Auteur : Alia Zanetsu
Bétalectrice : x-DDM-th-x
Rating : M pour violence, scènes osées, etc.
Disclaimer : A part mes 2/3 OC, rien ne m'appartient. Tout est à SquareEnix, loués soient-ils pour avoir créé FFVII.

Je remercie is mangas YAOIpour sa review, de même que tous ceux qui me suivent pour cette aventure, soit depuis le début soit récemment. C'est la seconde fois que j'écris une fiction aussi "grosse" (d'habitude je fais tout en un coup et je vois où je peux découper pour que ça soit plus digeste), mais je n'ai jamais publié la première (elle était pas géniale et y'avait même pas de yaoi... Ah, ces erreurs de jeunesse !), et c'est un exercice différent des OS.
Sinon, soit après celle-ci soit en parallèle, je compte écrire des "à côtés" indépendants : Comment Vincent et Cid se sont "casés", comment Sephseph et Tseng ont fini ensemble (par contre pour celle là, y'aura un disclaimer pour prévenir les diabétiques ) et peut-être une suite "humoristique" à La Trève, où Rufus envoie au fur et à mesure tous ses Turks pour convaincre Cid, qui les reçoit un peu comme il a reçu Tseng... Je pensais les appeler "Reprise des hostilités", "Cessez-le-feu", "Pourparlers" et certainement un ultime chapitre "Armistice". Avec en guest star : Reno, Elena, Rude, et j'hésite encore entre Rufus et Tseng... Bref, je divague.
Ah si, avant toute chose...
Me tuez pas. S'il vous plait.


Chapitre 8 : Cendres


Reeve fit signe aux infirmiers de s'écarter, et Tseng se recula, le regard fou. Il tenait à peine debout, mais semblait dangereux comme jamais.

« - Tseng, du calme… » Tenta Reeve. « Ils n'essayeront pas de te piquer, promis. »

Le brun vacilla, s'appuya contre le mur, portant la main à son œil droit, protégé par une gaze blanche.

« - Je veux juste des nouvelles des autres ! »

« - Laissez nous. » Intima Reeve aux infirmiers, avant de soupirer. « Tseng, tu devrais t'asseoir, tu as été blessé… »

Tseng se laissa entraîner sur le lit, et soupira.

« - S'il te plait Reeve. Dis-moi comment vont les autres…
- Reno ne s'est toujours pas réveillé, mais sa vie n'est pas en danger… Il a perdu beaucoup de sang. Elena va bien, et l'opération de Rude… Devrait être un succès. Nous saurons si la greffe a pris d'ici moins d'une semaine. »

Reeve regarda son ami fermer l'œil, trembler légèrement.

« - Rufus va bien ? »

Il savait bien qu'il aurait à lui annoncer à un moment ou à un autre… Il aurait voulu repousser l'instant encore, prendre du temps pour accepter lui-même la nouvelle… Que tous les Turks soient là quand il aurait à l'annoncer.

« - Rufus… est mort. Je suis désolé. »

Tseng se redressa, l'attrapant par le col.

« - TU MENS ! »

Reeve déglutit devant le regard à moitié fou du brun, et posa ses mains sur les poignets de son ami.

« - Il… Il respirait quand on l'a sorti du bâtiment… C'est impossible…
- Tu as fait tout ce que tu as pu, Tseng… Même s'il était encore vivant, son cerveau avait été privé d'oxygène trop longtemps… On ne pouvait plus rien pour lui… »

L'utaien secoua la tête.

« - J'ai besoin de rentrer chez moi. » Murmura-t-il.
« - Je suis désolé, on doit encore te garder en observation… Puis avec le retour de Sephiroth, c'est trop dangereux… » Tenta de raisonner le créateur de Cait, gardant un calme apparent.

Reeve tendit la main, doucement, pour la poser sur la nuque du brun et l'attirer contre lui. Il le sentait trembler sous ses doigts, et sans le vouloir repensa au bilan toxicologique, a tout ce qu'il avait découvert sur l'utaien en moins de 24h… tout ce qu'il aurait dû voir, s'ils avaient vraiment été amis

« - Tu portes une arme maintenant ? » Soupira Tseng.
« - Avec ce qui vient de se passer… »

Reeve n'aimait pas le poids de son holster. Il eut l'impression que celui-ci s'allégeait, et l'utaien s'écarta de lui, pointant l'arme sur sa poitrine, le regard froid.

