Nos amis poursuivent leur tâche, maintenant qu'ils savent de quoi il retourne.
Bonne lecture
Le jour suivant, Leonardo se mit à la construction d'une nouvelle machine volante. Ils avaient déniché une clairière sur une colline parfaite pour ça et qui présentait l'avantage d'une grande pente, utile pour le décollage. Clara l'aida du mieux qu'elle put. Elle abandonnait la fabrication de temps à autre pour concocter les bombes. Chacune des vessies était remplie d'alcool, une mèche mise en place elle aussi trempée dans l'alcool.
« Dis-moi qu'attaquera-t-on en premier ? Le chantier ou Di Bernardo ?» questionna Da Vinci en plantant un clou.
« La destruction du premier devrait amener le second.» répondit Clara.
« Bonne idée. Espérons que tout ça fonctionnera.»
« Nous avons de quoi infliger de sérieux dommages. Nous allons devoir bien viser. J'ai également subtilisé des pots de vernis, ça aussi ça brûle bien. »
Leonardo acheva dans la journée la majeure partie de son engin, en forme de barque. Restait à installer la toile des ailes ainsi qu'un mât. Nos amis veillèrent tard et dormirent dans la clairière pour reprendre le travail au premières lueurs du jour. Lors de petites pauses Clara se rendait en ville avec l'espoir d'y retrouver Ezio, ou de surveiller les avancées de l'ennemi. Mais si Auditore était à Naples elle ne l'avait pas encore croisé. En revanche, elle surprit une conversation intéressante :
« Il faut qu'on le coince. Le patron sait qu'il est ici à Naples, et l'aubergiste nous l'a confirmé.»
« Bon d'accord, mais où se cache-t-il encore ?»
« Sûrement pas en ville. Il doit avoir besoin de place pour construire son nouveau bazar. Allez, va chercher les autres.»
Miles se décolla du mur d'où elle avait tout entendu. Vêtue de manière conventionnelle, afin que l'ennemi ne reconnaisse pas l'Assassine, elle fila vers l'atelier plein air de son ami.
« On a un problème. Di Bernardo sait que tu es là.» annonça-t-elle.
« Comment a-t-il su ?» s'inquiéta Leo.
« Si comme tout homme important il a des espions, il a dû remarquer les vols. Et il a dû faire le rapprochement entre les marchandises prises et la construction des bateaux volants. C'est le même genre d'engin après tout.» répondit Clara en remballant les bombes.
« Et où allons-nous aller ?»
« Nous verrons bien.»
Elle commença à pousser leur avion que Da Vinci avait heureusement pourvu de roues. Leonardo se chargea de tirer après avoir replié les ailes. Ils passèrent entre les arbres.
« Oh oh.» dit-il en s'arrêtant.
« LÀ ! JE L'AI TROUVÉ VENEZ VITE !»
Miles le fit taire d'un lancer de couteau. Puis Leo fit demi-tour en vitesse. Mais d'autres hommes arrivèrent. Hélas, si l'inventeur s'arrêta ce ne fut pas le cas de sa machine. Le sol étant en pente eh bien … Leo bascula pour se retrouver dans sa barque. Clara de son côté, donna plus d'élan à l'embarcation, avant de sauter dedans. Leurs ennemis s'écartèrent. Un tenta tout de même de s'y accrocher.
« Désolé on est complet !» s'exclama Clara en lui flanquant un coup de botte au visage.
« WAAAAAH !» s'écria Leonardo tandis que l'engin prenait de la vitesse.
Ils avaient choisi un lieu en hauteur afin de faciliter le décollage. Clara alla se positionner au gouvernail. La barque dévalait la pente à toute allure.
« On va vers la viiiille ! Faut freiner !» s'écria Da Vinci.
« Surtout pas ils nous suivent à cheval !» répondit Miles.
Elle tourna la tête pour voir qu'on les mettait en joue. Elle hurla à Leonardo de se baisser. Le coup de feu claqua. Miles sortit son arbalète. Elle visa et en égratigna un.
« CLAAARAAAAA !»
« Sors les ailes !»
Leo tira sur les cordes retenant les ailes. Ces dernières se déployèrent. Le bout de la colline fut en vue.
« Oh mamma mia je ne veux pas voir ça !» s'exclama-t-il en mettant son chapeau devant ses yeux.
« Mais chope le volant idiota !»
« Ah oui !»
Mais la barque décolla juste avant qu'il ne l'atteigne, renvoyant l'artiste au fond de l'engin. Clara elle, déploya l'éventail servant de gouvernail.
« Ça vient ce volant ?» lança Clara.
Da Vinci se releva tant bien que mal puis atteignit le siège avec son volant. Miles avait insisté pour l'installer, arguant qu'ils pourraient avoir besoin de se diriger. Du reste, l'inventeur n'avait pas été long à en comprendre le fonctionnement.
