Cette histoire ne devait être qu'un OS. Mais finalement, on m'a tellement demandé une suite que j'ai pas résisté. Et j'ai même prévu une suite à la suite. D'ailleurs, cette troisième partie qui est prévu sera un Sterek ! (je sens les fans impatients tout à coup... lol) Ici c'est toujours un Danny/Stiles.
Ce chapitre est plus court que le précédent (presque deux fois plus court). Mais je pense que le prochain sera plus long. C'est à voir, je ne l'ai pas encore commencé à vrai dire. J'ai juste un tas d'idées dans la tête.
Bref, bonne lecture ! :)
Il faisait encore nuit quand Stiles ouvrit lentement les yeux en battant des cils. Il pouvait sentir un souffle régulier dans sa nuque et des bras enserrer son torse. La chaleur contre son dos était agréable. Il se remémora sa soirée. Même s'il ressentait quelques courbatures, et qu'il ressentait une certaine gêne à un endroit en particulier, jamais il n'aurait imaginé que coucher avec un homme serait aussi plaisant. Quoique le mot ne rendait pas vraiment justice à ce qu'il avait ressenti. Jouissif serait sans doute plus approprié.
Il eut soudain froid. Danny venait de se tourner, s'installant sur le dos. Il se retourna alors à son tour et le regarda grâce aux quelques rayons de lune qui filtraient à travers la fenêtre. Son ami dormait apparemment profondément, le visage détendu, et il se surprit à se dire qu'il était beau ainsi. Il fit descendre son regard encore empli de sommeil sur le corps nu exposé à sa vue, le drap ayant depuis longtemps glissé hors du lit. Arrivé au niveau de l'entre-jambe, il se rappela ce qu'il avait ressenti quand il était en lui, le rouge lui montant aux joue. Puis il repensa à la fellation que son camarade lui avait faite. Il ne put alors s'empêcher de se demander quel effet cela faisait de se retrouver de l'autre côté de la barrière.
Avec ce genre de pensées, il était maintenant parfaitement réveillé. Et une certaine partie de son anatomie l'était aussi à vrai dire. Ils l'avaient fait il y avait seulement quelques heures et il avait déjà envie de remettre ça. Il ignorait si c'était vraiment normal ou si c'était le signe qu'il était en train de devenir un obsédé. Il préféra se dire que c'était normal et tout simplement dû à la découverte de sensations nouvelles et agréables, ainsi qu'à la curiosité.
Il se tourna vers le réveil et s'aperçut qu'il n'était que deux heures et quelques du matin. Est-ce que Danny lui en voudrait s'il le réveillait à cette heure-ci ? Après tout, ne lui avait-il pas dit mot pour mot "Prévoie toute la nuit, je suis du genre câlin" ?
Il se pencha alors et déposa sa bouche sur celle entrouverte de son ami endormi. Il embrassa la lèvre du haut, puis celle du bas, en fit le contour avec sa langue avant de mordre doucement la lèvre inférieure. Il fut surpris à ce moment-là de sentir une langue venir à la rencontre de la sienne pour un échange qui lui paru bien plus sensuel que ceux qu'ils avaient partagé plus tôt. Il se redressa finalement et regarda son ami.
— Désolé, je t'ai réveillé.
— Ça va, j'ai connu moins agréable comme réveil. Mais dis-moi plutôt : comment se fait-il que tu ne dormes pas profondément, exténué par les efforts d'il y a quelques heures ?
— Il faut croire que je m'en remets vite.
— C'est une invitation pour un second round ? demanda le gardien de crosse en souriant, jetant un oeil à l'excitation qu'il pouvait déjà senti contre sa cuisse.
Stiles se mit à rougir davantage, ne parvenant pas à répondre convenablement sans bégayer.
— Euh… Je… En fait… C'est-à-dire que… Je… Enfin…
— Stiles, vu ce qu'on a fait ce soir, j'aurais imaginé que tu serais un peu plus ouvert. Sans mauvais jeu de mots, évidemment.
Le jeune Stilinski laissa échapper un rire et respira un grand coup.
— Ok. En fait… Je...
