*arrivent tout doucement, sur la pointe des pieds*

* regardent de gauge à droite*

* évitent habilement une tomate*

* se prennent la salade de fruit en pleine tête*

Euh... si on vous dit qu'on désolé pour l'attente ça changera quelque chose ?

* reçoivent de la ratatouille*

Oui bon d'accord, ça changera rien, mais on est désolé, sincèrement. Enfin bon, bonne lecture quand même.

Euh sinon le concours du Reviewer sprinter a été remporté par agrond son pseudo est donc placé dans ce chapitre.

Merci pour toutes vos reviews et encore une fois bonne lecture.

Et merci à notre chère bêta Aidegaxto qui a lu et corrigé ce chapitre.


Opération G II

Matt bailla à s'en décrocher la mâchoire, conservant néanmoins une certaine élégance. Fred, George et Lee s'approchèrent :

- Réunion ! 20h30 ! ce soir ! dortoir !

- Sujet, verbe, complément, Lee ! marmotta Ginny, allongée sur sa table, sujet verbe complément !

oOo

Matt bailla à s'en décrocher la mâchoire, conservant néanmoins une certaine élégance. Fred, George et Lee s'approchèrent :

- Fatigué Matt ?

- …

- LALOUUUUUU!

Charlie émergea de ce qui semblait être un profond sommeil. George cacha rapidement la salamandre sur laquelle il s'entraînait au sortilège d'aguamanti.

- J'crois que les filles arrivent !

Lalou dévala rapidement les escaliers suivie par Cléo dont les cheveux bouclaient à une vitesse stupéfiante.

- Lalou ! Ça se fait pas de réveiller les gens comme ça !

- Mais, Cléo, c'était pour te rendre service. Tu comprends, on a Défense contre les Forces du Mal aujourd'hui, tu ne voudrais pas que Lockhart te donne un autre autographe ?

- Merci Lalou !

- De rien, tout le plaisir est pour moi.

Ginny bailla bruyamment. Fred se tourna vers Lee.

- Faudrait peut-être qu'on aille dans la Grande Salle non ?

- Pourquoi ?

Le regard de George s'illumina.

- Je veux y être avant Lockhart.

- Et moi avant Angelina, renchérit Fred, en extase.

- Et c'est pour ÇA que vous nous avez réveillés à six heures du matin ? s'indigna Charlie.

Les jumeaux se tournèrent vers lui.

- Imagine Angelina dans cette tenue, lui lança Fred, des étoiles plein les yeux.

- Je préfère Alicia, intervint George.

- C'est normal, t'as aucun goût !

- Dis tout de suite qu'Alicia est moche !

- En tout cas, elle est moins belle qu'Angelina !

- Tu rigoles ? C'est Alicia la plus belle ! Suffit d'avoir des yeux pour s'en apercevoir !

- Peut-être, mais si t'as les yeux en face des trous, tu t'aperçois tout de suite que c'est Angelina la plus belle !

- Mais j'ai les yeux en face des trous !

- Ouais mais t'as oublié de les ouvrir !

- N'importe quoi ! C'est toi qui est totalement aveuglé !

- Ah ouais ? Et bah on va demander à quelqu'un d'impartial de nous départager !

Ils se tournèrent vers Lee alors que ce dernier s'éloignait de façon discrète mais néanmoins rapide.

- Lee, c'est qui la plus jolie ? Angelina ou Alicia ?

- Je suis pas impartial ! Demandez à Mc Gonagall !

- Sur les matchs de Quidditch, non mais pour les filles, SI !

- N'empêche qu'il fait toujours remarquer à quel point Angelina est belle alors qu'Alicia jamais ! Ça prouve bien que c'est Angelina la plus jolie.

- Tu parles, c'est juste qu'il est trop impressionné par la beauté d'Alicia !

Lee tenta d'intervenir.

- Mais…euh…non…mais attendez…c'est pas…

- N'importe quoi, au contraire, la beauté d'Angelina est telle qu'elle éclipse celle des autres et il l'a bien remarqué !

- Tu rigoles ? S'il préférait Angelina, il l'aurait déjà dit ! C'est clair que lui aussi trouve qu'Alicia est la plus belle.

- Ou alors il aime aucune des deux ! intervint Ginny Et comme ça, vous êtes sûrs que vous allez pas vous les piquer mutuellement On peut descendre maintenant ?