« Je vole … je le crois pas je vole … WOUHOU !» cria-t-il en levant le poing.
« Concentre-toi sur la route, on va avoir des problèmes !» interpella Clara.
Devant eux, le toit d'une maison. Nos héros étaient descendus du côté de la pente la moins haute et la plus courte. La barque atterrit rudement sur le toit, mais ne s'arrêta pas pour autant. Par contre comme pour Rome des soldats se promenaient dessus. L'un d'eux les somma de s'arrêter. Da Vinci tourna le volant, Clara le gouvernail. Leo actionna un levier qui donna un battement aux ailes. Le soldat se prit un bout d'aile dans la tempe. La barque franchit un grand vide entre deux maisons.
« Comment on va se sortir de là ?» lança Da Vinci.
« Faudrait retourner à la colline ! Donne d'autres battements.»
Da Vinci tira deux fois son levier. La barque s'éleva un peu. Manque de chance, il en oublia la route en manqua de heurter une cheminée. L'aile passa par-dessus, un centimètre à peine. Leo tourna le volant.
« Du vent ! Je sors la voile ça va nous donner de la vitesse.» annonça Miles.
Elle arriva jusqu'au mât, dénoua une corde qui fit tomber une voile. Se gonflant aussitôt, elle donna de la vitesse à ce curieux phénomène. Devant, l'artiste vit arriver un grand mur. Trop tard pour passer au-dessus. Il donna un coup volant, manquant de renverser l'embarcation. Au lieu de ça, l'engin roula carrément sur le mur, décrivant un arc de cercle.
« Whoâh !» fit Clara.
La barque traversa une rue entière avant d'atterrir sur un nouveau toit.
« Oh non une rangée d'archers !» s'exclama Da Vinci.
« A gauche !»
Leo tourna le volant à fond. Les flèches sifflèrent. La barque reprit son envol. Mais ils s'éloignaient de la colline. Le pilote tenta de corriger la trajectoire. Combinée à l'action du gouvernail, l'appareil décrivit un arc-de-cercle.
« Voilà ! On est revenus dans le bon sens.» annonça Leo.
« Mouais, mais pour la discrétion on repassera. Ça risque de faire tomber notre plan à l'eau.» objecta Clara.
« Peut-être pas, Di Bernardo ne sait pas que nous allons attaquer de nuit. De toute manière nous n'avons pas le choix si nous voulons détruire ce fichu chantier à temps.»
La nuit devrait effectivement les couvrir, le mettant hors de vue de leurs adversaires. Clara songeait à replier la voile, qui commençait à les freiner quand un curieux bruit -shouf- attira son attention. Une flèche enflammée venait d'atterrir sur la voile.
« Merda !» s'exclama Clara.
« Quoi qu'est-ce qu'il y a ?»
« On a mis le feu à la voile !»
« Éteins-moi ça tout de suite ! Avec l'alcool qu'on transporte on risque de finir en feu d'artifice !»
« Je sais merci !»
La brune sortit sa gourde et fit gicler l'eau sur les flammes. Elle parvint à éteindre l'incendie, aux prix d'un gros trou dans la voile qui la rendait inutilisable. D'autres flèches sifflèrent.
« Si jamais ils touchent les ailes on est fichus !» fit Leo en se baissant.
« Trop tard !»
Clara ôta sa veste puis se jeta contre le bord du navire, au-dessus du vide. La barque obliqua face à son poids et l'impulsion donnée. Tapotant l'aile avec sa veste, elle étouffa les flammes.
« Iiiih !» fit Leo en voyant son bateau obliquer vers la droite.
Ils perdaient de l'altitude. L'inventeur fit battre des ailes pour redresser un peu. Ils touchèrent à nouveau un toit. La barque eut un affreux rebond. Leo manœuvra pour éviter un obstacle, roula à nouveau sur un mur et continua vaille que vaille. Il se démena pour que son engin reprenne de la hauteur.
« Est-ce qu'on a semé les archers ?» questionna-t-il.
« Oui !»
« Tant mieux. Ah on va sortir de la ville. Nous allons peut-être pouvoir atterrir.»
Ils dépassèrent les maisons après cette séance de cross dans la cité napolitaine. Fort heureusement pour eux, elle était comme Venise avec une majorité de toits larges et plats. À Rome cela aurait été autrement plus ennuyeux. Toutefois, ils n'avaient pas encore regagné le sol.
« Je vois des cavaliers là.» annonça Leo.
Clara avança, et sortit sa longue-vue. Elle distingua les hommes verts, et surtout qu'ils faisaient tournoyer des grappins. Elle étouffa un juron. Laissant tomber son instrument, elle courut vers une aile et se jeta à moitié dessus pour l'alourdir. La barque décrivit une courbe. Un grappin passa à côté. Leonardo se rendit auprès du gouvernail. L'Assassine sortit une bombe explosive et la largua sur les assaillants.