— Oui ?
— Je me demandais... Ce que ça faisait quand on inverse les rôles.
Danny l'attrapa par la nuque et le tira à lui, l'obligeant à se retenir d'un bras de chaque côté de sa tête. Il le regarda finalement dans les yeux et lui répondit avec un sourire :
— Si tu veux vraiment savoir, tu n'as qu'à essayer.
Leur bouche se scellèrent à nouveau et le fils du shérif passa l'une de ses jambes de l'autre côté des hanches de son ami pour être à califourchon sur lui, et être ainsi mieux installé. Il fit glisser une main sur le torse sous lui alors qu'il sentait deux autres mains dans son dos qui descendaient lentement vers ses fesses. Il descendit à son tour sa main et eut soudain une idée qui lui paru très excitante. Se redressant légèrement pour pouvoir mettre leur deux sexes en parallèle, il les empoigna dans sa main et entama un mouvement de va-et-vient.
Des soupirs de plaisir commencèrent à s'élever dans la chambre.
— Je vois que t'apprends vite.
— J'ai eu un bon professeur, répondit-il en souriant.
Pourtant, au bout de quelques minutes, il s'arrêta et se tendit. Devant cette immobilité soudaine, Danny s'inquiéta.
— Stiles ? Ça va ? Qu'est-ce qui t'arrive ?
— Je… Je crois que j'ai entendu un bruit dans le couloir.
— Ah. Oui, c'est certainement mes parents qui viennent de rentrer et vont se coucher.
— Mais euh… Tu n'as pas peur qu'ils nous entendent ?
— Crois-moi, ce ne serait pas la première fois, répliqua le gardien de crosse amusé.
— Et ça ne te gêne qu'ils sachent que tu… Enfin que tu es en train de… euh…
— Baiser ? compléta-t-il avec un sourire. Ils savent déjà que j'ai un autre garçon dans mon lit en ce moment même. Et ils se doutent bien que ce n'est pas pour jouer aux dominos.
— Oh, fut la seule réponse d'un Stiles rougissant jusqu'à la racine des cheveux.
Il se demandait comment son père réagirait dans une situation pareille. Il aurait probablement droit à une discussion ultra gênante sur les règles de sécurité pendant les rapports. Et il décida qu'il n'avait définitivement pas envie de penser à cela maintenant.
Il sentit tout à coup une main sur la sienne qui n'avait toujours pas bougé.
— Tu as l'intention de t'arrêter en si bon chemin ? C'est un peu frustrant de se faire réveiller aussi agréablement pour finir sur une note pareille.
— Désolé. Je me disais juste que tu avais de la chance d'avoir des parents aussi compréhensifs. Je ne suis pas sûr que mon père réagirait aussi bien.
— Oh mais ne crois pas que c'est tout de suite passé comme une lettre à la poste, répliqua Danny en riant. Ils n'ont pas apprécié au début. Puis ils ont fini par s'y faire. Ils préfèrent que je fasse ça sous leur toit, en sécurité, plutôt qu'en cachette, là où ça pourrait mal se terminer.
— Hum… C'est un bon argument ça. Je vais le noter dans un coin de ma tête je crois !
Ils se mirent à rire ensemble, puis Danny reprit les commandes de leur activité en faisant basculer Stiles sur le matelas et se plaçant au dessus de lui sur ses cuisses. Ce dernier laissa échapper une exclamation surprise.
— Hey ! C'est moi qui devait faire la majorité du boulot là…
— Tu ne continuais pas, alors j'ai décidé de reprendre les choses en mains, répondit le gardien de crosse en prenant littéralement leur virilité dans son poing pour faire comme son ami un peu plus tôt. Mais si tu n'aimes pas quand je prends les choses en mains, je peux arrêter.
Tout en disant cette dernière phrase, il avait parcouru le membre de son ami, et s'était attardé sur le gland, avant de finalement enlever ses doigts pour le regarder avec un grand sourire. Stiles fit une petit moue boudeuse puis saisit le sexe de son ami.
— Je propose qu'on prenne tous les deux les choses en mains.
