Tell me who you really are…
…And I'll tell you who I really am.
Le cercle des reviewers anonymes :
K.S : Ah contente que tu l'aies perçu ainsi ! Oui la fic avance assez rapidement puisqu'elle est courte mais je pense que trop l'étaler aurait été une erreur ! Je l'ai écrite d'une traite tout en tentant de garder le tout crédible ^^ La suite est là !
Merci beaucoup en tout cas ! :D Je te retrouve un peu partout toi hein xD
A bientôt !
Guest : oO Tu dois être la seule personne que ça fait rire… avec moi xD Vive les trucs tordus ! Merci beaucoup, c'est bon, c'est fait ! J'ai cru mourir d'angoisse mais bon ! résultat lundi !
Merci pour ta review et les encouragements ! :)
morane : Raaah tu me devances ! Oui je vais bien, merci :)
Il a de quoi l'être, chamboulé… Il n'a pas encore compris, du moins il n'a pas trop envie de comprendre !
Ah quel dommage ! xD
Eh oui de base, Tom est un séducteur !
Oui c'est pas mal de boulot mais cette fic est assez courte, neuf chapitre en fait ! Après les chapitres sont assez longs par rapport à ce que je fournis comme longueur d'habitude ^^
Merci beaucoup en tout cas ! C'est trop mignon ! J'aurai les résultats lundi pour le permis LOL !
A bientôt ! :D
satumi : Ne trépigne donc plus, la voici la suite :P Alors pour être prévenue de la suite, je te conseille très fortement de t'inscrire sur le site et d'ajouter ma fic dans tes « follows » c'est-à-dire les fics desquelles tu veux être prévenue de la suite ! Le bouton pour suivre ma fic devrait t'être proposé en bas de page une fois que tu seras connectée :) Sinon il y a ma page facebook mais là c'est plus nébuleux xD
Merci en tout cas !
A bientôt j'espère !
ange : Oui il doit être un peu bizarre même haha ! En même temps de base c'est un séducteur à la base alors qu'il « séduise » Harry n'est pas totalement étonnant )
Mais oui ça perd ce pauvre Harry ! En plus les baisemains c'est juste un truc hyper troublant !
Merci beaucoup !
A bientôt !
Note
A chaque fois je me dis « zut, qu'est-ce que je vais dire en note » et je finis par écrire un truc plus long que le chapitre xD Mais bon pas aujourd'hui ! Je vous dis juste qu'on approche de la fin de la fic, puisqu'elle compte neuf chapitres ! Ils sont assez longs donc bon selon mes découpages habituel, elle en aurait peut-être fait genre 12/13 chapitres ^^ Mais je voulais pas salement couper la tension de la fic (enfin la tension que j'ai essayé d'amener !) !
Bref en gros plus que deux chapitres donc je verrai quand je poste tout ça !
Je vous remercie encore pour vos reviews super adorables, tellement que j'ai envie de vous envoyer des fleurs, des bisous et du chocolat !
Un gros merci encore à mle-lys27 et Ijiini !
Bonne lecture !
Chapitre Septième
Que devais-je faire ? Partir, les laisser avec ce malade dans les cachots ? Je ne pouvais pas être égoïste à ce point, je devais me ressaisir.
Je ne pouvais même pas confier mes angoisses à qui que ce soit. Ils y verraient forcément le signe que sa présence me perturbait bien trop pour que cela n'affecte pas mon jugement. Et si je faisais ça, la torture allait être terrible et il finirait par mourir et se réveiller à travers un Horcruxe, plus en colère que jamais.
J'étais piégé, je m'étais laissé piéger et je ne savais plus comment gérer ça. Je me sentais fébrile, en situation d'hypervigilance permanente, comme si une menace terrible planait au-dessus de ma tête. Pourtant, c'était ainsi que j'avais vécu toute ma vie et maintenant que la menace était plus ou moins neutralisée j'aurais dû me sentir plus apaisé. Mais je n'en étais que plus dérangé.
Je bandai mon poing blessé en grimaçant, perdu dans mes pensées.
Je devais continuer, rentrer dans son jeu en ignorant chaque sensation terrible que cela soulevait. Douleur, malaise, chair de poule et j'en passais. Je devais jouer selon les mêmes règles, le laisser prendre du terrain maintenant qu'il était certain d'avoir une certaine emprise sur ma psyché.
