Chapitre II
Mais cela se passait il y a cinq ans déjà. Il l'avait laissée avec des regrets mais son travail l'avait obligé à revenir dans son pays natal, laissant donc sa compagne en Grèce.
Depuis, son travail faisait sa vie. Son frère, Aioros, l'avait embauché et lui avait assigné un poste sans aucune responsabilités mais ne lui laissant que peu de temps libre et qui le stressé beaucoup. Mais Aioros n'était pas fou. Il ne voulait pas que son frère ne travaille jusqu'à l'épuisement ! Il lui dit donc :
« Tu devrais prendre des vacances, et j'ai justement trouvé l'endroit idéal.
_Mais en ce temps de crise, nous ne pouvons pas nous permettre de prendre des congés, affirma Aiolia, réaliste
_Tu connais mal la société !, s'offusqua son frère, on en a largement les moyens ! »
Aioros sortit son ordinateur portable et montra alors une page à son frère.
« Il existe un centre de relaxation sur une ile grecque, cet endroit est réputé pour sa sécurité et sa proximité avec un lieu historique appelé 'Le Sanctuaire' », expliqua Aioros.
À l'évocation de la Grèce et surtout du Sanctuaire, Aiolia commença à s'intéresser vraiment à ce que disais son frère. Il avait donc accepté ces vacances inattendues. Le jeune homme devait partir la semaine suivante pour la Grèce.
Aiolia achevait sa journée de travail. Il avait profité d'un moment de calme pour rechercher, sur Internet, ce qu'était ce Sanctuaire.
Marie et lui en avait parlé lors de leur discussion sur les Chevaliers d'Or. Le Sanctuaire était un lieu sacré où Athéna et ses guerriers, les Chevaliers, vivaient. C'était également le lieu de formation de ceux-ci.
Le Sanctuaire était gouverné par le représentant de la déesse, le Grand Pope. Il était très animé car c'était le théâtre de terribles combats d'entraînements, qui constituaient majoritairement la formation des Chevaliers protecteurs de la paix. La déesse Athéna haïssant les armes, les Chevaliers qui combattent à ses côtés devaient maîtriser des techniques de combats à mains nues.
Une semaine plus tard, le jeune homme était arrivé à cet endroit, accompagné d'Aioros qui avait profité du voyage pour prendre quelques jours de congés. Le centre se trouvait dans un village appelé Rodorio, sur une ile des Cyclades du Sud de la Grèce.
Ils n'avaient pas choisi vraiment le meilleur moment de l'année : des pluies torrentielles s'abattaient sans cesse, des éclairs zébraient un ciel nuageux en permanence.
Et la pluie continuait encore et encore ! Pas une seule éclaircie depuis leur arrivée ! Aiolia ne supportait pas d'être enfermé au centre et décida un soir, de sortir du village.
La pluie dense et bruyante ne laissait que peu de visibilité, mais Aiolia comprit vite que les habitants paniquaient. L'un d'eux l'interpella, d'un air affolé, mais le bruit assourdissant du tonnerre couvrit sa voix.
Aiolia aperçut rapidement la cause de cette agitation : le fleuve débordait ! Le torrent grossissait à vue d'œil sous l'averse et menaçait d'inonder Rodorio !
Le jeune homme dévala la rive et découvrit un immense amas de rochers et de troncs d'arbres déracinés par la foudre. L'éboulement déviait le cours du fleuve et les flots engloutissaient peu à peu le village !
Personne ne pouvait l'aider actuellement, il voulait sauver Rodorio, ses habitants et bien sur son frère ! Ils étaient tous en danger ! Il ses promit de les protéger à jamais ! Et, hors de question d'abandonner !
La force de son cœur le porterait toujours plus haut ! Il sentit monter une énorme énergie en lui, elle se canalisa dans ses poings fermés. Tout un univers en lui explosa et une force surhumaine se répondit intérieurement.
Il eut l'impression que tous les gens qu'il connaissait étaient avec lui et emplissaient son esprit, son cœur et ses mains.
Une aura se forma autour de lui. Une lueur blanche orangée l'entourait, lui donnant un aspect de combattant, et surtout… de Chevalier !
Il frappa une seule fois l'éboulement. L'impact fut tellement puissant qu'il fissura et se changea en gravas ! Après cette surpuissante libération d'énergie, Aiolia s'évanouit. La barrière détruite, le fleuve se déchaina… sur lui ! Il fut emporté par les flots, il était encore inconscient.