Ils entamèrent alors une masturbation mutuelle, dans de mouvements lents et réguliers, faisant monter doucement le plaisir chez l'autre.
— C'est tellement mieux quand c'est toi qui me le fais, murmura Stiles avec un soupir de plaisir.
— Je sais.
— Et modeste avec ça, se moqua-t-il devant l'air taquin de son camarade.
Ils aimaient bien cette ambiance sereine et légère entre eux, sans prise de tête. C'était juste du plaisir. Chacun savait qu'il n'y avait aucun autre sentiment que de l'amitié entre eux et c'était ce qui rendait ce moment plus simple. Et maintenant que la nervosité de Stiles avait disparu, ou au moins en grande partie, c'était encore plus agréable. Surtout pour ce dernier qui n'avait plus l'impression d'être un éléphant dans un magasin de porcelaine, près à détruire tout sur son passage.
— Danny ?
— Hum ?
— Est-ce que… Tu m'apprendrais à faire les fellations ?
Le joueur de trompettes rouvrit grand ses yeux qu'il avait à demi fermé pour savourer le plaisir montant. Il releva un sourcil en scrutant Stiles, se demandant un instant s'il était sérieux. Mais il avait l'air de l'être.
— Euh… Si tu veux. Mais pour quelqu'un qui est amoureux de la même fille depuis l'école primaire, c'est assez inattendu comme demande.
— Tu n'as qu'à te dire que tu m'as converti.
— Ah oui ? Et tu penses à quelqu'un en particulier sur qui mettre tes futures compétences ?
— Euh…
Pour être tout à fait honnête, l'hyperactif avait bien quelqu'un en tête. Et c'était d'ailleurs à cause de Danny. Depuis que celui-ci avait voulu savoir s'il pouvait trouver un homme sexy en prenant Derek pour exemple, il devait bien avouer qu'il ne serait pas contre tenter l'expérience avec le loup-garou. Mais il ne pouvait décemment pas avouer cela à son ami, puisqu'ils étaient censé être cousins pour lui. Et étant donné la soirée qu'ils avaient passé et la nuit qu'ils étaient en train d'avoir, il n'avait pas envie de lui mentir. Alors que pouvait-il bien lui répondre ? Il était persuadé que s'il répondait oui, la question du "qui ?" fuserait forcément.
Par chance, Danny était un garçon intelligent et le sauva de son interminable réflexion.
— J'en déduis à ton silence que la réponse est oui mais que tu ne souhaites pas me dire qui c'est. Y a pas de soucis, je suis conscient que si cette expérience nous a rapprochés cela ne fait pas pour autant de nous les meilleurs amis du monde. T'as le droit de ne pas répondre.
— Merci, répondit Stiles avec un sourire soulagé.
— Bien, passons aux travaux pratiques alors, dit-il en descendant des hanches de son ami. Mets-toi à quatre pattes.
— Euh… Hein ?
Le fils du shérif ne comprenait pas. Pourquoi se mettre à quatre pattes ? Ce n'était pas la position pour préparer son partenaires ou lui faire l'amour ?
— Ce sera plus pratique pour t'expliquer si on fait ça tous les deux. Et c'est plus simple pour un débutant d'être au dessus.
— Oh. Je vois.
L'hyperactif s'exécuta alors, tandis que son ami récupérait la bouteille de lubrifiant et deux préservatifs.
— Tu veux essayer sans, demanda-t-il en montrant l'un des deux carrés qu'il tenait, ou tu préfères avec ?
— Je... vais faire sans.
— Tu es sûr ? Avec on a moins de sensations, mais je comprends que pour une première ce soit un peu impressionnant. Et puis tout le monde n'apprécie pas le goût non plus...
— Ce… Ça va aller.
— Comme tu veux.
Danny rangea l'un des préservatifs et tendit l'autre à Stiles avec le lubrifiant. Celui-ci le regarda avec un sourcil relevé, ne comprenant pas ses intentions.
— Pourquoi tu me donnes tout ça ? Je croyais qu'on n'en avait pas besoin pour… Euh.. Pour ça.