« - J'ai besoin de mes affaires, et d'une voiture.
- Tseng…
- Ne m'oblige pas à me servir de toi comme d'un laissez-passer, Reeve. »

Un soupir exaspéré franchit les lèvres du président de la WRO, qui sortir ses clefs pour les tendre à Tseng, avant d'ouvrir l'armoire cadenassée et en sortir le pantalon, la chemise et le bracelet de matérias du brun.

« - Ne fais pas de conneries, Tseng… »

oO°Oo

Rufus ne pouvait pas être mort. Tseng en était persuadé, alors qu'il roulait trop vite en se guidant autant via ses souvenirs qu'à sa vision floue. Son œil droit le lançait, le gauche souffrait de la fatigue de travailler seul. Il arriva sans trop s'encombre chez lui, récupéra ses doubles dans sa boite aux lettres, défonçant la pauvre boite de métal d'un coup de revolver, et arriva enfin dans son salon. Une pause, parce que le monde tournait autour de lui, puis l'utaien repartit, à la va vite, pour attraper dans sa chambre seringues et boite en fer.

Rufus n'était pas mort, donc Rufus n'était pas dans la rivière de la vie. Il suffisait de le vérifier. Reeve mentait. Reeve était un traître à la Shinra. Il devait retrouver Rufus…

Tseng inspira longuement, tentant de se calmer, visant avec précision une veine bleue. Il voulait, il devait mettre toutes les chances de son côté. Une ligne verte sur la table basse, une inspiration hachée. L'attente d'un résultat. Rien, rien !
Il avait l'impression qu'une force l'empêchait d'atteindre la rivière de la vie…

Tseng poussa un soupir exaspéré, avant de s'exhorter au calme. Il devait y avoir une solution, il suffisait qu'il trouve la manière la plus simple pour se rapprocher… Avisant la cuisine, il se traîna jusqu'à l'armoire, le cœur au bord des lèvres, pour finalement attraper l'objet de ses désirs, et plonger dans la rivière de la vie.

oO°Oo

Cloud laissa sonner, plus nerveux que jamais. Tifa était dans la pièce à côté, en train de consoler Yuffie. La Shinra était détruite. Beaucoup étaient encore sous le choc de la petite centaine de morts, mais lui voyait surtout que d'ici quelques jours, peut-être moins de deux, les survivants se lanceraient dans une chasse à la sorcière. Et il ne voulait pas que Nakanaori, ni même Eloa, y soient mêlées.

« - Cloud ?
- Gaïa soit louée, j'ai eu peur que tu ne répondes pas. Prépare tes affaires. Dès qu'il revient, vous partez. C'est dangereux, tu comprends ?
- Qu'est-ce qui s'est passé ? J'ai entendu… à la radio… C'est… C'est vraiment Sephiroth qui a fait ça ? »

Cloud soupira en guise de réponse. Un sanglot y répondit.

« - Nakanaori… Dis-moi que vous allez bouger. Dès qu'il sera là.
- O… oui, promis. Je prépare nos affaires… Cloud, qu'est-ce qu'on va devenir ? Qu'est ce que j'ai fait ? »

oO°Oo

Elena remua légèrement, relevant la tête pour se frotter les yeux.

« - Excuse moi, je voulais pas te réveiller. » Murmura Rude, souriant faiblement.

La blonde eut un sourire radieux, posant ses lèvres sur celles de son mari.

« - Comment tu te sens ? »

Il haussa les épaules, faiblement, et jeta un regard à ses jambes.

« - Avec la morphine… Presque bien. »

Rude essaya de remuer, mais la blonde l'arrêta d'un geste.

