Auteur : Alia Zanetsu
Bétalectrice : x-DDM-th-x
Rating : M pour violence, scènes osées, etc.
Disclaimer: A part mes 2/3 OC, rien ne m'appartient. Tout est à SquareEnix, loués soient-ils pour avoir créé FFVII.

Je tiens d'avance à vous présenter mes excuses s'il y a des fautes dans la dernière partie : je l'ai rajoutée juste maintenant, donc les dernières lignes n'ont pas été bétalues.


Interlude


Il se sentait un peu déçu. Déjà, lorsque son expérimentation était sortie malformée de sa gangue, il avait hésité à la jeter pour tout recommencer. Mais il fallait croire qu'il devenait sentimental avec le temps, et finalement avait gardé cette petite chose. Au moins, elle avait un avantage par rapport à Sephiroth : son absence de cordes vocales l'empêchait de pousser ces vagissements inhumains tellement caractéristiques des nourrissons. Puis, c'était déjà une réussite en soi : l'enfant de Jenova et Lucretia reposait dans ses bras. Pour l'instant, il était seul avec le nouveau né, et il se laissa aller à un sourire. Pas un de ces rictus de satisfaction qui effrayaient ses employés, mais un vrai sourire. Là, juste sous la clavicule, le nourrisson présentait la même tâche de vin que Lucretia. Déjà 13 ans qu'elle était morte… Bien sûr, il y avait cette femme qui lui avait demandé un enfant. Sur le moment, il avait trouvé ça presque comique, puis avait accepté : s'il essayait d'améliorer l'humain via la mako, on pouvait aussi miser sur la sélection par les gènes elle avait même accepté de se soumettre à un test de QI. Il recevait régulièrement des nouvelles de sa fille, une photo de temps en temps, et au moins il devait admettre que la petite tenait les promesses de sa mère. Le nourrisson dans ses bras lui attrapa une mèche de cheveux et tira faiblement dessus, le ramenant au temps présent. Il devait lui trouver un nom, un nom digne du duvet d'un argenté surnaturel qui couvrait sa fontanelle fragile.

« - Eloa. Qu'en penses-tu ? »

Le nourrisson sourit – un sourire réflexe certainement – et Hojo hocha la tête.


8 ans plus tard...

L'homme rebondit contre la paroi en verre incassable, poussant un cri. Derrière celle-ci, bien à l'abri, Hojo fronça les sourcils, et sortit son microphone.

« - Le sujet Eloa présente les caractéristiques inhérentes à sa seconde génitrice. Son épiderme semble cyanosé, et on remarque une repigmentation des iris. Le sujet semble pris d'un accès de violence, et ne peut être raisonné. Envoi des gaz soporifiques. »

Quelques minutes plus tard, il entrait dans la salle avec un masque à gaz, dédaignant ses assistants inconscients pour s'intéresser à Eloa. Elle avait repris sa couleur normale, comme si son corps de 11 ans à peine ne pouvait tenir plus longtemps la transformation.

Rapidement, Hojo se décida. Il repartirait à Nibelheim, près de Jenova. Peut-être là bas arriverait-il à résoudra ce mystère...


1 an plus tard...

Il détestait les échecs, et celui-ci lui restait particulièrement en travers de la gorge. Il vérifia la pression du tube, s'assura encore une fois que les dosages étaient les bons. Il aurait encore voulu essayer, mais Shinra Senior – cet imbécile ! – lui avait coupé les vivres pour cette expérience, arguant que lorsque quelque chose était raté, ça ne servait à rien de s'appesantir dessus, cela ne faisait que creuser les déficits de la Shinra. Dans le liquide vert, coupée de tout besoin naturel, Eloa semblait dormir. Hojo aurait voulu pouvoir s'assurer que le temps n'aurait pas de prise sur elle, pour pouvoir reprendre les tests exactement là où il les avait laissés, mais ne pouvait que ralentir les effets. Il allait l'envoyer dans le labo de Mideel, c'était un petit laboratoire, mais au moins le président n'irait pas y mettre son nez. Puis il rassembla les dossiers sur la mise en cuve, préférant laisser à Nibelheim ceux relatant cette année de recherche à essayer de contrôler Eloa. C'était tellement plus simple d'y faire à peine référence, pour être sûr que lui seul pourrait reprendre les expériences…


3 ans plus tard...

Elle était brune comme lui, les cheveux désordonnés, et les yeux rouges d'avoir trop pleuré.
« - Je te préviens, si j'estime que tu me gène, je t'envoie dans un orphelinat.
- Oui monsieur. »

Nakanaori baissa la tête, entrant à la suite de son père dans l'appartement de fonction. La salle de séjour était à la fois très ordonnée et complètement occupée par divers dossiers et expériences en cours.

« - Ne touche à rien. »

La cuisine, elle, regorgeait de tubes à essais, mais Hojo amena sa fille dans une pièce à l'opposée, qui contenait un clic-clac et un bureau recouvert de livres. Il rassembla à la hâte les quelques ouvrages qui reposaient sur le canapé, et soupira. Cette chambre avait déjà vu passer Sephiroth jusqu'à son intégration chez les SOLDATS – il ne passait guère plus à présent —, Eloa jusqu'à ce qu'elle commence à avoir ses « problèmes », et à présent, cette fille…

« - En attendant qu'on ait pu faire des courses, tu dormiras sur le canapé. Je te laisse t'installer.
- D'accord. »

Ils se regardèrent un instant. La gamine avait des yeux intéressants : au premier abord ils semblaient d'un bête marron, mais c'est comme si la génétique n'avait pu se décider entre cette couleur et celle des yeux de la mère, le bleu. Ainsi, le pourtour de l'iris était dans les tons noisette, mais le centre était bleu... Il ne connaissait pas exactement quels gènes pouvaient être responsables de ça, il faudrait qu'il se renseigne...
Il lâcha la valise de sa nouvelle colocataire et, dans un élan qu'il ne réussit pas à maîtriser, lui ébouriffa les cheveux un peu plus.