— C'est vrai. Mais tant qu'à faire, puisque tu voulais savoir "ce que ça fait quand on inverse les rôles", pour reprendre tes mots, autant que tu me prépares en même temps.
Le préparer ? Son ami voulait qu'il le prépare pour la suite en même temps qu'il apprenait à faire une fellation ? C'était à croire que le coup de dent sur le téton en début de soirée ne l'avait pas vacciné de sa maladresse.
— Euh… T'es sérieusement en train de me demander de faire deux actions en même temps alors que je suis complètement novice en la matière et que j'ai déjà du mal à faire un seul truc à la fois correctement ? T'es sûr que t'es pas un peu maso finalement ?
— Stiles, je vais te guider, y a aucun risque. Et puis n'oublie pas que j'aurai ta queue entre les dents si tu fais un truc de travers…
Avec le sourire clairement amusé, il était évident que ce n'était pas une vrai menace. Mais ça ne l'empêchait pas de garder ça en tête. Un accident est si vite arrivé après tout. Et s'il voulait pouvoir faire ce qu'il avait prévu la nuit suivante, il aurait besoin de tout son attirail.
Il prit les deux objets qui lui étaient tendus et les posa devant lui, puis attendit que Danny se soit confortablement allongé sous lui. Et maintenant qu'il avait le sexe de son ami devant les yeux, sous le nez même, littéralement parlant, il commençait à ne plus être sûr de ce qu'il voulait. Saurait-il vraiment prendre cette espèce de gros bâton de chaire dans sa bouche ? Et surtout arriverait-il à procurer au moins un peu de plaisir ? Parce qu'il se souvenait ce que lui avait ressenti lorsqu'il avait reçu sa première fellation plus tôt dans la soirée, et il doutait franchement d'arriver à la cheville de cette performance.
— Bien, reprit le gardien de crosse coupant court aux tergiversions de Stiles. Pour commencer, il y a une règle, une seule et unique, que tu dois imprimer dans ton petit crâne et ne jamais oublier. "Jamais les dents". Quoiqu'il arrive, tes dents ne doivent pas toucher la peau, cet endroit est trop sensible pour ça.
— Ouais, je m'en doutais un peu…
— Pour le reste, tu n'as qu'à te dire que tu déguste une glace. Ou mieux, une sucette.
— Quoi ? Tu vas pas me faire croire que c'est aussi simple quand même ?
— Tu t'attendais à ce que je te fasse une thèse ? Si tu veux savoir comment faire, le plus simple reste de s'entraîner !
Et sur ces belles paroles, il se mit lui-même en action, refermant sa bouche sur la virilité au dessus de lui. Stiles étouffa un gémissement à la fois de surprise et de plaisir. Il avait l'impression que jamais il ne s'y ferait à cette sensation grisante. Et lorsqu'il regarda sous lui, voir la bouche de son ami se mouvoir lui donna une vague d'excitation supplémentaire. Secouant la tête et détournant le regard pour le reporter sur le membre sous ses yeux, un doute s'immisça en lui. Et s'il n'appréciait pas le goût comme l'avait suggéré Danny quelques minutes auparavant ? Peut-être aurait-il dû finalement accepter sa proposition de faire ça avec un préservatif. Mais en même temps, il se doutait aussi que c'était plus difficile de donner du plaisir ainsi.
Alors coupant court à ses réflexions, il se jeta à l'eau. Il passa sa langue sur ses lèvres pour les humidifier, ouvrit grand la bouche et descendit sa tête. Il entendit un faible gémissement étouffé et sentit une main venir caresser sa cuisse, comme pour l'encourager à continuer. Ce qu'il fit bien évidemment.
Tenant la base, il entama un mouvement de haut en bas et de bas en haut en rythme entre sa main et sa bouche. Prenant les conseils qu'il avait reçu à la lettre, il suçotait le gland lorsqu'il arrivait en haut, comme il l'aurait fait avec une sucette. Il donnait aussi quelques coups de langue, comme s'il léchait une délicieuse glace. Et surtout, il prenait bien garde à laisser ses dents aussi loin que possible de sa friandise du moment.