« - Doucement, tu vas exploser tes points… »

Elle avait les larmes aux yeux en disant ça, et le chauve sentit que sa situation n'était pas si brillante que ça. Mais à part un pansement à la joue, Elena n'avait aucune blessure apparente… Il espérait que ce soit pareil pour les autres ! Quand il avait perdu connaissance, Rufus et Elena étaient toujours en train d'essayer de les protéger contre Sephiroth, qui semblait être partout à la fois, Reno inconscient à cause de sa blessure à l'épaule. Puis il avait décidé de tenter une sortie, parce que les deux blonds commençaient à être à court de munition… Il avait foncé, utilisant une matéria de rapidité, et un mouvement de sabre l'avait cueilli. Sa jambe était restée comme scotchée au sol alors qu'il s'écroulait à côté… Le choc l'avait fait vomir, avant de sombrer dans l'inconscience…

« - Raconte… Depuis que j'ai perdu connaissance. »

Elena baissa les yeux, attrapant la main gauche de son mari pour fixer leurs alliances.

« - Rufus est mort. » Annonça-t-elle difficilement, les yeux soudains écarlates.

Elle laissa quelques instants à Rude pour digérer l'information, acceptant de se blottir contre lui avec soulagement.

Elle soupira, entamant le récit depuis que Sephiroth l'avait laissée avec trois blessés graves, jusqu'à l'explosion.

oO°Oo

« - Tseng ! Tu n'aurais jamais dû revenir ! »

L'utaien repoussa la présence d'Aerith, brutalement, même s'il blessait la marchande de fleurs.

« - Je dois voir Rufus ! Je dois savoir s'il est vraiment ici… »

La Cetra sentit certainement le désespoir dans sa voix, et se concentra. Soudain, Rufus apparut devant eux, aussi net que s'il était réel.

« - Tseng ? Qu'est-ce que tu fais là ? Tu … ? »

Le blond tourna un regard effrayé vers Aerith, qui secoua négativement la tête.

« - Ne t'inquiète pas Rufus. Il n'est pas mort… Pas encore. » Rajouta-t-elle avec inquiétude.

Tseng sentit la poussée de la jeune fille pour le faire réintégrer son corps, et même sans lui résister il réussit à rester présent.

« - Rufus… Pourquoi ? Vous étiez vivant quand je suis arrivé… C'est ma faute…»

Il pleurait. Les larmes qui n'étaient pas sorties lorsque Reeve lui avait annoncé la nouvelle. Rufus l'engloba pour tenter de le calmer.

« - Je… Tseng ! Tu n'y es pour rien. Mon corps était beaucoup trop abîmé… Tu n'aurais pas voulu que ta cousine épouse un légume, si ?
- J'aurais dû être là… Ca ne serait pas arrivé si je ne vous avais pas quitté… »

Aerith les interrompit.

« - Rufus… Il faut le faire partir. Il est venu beaucoup trop souvent ces derniers temps pour pouvoir jouer avec sa vie comme ça… Il risque de rester coincé ici… »

Rufus s'écarta presque à regret du brun, lui donnant l'équivalent d'une caresse sur la joue.

« - Le temps des Shinra est révolu, Tseng. Vous êtes tous libres, maintenant. Sois heureux…
- Pas sans vous…» Gémit le brun, tentant de s'accrocher à son patron.

Il y eut une impulsion, et il sentit qu'on le détachait du monde des morts… Pourtant les présences de Rufus et Aerith se firent soudain plus réelles.

« - Trop tard. » Soupira Aerith. « Il est en train de mourir. »

oO°Oo

Sephiroth se laissa tomber sur le lit, levant au-dessus de lui sa main droite. Il revoyait le sang, la douleur sur le visage des gens. Le plaisir qu'il avait eu à exterminer la Shinra, l'horreur qu'il avait ressentie lorsqu'il réalisa que sa vie était tournée à jamais vers le massacre et la mort. Tout ce que la Shinra lui avait appris, maintenant qu'il était libre, était tout ce qui lui restait. Et ses cheveux, redevenus argentés, étaient la preuve qu'il ne changerait jamais. Qu'il n'aurait pas de seconde chance. Qu'on ne pouvait pas avoir de seconde chance…

Nakanaori entra dans la pièce, silencieusement. Un reproche muet planait dans ses yeux gonflés d'avoir trop pleuré.

« - Seph… On doit partir. Maintenant que la Shinra sait qu'on est ici… Les survivants pourraient… »

L'argenté se releva, attrapant sa demi sœur dans les bras pour la serrer.

« - Je suis désolé Nak '… Tellement désolé… »

Le désespoir de l'ex général était palpable, mais Nakanaori s'écarta, attrapant une mèche argentée entre ses doigts.

