Les choses se précisent pour nos fuyards. Être créatif c'est très bien, mais il faut avoir y mettre des limites.
Bonne lecture ^^
Dans la cour de l'auberge, malgré l'obscurité autour l'homme observait avec effroi les cadavres autour de lui. Au milieu, cette femme avec une expression glaciale au visage, sa lame au poignet dégoulinante de sang. Dans un coin, la cible qu'il avait tenté de ramener, ce Leonardo Da Vinci lui aussi guère rassuré par la scène. Clara enjamba un des cadavres à ses pieds puis approcha de l'homme élégamment vêtu qu'elle avait repéré un peu plus tôt dans la soirée.
« Ne … n'approchez pas !» s'exclama-t-il en sortant son épée.
Miles se pencha et en ramassa une. Puis elle continua son avancée vers le chef de leurs assaillants.
« Je viens de tuer tous tes hommes et je suis à peine essoufflée. Si tu ne veux pas finir comme eux tu sera gentil de me dire ce que tu nous veux.» lança Clara d'une voix polaire.
L'homme recula jusqu'à buter contre le mur de l'auberge.
« Alors ça vient ?» reprit Miles.
Mais l'homme attaqua en premier. L'Assassine dégaina l'épée puis para de telle manière que l'homme se retrouva à partir sur le côté, laissant ainsi une grande ouverture. Clara lui flanqua un coup de pied au derrière qui le déséquilibra. Il tomba face contre sol. Sans plus attendre, la lame de Miles lui transperça l'épaule et s'enfonça dans le sol.
« Je répète qu'est-ce que tu nous veux ?» demanda la brune d'une voix forte.
« Seulement le … l'inventeur.»
« Pourquoi ?»
« Je ne sais p- AAAAAAH !»
Clara venait de tourner légèrement son épée.
« Pour mon associé ! Alessandro Di Bernardo.»
« Et où peut-on le trouver ?»
« À Naples.»
« Où exactement ?» continua Miles.
« Dans la villa Santini. Au … nord de la ville.»
« Merci.» fit Clara en pliant son poignet.
Un chik informa sa victime du sort qui l'attendait. Clara se releva et ôta son épée. Maintenant, ils en savaient davantage. Elle sollicita l'aide de Leonardo pour se débarrasser des corps. Tous deux les entassèrent. L'Assassine saisit ensuite une torche et incendia le tout. Ils rentrèrent à l'auberge.
« Encore merci de ton aide Clara. Je ne sais pas ce que je serais devenu sans toi.» dit Leo dans l'escalier.
« Je t'en prie. En tout cas, nous savons où nous devons nous rendre à présent. Une fois ce Di Bernardo éliminé tu devrais être tranquille.»
Da Vinci acquiesça. N'empêche, qu'est-ce qu'il pouvait bien lui vouloir au juste ? L'inventeur se retourna dans son lit. Heureusement il n'était pas tout seul, et nul doute qu'Ezio devait être en train de les chercher. Il soupira puis ferma les yeux pour trouver le sommeil. Clara de son côté, entailla son index. Ceci fait, elle dessina le symbole des Assassins sur le tiroir d'une commode. La brune patienta le temps que le sang sèche un peu, puis effaça le symbole. La brune activa son sixième sens.
« Parfait, ça fonctionne.» dit-elle en décelant la marque.
La jeune femme colla une lettre sur le haut du tiroir. Si Ezio venait ici, il y trouverait un indice. Elle ressortit de l'établissement, puis une minute après alla se coucher. Le lit lui parut moins agréable en l'absence de son compagnon, plus froid. Le jour suivant, elle alla réveiller Leonardo. Il était encore tout ensommeillé, mais ils ne pouvaient pas rester ici trop longtemps. Le petit-déjeuner fut rapidement avalé, et le duo quitta les lieux direction Naples.
Ezio arriva dans le petit village que ses amis avaient quitté quelques heures plus tôt. Il ne prévoyait pas de s'y arrêter, mais une grande marque de brûlé sur le sol attira son attention.
« Hooo.» fit-il à son cheval.