— Hum… C'est pas que t'as un bon professeur, c'est surtout que t'es un très bon élèves. Tu t'en sors très bien pour une première.
— Juste pour une première ? Moi qui pensais que je te faisais la meilleure pipe de ta vie…
— Désolé mais celui qui m'a fait la meilleure pipe de ma vie n'est pas près d'être détrôner. Moi par contre, je sais que je suis le meilleur pour toi ! termina Danny dans un rire.
— C'est pas bien difficile de se comparer à soi-même en même temps.
— Par contre, si tu veux vraiment qu'on inverse les rôles par rapport à tout à l'heure, il va falloir se mettre aux choses sérieuses. Ce serait dommage de finir comme ça, sur un simple soixante-neuf.
— Euh… Ok. Je… Il faut faire quoi exactement ? C'est que j'étais un peu… Déconcentré, pour pouvoir retenir ce qu'il fallait faire quand tu m'as préparé.
— Pas si bon élève finalement, rigola-t-il à nouveau. Commence par enduire tes doigts de lubrifiant, deux suffiront.
Stiles s'exécuta, tentant de ne pas trop penser à la main qui le masturbait. C'était à croire que le joueur de trompette voulait tout faire pour lui rendre la tâche plus difficile. Lorsque le bruit caractéristique du bouchon de lubrifiant qu'on referme retentit, les explications reprirent :
— Maintenant tu introduis un premier doigt en mimant la pénétration.
Plusieurs minutes passèrent pendant lesquels Stiles se concentrait du mieux qu'il pouvait sur sa tâche. Mais ce n'était pas toujours évident à vrai dire. En effet, Danny continuait son activité avec sa bouche tout en gémissant, ce qui provoquait des vibrations plutôt excitantes sur son sexe.
— Mets le deuxième.
La demande ressemblait plus à une plainte qu'à une réelle demande. Et au fond de lui, le fils du shérif se sentit assez fier de lui. Il semblait se débrouillait assez bien pour faire perdre une partie de ses moyens à son partenaire. Mais la voix de se dernier se fit tout à coup un peu moqueuse.
— Tu peux y aller franchement, tu sais. Je suis pas en sucre !
— Je voulais pas te faire mal.
— T'inquiète pas. Je te le dirai si ça va pas. Mais là je vais finir par m'endormir si tu n'y mets pas plus d'énergie. Je ne suis plus puceau depuis un bail je te rappelle.
Stiles reprit alors ses mouvements de doigts, n'hésitant plus à les enfoncer aussi loin que possible. Ce qui semblait ravir son ami. Et ce fut du coup encore plus difficile pour lui de se concentrer. Dès qu'il approchait du point sensible, il sentait son membre se faire aspirer frénétiquement.
Finalement, Danny le repoussa gentiment pour lui faire comprendre qu'il était prêt. Il l'invita ensuite à s'allonger sur le dos et lui mit le préservatif qu'il enduit ensuite de lubrifiant, tout ceci d'un geste très assuré bien qu'un peu précipité. Puis il se plaça au dessus de lui, une jambe de chaque côté de ses hanches.
— Euh… Tu vas vraiment… Comme ça ? demanda Stiles qui recommençait vaguement à paniquer en ne sachant que faire.
— Vu ta maladresse je ne tiens pas à être blessé à cette endroit, rétorqua le gardien de crosse avec un clin d'oeil, faisant légèrement rougir son ami à ce rappel des plus gênants. Mais si tu veux la vraie raison, c'est tout simplement que j'aime bien avoir le contrôle.
— J'ignorais que t'étais un maniaque du contrô… OH PUTAIN !
Danny venait de s'empaler sur le membre de l'hyperactif en lâchant un gémissement étouffé. Ce dernier en eu presque le souffle coupé et s'était accroché aux hanches de son amant comme à une bouée de sauvetage. C'était tellement chaud, tellement serré, tellement bon tout simplement. A tel point qu'en fait il avait bien failli jouir sur le coup.
Le gardien de crosse voulu entamer un mouvement, mais les mains qui se serraient davantage sur ses hanches et une supplique l'arrêtèrent.
