Voici donc le premier bonus ! Donc c'est un peu à part de l'histoire, ça peut se lire sans avoir lu les 4 chapitres, et il n'est absolument pas obligatoire. C'est un bonus quoi, il est là pour le plaisir. Et quel plaisir pour certains, puisque c'est un PWP :-p Du coup, je pense que c'est un OOC, mais ça me semble assez bien suivre le reste de l'histoire néanmoins.

Et bien évidemment, un ÉNORME merci à tous ceux qui m'ont laissé un message ! 50 reviews, c'est plus que je n'avais espéré ! Je n'étais encore jamais arrivé à un tel chiffre. Alors merci ! Vraiment ! :)

Bonne lecture !


Cela faisait maintenant deux semaines que Stiles avait enfin réussi à mettre Derek dans son lit, ou plutôt à aller dans celui du loup-garou, mais surtout à conquérir son coeur et le convaincre de leur laisser une chance. Évidemment, même en si peu de temps, ils avaient réussi à se disputer un bon nombre de fois. En fait, leur relation n'avait pas vraiment changé. La seule différence était que maintenant ils avaient une façon plutôt intime de se dire "je suis désolé". C'était même parfois à se demander s'ils ne faisaient pas exprès de s'engueuler pour s'adonner à des excuses passionnées. Comme en cet instant.

— Stiles, tu commences vraiment à me taper sur les nerfs ! Tu vas enfin m'écouter, bon sang ?

Derek était énervé à cause de l'entêtement de l'adolescent et venait de le plaquer contre un mur en l'empoignant par le col de son t-shirt. Et il s'attendait à ce que Stiles lui tienne tête, comme d'habitude. C'est pourquoi il fut surpris, et même totalement décontenancé, quand il reçut à la place un sourire en retour de sa tirade. Mais pas le genre de sourire tendre, amoureux ou heureux. Non. Le genre de sourire qui disait clairement "Toi, tu viens de mettre les pieds exactement là où je le voulais".

— Stiles… C'est quoi ce sourire ? demanda le loup-garou en relâchant légèrement la pression de ses mains sans pour autant le lâcher complètement.

— Rien. Rien du tout. J'étais juste en train de me dire que… C'est vachement excitant quand tu me plaques contre un mur comme ça.

Le plus jeune attrapa les fesses de l'autre pour coller leurs bassins, ne laissant ainsi aucune place au doute sur le fait que, effectivement, il trouvait la situation très excitante.

— Je t'ai déjà raconté mon plus grand fantasme ?

— Sérieusement ? T'es en train de me parler de sexe là ?

— J'y peux rien, j'arrive pas à penser à autre chose quand t'es collé à moi…

— Stiles… T'es vraiment pas croyable, soupira l'aîné sans pour autant s'éloigner et avec un demi sourire amusé.

Tout ceci allait encore finir dans le lit. Il en aurait mis sa main à couper. Pas que cela lui déplaise, évidemment. Mais parfois, c'était presque à croire qu'ils ne savaient faire que ça tous les deux : se sauter dessus comme deux animaux en rut. Alors ok, lui était un loup-garou, et dans beaucoup d'esprits on pouvait donc le pardonner de se comporter ainsi, même si lui maintenait que le côté animal des loup-garou concernant le sexe n'était que légende. Quant à Stiles, étant encore un adolescent en pleine croissance et grandement titillé par ses hormones, il avait aussi une bonne excuse. Mais quand même quoi. Il faudrait un jours qu'ils pensent à faire un peu plus original que des séances de sexe à toute heure du jour ou de la nuit.

Néanmoins, ces bonnes résolutions furent rapidement mises au fin fond d'un placard et enfermées à triple tour lorsque Stiles se décolla du mur pour échanger leur place et se mettre à genoux devant lui, le nez pratiquement collé à son entrejambe et les mains s'activant déjà à défaire le bouton du jean. Derek était tout simplement trop faible pour ne serait-ce que penser à refuser une fellation offerte par son amant. Quel con il avait été de le repousser au début, au risque de rater ça. Heureusement que l'humain était du genre tenace finalement. Et même après tout ce temps, il ne savait s'il devait maudire ou remercier Danny d'avoir appris à son camarade de classe à faire ce genre de chose. Parce que d'un côté il était plus que ravi lorsqu'il avait droit à ce genre de petite attention. Mais en même temps, il ne pouvait s'empêcher d'être jaloux à l'idée de ce que les deux jeunes hommes avaient pu faire ce soir-là, transformant Stiles en roi du sexe. Ok, il exagérait peut-être un peu sur le compliment, et jamais, au grand jamais, il ne dirait cela à voix haute. Mais il ne pouvait nier qu'il adorait faire l'amour avec Stiles. Ce gamin avait réussi à éclipser toutes ses anciennes histoires. Et ce n'était pas une mince affaire.