Après chaque session de… conversation, il fallait que je trouve quelque chose pour me le sortir de la tête. J'arrêtai de faire les cent pas et me dirigeai vers mon placard. J'en sortis mon éclair de feu et, d'un mouvement de main, j'ouvris en grand l'immense fenêtre qui atteignait le plafond. Je pris de l'élan et courus droit sur elle avant de plonger au-dessus du rebord, appréciant l'adrénaline qui envahit immédiatement mes veines. Je me laissai tomber en chute libre depuis le deuxième étage et me juchai sur mon balai au dernier moment pour me redresser et monter en chandelle droit sur le ciel d'un noir d'encre.
Je volai toute la nuit, dominant le domaine Potter et effleurant l'eau du lac non loin. Je rentrai aux lueurs de l'aube, trempé, rouge et essoufflé. Quelques membres de l'Ordre étaient déjà debout et ils me regardèrent passer, étonnés. Je filai directement prendre une douche et redescendis une bonne heure plus tard, frais et plus détendu que je ne l'avais été en un mois.
Karen m'apostropha directement alors que je buvais un thé.
– Comment cela évolue-t-il ?
– Plutôt bien, mentis-je. Il croit avoir le contrôle de la situation et je le laisse le penser pour obtenir quelque chose d'intéressant. Il ne mentait cependant pas, il a bel et bien des Horcruxes aussi vous feriez bien de tous vous y mettre et de songer à ce qui aurait pu en devenir entre le laps de temps où il a su pour la coupe et celui où il l'a aspiré à nouveau.
Mon mensonge passa tranquillement et Karen eut l'air soulagé pour une raison que je ne saisis pas vraiment. Et je me rendis compte qu'il me tenait complètement. Je mentais à mon propre camp, accordais plus de valeur à sa parole qu'à la leur. Comment avait-on pu en arriver là ?
– Parfait, beau travail, Potter. Continuez ainsi et n'écoutez pas un mot de ce qu'il raconte il n'y a que des mensonges qui peuvent sortir de sa maudite bouche.
« Et pas de la vôtre bien sûr », pensai-je amèrement.
Elle lorgna mon poing bandé et je balayai toute remarque d'un sourire, faisant passer cela pour une blessure anodine que je me serais faite pendant ma session de vol matinale.
Je laissai filer la journée et mes relations avec les autres s'étaient un peu apaisées alors que j'affichais une bonne humeur plus appuyée, laissant largement sous-entendre que j'étais en très bonne voie avec lui. Je devais être très bon acteur puisque même Hermione et Ron tombèrent dans le panneau. Ils étaient toujours inquiets, je le sentais, mais tous voulaient en finir avec cette histoire et comptaient sur mes résultats avec lui. De fait, on me ficha la paix et je me fis la remarque que j'aurai dû agir ainsi depuis le début pour ne pas être emmerdé.
Le soir venu, sur les coups de vingt-trois heures, je gagnai les cachots avec son repas et le mien que je n'avais pas pu me résoudre à manger avec les autres, dénué d'appétit. Tom semblait m'attendre, assis calmement sur sa chaise, les pieds croisés sur la table dans une attitude désinvolte qui faillit m'arracher un soupir d'exaspération.
En me voyant entrer, il vira ses pieds de la table avec un sourire insolent et je déposai notre repas du soir.
– Pas de couteau cette fois ? s'étonna-t-il. Vous me craignez à nouveau, Harry ?
– Non, c'est mes réactions que je crains. Avec un couteau à portée de main, je ne sais pas ce que je pourrais vous faire, lançai-je, parfaitement sérieux avec un sourire en coin.
J'inspirai discrètement. Rentrer dans son jeu… Plus difficile qu'il n'y paressait… J'avais également abandonné ma baguette. Maintenant que je savais ce qu'il pouvait faire physiquement, je ne voulais rien lui laisser de potentiellement dangereux dans les environs. Il ne me ferait rien à moi mais aux autres… Si quelqu'un avait le malheur de descendre alors que je laissais quoi que ce soit, cette personne serait capable de l'égorger. Enfin d'essayer en tout cas.
Il baissa les yeux sur mon poing bandé et tendit une main autoritaire vers moi. Je le toisai sans comprendre puis clignai des yeux. Oh non, non, non, non, non… Il rêvait ou quoi ? Hors de question qu'il me touche !
Il dût capter mes pensées puisqu'il leva les yeux au ciel et saisit de lui-même ma main. Je tentai de m'y dérober mais il appuya de deux doigts sur ma blessure et je grimaçai, m'immobilisant. Pourtant la douleur que le contact engendra ne fut due qu'à la pression qu'il avait exercée sur les plaies encore à vif. Pas au fait que ce soit lui. Et ce constat me fit l'effet d'une énorme claque.
– Voilà qui est mieux, susurra-t-il.
– Lâchez-moi.