Fred et George redescendirent sur Terre et prirent conscience de Cléo et Charlie qui se moquaient ouvertement d'eux, de Matt qui semblait avoir été réveillé par ce divertissement de choix, de Lalou qui avait tout noté sur un carnet qu'elle rangea précipitamment dans sa poche et de Ginny qui les observait d'un œil noir. Ils rougirent furieusement, ce qui jura affreusement avec leurs cheveux et marmonnèrent quelque chose qui ressemblait vaguement à :

- Mrmanananmahrarbragnagna.

- Pardon ? demanda Lalou, une main sur son oreille, un sourire innocent aux lèvres. Je n'ai pas très bien compris.

- Oui, bon, ça va ! On va déjeuner maintenant !

- On n'attendait que vous, rétorqua Ginny, qui s'était visiblement levée du mauvais pied.

- L'opération G presse, murmura Matt à Charlie.

- Hein ? T'es pressé ? Tu veux aller aux toilettes ?

Matt leva les yeux au ciel et marmonna quelque chose à propos de la stupidité de son ami.

- Bon, j'ai faim moi, grogna Cléo. On descend ?

- Ça fait la quatrième fois qu'on le propose, remarqua Lee.

- Et ça fait la quatrième fois qu'on n'y va pas ! explosa Cléo.

- Euh, du calme Cléo, c'est six heures du matin. Il y a des gens qui dorment encore.

- Et tu peux m'expliquer pourquoi je n'en fais pas partie ?

- Euh…bah…parce qu'on voulait voir Angelina en…

- Mais moi je m'en fiche d'Angelina ! J'en ai rien à faire de la voir comme ça !

- Et Lockhart ?

- Je devrais déjà le voir UNE heure ! Tu crois qu'en même pas qu'en plus je vais vouloir le voir le plus longtemps possible au petit-déjeuner !

- Et Dumbledore ?

- Vous devriez avoir honte de vous moquez d'un pauvre vieillard sans défense !

- Vous êtes sûrs qu'on parle du même ? murmura Charlie.

- Et Mc Gonagall ?

- On voit que c'est pas TES cadeaux de Noël qui sont en jeu !

- Euh…je vois pas le rapport.

- MOI SI !

- Elle est où Lalou ? intervint Ginny.

- Elle est descendue déjeuner, les informa Matt.

- Quoi ? Et elle ne nous a pas attendus ? Traîtresse !

Cléo dévala les escaliers, rouge de colère, les oreilles fumantes.

- Faudrait peut-être qu'on lui dise de se calmer, non ? demanda Charlie.

- Oui bah c'est toi qui vas lui parler, lui lança Matt.

- Tu veux pas plutôt y aller toi ? Après tout, t'es son frère.

- Peut-être mais ça rime pas avec "suicidaire".

- Bah…si.

- J'te dis que ça rime pas !

- Bon bah, si tu le dis. On descend ?

Cette fois, ils descendirent.

oOo

- Tu crois qu'Angelina me trouvera sexy ? demanda Fred en rajustant son "haut".

- Et Alicia ?

- Sûrement oui…

George eut un sourire éclatant.

- ….vu qu'elle a aucun goût, termina Fed.

- Alicia a très bon goût ! s'indigna George. C'est Angelina qui n'en a pas ! Mais tu devrais être content parce que comme ça, elle sortira peut-être avec toi.

- En tout cas si Alicia a aussi bon goût que tu le pense, elle va pas accepter de sortir avec toi !

- Mais ils ont pas bientôt fini avec Angelina et Alicia ? se plaignit Ginny. Ils commencent vraiment à me gonfler.

- Je vous ferais remarquer que comme vous vous ressemblez comme deux gouttes d'eau, intervint Lee à l'intention des jumeaux, quand vous en insultez un sur son physique, vous vous insultez vous-mêmes.

- Tu as tout faux Lee. J'ai toujours été plus beau que George, se rengorgea Fred.

- Peut-être mais c'est moi le meilleur. C'est scientifiquement prouvé.

- Ah oui ? Et c'est prouvé comment ?

- George. Ça commence par un G. G, comme chacunes de nos opérations. G comme Génial.

- Peut-être mais Fred ça commence par un F comme Fantastique. Et les Fantastiques, y en a que 4.

- Mais des personnes Géniales, y en a qu'une et elle est en face de toi.

Fred regarda par-dessus l'épaule de George.

- Mais…je vois personne. Tu parles de qui Forge ?

- Bah de moi Gred. De qui veux-tu que je parle ?

- Angelina !

- Hein ? Mais non, Angelina ça commence pas par un G.

- Non, C'EST Angelina ! Elle est derrière toi !