Mais revenons à nos moutons.

L'hyperactif avait déjà fini d'ouvrir le jean, le baissant sur les cuisses fermes alors qu'il s'attaquait déjà à défaire le boxer du loup-garou. Avec les dents. Il savait que ça le rendait dingue. Non seulement parce que c'était sexy à souhait, mais aussi parce que monsieur n'était pas vraiment réputé pour sa patience. Et enlever un sous-vêtement avec les dents n'était le procédé le plus rapide. Mais Stiles prenait un malin plaisir à faire languir son aîné.

Comme à chaque fois que l'humain tentait un déshabillage en mode sensuel, et donc très lent, plutôt qu'en mode pratique, le loup-garou tenta de retirer le vêtement qu'il jugeait trop encombrant lui-même. Mais contrairement à d'habitude, Stiles ne le laissa pas faire et lui prit les mains pour les mettre contre le mur.

— Non. Aujourd'hui tu me laisses faire.

Ledit loup grogna mais abdiqua néanmoins. Même s'il avait parfaitement la force de tenir tête à Stiles s'il le voulait, il était curieux de voir ce que l'humain lui réservait.

Après de longues minutes qui parurent une éternité à Derek, le boxer se retrouva enfin au même endroit que le jean. Il senti alors les fines mains caresser le haut de ses cuisses, ses hanches, relever légèrement son t-shirt pour venir effleurer les abdominaux, et ensuite le bas du ventre. Puis la bouche suivit le même chemin jusqu'à ce qu'un nez au souffle chaud se retrouve dans ses poils pubiens. Mais quand allait-il enfin avoir l'attention qu'il méritait à un certain endroit de son anatomie qui pointait pourtant fièrement vers l'objet de son désir, comme pour l'appeler ?

Comme si sa prière avait été entendue, et Derek se demanda un instant s'il avait pensé tout haut, la bouche de son amant aspira son gland avant de descendre le long de la colonne de chaire pour le prendre en bouche. Un long râle de satisfaction sortit du fond de sa gorge alors qu'il rejetait la tête en arrière, l'appuyant sur le mur, et que ses mains se glissaient dans les cheveux noirs face à lui. C'était trop bon. Ce gamin allait le tuer. De plaisir, certes, mais le tuer quand même.

Habituellement, Stiles attendait que Derek lui demande d'arrêter parce qu'il était au bord du gouffre. Mais pas cette fois. Non, cette fois, il avait bien d'autres projets en tête. Alors de lui-même il cessa ses activités, reculant sa tête et s'attirant un grognement de frustration, tandis que seul un mince filet de salive reliait encore sa bouche au sexe de son amant. Cette vision failli achever Derek.

Pendant que sa bouche était occupée, il avait défait le bouton et la braguette de son propre jean, et il termina de retirer le vêtement lorsqu'il se releva. Vêtu en tout et pour tout d'un simple t-shirt, sa virilité tendue vers son homonyme, il s'approcha, aggripa le loup-garou par le t-shirt au niveau des flancs et les remis tous deux à leur position initiale : Stiles entre le mur et Derek.

Puis il se pencha à son oreille et murmura :

— Prends-moi.

— Quoi ? s'étonna Derek.

— Prends-moi. Maintenant. Contre ce mur.

— Tu crois que je me balade sans arrêt avec un flacon de lubrifiant dans la poche, comme toi ?

— Pas besoin de lubrifiant, la salive en fait un très bon, et naturel en plus. Je veux sentir toute ta passion pour moi.

Et comme pour lui montrer sa détermination, Stiles s'accrocha au cou du loup-garou et noua ses jambes autour de sa taille. Alors ce dernier laissa tomber ses dernières bribes de raison. Il attrapa les fesses fermes de son amant, autant pour l'aider à se maintenir dans cette position que pour les écarter, et le pénétra d'une seule poussée.