« - Lucretia m'avait prévenue… Que l'âme influençait le corps plus que les gènes… Maintenant que tu es redevenu pleinement toi-même, on peut dire adieu à la discrétion… »

Il n'osa pas demander la précision sur « pleinement lui-même » : un assassin ? Ou était-ce juste une question de couleur de cheveux ? Qu'est-ce que ça aurait changé ? Les deux étaient intimement liés, il en était persuadé. La vengeance, ce fruit doux qu'il espérait goûter, s'était révélé amer et poisonneux.

Il aurait voulu hurler, crier son désespoir d'être dans un monde qui ne lui ressemblait pas, un monde où il n'avait pas sa place. Où il était seul…

oO°Oo

L'eau froide lui fit l'effet d'un fouet, et son pansement se décolla, envoyant des ondes de douleur depuis son œil jusque dans tout son crâne. L'impression d'avoir été arraché à Rufus et Aerith, alors qu'il trouvait plaisante l'idée de rester avec eux pour toujours, lui fit monter la bile aux lèvres, et il vomit violemment un liquide vert mako. L'ouie lui revint en même temps qu'une bordée de jurons, et il fut éjecté contre la faïence de la baignoire. Il toussa, clignant de l'œil pour regarder Cid, hébété. Le blond semblait furieux, et lui parla, sans qu'il puisse réellement comprendre les mots qui sortaient déformés de sa bouche. Sa tête tournait, il se sentait faible comme jamais… Le grésillement dans ses oreilles s'intensifia, mais au lieu de tomber dans une inconscience bienheureuse, la gifle de Cid, presque un coup de poing, le ramena à la réalité.

Il était dans sa baignoire, trempé, le bras gauche douloureux. Son œil droit était au bord de l'explosion, son estomac donnait l'impression qu'il se digérait lui-même, et le pilote l'engueulait.

Tseng se rendit compte qu'il tremblait violemment lorsque Cid le toucha, brûlant, le faisant sursauter.

« - Tu voulais vraiment crever ? » Demanda le pilote, un éclair blessé passant au travers de son masque de fureur.

« - Je… »

Tout était confus dans son esprit. Non, il n'avait pas voulu mourir. Oui, il avait voulu se rapprocher de Rufus, avoir des explications, qu'importe ce que ça lui coûtait. Alors il ne savait plus quoi dire au blond penché sur lui. Il secoua lentement la tête, négativement, et frissonna au soupir exaspéré du pilote. Sans lui laisser le choix, Cid le tira hors de la baignoire, lui retirant ses vêtements trempés avant de lui jeter à la va-vite une serviette sur les épaules, et le posa sur le canapé.

Il fit un aller-retour dans la salle de bain pour revenir avec la trousse de premiers secours, ainsi qu'une serviette supplémentaire. En silence, il essuya le visage de Tseng, pour sortir de la gaze propre. Il l'apposa contre l'œil blessé, l'air clairement inquiet. Puis il passa au poignet, avant de lancer un sort de soin. A partir de la plaie à moitié refermée, Cid banda avec précaution la chair meurtrie, jetant un regard accusateur à la flaque de sang qui décorait l'entrée de la cuisine.

Tseng aurait voulu le détromper, mais n'était plus si sûr de lui… La douleur d'avoir perdu Rufus, encore à la surface de son esprit, lui envoyait des pulsations de peine à chaque instant. Cid posa sa tête sur le poignet meurtrit un instant, poussa un soupir à fendre l'âme et se releva.

« - Tu devrais aller te coucher. Je… Je nettoie un peu et j'y vais. »

Le pilote détourna la tête, mais l'utaien avait eu le temps d'apercevoir une certaine rougeur dans ses yeux. En un instant, malgré sa nudité, il s'était relevé, et se serrait contre Cid.

« - Reste… S'il te plait. » Murmura-t-il.

Il y eut peut-être une vague hésitation, mais le blond l'entoura de ses bras, à l'en étouffer, et enfouit la tête au creux de l'épaule de Tseng. Il eut un sanglot convulsif, unique et sec, et l'utaien crut que ses côtes allaient se briser. Sans savoir quoi faire, le brun lui passait les mains sur les épaules, rassurant au possible, incapable même de parler…

Puis soudainement, le pilote le relâcha, et lui posa un baiser sur le font, pile sur le bindi…

« - Si tu veux. » Concéda facilement Cid, soulagé.

