Note d'auteur : Bonjour tout le monde ! Comme promis, voici le chapitre deux de cette fiction. Merci à ronlovesfood pour sa review, c'est super gentil ! Et merci également à Miiisss. Sa review ne s'affiche pas sur le site mais je l'ai reçu dans mes mails. Et pour lui répondre, je voulais au départ écrire huit chapitres : un sur chaque année à Poudlard, plus un sur le retour de Remus en tant que professeur. Mais je n'arrive pas à écrire ce dernier chapitre et je n'arrive pas à en être satisfaite. Du coup j'hésite à le publier. x) Je verrais ce qu'en pense mes bêtas, Tykk et Bevy, que je remercie pour la correction de ce chapitre. Et puis peut-être que d'ici la pubication du chapitre 7, j'aurais eu un déblocage pour le dernier. Bref, ça fait beaucoup de blabla tout ça, je vais vous souhaiter une bonne lecture, et on se retrouve en bas. :)
Septembre 1972
— Tout va bien Remus ?
Ce dernier s'empressa de hocher la tête, espérant être convaincant. Peter le regardait avec inquiétude, les sourcils froncés. La pleine lune avait eu lieu il y avait à peine deux jours de cela, et Remus en ressentait toujours les effets. Il était empli d'une immense fatigue et cela devait se lire facilement sur son visage.
— Tu t'inquiètes trop Peter, intervint James en entrant dans leur compartiment.
— Mais oui, appuya Sirius, qui le suivait de près. S'il fait cette tête c'est juste parce qu'il ne veut pas revoir Servilus et ses cheveux graisseux.
James et Peter ricanèrent, Remus se contentant d'un pâle sourire. Ses deux amis s'affalèrent face à lui. Il n'avait pas le coeur de participer à leurs plaisanteries. L'année passée, il avait eu des difficultés à justifier ses innombrables absences. Il avait inventé tellement d'histoires qu'il s'emmêlait parfois les pinceaux. Arriverait-il à les garder loin de son secret une année supplémentaire ? Cette peur, latente, l'avait paralysé tout l'été. Il était terrifié. Terrifié que ses seuls amis le laissent tomber.
— Qu'est-ce que tu as fait cet été Remus ?
Il sursauta à la question de Sirius, surpris.
— Je suis resté chez moi, lui répondit-il.
— Tout l'été ? Tu ne devais pas aller à Ipswich visiter ta tante malade ? s'étonna Peter.
Remus grommela une réponse incompréhensible, inconfortable face aux regards que les autres posaient sur lui. Il avait conscience d'agir de manière suspecte, mais il ne parvenait pas à faire taire son malaise. Il ne pouvait s'empêcher de se dire que si ces trois garçons étaient avec lui aujourd'hui, c'était parce qu'il leur mentait sur ce qu'il était réellement.
Après l'avoir contemplé d'un air interrogateur, James fit dériver la conversation en parlant avec animation de ses vacances dans le sud de la France. Le front posé contre la vitre, Remus l'écoutait d'une oreille distraite, tout à son dilemme intérieur.
— Et toi Sirius, ton été ? demanda Peter, coupant James dans une passionnante histoire de pêche à la ligne, celui-ci lui jetant un regard vexé.
— Comme d'habitude, soupira l'intéressé avec dédain. Mes parents me détestent toujours autant, sinon plus maintenant que je suis à Gryffondor. Et ça va être loin de s'améliorer si mon crétin de mon frère est réparti à Serpentard cette année.
Il haussa les épaules, pour montrer que cela ne l'atteignait pas. Remus lui jeta un regard en coin. Sirius avait beau jouer l'insensible, ses amis étaient conscients que cela le touchait plus qu'il ne l'admettait. Une nouvelle fois, James changea de sujet.
— En parlant de Serpentard, il faudrait peut-être qu'on prévoie quelque chose pour Servilus, histoire de commencer l'année en beauté.
Tandis que Sirius enchaînait comme s'il ne s'était rien passé, Remus se plongea dans ses pensées, sous le regard soucieux de Peter. Comment allait-il trouver le courage de leur mentir une année encore ?
Avec un soupir, il ne put s'empêcher de se dire que c'était sûrement la dernière fois qu'il s'asseyait avec eux dans le compartiment 10.