— AAAAAHHHH !

Cette réaction venant de Stiles n'était pas vraiment celle qu'il s'était attendu recevoir. Il avait pourtant bel et bien utilisé son pouvoir pour prendre la douleur d'autrui. Son amant n'aurait donc pas dû souffrir. Il resta alors immobile et demanda d'une voix inquiète !

— Stiles ? Ça va ?

Une fois encore, la réponse qu'il obtint l'étonna.

— Oh putain Derek, t'arrêtes pas. Bouge. Je t'en prie, continue.

L'hyperactif avait enfoui sa tête dans le cou du loup-garou et s'accrochait plus fort à celui-ci, comme un naufragé s'accrocherait à une bouée de sauvetage. Le cri qu'il avait poussé n'avait pas été un cri de douleur mais d'extase et surprise mêlée. En effet, même si grâce à ce truc de veines noires sur les mains de Derek il ne ressentait aucune douleur, ça n'empêchait pas le début d'être inconfortable, voir désagréable. Mais pas là. Là, ça avait été une explosion de plaisir brut à laquelle il ne s'était pas attendu. Sa prostate avait été touchée du premier coup, et c'était la première fois que ça lui arrivait. Et que Derek s'arrête, c'était une véritable torture.

Alors qu'il le sentit bouger, il soupira de contentement, avant de laisser échapper une plainte frustrée. C'était trop lent.

— Plus. Plus fort. Plus vite.

Derek n'était pas sûr qu'il devrait accéder à la demande de son amant. Ce n'était pas parce qu'il ne pouvait pas sentir la douleur qu'il ne pouvait pas être blessé. Mais les suppliques étaient de plus en plus fortes, et il commençait à avoir bien du mal à réfréner ses propres envies. Alors il donna un nouveau coup de rein brusque pour s'assurer que c'était ce que l'autre voulait. Et le râle de plaisir qu'il reçu en retour le convainquit de continuer sur cette voie.

Stiles avait maintenant la tête rejetée en arrière et agrippait si fort les épaules de Derek que ses ongles commençaient à y laisser des traces. Il tentait de bouger ses hanches en rythme avec celles qui venaient à sa rencontre, mais le plaisir rendait ses mouvements désordonnés et les les mains sur ses fesses l'empêchaient de se mouvoir à sa convenance. Il sentait le souffle chaud et erratique du plus âgé dans son cou alors que sa tête, dont il pouvait sans peine imaginer la sueur perlait, collait sur son épaule.

Il sentait la fin approcher, le moment de délivrance n'était pas loin, mais il avait l'impression de ne pas arriver à l'atteindre. C'était à la fois jouissif de sentir ce moment se prolonger, mais aussi frustrant. Il fit donc ce que son instinct lui disait : il serra ses jambes le plus possible autour de la taille de Derek pour coller leur corps.

— Oh mon dieu, Derek ! T'arrêtes pas. T'arrête surtout pas !

— J'en avais pas l'intention, répondit le susnommé dans un souffle rauque.

Et l'explosion les frappa tous les deux presque en même temps, d'un coup. Ils étaient à bout de souffle, et un peu à bout de force aussi, même le loup-garou. Il avait pourtant l'habitude d'en demander beaucoup à son corps qui pouvait supporter bien plus que la moyenne. Mais son étreinte avec Stiles avait été… Dévastatrice. Il eut néanmoins assez d'éveil et de bon sens pour aller jusqu'à son lit et y déposer l'humain avant de s'étendre à ses côtés.

— Bon sang, Derek ! Je te l'ai déjà dit, mais mes fantasmes ne te rendent définitivement pas hommage. Je devrais peut-être mettre la barre plus haut pour les autres.

Un léger rire sortit de la gorge du loup-garou.

— Parce que t'en as beaucoup des fantasmes ?

— Quelques uns, oui. Et j'ai bien l'intention de tous les réaliser avec toi.

— En voilà un bonne idée.


J'espère que ça vous a plu :)

Le prochain bonus... Je ne dirai pas ce que c'est ! Mais j'ai laissé un très gros indice dans les propriétés de la fic ! Avez-vous deviné ce que c'est ? ;-)