Tseng rougit légèrement, alors que le pilote se penchait sur le canapé pour lui ajuster la serviette sur les épaules…

« - Je… je vais changer les draps… »

oO°Oo

Cid se retrouva seul dans le salon, et soupira, s'armant de courage. Trouver une serpillière, effacer la flaque de sang… l'odeur métallique ne lui avait jamais retourné l'estomac, mais il se sentait paralysé de savoir que c'était le sang de Tseng, que celui-ci s'était infligé la blessure volontairement… Sous l'emprise de drogue, qu'il prenait régulièrement d'après Reeve…

Le pilote secoua la tête. Il avait imaginé, pendant presque trois ans et demi, que le Tseng seul, perdu et fragile qu'il avait connu pendant une nuit s'était renforcé, mais finalement le brun était plus pommé que jamais. Il ne savait pas s'il pouvait faire quelque chose pour lui, se sentait malade… Enfin le sang disparut, et Cid poussa un lourd soupir. Il aurait aimé ne pas revivre ça. Surtout pas avec l'homme qu'il aimait, du moins pensait aimer…

Lorsqu'il le rejoint dans la chambre, Cid retrouva l'utaien en train de fixer l'oreiller qu'il tenait. Il avait enfilé une robe de chambre légère, qui amplifiait son aspect gracile. Il n'était pas si tard que ça, à peine 21h, mais Cid se sentait vidé. Trop de morts, de stress… Il se déshabilla lentement, observant le rougissement léger du brun, et attrapa l'oreiller des mains de Tseng.

« - Viens… »

L'utaien obéit docilement, se laissant dénuder en tremblant comme une feuille. Il était glacé, et Cid sentit une vague de culpabilité, de l'avoir plongé dans l'eau froide… Mais il ne connaissait pas d'autre moyen d'évacuer la drogue, de le faire reprendre conscience… Passant sous la couette, il laissa échapper un soupir de soulagement.

Tseng était blotti contre lui, ses cheveux humides glaçant l'épaule sur laquelle il reposait, la main sur la poitrine, juste au niveau du sternum.

« - Tu… Tu me racontes une histoire ? » Demanda timidement Tseng, toujours glacé contre lui.

Un rire chaud secoua Cid, qui embrassa tendrement le front du brun.

« - Si tu veux… Hum… Lorsque j'avais 6ans j'ai vu, une fois, une magnifique image, dans un livre sur la Forêt Vierge… »[1]

Tseng eut un soupir de contentement, s'arrangeant pour être un peu plus collé à Cid.

oO°Oo

Cloud soupira, jetant un œil dans la chambre où Tifa et Yuffie dormaient, blotties l'une contre l'autre. Les yeux de la plus jeune étaient enflés par les larmes, et le cœur du blond se serra devant le visage tendre de son amante. Tifa ne se doutait de rien. Il posa la lettre sur la commode, en évidence. Il savait que son amie la trouverait. Il savait aussi qu'il lui faisait mal en agissant ainsi, qu'il la blessait… Mais il n'avait pas le choix…

Il attrapa son épée, qu'il glissa dans son dos, et contempla l'arme d'environs 2m qui était enrubannée dans l'entrée. Masamune. Arrivée via porteur, à son nom, quelques heures après la mort de Rufus. Pour lui.

« - Tu vas encore fuir ? »

Cloud retint son sursaut, et se tourna vers Vincent, caché à moitié dans l'encadrement d'une porte. Avec la promiscuité, le blond pouvait sentir l'odeur d'alcool qui s'exhalait de l'ex Turk, et il fronça les sourcils. Habituellement, Vincent n'était jamais ivre…

Cloud ferma les yeux, attrapant Masamune. Le sabre était lourd et froid dans sa main, mais le blond était décidé.

« - Non. Pas cette fois. »


A suivre…

[1] Début du petit prince !

NDLA :.. J'ose pas sortir la tête de peur que vous me lynchiez. Mais bon, du coup, faites le en reviews !
... Et me détestez pas, s'il vous plait ?