Il défie le bandage, ignorant parfaitement ma demande. Il découvrit la blessure plutôt impressionnante et siffla, l'air appréciateur.
– Une grosse colère, Monsieur Potter ?
– Si ça avait pu être votre visage…, marmonnai-je.
– Je ne vous crois pas. Je pense que vous auriez préféré qu'ils s'agissent du votre. Vous vouliez vous faire mal, répliqua-t-il calmement.
Je pâlis.
– Arrêtez de faire comme si vous saviez exactement ce qu'il se passe dans ma tête, soufflai-je, détournant le regard.
– Je ne fais pas « comme si », je sais.
– Alors vous savez aussi que si vous ne me lâchez pas dans les secondes qui suivront mon autre poing, en très bon état, va filer sur votre visage.
Il ne répondit rien de plus qu'un sourire et retira ses doigts de ma peau. Je frémis. Puis, il s'assit et attendit, comme à son habitude, que j'entame mon assiette pour commencer la sienne. Je me forçai à manger, estimant que lui laisser un aperçu de mon manque d'appétit revenait à signer des aveux de mon trouble vis-à-vis de lui. J'avais l'impression de dîner avec le diable en personne et je n'arrivais même pas à m'en sentir vraiment mal. Juste étrangement curieux, attentif, confus.
Je ne faisais pas confiance à ma voix pour parler aussi attendis-je qu'il prenne la parole, ce qu'il fit une fois son assiette vide, ainsi que la mienne. Je fis disparaître nos couverts et il me fixa, en silence. L'échange dura… dura encore et encore et je ne savais plus comment agir, pris au piège par ses yeux scrutateur. Je ne bougeai pourtant pas d'un pouce, soutenant son regard sans ciller.
– Ma présence vous est-elle désagréable ?
Je sourcillai et papillonnai un court instant, surpris par la question.
– C'est plutôt moi qui vous impose la mienne. Je vous retourne donc la question ?
– C'est plutôt malpoli comme procédé, dit-il avec un sourire carnassier. Mais je vais vous passer cet écart et répondre, pour cette fois. Non, votre présence m'est plutôt agréable, Harry. Instructive et enrichissante davantage encore.
Je compris que j'allais devoir répondre à la question.
– Je ne sais pas. Elle ne m'est ni agréable ni désagréable.
– Vous n'y êtes pas indifférent pourtant au vu de votre trouble mal-dissimulé, dit-il en modulant son regard sur moi, comme s'il sondait mon aura, avec un sourire satisfait.
– Dans ce cas, disons ça : elle me trouble. Je ne vois rien d'anormal à cela. Vous ne présentez aucune inimitié à mon égard alors que vous m'avez poursuivi pour me tuer toute ma vie.
Je me levai, entamant les cent pas dans la pièce.
– Pourtant mon toucher ne vous est plus aussi douloureux, n'est-ce pas ?
– Si vous faites référence à votre petite mascarade d'hier et de toute à l'heure, ce n'était pas amusant. Ce n'était peut-être pas douloureux, mais c'était désagréable, crachai-je sèchement, à nouveau sur la défensive.
– C'était une pensée générale, je ne faisais référence à rien en particulier.
– Génial. Ne recommencez plus jamais…
– Sinon ? demanda-t-il, avec une arrogance qui m'irrita au plus haut point.
Je détournai le regard, me concentrant sur la fenêtre. Sinon rien du tout, c'était lui qui avait tous les éléments de pression. Je sentis soudain sa présence tout près de moi et, du coin de l'œil, je vis son visage se pencher par-dessus mon épaule d'une manière que je jugeai presque sournoise.
– Vous n'avez aucun moyen de pression et de fait, aucune menace à proférer. Je suis libre de mes agissements.
– Arrêtez, dis-je en fermant les yeux, refusant d'accorder de l'attention à son souffle brûlant sur ma joue.
– Vous savez que ce que vous avez ressenti hier n'était pas dû à moi. J'ai senti votre détresse, j'ai partagé l'émotion que cela a éveillé en vous, murmura-t-il.
Il laissa planer un petit silence et j'étais incapable de bouger, un sentiment de danger imminent me raflant. Peut-être l'étais-je vraiment en danger…
– Et vous savez, Harry, a quoi cette sensation a été due… Il y a une limite que vous ne voulez pas franchir, pas même en pensée. Vous évitez ce lieu comme un marécage sombre et poisseux dont rien n'émerge jamais.
– Taisez-vous…, murmurai-je, les yeux clos.