Auditore considéra la trace noire. Jusque là, sa vision d'aigle lui avait permis de retrouver les empreintes de sabot des montures utilisées par le duo. Il décida de donc voir s'ils avaient fait halte ici, et si des indices l'y attendaient. Et effectivement, il détecta le symbole de son ordre peint à côté de la porte sur la pierre. Ezio mit pied à terre. Il entra, puis demanda au tenancier s'il avait vu un homme et une femme. L'autre acquiesça, lui donna ensuite le numéro de la chambre. Auditore s'empressa de monter.
« Clara a certainement laissé des indices, comme à la porte de l'auberge. Voyons un peu.»
Ah là, sur la commode. Encore du sang, mais elle avait fait avec les moyens du bord. Le Florentin approcha et tira le tiroir. Vide. Il tâtonna, cherchant un double-fond. Rien non plus … oh. L'Assassin ôta le tiroir, puis arracha la lettre.
« Villa Santini, nord de Naples. Bien joué, bambina mia.»
Du coup, la trace de brûlé dehors devait être son œuvre. En toute logique, Clara avait dû obtenir ces informations de la même manière que lui : par la force. Ce qui supposait qu'elle s'était débarrassée des corps en les incendiant. Le Florentin ne perdit pas de temps : il détruisit la lettre, remercia l'aubergiste en lui lançant une pièce, puis remonta à cheval. Il ne les rejoindrait sans doute que là-bas, mais il se sentait déjà plus rassuré maintenant qu'il avait une destination précise. Ces indices lui indiquaient également que tous deux étaient en vie. Tant qu'il en trouverait, tout irait bien.
Les fugitifs en question arrivèrent à la porte de Naples quelques jours plus tard. Tout comme pour l'auberge, la brune laissa sa marque sur la pierre.
« Que fais-tu ?» demanda Leonardo.
« Je laisse une preuve de notre passage pour Ezio. Lui seul pourra voir cette marque, ou bien un Assassin.»
« Hmmm malin. En tout cas, cette vision du monde est bien pratique.» concéda l'artiste pendant qu'elle effaçait le symbole.
« En effet. Elle permet de repérer les emm … les malintentionnés avant qu'ils ne se signalent.»
Ils pénétrèrent dans la cité. Clara demanda des précisions sur l'endroit à Leonardo. Pour commencer, Naples était un royaume avec les deux-Siciles, pour le moment sous la gouverne de Ferdinant II d'Aragon. Mais le territoire était sujet à des guerres avec le royaume de France. Ce qui interpella immédiatement l'Assassine. Cela lui rappelait un épisode de la vie d'Ezio.
« Des guerres … Leonardo si je me souviens bien tu inventes, ou du moins conçoit des machines pour ça non ?» questionna Clara.
« En effet. Cesare Borgia m'avait obligé à lui en concevoir plusieurs il y a peu. Ezio les a détruites de même que les plans. Attends, tu crois que c'est pour ça qu'on voulait m'enlever ?» répondit l'inventeur.
« Ce serait une explication. Nous ne saurons vraiment qu'une fois face à Di Bernardo. Toi, il va falloir te cacher.»
« Mais … c'est quand même risqué que je sois venu jusque ici. C'est ce que cet homme veut.»
« Justement. Il ne pensera pas à te chercher sous son nez. Et je vais avoir besoin de toi pour connaître les points faibles de ces machines, si par hasard c'est bien de cela qu'il s'agit.» contredit Clara.
« Je suis de ton avis. Vu les circonstances je doute qu'il me fasse mander pour un portrait. Remporter la victoire face aux Français doit être la priorité. As-tu déjà un plan pour que je passe inaperçu ?» reprit Leonardo.
« Il va te falloir changer de look.»
« Che cosa ?»
« D'apparence je veux dire. Ce qu'il faudrait, c'est pouvoir teindre tes cheveux. Ou encore te mettre une perruque.»
« Va pour la perruque, parce que changer la couleur de mes cheveux je ne vois pas comment.»
« Bien. Et rase-toi aussi.»
« Bene.»
Ils s'arrêtèrent dans un petit hôtel. Clara annonça partir à la recherche d'un déguisement pour Leonardo. Ce dernier resta dans sa chambre, afin d'éviter qu'un homme de main d'Alessandro ne le repère. Miles espérait également collecter des informations sur ce Di Bernardo. Elle dénicha deux perruques, une brune et une rousse, ainsi que quelques vêtements simples pour eux deux.
