que le lunch sera préparé et que nous aurons tous mangés et rangés la cuisine mon cœur.
Lili et Emmil revinrent vêtus de leur nouveau mayo de bain. Ils avaient tout juste la taille parfaite et leur allaient à ravir.
Lili : Et comme les petites demoiselles semble bien pressées de profiter du soleil, du sable et de la plage, Emmil, Chléo et moi allons préparer le lunch et laisser votre maman préparer le petit déjeuner.
Gaby : Alors ça me va! On retourne dehors en attendant.
Moi : Excellente idée!
Les deux plus jeunes retournèrent à l'extérieur et je pus mieux contempler Lili et Emmil dans leur mayo de bains.
Moi : Wow! On dirait qu'ils ont été spécialement conçus pour vous. Donc, allez me retirer ça pour que je puisse les passer à la machine à laver.
Ils acquiescèrent. Chléo démarra la machine à laver pour les jumeaux. Puis, les trois jeunes commencèrent à préparer le lunch pendant que je préparais les crêpes promises pour tout le monde. Lorsque nous passâmes à table, Chléo mis les mayo des jumeaux à sécher. Tout le monde y mit du sien. Une heure plus tard, nous étions fin prêt à partir. Tarra et Soléanne nous avaient rejointes.
À la plage
Chléo se faisait bronzer avec quelques copines, un peu plus loin de l'endroit où nous nous étions installés. Les trois petites fillesquant à elles, s'amusaient sur le bord de l'eau comme de vraies petites folles. Emmil et Léonnie leurs inventaient des jeux et ces demoiselles participaient gaiment. De mon côté, assise sur une chaise longue auprès de ma sœur sous le parasol, nous les observions au loin.
Tarra : Alors ce sont ses deux-là qui ont aménagés dans la chambre d'Émily?
Moi : En effet.
Tarra : Leurs parents étaient à la recherche d'un lieu où ses derniers pourraient passer l'été?
Moi : Non, ce n'est pas ça du tout. En fait… En fait, leurs parents voyagent beaucoup et comme ils devaient s'absenter pour une longue période en raison d'un voyage d'affaire, ils ont préférés louer une chambre dans une maison familiale pour leurs jumeaux. Ainsi, ses derniers peuvent continuer de grandir au sein d'un environnement encadré et leurs parents se disent beaucoup moins inquiets.
Tarra : D'accord, oui je comprends. Et tu connais les parents de ses deux enfants?
Moi : Oui, ce sont des gens que j'ai perdu de vu il y a longtemps.
Tarra : Et est-ce que je les connais?
Moi : Je ne crois pas non. Je les aie connus dans un contexte plutôt étrange, je devais avoir 17 ans à l'époque et eux avaient quelques années de plus.
Tarra : Et ses jumeaux est-ce qu'ils ont des frères et sœurs plus jeunes qu'eux?
Moi : Non, je ne crois pas pourquoi?
Tarra : Ils savent si prendre avec les enfants. Regarde comment s'amusent les filles.
Mon cœur se serra, il était vrai que je n'avais jamais pensé qu'ils pourraient avoir de jeunes frères et sœurs mais c'était dans la nature du possible.
Moi : Oui, ce sont de vrais anges avec nos petites filles.
Je souri intérieurement en les regardant. Ma petite sœur avait relevé un point assez véridique. Léonnie et Emmil n'agissaient pas comme de simple gardiens avec les petites, mais plutôt comme de grands mentors. Naturellement, cela faisait le bonheur des filles. Mais se pouvait-il, qu'ils me dissimulaient d'avantage de secret qu'ils ne le laissaient croire? Quoi qu'il en soit, je me devais de tout savoir et de tout connaître de A à Z, même s'ils s'obstinaient à en penser le contraire. Ils étaient chez moi maintenant et leurs vies avaient à nouveau rejointe la mienne. J'avais bien connus ses deux enfants à une certaine époque et même s'ils étaient devenus grands maintenant, j'obtiendrais bien tôt ou tard les réponses à tous ses mystérieux secrets du passé. J'en demeurai convaincue.
Moit : Dit Tarra, j'ai une chose à te demander.
Tarra : Oui quoi?
Moi : Je parierais que Chléo va venir me demander d'une minute à l'autre de pouvoir aller passer la nuit chez une de ses copines là-bas.
Tarra : D'accord, mais en quoi ça me concerne?
Moi : Accepterais-tu de prendre Gaby et Julia avec toi jusqu'à demain. Je demanderai à Joanna d'aller les reprendre dans l'avant-midi.
Tarra : Alors tu veux t'offrir une soirée tranquille?
Je me contentai d'hochai la tête, je ne voulais pas éveiller le moindre soupçon chez ma sœur. Elle avait toujours le don de fourrer son nez partout et la dernière chose que je voulais c'est qu'elle apprenne la vérité à propos de moi et des jumeaux.
Tarra : Si elles promettent d'être sages je n'y vois aucun problème, ce n'est que pour une nuit de toute façon. Dis-moi, que comptes-tu faire de ta soirée?
Moi : Je ne préfère pas entrer dans les détails, mais j'ai quelques trucs personnels à faire et je dois les faire sans les enfants.
Tarra : Très bien, c'est comme tu voudras.
Quelques minutes avaient à peine passé lorsque nous vîmes Chléo qui revenait dans notre direction accompagnée de sa copine Alicia. Et comme je l'avais prédit, elle revenait uniquement pour que je lui donne mon autorisation pour qu'elle puisse passer la nuit chez son amie.
Les heures qui suivirent se passèrent dans une atmosphère tout aussi agréable que l'avait commencée la journée.
En fin d'après-midi, nous organisâmes avec les enfants, une partie de soccer dans le sable. Ma sœur joua le rôle de l'arbitre étant donné sa condition. Beaucoup nous observèrent avant de se joindre à nous; enfants comme adultes. Le jeu s'acheva vers 16h30. Tarra devait rentrer rejoindre son copain. Gabriele et Julia furent très heureuses de partir avec leur tante, tandis que Chléo quittait de son côté avec Alicia et ses parents Les jumeaux et moi prirent le chemin du retour. J'achetai une pizza avant de rentrer à la maison avec Léonnie et Emmil. Une fois arrivé, nous nous mirent à table. À peine le repas fut-il terminé que je reçue le coup de téléphone tant attendu de Maxime. Nous parlâmes environ trente minutes, puis, il dût raccrocher. Suite à quoi, j'appelai Joanna, afin de lui demander de passer récupérer les filles chez ma sœur le lendemain.
Lorsque vingt heures sonna, je m'installai au salon et j'invitai les jumeaux à se joindre à moi.