– Mais vous savez comme moi qu'il vient un temps où nous devons nous y rendre, dans le noir et dans le froid, au plus profond de notre âme…, continua-t-il, sifflant ses mots à mon oreille selon un rythme lent, hypnotique. Hier, ce que vous avez ressenti était une pulsion que vous ne savez pas comment gérer parce que cela vous semble impensable d'en avoir de pareille sorte. Mais les pulsions ne se pensent pas, nous les bridons ou nous leur cédons. Rien de plus, rien de moins. Vous le savez, vous…
Je ne lui laissai pas le temps d'en dire davantage et fis une brusque volteface. Je saisis son col à deux mains et le fit reculer d'une poussée jusqu'au mur contre lequel je le plaquai.
– Je vous ai demandé de vous taire, articulai-je, à bout de nerf, à bout de souffle, à bout d'explications concernant ce qui m'arrivait
Il resta silencieux, se contentant de plonger ses yeux dans les miens, impassible. Son silence me força à tenter de me calmer et notre proximité m'affola. Pourtant, je ne fis rien pour la réduire. Son regard dévia sur mes lèvres qui laissaient passer un souffle saccadé. Il pencha un peu la tête sur le côté comme s'il allait m'embrasser puis stoppa le geste. Pourtant ma réaction instinctive me mortifia : j'avais été prêt à accueillir ses lèvres, tendant inconsciemment mon visage vers le sien. Nous restâmes figés un instant ainsi, réalisant ce que nous avions failli faire et qui me dévorai encore à chaque fois que son souffle venait effleurer mes lèvres. Si proches…
Je le relâchai soudain, mes mains libérant son col, comme foudroyé. Il ne prononça pas un mot et je reculai jusqu'à la porte. Je l'ouvris et m'enfuis, encore une fois. Je pris sur moi au maximum pour ne rien afficher ni sur mon visage ni dans mon attitude presque décousue. Je remontai et filai discrètement dans ma chambre, saluant avec le plus de normalité possible les membres que je croisai.
Je m'effondrai sous la douche comme pour me purifier encore de cette proximité. Qu'est-ce qui m'avait pris ? Qu'est-ce qui m'arrivait ? Plus j'avançai, moins je comprenais. Même lui avait semblé presque surpris de ma réaction. Par Merlin, j'avais failli embrasser Tom Riddle, alias Voldemort… Qu'est-ce qui ne tournait pas rond chez moi ?
Je me passai en boucle ce moment dans ma tête, chaque fois un peu plus mal à l'aise. Il avait parlé de pulsion et c'était encore ce que je ressentais en ce moment, encore incroyablement tenté alors même que j'étais loin de lui. Je n'avais jamais ressenti ça, pour personne. C'était puissant, ravageur et… Bon sang, Karen avait raison. J'étais complètement obsédé par lui. Comment osais-je juste ne pas essayer de le tuer à chaque discussion ? Il m'avait tout pris… Comment pouvais-je… abriter ce genre de désir sordide ?
J'enfonçai ma tête dans l'oreiller et tentai de trouver le sommeil. Je m'enroulai dans mes draps, me tournant et me retournant. Je poussai un lourd soupir agacé et trépignai intérieurement, incapable de ne pas repenser à ce qu'il… ne s'était pas passé finalement. J'allais devenir fou. J'étais en train de devenir complètement dingue et l'impression se confirma lorsque, sous les coups de trois heures du matin, je jaillis de mon lit pour me précipiter sur les cachots.
Je défonçai presque la porte de sa cellule et ne lui laissai pas le temps de se redresser dans son lit avant de fondre sur lui. Je le plaquai contre son matelas et lui décrochai un crochet du droit qui occasionnerait un bleu terrible dans quelques heures. Il m'observa, implacable, son regard rouge luisant au clair de lune. Il me fixa un instant et il y eut un moment de flottement intense pendant lequel ses yeux rouges semblèrent capturer toute conscience.
Je raflai ses lèvres, sans prévenir, dans un baiser empressé auquel il répliqua avec une force qui me retourna complètement. Ses mains partirent fourrager dans mes cheveux, éloignant mes mèches de mon visage. J'étais pantelant, fébrile, tremblant comme un petit animal entre ses bras qui se refermèrent avec force sur ma taille. Il inversa nos positions et je suffoquai presque sous la sensation intoxicante de sa présence. Il semblait être devenu la seule chose que je pouvais voir, entendre, sentir, percevoir, engloutissant presque ma propre essence.
– Non, non, non, murmurai-je comme une litanie contre ses lèvres, le forçant à ne déposer des baisers que par intermittence.
– Je ne vous ai forcé en rien.
– Vous saviez que ça arriverait, répliquai-je les yeux clos.