— Attends !
— Stiles ? Ça va ? C'est moi qui suis censé avoir mal…
— J'ai pas mal… Au contraire… Laisse-moi… Juste une minute… J'ai besoin… De me calmer…
Il esquissa un sourire mi-amusé mi-attendri. Il décrocha les mains qui l'agrippaient pour les mettre de chaque côté de la tête de leur propriétaire en entremêlant leurs doigts. Puis il se pencha et l'embrassa doucement avant d'entamer des mouvements de bassin très lents, leur arrachant à tous les deux des soupirs de plaisir. Parfois il descendait dans le cou, suçotant la peau avant de reprendre les lèvres abandonnées plus tôt. Au bout de quelques minutes, il finit par se redresser, s'appuyant sur le torse de son ami pour s'aider à effectuer des va-et-vients plus profonds, augmentant ainsi leur plaisir.
— Quand tu sens que tu viens, masturbe-moi, ça m'aidera à venir dans le même temps.
Les gémissements se firent de plus en plus présents et de plus en plus bruyants. La présence des parents de Danny dans la maison avait visiblement été oubliée. Fort heureusement pour ces derniers, l'excitation était telle que finalement cela ne dura pas très longtemps et très vite Stiles attrapa la virilité de son amis, le masturbant rapidement, comme si c'était lui-même qu'il tentait de délivrer de la pression, accompagnant les mouvements de bassin avec le sien pour augmenter la vitesse et la profondeur des pénétrations. Stiles fut le premier à lâcher prise, suivit de très près par Danny.
Ils finirent tous deux allongés et haletant sur le matelas, tentant de reprendre leurs esprits.
— De ce que j'ai entendu, commença le joueur de trompette après un moment, la présence de mes parents ne t'a finalement pas tant dérangé.
— Oh merde…
Stiles mit ses mains sur son visage qui devenait rouge, prêt à mourir de honte, sous les rires de Danny.
— Ça t'ennuierait qu'on mette le réveil à 5h ?
— Tu serais si gêné que ça de te retrouver face à mes parents ?
— Répondre non serait un énorme mensonge, mais ce n'est pas ma motivation première. Mon père ne sait pas que j'ai découché. Il est en service de nuit et rentre un peu après 6h. J'aimerais avoir le temps de rentrer et de me doucher avant qu'il arrive.
— Ok, je te fais ça.
Alors que son ami programmait le réveil, Stiles enchaîna :
— Au fait, tu as préféré quoi du coup ?
— Hein ? De quoi tu parles ?
— De… Euh… Ce qu'on a fait. Quel rôle tu as préféré ? Tu disais que tu avais plutôt envie d'être actif avec moi.
— Pour le coup, c'est difficile de répondre à cette question. Même si j'ai vraiment adoré être en toi, globalement la deuxième fois était plus intéressante car tu étais moins stressé et que tu participais plus.
— J'en déduis que j'ai bien fait de te réveiller pour que tu gardes une meilleure image de mes performances.
— Si on veut, répondit Danny en riant. Mais c'est normal d'être anxieux la première fois. Je l'étais aussi. On l'est tous. Et toi alors, tu préfères quoi ?
— Honnêtement, je sais pas. Quand t'es venu sur moi tout à l'heure c'était… Wahou ! Je me demande d'ailleurs si ça serait pareil avec une fille…
— J'ai peut-être une ou deux connaissances bi qui pourraient te répondre. Ou tu peux essayer par toi-même.
— Tu l'as jamais fait ?
— Quoi ? Avec une fille ? Certainement pas. T'as déjà oublié que je suis gay ?
— Oui, mais je pensais que tu avais essayé les deux et que c'était comme ça que tu avais su.
— Non, j'ai toujours rêvé de tripoter d'autres queues que la mienne, répondit-il avec un nouveau rire. Mais revenons à nos moutons. Tu n'as pas répondu à la question pour finir.
— Euh… Ah oui, ma préférence. Comme je disais, c'était vraiment top quand tu étais sur moi. Mais ce truc avec la prostate, c'est si… C'est tellement… C'est trop…
— Ouais, j'ai saisi le principe je pense ! se moqua gentiment Danny.