George se retourna brusquement. Angelina entrait dans la Grande Salle, qui avait d'ailleurs commencée à se remplir, accompagnée de Katie, Alicia et Gabrielle. Leur arrivée fut loin de passer inaperçue. Très loin. D'autant plus que Lockhart entra à cet instant et s'écria :

- Ah ! Gabrielle ! Vous devriez vous habiller ainsi plus souvent !

Matt et Cléo le foudroyèrent du regard tandis que Gabrielle l'ignorait superbement et alla s'asseoir. Dumbledore l'accueillit d'un sourire.

- Gabi très chère, cet ensemble vous va à ravir.

- Vous avez bien choisi votre jour pour vous joindre à nous, rajouta Lockhart.

- Je viens déjeuner ici chaque matin Gilderoy ! répliqua sèchement Gabrielle.

- Je rêve pas ! Elle l'a appelé Gilderoy ! Elle l'appelle par son prénom ! s'indigna Matt

- Estime-toi heureux qu'elle ne l'appelle pas Gildy.

- Mouais. Rappelez-moi, QUI a eu cette idée ?

Fred et George ne prirent même pas la peine de siffloter. Ils étaient trop occupés à baver devant Angelina et Alicia.

- C'était une mauvaise idée, murmura Charlie d'une voix qui ressemblait étrangement à celle de Ron devant une araignée.

- Oui, ça je confirme, bougonna Matt. Pour une mauvaise idée c'était une mauvaise idée !

- Non, je parle pas de ça.

- De quoi alors ?

Charlie pointa un doigt tremblant en direction de la porte d'entrée.

- De ÇA !

Rusard était sur le point de pénétrer dans la Grande Salle.

- NON !

Le même cri avait jailli de toutes les bouches. Presque tous les élèves se précipitèrent sur lui afin de l'empêcher d'entrer. Mais il était trop tard. Rusard fit le pas de trop. Une lumière éblouissante l'enveloppa, comme elle avait enveloppée toutes les personnes ayant pénétré dans la Grande Salle ce matin-là. Lorsqu'elle se retira, le concierge n'était plus le même. Il était désormais affublé d'un magnifique….bikini. De nombreuses âmes sensibles se rendirent à l'infirmerie ce jour-là. Ginny laissa échapper un gémissement :

- C'est encore pire que ce que je pensais.

Lalou, elle, murmura :

- Pitié, que quelqu'un aille dire à Hagrid de ne pas venir aujourd'hui, pitié, vite, quelqu'un, n'importe qui, allez lui dire.

Cléo ouvrit de grands yeux horrifiés.

- Ôtez-moi ces images de la tête, pitié, ôtez-moi ces images !

- QUI a eu cette idée ?

Tous se tournèrent vers Fred et George, toujours en extase devant les deux Poursuiveuses de Gryffondor.

- Ne le regardez pas. Faites comme Lockhart : regardez une jolie femme.

- D'ailleurs, s'il pouvait un peu moins regarder la jolie femme en question, marmonna Matt.

- Faut vraiment aller lui dire, murmura Cléo, horrifiée à l'idée de voir Hagrid en bikini.

Matt se leva.

- T'as raison. J'y vais.

- Merci Matt. T'es vraiment un frère.

- Et un fils, murmura Matt en s'éloignant.

- Hein ? Mais de quoi il parle ? Et puis il va où ? C'est pas par-là la sortie ! Là c'est la table des professeurs.

Matt se planta devant Lockhart, les mains sur les hanches.

- Vous avez bientôt fini de draguer ma mère ? Elle vous aime pas, vous avez toujours pas compris ? Alors, je vous préviens, si je vous vois encore une seule fois lui tourner autour, vous allez le regretter toute votre vie !

Voir Matt menacer son professeur de Défense contre les Forces du Mal du haut de ses douze ans avait quelque chose d'assez surréaliste mais étrangement, personne ne rit. Cléo sortit un carnet de sa poche et raya les mots Lockhart beau-père.

- Bon, c'est bien beau tout ça, mais qui prévient Hagrid maintenant ?

- Je propose que ce soit ceux qui ont eu l'idée qui y aillent, suggéra Ginny en foudroyant les deux concernés du regard.

Fred et George secouèrent la tête, ne lâchant pas Angelina et Alicia des yeux.

- Non, nous on reste là.

- Bon, j'y vais, se décida Charlie.

Il se leva, bien déterminé à retenir Hagrid par tous les moyens. Trop tard. Hagrid avait décidé de prendre son petit-déjeuner plus tôt que d'habitude et venait de pénétrer dans la Grande Salle. Les quelques âmes sensibles qui avaient résisté à Rusard se retrouvèrent aussitôt à l'infirmerie.

- Bon, bah, le pire est arrivé.