Un peu plus loin, la jeune femme repéra des costumes verts similaires à ceux portés par les premiers attaquants.
« Excellent, je vais certainement en apprendre plus.» songea-t-elle.
Elle chargea ses emplettes sur le dos, puis passant d'un groupe de badauds à un autre elle approcha des deux hommes en vert. Miles s'assit sur un banc. Elle pouvait entendre leur conversation.
« … ni du gonfalonier. Ce n'est pas bon. Si on ne rapporte pas Da Vinci au chef on ne pourra pas avancer dans la construction de ces machines bizarres.»
« Je sais. Je me demande comment il a pu leur échapper. À tous les coups il n'était pas seul. Et sinon, des nouvelles du chantier ?»
« Nous avons presque terminé les coques. Les toiles sont bien avancées également.»
« Perfecto. Retournes-y, moi de mon côté je vais tâcher d'avoir des nouvelles des autres.»
Les deux hommes se quittèrent. Clara décida de suivre celui se rendant à ce fameux chantier. Il la conduisit à l'autre bout de la cité de Naples, en sortit puis se dirigea vers un coin de forêt. Miles descendit de cheval avant lui, puis se dissimila dans la végétation environnante. Elle découvrit bientôt un grand espace dédié à la construction d'elle ne savait quoi encore. Observant le tout à la longue-vue, elle repéra soudain une silhouette familière.
« Cesare Borgia. Voilà qui devient intéressant. Pour ce que je sais, il a été arrêté juste avant que je ne parte. Connaissant le zigue, il doit vouloir ces machines pour prendre sa revanche. Par contre, avec qui parle-t-il ?»
La discussion en tout cas paraissait animée. La brune rangea son instrument puis résolut d'aller espionner la conversation. Elle grimpa sur un arbre, veillant à se camoufler dans son feuillage.
« … pas la somme nécessaire le roi ne pourra vous vendre ces machines.» disait un homme.
« Je trouverais l'argent, je vous demande juste de m'en réserver une dizaine.» répondit Cesare.
« D'après mes sources, vous avez au contraire d'importantes difficultés de trésorerie alors permettez que j'émette des doutes.»
« Mesurez vos paroles. Je vous donnerais la somme convenue mais je veux votre parole … de me livrer ces engins.» menaça Cesare.
« Ne cherchez pas à m'impressionner vous n'êtes plus en position de le faire. Ou vous payez maintenant, ou vous dites adieu à vos nouvelles armes.»
Le Borgia pesta. Il planta là son interlocuteur. Clara le regarda partir. Sa sortie avait été des plus instructives. Elle ne pouvait laisser Leonardo seul trop longtemps, question de sécurité, sans quoi elle aurait bien été se charger de Cesare. Elle attendit que l'autre homme s'en aille pour redescendre, évita les gardes et retrouva son cheval. La jeune femme revint au galop à Naples, puis demanda le chemin de l'auberge.
« Clara ! Je commençais à m'inquiéter.» fit Leonardo en lui ouvrant la porte.
Tous deux avaient convenu d'un mot de passe pour les fois où elle devait s'absenter.
« Désolée, ça été plus long que prévu mais riche d'informations.» annonça Miles.
Elle déposa ses achats sur le lit de Da Vinci, puis lui demanda d'essayer le tout. Ce faisant, la jeune femme lui narra ses découvertes.
« Je vois. Nous avions donc vu juste pour les machines de guerres. Stupide Cesare. Je pense qu'il est inoffensif pour le moment, nous devrions donc nous atteler à détruire ces engins. Tu dis y avoir vu de la toile, je suppose donc qu'elle doit voler. Hmmm … j'ai bien conçu un bateau volant sur le modèle des galions, un genre d'aéronef il doit s'agir de ça.» en déduisit Leonardo.
Il avait enfilé une perruque brune aux cheveux mi-longs, ainsi que des vêtements d'homme du peuple.
« Eh ? Mais qu'est-ce qui te prends d'inventer des trucs pareils ?» s'exclama Clara.
