4ième Partie : Retour aux sources
Moi : Écoutez, si j'ai envoyé les petites passer la nuit chez leur tante, c'est parce que je crois que nous devons discuter de tout ça.
Em : Mais nous t'avons déjà tout dit l'essentiel.
Moi : Je ne crois pas non. En discutant avec ma sœur cet après-midi, j'ai réalisée qu'en fait je ne savais rien. D'accord, je sais qu'Ashlock est à ma recherche, mais c'est tout. Je ne peux pas me contenter de l'essentiel, je dois absolument tout savoir, si je veux être bien préparé à affronter tout ce qui s'en vient. Il en va de votre sécurité, de la mienne et de celle de toute ma famille. Et vous faites partie de cette famille à mes yeux.
Lili : Et si nous nous obstinons à refuser; vous ferez quoi?
Moi : Alors c'est très simple; je vais vous foutre dehors.
Em : Tu ne ferais pas ça tout de même!
Moi : Je suis chez moi ici que je sache. Pourquoi devrais-je me gênée?
Lili : Parce que vous êtes… que vous avez été notre…
Moi : Effectivement, j'ai été votre père pendant vos premières années d'existences. Alors si vous refusez de me répondre, vous n'êtes plus les enfants que j'ai élevées autrefois.
Emmil me regarda surpris, étonné et surtout d'un œil triste.
Em : Comment peux-tu nous dire ça? Nous sommes les jumeaux de Brennan Mulwray et de Shalimar Fox et tu le sais très bien.
Moi : Oui c'est vrai je le reconnais.
Em : Alors comment peux-tu que nous se sommes plus les enfants dont tu as pris soins il y a dix ans?
Moi : Ces enfants-là avaient du respect et de la franchise pour les leurs.
Em : Et c'est toujours le cas.
Moi : Non pas si c'est pour me cacher des choses. Je ne suis pas une enfant et croyez-moi, il y a bien longtemps que je suis devenue adulte.
Lili : Certes, mais vous n'avez plus l'avantage que vous aviez autrefois.
Moi : C'est vrai, je n'ai plus de pouvoir de mutant, mais j'ai beaucoup plus de ressource que vous ne le croyez.
Em : Je n'ai pas envie de me disputer avec toi, tu sembles avoir prise ta décision alors très bien, c'est comme tu voudras, mais nous t'aurons prévenue. Notre passé n'a rien de très gaie tu peux me croire.
Lili : Si vous y tenez vraiment, je peux vous connecter à moi télépathiquement et vous assisterai à toutes les scènes de notre passé que ma mémoire a enregistré. Ce sera très réel pour vous. Ce sera comme si vous y étiez vraiment, mais en aucun cas vous ne pourrez intervenir, car on ne peut pas changer le passé. Pour vous, ce sera comme si vous traverserez les chapitres d'un livres, mais en fait ce sera moi quoi choisirai ce dont vous voulez voir. Je pourrai communiquer avec vous et en tout temps. Mais honnêtement, je ne suis pas convaincue que ce soit une très bonne idée.
Moi : Très bien je suis prête. Connecte-moi à ton esprit.
Em : Ho là un seconde! Sache que si tu fais cela, Léonnie ne pourras plus te déconnecter de son esprit tant et aussi longtemps qu'elle ne t'est pas fait voir tout ce qu'il y a, a voir.
Moi : J'en suis consciente.
Lili : Très bien, allons-y, soupira-t-elle.
Léonnie s'assied en face de moi et se concentra. Elle entra bien vite en une espèce de transe. Ses pouvoirs avaient bien évolué depuis l'époque où je jouais le rôle de son père. Une boule d'énergie jaillit de sa tête pour entrer à vive allure dans la mienne J'eût aussitôt l'impression de perdre le contact total avec la réalité, puis je fus plongé dans le noir le plus total. Soudain, je pus ouvrir les yeux. Je me sentais très étrange. J'avais conscience que mon esprit devait s'être détaché de mon corps pour entrer dans les mémoires de Léonnie. Je m'apprêtais à revivre ses souvenirs, comme si j'y étais, mais sans jamais pouvoir intervenir. Je n'étais qu'une simple observatrice, totalement à la merci de celle qui avait été ma fille.
Le décor obscure dans lequel je me trouvais commençait soudain a se transformer. Un long frisson me transperça l'esprit. J'étais dans cette pièce qui autrefois m'avait servit de chambre. Un homme était assis dans le lit, le regard absent.
Sentir cet homme tout près de moi me déstabilisa totalement. J'avais vraiment l'impression qu'il pouvait me voir et m'entendre. J'avais envie de pleurer, lui signaler ma présence, mais je savais que ce n'était pas possible. Cet homme, c'était moi ou plutôt j'avais été lui dans une vie passé que j'avais tenté d'oublié.
Au loin j'entendis la voie de Léonnie me dire que ses souvenirs n'étaient pas les siens, mais qu'un jour elle c'était connecté à son père et il avait choisi de lui transmettre se souvenir précis.
Puis j'entendis quelqu'un approcher. Cette même personne prit place près de Brennan.
J'avais envie de crier son nom, mais à nouveau je savais qu'elle ne m'entendrait pas. Pourtant, j'avais partagé tant de chose avec cette personne, cette femme. À mes yeux, elle avait été ma meilleure amie mais tout ça c'était passé dans une autre vie. Mais à ses yeux je n'avais été rien d'autre que son amoureux.
Bren : Shalimar?
Shal : Oui mon amour?
Bren : Où sont donc passé toute ses années mon amour?
Shal : Mais de quoi parles-tu chaton? Qu'est-ce que tu as? Je te trouve bizarre depuis ce matin?
Bren : Les enfants…
Shal : Ils vont bien, alors cesse de t'en faire.
Bren : J'ai l'impression de ne pas les avoirs vu grandir.
Shal : Tu as raison, c'est vrai que tout va si vite. Ils ont été courageux et forts hier face à cet ignoble japonais.
Brennan se retourna vers Shalimar le visage débordant d'amour et il l'embrassa avec une grande passion pendant quelques minutes. Lorsqu'ils se séparèrent Shal se dirigea vers la sortie, mais comme elle s'apprêtait à sortir elle se retourna vers son bien-aimé Brennan et lui dit qu'il avait de quoi être vraiment fier de ses enfants. Ces derniers étaient aussi forts, courageux et têtus comme leur père. Elle lui fit un de ses sourires, puis elle quitta la pièce.
Bren : … Si seulement j'avais été leur père pour qu'elle puisse me comparer comme ça à eux… Serais-je me montrer à la hauteur?... J'étais de m'imaginer qu'en revenant je deviendrais père de famille. M'aimeront-ils autant qu'elle… Torry…
Je senti une larme glisser le long de ma joue.
Moi : Mais bien sûre qu'ils vont t'aimer idiot! Ce sont tes enfants après tout; ta chaire et ton sang!
J'entendis sans pourtant l'a voir, la voix de Léonnie d'aujourd'hui me dire que même si j'essayais de leur parler ou de hurler, jamais personne de ses souvenirs ne pourraient m'entendre.
Moi : Je sais, grognais-je à Léonnie! Courage Brennan, se sont les premiers jours les plus difficile. Tu peux me croire, je sais ce que je dis.
De nouveau je me sentie plongé dans le noir, je pouvais sentir que l'on s'apprêtait à passer à un second souvenir.