- Attendez, il reste encore Rogue.

- Quand on parle du loup, il sort du bois, murmura Ginny en voyant Rogue s'approcher.

- Ah, on va bien rire.

Les jumeaux durent vite déchanter. En effet, Rogue, loin d'être le gringalet maigrichon que tout le monde pensait, possédait un véritable corps d'athlète, bien plus impressionnant que celui de Lockhart. Fred et George se tournèrent vers Lalou, furieux.

- Lalou ! C'est toi qui lui a dit ce qu'on préparait et du coup il a pris une potion, c'est ça ? Traîtresse !

- Pas du tout ! Je lui ai rien dit ! protesta Lalou, indignée qu'on puisse la soupçonner de haute trahison.

- Mais on va pas pouvoir se moquer de lui !

- C'est pas grave, marmonna Cléo, défoulez-vous sur Lockhart, y a largement de quoi faire.

Matt revint s'asseoir à cet instant. Il semblait choqué.

- C'était grandiose Matt ! le félicita Fred. Bravo !

- T'as eu combien d'heures de colle ? lui demanda George, curieux.

- Deux.

- Que deux ?

- En fait, c'est pas vraiment des heures de colle. C'est pire. Il m'a invité à venir diner chez lui de dix-huit à vingt heures. Il dit qu'il veut qu'on apprenne à mieux se connaître. Cléo, t'es invitée aussi.

- Quoi ? Mais c'est pas juste ! J'ai rien fait moi ! Cette fois j'en ai marre, marre, marre, marre….

- Oui, bah c'est bon ! s'exclama Ginny qui était décidément de très mauvaise humeur. Arrêtez de vous plaindre cinq minutes ! T'as été invité à diner chez un prof que tu as engueulé alors maintenant tu te la ferme et tu bouffe tes trois tartines !

Matt se tut et mangea ses trois tartines en silence.

Charlie se leva.

- Bon bah moi je vais chercher mes affaires de cours hein. Je reviens.

Il monta dans les dortoirs.

- Mais elles sont là ses affaires, s'étonna Cléo. Qu'est-ce qu'il va chercher là-haut ?

Ginny eut un rictus méprisant.

- Cherche pas, c'est un imbécile.

Cléo et Lalou échangèrent un regard gêné.

- Bon, on va en cours ? s'exclama Cléo d'une voix faussement réjouie.

- C'est la première fois que je te vois aussi contente d'aller en Défense contre les Forces du Mal.

- J'ai un compte à régler avec un certain bellâtre blond cinq fois lauréat du prix du Sourire le plus charmeur décerné par les lectrices de Sorcières Hebdo.

Charlie revint dans la Grande Salle à cet instant.

- Qu'est-ce que tu fais avec ça ?

- Bah quoi, ça me va bien non ?

- Rends-moi mon paréo ! hurla Cléo.

- Désolé, c'est le seul qui était rouge.

- C'est pas une raison ! Rends-le moi !

- Mais on va voir mes jambes ! s'exclama Charlie d'une voix suraiguë.

Derrière lui, Seamus et Dean se moquèrent de lui en commençant à chantonner :

…. Un deux trois il tremblait de montrer quoi ?
Son petit itsi bitsi piti oui tout petit petit ... bikini
Qu'il mettait pour la première fois
Il n'itsi bitsi piti oui tout petit petit ... bikini
Un bikini blanc signé O.V.A…

Ginny leva les yeux au ciel et sortit à grandes enjambées.

- L'opération G est en train de se casser la figure, murmura Cléo à Lalou.

- Au moins, on lui a remonté le moral à lui, remarqua Lalou en désignant Harry du doigt.

En effet, Harry et Ron étaient écroulés de rire sur la table tandis que Lee interviewait Hermione.

- Tu dois être contente non ? demanda Cléo à Lalou avec un grand sourire. On a remonté le moral à ton idole.

Lalou rougit.

oOo

Lorsqu'ils sortirent de cours, la plupart des élèves étaient surexcités. Les membres du O.V.A, en revanche, les traits tirés, d'immenses cernes sous les yeux, étaient loin de partager l'allégresse générale. En effet, tous sauf deux d'entre eux (nous vous laissons deviner lesquels) n'étaient pas friands des nuits blanches, en particulier lorsqu'elles étaient successives. Les bombes à eau lâchées un peu partout dans le château par Peeves (et en particulier dans les escaliers) qui avaient beaucoup fait rire dans la matinée commençaient à en énerver plus d'un. Notamment Lalou qui glissa sur les marches humides, la faisant dévaler les escaliers menant au hall sur les fesses. Descente pour le moins humiliante. Surtout pour Lalou. Aussi pouvons-nous comprendre que le ricanement narquois que laissa échapper Cléo ne fut pas très apprécié par la brunette.