« Eh bien … je pensais que cela nous aiderait à nous défendre, à assurer notre sécurité. Et puis pour exprimer ma créativité.» répondit Leonardo un peu embarrassé.
« Franchement Leo, tu ne crois tout de même pas que les gens vont s'en servir pour faire le bien ? Quand il s'agit de guerre tes inventions ne serviront qu'à détruire. Tu ferais mieux de tourner ta créativité vers des choses plus inoffensives mais tout aussi utiles.» conseilla Clara.
« Je crois que tu as raison. Bon, occupons-nous donc de saboter celles en construction. Ils ont bien avancé m'as-tu dit.»
« Oui le chantier ne doit plus être loin d'être terminé.»
« Ils doivent avoir besoin de mes indications pour l'armement que les bateaux doivent contenir. Mais nous n'attendrons pas jusque là.»
Leonardo se mit à faire les cents pas, réfléchissant au meilleur moyen d'abattre le galion volant. Il contiendrait des canons bien sûr, mais également un lance-flamme et un appareil tournant capable tirer plusieurs petits boulets.
« Je répète qu'est-ce qui t'as pris d'inventer ce truc ? T'avais fumé ta peinture ou quoi ?» dit Clara.
« Ce qui est fait est fait Clara. Le point faible c'est son ballon : il n'est pas armé et c'est ce qui lui permets d'assurer son ascension. Une fois à terre il sera inoffensif.» dit-il.
« J'ignore combien le souverain d'ici a prévu d'en construire. Cesare en voulait dix, mais ce n'est pas suffisant comme indication. Toujours est-il que ce chantier est immense, comment allons- nous bien pouvoir détruire tous ces engins de malheur ?» reprit la brune.
« Muuum … le meilleur moyen serait de tout incendier. Il va nous falloir beaucoup de combustible placé à des endroits stratégiques, et nous ne sommes que deux. Trois si Ezio nous retrouve à temps, seulement il me paraît risqué de l'attendre.» ajouta Da Vinci.
« Sans compter la quantité non négligeable de gardes. Alors attends … si on ne peut les attaquer par la terre, il nous reste la voie des airs.» réfléchit Clara.
« Si … je peux sûrement nous fabriquer un petit engin pour nous deux. Mais … comment brûler ce chantier ?»
La tâche paraissait insurmontable pour un si petit nombre de personnes. S'ils avaient des tonneaux de poudre … sauf que c'était particulièrement lourd. Voyons, qu'est-ce qui brûlait bien ?
« De l'alcool.» dit Clara.
«Si effettivamente, cela pourrait servir. Toutefois, reste le problème de la quantité.» rappela Leonardo en levant une main.
Peut-être pas selon Clara. Étant donné la matière utilisée, à savoir du bois et de la toile, il suffirait juste d'un départ de feu pour enflammer tout le reste. Leonardo admit la justesse de ce point de vue. Une petite flamme pouvait très bien causer un grand incendie.
« Quand pourrions-nous opérer ?» questionna l'inventeur.
« La nuit. Sinon ils s'en apercevront vite et pourront éteindre l'incendie à temps en plus de tenter de nous abattre.»
« Mais nous n'y verrons rien.» objecta Leo.
« Moi si : la vision d'aigle est efficace de jour comme de nuit.»
« Très bien, je vais m'atteler de ce pas à la conception de notre moyen de transport.» décida Leo.
« Nous avons oublié un détail : où construire discrètement.»
« Ah porca puttana ! Pardon.»
« T'inquiètes, mes oreilles ne sont pas si chastes. Bon, liste-moi tout ce dont on va avoir besoin. De mon côté je vais déjà repérer les échoppes qui pourront nous fournir certaines choses.»
« Ma Clara … nous n'aurons peut-être pas assez d'argent.»
« Je ne vois pas en quoi ce sera un problème.»
Oh. Elle était donc résolue à employer les grands moyens. Vu la situation c'était nécessaire. Tous deux sortirent pour se procurer de quoi écrire. Leonardo dissimula son visage grâce à une large capuche.