Juin 1973
Remus ne parvenait pas à mesurer sa chance. Suivi de ses amis, il s'installait dans ce qu'il estimait désormais être leur compartiment. Dans l'étroit couloir du wagon, les rires et les conversations bruyantes emplissaient l'atmosphère. La libération qui suivait la fin des examens était presque palpable. Et pour une fois, Remus se sentait gagné par l'euphorie générale. Il ne se sentait plus anxieux, ni angoissé.
— Vive la fin des cours ! s'enthousiasma James en s'affalant sur une banquette avec la grâce d'un pachyderme. J'ai hâte de rentrer chez moi.
A peine eut-il finit sa phrase qu'il se tut en jetant un regard rapide vers Sirius. Celui-ci leva les yeux au ciel en voyant l'inconfort de son camarade. Sa situation familiale était, à ses yeux, un sujet de plaisanteries.
— Moi aussi, ricana-t-il. J'ai l'intention de clouer notre affiche au mur de ma chambre.
Peter eut un petit ricanement. Sirius parlait d'une immense bannière aux couleurs de leur maison, qu'ils avaient dessiné et ensorcelé trois mois plus tôt, à l'occasion d'un match de Quidditch opposant leur équipe à celle de Serpentard. Leur victoire avait été le moment de gloire de James. Chacun s'accordait pour dire qu'il était un Poursuiveur hors pair, et ce match l'avait largement prouvé.
L'idée d'une bannière rouge et or accrochée dans la lugubre maison des Black faisait beaucoup rire Sirius. Cela ferait hurler sa mère, et il s'en réjouissait d'avance.
— Je doute toujours du fait que tu oseras faire ça, le provoqua Peter avec un fin sourire.
— On parie ? répliqua Sirius. Dix Chocogrenouilles que je le fais. Je vous enverrais une photo.
— Pari tenu.
A l'instant où les deux amis se serraient la main d'un air solennel, le frère de Sirius passa dans le couloir. Il leur jeta un regard dédaigneux qui fit disparaître le sourire du visage de James. Sans un mot, Sirius se contenta de se lever et de lui fermer la porte au nez, avant de se rasseoir et d'agir comme si de rien n'était.
Remus ne dit rien, mais il compatissait pour son ami. Malgré sa morsure et sa malédiction, ses parents avaient toujours été là pour lui, aimants et protecteurs. Il ne parvenait pas à s'imaginer l'horreur d'une relation stérile et froide avec les membres de sa famille. Il ne comprenait pas non plus comment Sirius pouvait être si différent des siens.
— Au fait Remus, lui dit soudain James, le tirant de ses pensées. A propos de ton petit problème de fourrure, j'ai eu une idée.
Le silence se fit dans le compartiment 10. Les trois autres regardaient leur ami avec intérêt et espoir.
— Elle m'est venue lors d'un cours de McGonagall, poursuivit-il sans parvenir à cacher son excitation. Vous vous souvenez des Animagi dont elle nous a parlé ?
Ils hochèrent vaguement le menton, se demandant où il voulait en venir.
— On pourrait essayer d'en devenir nous aussi, non ? Comme ça, on pourrait t'accompagner pendant les nuits de pleine lune, tu ne serais plus tout seul.
Après un moment de flottement, Sirius approuva bruyamment, suivi par Peter. Remus resta silencieux. Il était trop ému pour parler. Il ne savait pas si cela était possible, mais rien que le fait que James l'ait évoqué le rendait heureux.
Au début de l'année scolaire, il avait craint que son secret soit révélé. Il en avait été terrifié. C'était finalement arrivé, mais les événements n'avaient pas pris la tournure tant redoutée. Ses amis avaient compris. Ils l'avaient soutenu. En le protégeant des moqueries des autres, en l'attendant dans leur dortoir les nuits de pleine lune, en acceptant d'aller avec lui à la bibliothèque. Pleins de petits gestes insignifiants qui pourtant lui avaient réchauffés le cœur.
Et ils continueraient à le soutenir, toujours. C'était maintenant devenu une certitude.
L'émotion l'empêcha de parler de longues minutes. Il finit par approuver le projet de James.
Le compartiment 10 connut alors la plus grosse explosion de joie et d'excitation de toute son histoire.
Note de fin : Merci d'avoir lu jusqu'ici ! Le prochain chapitre arrive samedi. Une p'tite review pour me dire ce que vous en avez pensé ? :)