-Pourquoi tu rigoles ? Tu t'es vu dans une glace ? lança-t-elle brutalement à la blondinette.

Charlie eut un hoquet stupéfait tandis que la plupart des élèves tendaient l'oreille, très attentif et que Cléo s'empourprait.

-Non, je t'ai vu tomber dans les escaliers et c'était bien plus drôle ! rétorqua-t-elle.

-Ah oui, c'est vrai que si tu t'étais regardée dans une glace, t'en pleurerais, riposta Lalou

Les élèves suivaient l'échange avec passion, une dispute entre les deux élèves qui paraissaient les plus soudées à Poudlard étant un évènement totalement inédit. Les élèves restés dans la Grande Salle passèrent la tête à travers la porte pour ne rien manquer du spectacle. Les cheveux de Cléo commencèrent à gonfler dangereusement.

-Moi au moins, c'est pas mon histoire qui est à pleurer !

Une tempête de neige passa dans les yeux de Lalou, la laissant froide et glaciale, impératrice des neiges et des territoires gelés. Lorsqu'elle prit la parole, sa voix avoisinait les -200°. Tous les élèves frissonnèrent.

-Pardon ? Se faire abandonner par son père, c'est pas à pleurer peut-être ?

Les élèves s'entre-regardèrent, surpris par cette révélation, tandis que Matt se dégageait brusquement du bras que Charlie avait posé sur son épaule et s'éloignait à grandes enjambées rageuses. Lalou sursauta et parut se rendre compte de ce qu'elle venait de dire. La glace dans ses yeux fondit pour devenir de l'eau qui menaçait de déborder. Cléo ne lui laissa pas le temps de s'excuser.

-Moi au moins, je vis dans MA famille !

L'eau déborda. Lalou tourna les talons et partit en courant, sans se soucier des élèves qu'elle bousculait. Cléo tremblait encore de rage.

-Tu crois pas que tu y es allée un peu fort ?

Cléo se tourna vers Charlie, des éclairs dans les yeux.

-Alors t'es de son côté toi aussi ? Lalou est une petite sainte c'est ça, pas comme moi ! C'est ce que tu penses hein ! Dis pas le contraire, tout le monde pense ça ! Tous les professeurs, mes grands-parents, ma mère, mon parrain et même mon frère ! Ils la préfèrent tous à moi ! Alors pourquoi pas toi ? Et puis dis aussi que mon père est parti à cause de moi ! Ça aussi c'est ce que tu penses ! C'est ce qu'ils pensent tous ! Mais c'est pas vrai ! C'est pas à cause de moi ! C'est pas ma faute !

Les yeux de Cléo ruisselaient de larmes.

-Mais non, pas du tout, je pense pas ça, bégaya Charlie, peiné par ces accusations.

-Et en plus t'es trop lâche pour me le dire en face !

Elle partit à son tour, laissant libre cours à son chagrin.

-Mais…je…balbutia Charlie, décontenancé.

Ginny le foudroya du regard.

-T'es pitoyable.

Puis elle partit derrière Cléo, le laissant planté dans le hall, seul malgré la foule d'élèves qui se pressaient autour de lui. Une ombre de tristesse passa dans son regard, rapidement remplacée par la colère. Il ramassa les affaires de ses amis et partit d'un pas rageur en direction de l'infirmerie. S'il y avait quelqu'un qui ne devait surtout pas l'apprendre par les ragots qui circulaient dans Poudlard plus vite qu'un Nimbus 2001, c'était Gabrielle.

oOo

Matt resta pendant des heures dans sa (vraie) chambre, les yeux fixant le mur ou un panda en train de dormir/se prosterner/tomber/avancer de manière qu'il espérait discrète… devant un bol de riz avait été affiché par sa mère onze ans plus tôt, lorsqu'ils s'étaient installées à Poudlard. Lorsque son père les avait quittés. Comme toujours dans ces moments-là, il s'empara de l'album de cuir posé sur son bureau et contempla avec nostalgie les photos qui le remplissaient. Sur chacune d'entre elles, l'absence d'un père frappait le regard. Un rire sonore résonna à ses oreilles, souvenir d'un temps oublié, vestige d'un passé heureux, dernier hommage d'un père à son fils. Il tourna la page. Un dessin avait été réalisé par une main enfantine. Sous le gribouillis informe, on distinguait vaguement une forme humaine. Un mot avait été rajouté en-dessous, d'une écriture encore tremblotante. « Papa ». Un mot si vite oublié. A peine prononcé, déjà condamné. Une larme roula sur sa joue.