« - Je suis désolé pour ta mère. »


3 mois plus tard...

« - Monsieur ? Je… il commence à être tard, je voulais savoir si je pouvais rentrer chez moi…
- Et pourquoi donc ? » Répondit sèchement Hojo.

Son assistant se dandina un instant, avant de prendre une inspiration.

« - C'est le 25 aujourd'hui. Comme … Comme nous avions une expérience en cours et que je n'ai pas pu être avec ma femme et mes enfants le 24, j'aimerais passer le repas du 25 avec eux… »

Hojo se figea intérieurement. Alors qu'il donnait congé à son employé, il vérifia la date.

25 décembre.

Nakanaori avait dû l'attendre hier soir, elle lui avait même demandé s'il pensait rentrer tôt. Puis il y avait eu un contretemps, et il avait oublié. Il regarda l'heure et fronça les sourcils. Il ne pouvait pas partir maintenant, il lui fallait encore plus de deux heures pour terminer de rattraper les bêtises d'un de ses jeunes assistants – confondre de l'ammoniac et de la soude, quelle idée ! – et de toute façon, il n'aurait pas su quoi dire à l'adolescente qu'il hébergeait. Autant attendre le lendemain.

Lorsqu'enfin il rentra chez lui, le sourire de sa fille l'aurait presque fait culpabiliser. Il n'avait jamais compris le fonctionnement psychologique des humains, mais imaginait qu'elle devait être déçue ? Il tendit l'ordinateur neuf qu'il tenait sous le bras à la jeune fille, ainsi qu'une blouse de petite taille.

« - Tiens. À partir de maintenant tu passeras ton temps libre au laboratoire avec moi. J'ai besoin d'un nouvel assistant. »

Il ne s'attendait pas à ce que Nakanaori lui saute au cou en le remerciant.
Ca faisait bizarre.


5 ans plus tard...

« - Il… Il est mort ? »

Hojo releva la tête et eut un mouvement de dénégation.

« - Non, pas encore. On va faire les greffes nécessaires pour que ça ne soit pas le cas. »

Nakanaori fixa, horrifiée, le Turk utaien. Ce n'était pas tant le fait de voir l'intérieur du personnage de près qui la gênait, mais de savoir que c'était son frère qui était responsable… Ils passèrent la nuit à « réparer » l'homme, pour finalement lui installer un tube nutritif dans son estomac tout neuf. Lorsqu'enfin ils eurent terminé, Hojo soupira.

« - La situation devient de pire en pire… Nakanaori. Tu pars pour le laboratoire de Mideel. »

La jeune femme allait protester, mais son géniteur la fit taire d'un geste, avant de se tourner vers un de ses employés, un homme plutôt âgé.

« - Ethan. Vous dirigerez l'équipe de Mideel, je les préviens de votre arrivée à tous les deux… »

Hojo consulta sa montre. Il était à peine 6h du matin…

« - … Dès que ces incompétents seront réveillés. »

Il jeta un coup d'œil à sa fille, notant sa mine défaite.

« - Tu peux pas me faire ça, je veux rester avec toi ! »

Il lui jeta un regard froid, haussant un sourcil.

« - Quand tu es venue habiter avec moi, je t'avais dit que dès que tu m'ennuierais, je t'enverrais ailleurs. Tu vas me gêner, à rester ici. »

Elle baissa la tête, luttant contre l'envie de pleurer… Maladroitement, Hojo lui passa un bras autour des épaules pour lui tapoter le bras.

« - Je suppose que quand cette crise sera finie, tu pourras revenir ici. Je… ne j'ai plus besoin de mon bureau de toute façon. »

C'était la dernière fois qu'il voyait sa fille.


2 mois plus tard...

Sa boite mail fit un petit bruit de chocobo, et Nakanaori ouvrit rapidement celle-ci. Un mail de son père ! C'était si rare… Mais déjà, au vu de l'entête, la brune frémit.

« En cas de décès »

« Nakanaori.
Je t'envoie ci-joint ma clef RSA ainsi que l'adresse de mon dépôt de dossiers. Pense à encrypter ceux-ci à nouveau dans les plus brefs délais. Tu trouveras aussi le code de la porte verte.
Je compte sur toi pour gérer au mieux la situation.
Ton père. »

C'était bien la première fois qu'il reconnaissait aussi ouvertement leur lien de parenté… Elle avait envie de pleurer, mais n'était pas seule dans la pièce. La porte verte… Elle était scellée, depuis que l'équipe était arrivée à Mideel, personne n'avait tenté de l'ouvrir.

Nakanaori récupéra le code, y entra, et se figea.

Flottant dans le liquide verts iridescent, il y avait une adolescente. Ses cheveux argentés lui descendaient jusqu'aux pieds, et elle semblait dormir… Gravé dans le socle en métal, il y avait juste quelques lettres.

« Eloa ».


NDLA: Bon, j'avais envie de faire une partie sur Hojo et Nakanaori. Je suis pas fan du fait d'écrire sur un de mes OC, mais je voulais expliquer un peu plus leur lien à tous les deux.

Sinon, note importante : je pense que je publierai le chapitre 13 "un peu" en retard, en fonction de mon avancée. Comme c'est le dernier, je n'ai pas envie de le bâcler ! Après, je dis ça, mais je l'aurais peut-être fini d'ici samedi/dimanche, après tout, j'ai juste un article à rendre le 20 février, tranquille !

Mais bon, si vous êtes motivé(e)s, vous pouvez toujours me laisser une petite review ! C'est toujours un plaisir !