– Non. J'ignorai même qu'il me restait ce genre… d'instincts. Mais comme le morceau d'âme que j'ai récupéré dans la coupe était assez jeune au moment de sa création, je suppose que c'était un risque…
– Et quoi alors ? demandai-je en posant mes mains sur son torse pour l'empêcher de m'étouffer davantage avec son corps, en plus de son aura oppressante.
– Mettons cela sur le coup d'une faiblesse momentanée. Disons que vous avez déteint sur moi pendant un court instant, voulez-vous ? proposa-t-il en se décalant sur le côté de manière à s'asseoir au bord du lit. Maintenant que votre… envie est assouvie, vous pouvez passer à autre chose et continuer à me haïr.
– De mon fait ? Non mais vous plaisantez-là ! Vous m'avez carrément poussé à ça ! Vous m'embrassez la main, vous me déshabillez du regard, vous vous tenez proche de moi, me murmurez à l'oreille de céder à mes… pulsions et même après tout ça, c'est moi le responsable ?!
– Exactement, puisque comme vous venez de le dire, je vous ai poussé, vous avez cédé, vous aviez le choix, dit-il d'une voix très calme. Ecoutez, je n'ai pas la force de papoter comme un petit couple sur quelque chose d'aussi futile. Je ne pensais pas que vous réagiriez avec une telle… passion. Et même si ce fut très agréable, je vous prierai de quitter mon… palace pour rejoindre le vôtre.
La pointe d'ironie ne parvint pas à cacher un point de la discussion qui m'intéressait particulièrement et que je relevai à demi-mot :
– Donc vous admettez que momentanément la situation a échappé à vos attentes… ?
– Si vous désirez le traduire ainsi.
J'allais ajouter quelque chose, mais il se tourna vers moi, le regard froid. Et je me rendis compte… Je me rendis compte de ce que j'avais fait. Je me passais une main sur le visage, abattu.
– Promettez-moi une chose avant que je parte… s'il vous plait, murmurai-je, plus perdu que jamais.
– Je vous écoute.
– Ne me reparlez jamais de ça, ne me touchez plus, ne faites plus rien d'équivoque. Sinon, je vous assure que vous pouvez faire une croix sur nos conversations.
Il hocha la tête avec un demi-sourire amusé.
– Je promets.
Je fus surpris qu'il accède à ma demande si facilement. Sa parole avait-elle vraiment une valeur ? Surement pas, mais je priais pour qu'il s'y tienne néanmoins. J'étais assez perturbé de l'avoir sous mon toit, même dans les cachots.
Je quittai la pièce en silence, discret comme une ombre. Je remontai dans ma chambre et me postai près de la fenêtre. Je repensai à ce qu'il venait de se passer, analysant chacune de mes réactions, de mes sensations en tentant d'éliminer tout jugement. Mais je n'y parvins pas et plus j'y pensais, plus je blêmissais. Des larmes commencèrent à dévaler mes joues et je ne fis aucun geste pour les empêcher de couler. Des mois que je n'avais pas pleuré…
– Je suis désolé, murmurai-je au vide, le regard tourné vers les étoiles, toutes mes pensées orientées vers mes parents de qui j'entachais la mémoire.
Mes larmes redoublèrent et je ne savais plus quoi faire pour les empêcher d'inonder mon col.
– Je suis tellement désolé, sanglotai-je en plaquant mon front contre la vitre fraîche. Je suis désolé, je suis pitoyable… Je suis faible.
A suivre…
Blabla de J' :
Tom, ce petit coquinou... J'aime quand la tension aboutit à un premier baiser haha !
Un premier pallier a été franchi et c'est un peu chaud psychologiquement pour Harry. Pour le coup, même le grand Voldemort fait pas trop le malin vous remarquerez ! En même temps, il n'a pas dû avoir une vie sexuelle très active depuis les cinquante dernières années hein…Mais bon c'est un mec qui trouve l'amour futile et avilissant alors on se doute bien que faire l'amour c'est pas non plus son grand kiff dans la vie !
Donc voilà, nous laissons Harry désemparé après ce chapitre… Bichette, il galère un peu mais bon il a sexy Tom au cachot pour le réconforter si besoin héhéhéhéhéhé !
Bref, j'arrête de vous embêter avec mes trucs, vous allez déjà assez m'en vouloir pour ce chapitre un peu frustrant xD
Question HS : y a un mot (plusieurs sinon !) que vous adorez prononcer ou écrire ?
Sur ce, je vous dis encore merci !
A tout bientôt les slashistes !
Lot of Love,
Jelyel :)