La page suivante était plus épaisse, comme si certaines avaient été collées pour n'en former plus qu'une. D'un geste automatique, il passa son ongle dans la rainure, essayant de les décoller, cherchant à percer leur mystère. En vain. Les pages étaient scellées. Comme son passé.

Ecœuré par le bonheur qui transparaissait sur les photos suivantes, Matt referma le vieil album, usé d'avoir été trop regardé.

Matt se leva et contempla son reflet dans la vitre. Cheveux noirs, yeux noirs, il ne ressemblait pas aux Pomfreshs. Ressemblait-il à son père ? Fuirait-il lui aussi un jour ?

Gabrielle entra discrètement dans la chambre.

-Dis, tu crois qu'il pense encore à moi ?

oOo

Cléo se jeta sur son lit et éclata en sanglots rageurs. Elle parcourut la chambre des yeux, son regard se fixa sur deux murs en particulier. Celui qu'elle s'était approprié et celui que Lalou avait décoré. Le premier représentait un loup dont la silhouette se découpait dans la clarté de la lune, le deuxième était composé d'une multitude d'oiseaux colorés qui en entourait un grand. Mais cette fois-ci elle ne voyait que le petit oiseau volant sur son mur et le loup dans la pupille de l'oiseau. Souvenir d'un souvenir, souvenir d'un jour, souvenir d'une promesse.

*début du flash-back*

Elle se trouvait dans la cour de l'école, c'était la rentrée et Gabrielle avait décidé de les inscrire en maternelle. Elle entendait Matt grogner derrière elle en protestant que deux barres de céréales ne serait jamais suffisantes comme gouter. Elle se tourna vers lui :

- Mais t'en avais trois ce matin, s'étonna-t-elle naïvement.

- Mais j'avais faim, protesta Matt d'une petite voix fluette.

Puis, apercevant une distribution de pommes à l'autre bout de la cour, il trottina jusqu'à la maîtresse chargée de la distribution. Un petit blondinet prétentieux de l'âge de Matt s'approcha de Cléo, suivis de deux petits garçons rondouillards(NdA: les avez-vous reconnus ?) Il la montra du doigt en se tournant vers les autres enfants.

-Elle a pas de papa, ricana-t-il d'une voix trainante.

Les autres enfants gloussèrent.

-Elle a pas de papa, répéta-t-il.

Les enfants pouffèrent de plus belle.

-Elle a pas de papa, reprirent tous les gamins en chœur. Elle a pas de papa.

Cléo renifla.

-Hé va te moucher, répliqua un des gardes du corps du blondinet.

Tous les bambins rirent et se mirent à faire une ronde autour de Cléo en chantant :

-Va te moucher, va te moucher, va te moucher.

Le petit blond, qui n'avait pas pris part à la ronde, leur fit signe d'arrêter. Ils stoppèrent net.

-Elle a pas de papa, reprit-il en montrant Cléo du doigt.

Les enfants se remirent à danser en scandant :

-Elle a pas de papa, elle a pas de papa, elle a pas de papa, elle a pas de papa…

Cléo commença à pleurer. Lalou rompit la ronde.

-Et alors ? demanda-t-elle.

Les enfants s'arrêtèrent. Le blondinet la regarda avec mépris.

-Oh, mais regardez qui voilà, Lalou sans famille.

Les bambins rirent. Les yeux de Lalou se remplirent de larmes. Elle partit en courant. Après s'être assurée que le jeune garçon ne les suivrait pas, Cléo partit à la recherche de Lalou. Elle la trouva en train de pleurer dans un coin de la bibliothèque.

-Lalou, tu t'en fiches de ce qu'il a dit. De toute façon, il vaut mieux que t'ai pas de famille plutôt que de l'avoir comme frère.

Lalou fit une grimace éloquente et releva dignement la tête.

-Mieux vaut être seule, que mal accompagnée, énonça-t-elle.

-Euh oui, sûrement. Et puis moi je serais toujours là, on sera toujours sœurs, toujours.

*fin du flash-back*

Cléo fixait toujours les murs. « On sera toujours sœurs, toujours ».

oOo

Lalou pénétra dans le grenier de Poudlard, ensemble de petites pièces constituant un labyrinthe complexe qui recouvrait tout un étage de Poudlard, endroit oublié dont elle avait fait son jardin secret. Une voix résonnait dans sa tête. Celle de Cléo. « On sera toujours sœurs, toujours ».