Pendant ce temps-là, notre brave Ezio poursuivait sa route. Clara avait laissé des traces de leur passage, pour lui assurer que tout allait bien. Il n'était plus très loin de sa destination. Son cheval demanda toutefois à s'arrêter : l'animal ralentissait de plus en plus. Le Florentin repéra une auberge dans laquelle il pourrait faire halte pendant la nuit. Il y laissa sa monture et entra. Plus tard, allongé sur son lit, ses pensées se tournèrent vers Clara. Ezio se sentait nettement mieux depuis son retour. Moins vide à l'intérieur. Moins seul pour mener et supporter ses combats.
Un frisson le prit. Brrroouuuh le lit était bien froid. Il se tourna d'instinct du côté où son aimée aurait dû se trouver. Son bras se tendit mais ne rencontra que du vide. Il soupira et se recroquevilla. Lorsqu'il retrouverait le bastardo qui avait causé sa disparition il allait en prendre pour son grade. Il avait entendu qu'un homme était porté disparu, probablement tué par Clara. De ce qu'il avait pu entendre, l'homme dirigeait un chantier non loin de Naples. Certainement la raison de l'enlèvement de Da Vinci. Il irait y jeter un œil dès qu'il aurait retrouvé Clara et Leo.
Ailleurs …
« Je ne sais vraiment pas Clara, on risque de gros ennuis.»
« Oui, surtout si tu ne te tais pas.»
Dans la nuit napolitaine, deux silhouettes s'approchaient de l'échoppe d'un tailleur. Miles se chargeait de guider Leonardo grâce à sa vision spéciale.
« Bien. Je vais te faire entrer et tu pourras allumer ta torche.»
La jeune femme sortit des pinces, et entreprit de crocheter la serrure de la porte d'entrée. Ceci fait, elle tira son complice à l'intérieur. Ce dernier fut soulagé d'avoir enfin un peu de lumière. Clara le pressa ensuite de choisir la toile qui constituerait les ailes de son appareil. La brune faisait le guet.
« De la dentelle non, de la soie bof … ça c'est trop fin … oh c'est joli ça.»
« Purée de punaises Leo, on va pas à un défilé alors magne-toi le tronc !» interpella Clara.
« Oui voilà !»
L'inventeur attrapa finalement un rouleau. Elle l'aida à transporter le tout chez le prochain commerçant : le forgeron pour trouver des clous. Restait ensuite le boucher pour prendre des vessies de porcs pour la confection des bombes. L'alcool quant à lui, avait été pillé dans les réserves de l'auberge.
« J'adore faire les courses la nuit. Non seulement y'a pas d'attente, mais en plus tout est gratuit.» ironisa Clara.
Leonardo roula des yeux. Ils rapportèrent leur … euh … butin dans une petite clairière.
« Molto bene ! Il ne nous manque plus que le bois.» fit Leo.
« Eh bien allons le chercher sur le chantier.» suggéra l'Assassine.
« COSA ? »
« Ben oui, il est tout prêt.»
« Mais … et les gardes ?» interrogea Leo.
« Eh bien tu leur proposera de réaliser leur portrait, ça les occupera. Ils sont beaucoup moins nombreux la nuit. Allez, hue cocotte.»
Da Vinci lui emboîta le pas. Comme elle l'avait annoncé, les gardes étaient peu nombreux. Ils se faufilèrent parmi les piles de planches et les coques. Leonardo buta soudain contre un seau.
« Qui va là ?»
Clara se jeta sur le blond. Un garde approcha. Elle tira Leo derrière une autre cachette. Un homme inspecta l'endroit où ils se trouvaient, puis repartit. Nos voleurs soupirèrent de soulagement. Miles incita ensuite son complice à choisir son matériau. Da Vinci sélectionna plusieurs morceaux de bois, qu'ils empilèrent et attachèrent. Ensuite, ils tâchèrent de sortir de là au plus vite.
« Ouf ! Il était temps !» soupira Leonardo en déposant son fardeau.
« Oui. Bien rentrons à l'auberge. Nous travaillerons à notre oiseau demain matin.» répondit Clara en s'étirant.
La jeune femme gagna sa chambre. Bien, si elle avait cru s'ennuyer en revenant dans cette époque c'était peine perdue. En toute logique, Clara savait bien qu'elle serait assez occupée. Cependant elle ne regrettait rien. En restant à son époque elle avait frisé la dépression.