— Le seul problème, c'est cette douleur. Et c'est assez inconfortable aussi. Même des heures après…
— Ah ouais, on s'habitue à force.
— Je suis pas sûr que lui me laisserait m'habituer, marmonna Stiles.
Pas assez bas pour que son ami ne l'entende pas néanmoins.
— Tu parles du gars à qui tu aimerais faire une fellation ?
— Euh… Ouais.
— Il a pas l'air commode, je me trompe ?
— C'est pas ça… C'est juste qu'il est un peu… On va dire qu'il aime bien me plaquer violemment contre un mur.
— Voilà qui explique le bleu dans ton dos j'imagine.
Un silence quelque peu gênant et lourd s'installa entre eux. Stiles ne voulait pas trop en dire sur Derek. Non seulement son ami pensait que c'était son cousin, mais il ignorait surtout que c'était un loup-garou. Alors comment lui expliquer que si Derek le plaquait contre les murs c'était parce qu'il titillait un peu trop son manque de patience et que c'était à cause de sa condition de lycanthrope qu'il ne contrôlait pas toujours sa force ?
— Tu sais Stiles, si ce gars est d'un naturel violent et agressif, tu ne devrais peut-être pas te jeter dans ses bras.
— T'inquiètes pas pour moi, je suis plus solide que j'en ai l'air.
— J'en doute pas. T'as même pas versé une larme pour ta première fois. Plus sérieusement, fais quand même attention à toi.
— Je n'y manquerai pas.
Quelques minutes plus tard, ils dormaient de nouveau tous les deux.
— Stiles, debout, tu vas être en retard en cours.
— Hum… Encore 5 minutes papa…
— Il est presque 8h…
— Quoi ?!
Stiles se leva en quatrième vitesse, enfila les premiers vêtements qui lui tombaient sous la main, à savoir son jean et son t-shirt de la veille, enfila ses chaussures, prit son sac et sortit de sa chambre en courant. Heureusement qu'il avait eu la bonne idée de prendre une douche en rentrant ce matin peu de temps avant que son père ne revienne du boulot.
— J'ignore à quelle heure t'es rentré, mais la prochaine fois fais-moi le plaisir de faire en sorte de dormir un peu plus.
— Hein ? Mais comment tu sais que…
— Ta voiture. Tu ne l'as pas garée au même endroit.
— Oh.
— Et j'espère que vous vous êtes protégés.
— Que… Quoi ?! Mais que… Qu'est-ce que… De quoi tu parles ? Je… J'étais chez Scott !
— C'est bon Stiles, j'ai eu dix-sept ans moi aussi. Maintenant vas en cours avant d'être en retard.
Se remettant du choc d'avoir été découvert, au moins partiellement, par son père, Stiles reprit ses esprits et se remit à courir pour sortir de la maison.
— Et pas d'excès sur la route !
Le shérif avait dû crier sa dernière phrase, son fils étant déjà dans sa jeep enfin prêt à se rendre au lycée. Une fois sur place, celui-ci se rendit dans sa salle de classe et eut tout juste le temps de s'asseoir à côté de Scott avant que leur prof arrive. Le loup-garou le regarda et eut un sourire amusé.
— La nuit a été longue on dirait.
— Quoi ? Mais… Mais pourquoi tu dis ça ?
— Déjà parce que tu portes les mêmes vêtements qu'hier, mais surtout parce que je peux sentir l'odeur de Danny sur toi.
— Oh, fut tout ce que pu répondre l'hyperactif pour la deuxième fois de la matinée.
— Pff, pas besoin de le sentir, suffit de regarder la marque dans son cou, chuchota Lydia.
— La marque ? Mais quelle marque ? Je l'ai pas vue ce matin dans la glace !
— Normal, elle est plutôt vers l'arrière et est très claire. Si on ne fait pas attention elle passe inaperçue.
— Je comprends mieux pourquoi mon père était persuadé que je n'étais pas chez Scott...
Alors cette petite suite vous a plu ?