*début du flash-back*

Lalou s'assit sur un banc. A côté d'elle la maîtresse distribuait des pommes :

-Pas plus d'une par personne sinon il n'y en aura pas assez pour tout le monde.

Les enfants prenaient leurs pommes puis partaient en courant jouer ailleurs. Matt arriva en trottinant. Il se planta devant la maîtresse et lui fit un sourire charmeur.

- Je peux avoir trois pommes… je peux avoir trois pommes s'il vous plaît ?

- C'est une par personne.

Matt ouvrit de grands yeux naïfs.

- Oui mais moi je peux en avoir trois ?

- Non Matt, c'est une par personne.

- J'ai pas de papa, sanglota-t-il, je peux avoir trois pommes ? reprit-il plein d'espoir.

- Non !

- Je prends pour Cléo et Lalou, je peux avoir trois pommes s'il-vous-plaît ?

Lalou soupira, son regard se porta à l'autre bout de la cour de récré. Cléo été encerclé par un groupe d'élèves qui faisait une farandole. Elle se leva et alla voir.

- Elle a pas de papa, entendit-elle.

- Elle a pas de papa, elle a pas de papa, elle a pas de papa, elle a pas de papa, reprirent les autres enfants.

Elle brisa le cercle.

-Et alors ? demanda-t-elle.

Les enfants se figèrent. Un blondinet la toisa avec morgue.

-Oh, mais regardez qui voilà, Lalou sans famille.

Sa colère fondit pour devenir tristesse infini, ses yeux se remplirent de larmes. Elle partit en courant jusqu'à la bibliothèque. Là elle se cacha derrière le rayon sur les oiseaux et pleura toute les larmes de son corps. Elle entendit quelqu'un pénétrer dans la bibliothèque. Cléo s'assit à côté d'elle.

-Lalou, tu t'en fiches de ce qu'il a dit. De toute façon, il vaut mieux que t'ai pas de famille plutôt que de l'avoir comme frère.

Elle grimaça à cette idée et releva fièrement la tête

- Mieux vaut être seule, que mal accompagnée, essaya-t-elle de se convaincre.

-Euh oui, sûrement, répondit naïvement Cléo. Et puis moi je serais toujours là, on sera toujours sœurs, toujours.

Le cœur de Lalou déborda de bonheur. Elle se jeta dans les bras de Cléo.

-Et puis de toute façon Matt il lui a cassé la gueule.

*fin du flash-back*

Lalou essuya ses dernières larmes. Si seulement tout le monde respectait ses promesses d'enfant. Encore fallait-il s'en souvenir. Cléo l'avait sûrement oublié. Elle, elle n'oublierait jamais. Une chose était sûre aux yeux de Lalou maintenant, elle n'aurait jamais de famille.*

oOo

Cher Tom,

Aujourd'hui il s'est passé quelque chose d'étonnant…

oOo

-Alors bilan de la journée ? énonça Fred d'une voix joyeuse qui contrastait fortement avec la mine refrogné de Charlie et Ginny.

Lee se racla la gorge :

- Je propose que nous commencions en écoutant une témoignage d'une élève de Poudlard.

Il sortit un magnétophone magique de sa poche. La voix de Lee s'éleva.

« Que pensez-vous de la blague d'aujourd'hui ?

- Eh bien, entendit-on Hermione répondre, je ne pense pas qu'elle ne sert pas à grand-chose. Enfin le sort est très intéressant. Mais je trouve qu'elle n'apporte rien. Ron l'interrompit

- Tu plaisantes ! Moi je trouve que ça a apporté beaucoup, beaucoup de chose !

- Que pensez-vous du modèle de bikini choisi ?

- Bah, c'est une blague de garçons quoi…

Cette fois ce fût Harry qui l'interrompit.

- Moi, je trouve qu'ils ont TRES bon goût !

- Et enfin pour terminer, que pensez-vous du O.V.A

- Des génies ! ce sont des génies ! mais ils feraient mieux de se concentrer sur leur travail scolaire !

- Merci Hermione. C'était Lee Jordan et Hermione Granger en direct de Poudlard pour PoudScoop. »

- C'est super non ? s'enthousiasma Lee.

- Si tu le dis, grommela Ginny.

Charlie ne dit rien mais sa tête était très expressive. Fred et George avaient un sourire béat sur le visage.

- C'est fantastique, murmura Fred.

- C'est génial, chuchota George.

- Et ben on est tous d'accord alors, s'enflamma Lee.

- C'est sympa de se sentir pris en compte, marmottèrent Charlie et Ginny d'une même voix.

- Bon sinon, reprit George, 97 % des élèves ont aimé cette blague, les 3 % restant ayant refusé de voter. Un professeur a adooooooré cette blague, il s'agit de Lockhart, le reste s'étant abstenu de répondre. Quarante couples se sont formés aujourd'hui, vingt se sont quittés. Un fan-club du physique de Rogue s'est fondé. Le travail de Mme Pomfresh et Gabrielle a quadruplé aujourd'hui avec soixante élèves qui se sont rendus à l'infirmerie. Cent-vingt personnes trouvent qu'Alicia est plus belle qu'Angelina.

- Et cent-vingt personnes trouvent qu'Angelina est plus belle qu'Alicia, intervint précipitamment Fred.

- Euh par contre, petit point négatif, réagit immédiatement Lee, on avait complètement oublié les elfes de maison. Agrond, entre autres, a totalement paniqué pensant qu'il était libre.

- C'est une anagramme de dragon, s'exclama Charlie.

- Qu'est-ce qui est une anagramme de dragon ? questionna Ginny.

- Bah agrond.

Il y eu un moment de silence pendant que Fred, George, Lee et Ginny vérifiaient que agrond était bien une anagramme de dragon.

- Euh…oui tu as raison Charlie, reprit Lee, merci pour ton intervention. Donc, je disais qu'il était absolument terrifié à l'idée qu'il avait reçu un vêtement et qu'il était donc libre. Fred a mis un temps fou à le rassurer. La prochaine fois il faudra que l'on pense à les prévenir.

- Et tu vois que ça comme point négatif, grommela Charlie.

- Ben oui. Pourquoi il y a autres choses ? demanda Fred d'un sourire innocent.

- Evidemment qu'est-ce qu'il pourrait y avoir d'autres ? s'énerva Ginny.

Elle poussa un soupir agacé, se leva brusquement et sorti du dortoir en claquant la porte. Les garçons la contemplèrent, sans réagir.

- Bonne nuit, lança George.

- Euh sinon, commença timidement Charlie, est-ce que l'opération G-2 a réussi ?

- Et ben, répondit Fred, étant donné qu'elle s'appelait opération G comme Ginny va rire, et en tenant compte de ce qui vient de se passer je crois que…

- Ouais, on comprend, marmotta Charlie.

- Euh, intervint timidement Lee, je crois qu'on est tous sur les nerfs après nos deux nuits blanches consécutives, je pense qu'il vaut mieux éviter d'en faire une troisième, donc on va faire le bilan des doyens rapidement et on va se coucher.

George le regarda admiratif :

- Lee je crois que ce sont les paroles les plus sages que tu aies jamais prononcés.

Fred approuva d'un bref hochement de tête.

- Donc, commença Lee, le bilan des doyens. En bref, une opération qui a nécessité beaucoup de préparation, notamment lancer le sort sur toutes les portes de Poudlard, travail fastidieux, et déclenchant un manque énorme de sommeil dont les effets ont été visibles. Cette opération a néanmoins remonté le moral de plus d'une personne dont Harry. Elle a été très appréciée mais a suscité quelques petits inconvénients dont le surplus de travail à l'infirmerie. C'est donc une opération à refaire mais en apportant toute fois de nettes améliorations. Et maintenant bonne nuit à tous.

- J'ai bien entendu à refaire, s'étouffa Charlie.

- Ben oui.

- Vous avez vu Hagrid et Rusard !

- Ca fait parti des améliorations.

- …

- Euh… j'ai juste une question, reprit Charlie, on fait quoi pour Cléo, Lalou et Matt ?

Fred, George et Lee échangèrent un regard complice.

- T'en fais pas petit frère, le rassura Fred, on a plan.


Bon au moins est-ce qu'il vous a plu ?

Maintenant qu'on est en vacances on ne sais pas si on aura ou pas beaucoup de temps pour écrire parce qu'on a beaucoup de temps libre mais on a vraiment plein de choses à faire.

Donc voilà on ne sais pas quand arrivera le prochain chapitre, probablement vers la fin des vacances.

Sinon on vous informe qu'on a commencé un blog sur nos fics, vous pouvez passer faire un petit tour: http : / lalina15 . centerblog . net/ (les espaces sont à supprimer).

Sinon le prochain chapitre sera une interview de Lalou, n'hésitez pas si vous des questions à lui poser de nous en informer, nous nous ferons un plaisir de les placer.

Et les reviews sont toujours fortement conseillées pour la santé. Comment ça on les a pas mérité ? Bien sûr que si ! Non, vous êtes sûrs ? Bah, ça fait quand même toujours plaisir!^^