« On perds de l'altitude !» s'écria Leonardo.
« Misère de misère !»
Un grappin agrippa le navire. Clara courut et coupa la corde. Mais l'action les avait ralentit et déviés. Le bateau commença à piquer du nez.
« Fais demi-tour !» ordonna la brune.
Elle actionna les ailes pendant qu'il manœuvrait. Ceci fait, ils firent face aux cavaliers. Par contre, l'homme vit avec effroi que sa camarade repliait les ailes.
« Qu'est-ce que tu fais ?» paniqua-t-il.
« Fais-moi confiance. Ils nous veulent eh bien ils vont nous avoir. Accroche-toi !»
La barque chuta brutalement en un formidable piqué. En bas, les cavaliers freinèrent leur monture avant d'opérer un repli. Leonardo se cramponna à sa barre. Il hurla et ferma les yeux durant la chute. Clara attendit encore un instant, puis relâcha les ailes. Ces dernières se déployèrent, redressant la barque. Au même instant, les ailes percutèrent les cavaliers à la tête. Un fut même renversé par l'avant du bateau. Ce fut une belle moisson. Clara poussa un cri de victoire. La barque continua sur plusieurs mètres avant de finalement toucher l'herbe. L'engin roula encore longtemps avant de s'immobiliser. Leo rouvrit petit à petit les yeux. Il avait perdu son chapeau, sa perruque, et se tenait penché sur la barre du gouvernail qu'il agrippait de toutes ses forces.
« Piouf ! On a réussi dis donc.»
Leonardo tenta de reprendre ses esprits. Clara sauta hors de la barque. Elle aperçut un cavalier vêtu de blanc foncer vers eux.
« Ah ? On dirait qu'Ezio arrive.» dit-elle, une main en visière.
Effectivement, le maître Assassin stoppa près d'eux et descendit de selle. Clara accourut vers lui et se jeta dans ses bras.
« Ezio mon amour !»
« Bambina mia ! Décidément je ne peux pas te laisser cinq minutes sans que tu ailles te fourrer dans les ennuis.» répondit Auditore.
« Eh bien comme ça au moins, je suis sûre d'avoir toute ton attention. Comment nous as-tu trouvé ?» demanda-t-elle, accrochée à son cou.
« J'ai vu tes indices, et pour ce qui est de vous retrouver dans Naples eh bien … vous n'avez pas été spécialement durs à localiser avec cet engin. Seul Leonardo pouvait en construire un pareil, et concernant les manœuvres … j'avoue que toi seule pouvait penser à réaliser une chose aussi dangereuse. Tu m'as causé une belle frayeur à ce sujet bambina.» raconta Ezio.
« Pardon. Mais on n'avait pas le choix.»
« Mais où est Leonardo ?»
Ils approchèrent de la barque. Le pauvre était toujours cramponné à son gouvernail. Ezio grimpa et l'aida à la relâcher. Il lui offrit également un peu d'eau. L'artiste en prit une grande gorgée.
« Ezio … ta compagne est folle ...» lâcha-t-il.
« Non, elle est juste impulsive. Un peu trop peut-être.» répondit Ezio accroupi.
« Valait mieux ça plutôt qu'eux nous fassent descendre Leo. Je peux te garantir que l'atterrissage aurait été autrement plus musclé.» répondit Clara.
« Maintenant, j'aimerais que vous me disiez ce que vous avez appris tous les deux.» intervint Ezio en se levant.
« Bien, mais pas ici.» fit Miles.
Ezio attacha la corde du bateau volant à la selle de son cheval. Clara monta derrière lui, pendant que Leo restait dans son appareil, tentant de reprendre ses esprits. Le mentor les conduisit plus loin, cherchant une petite clairière. Mieux valait éviter de retourner dans la cité pour le moment. Il sentit quelque chose le chatouiller un peu dans le cou.
« On t'as déjà dit que ton parfum naturel était enivrant ?» lança Clara.
Ezio prit une des mains qui entourait sa taille et l'embrassa. Quelques minutes plus tard, le trio s'arrêta. Leo bascula hors de son bateau et tomba sur l'herbe.
« Je suis pas près de remonter là-dedans.» dit-il.
Tournant la tête, il aperçut les Assassins dans un moment de tendresse. Da Vinci sourit : sans doute avaient-ils besoin de se retrouver après tous ces jours passés loin de l'autre. Il se chargea donc d'établir le campement : il sortit les provisions puis alla cueillir un peu de bois pour un feu. Celui aussi qui l'alluma. Autour du foyer, Clara narra tout ce qu'elle savait sur l'affaire qui les préoccupait tous les trois. Y comprit la venue d'une vieille connaissance.
« Je suis désolée Ezio. J'avais l'occasion de lui régler son compte mais je l'ai laissé filer.» termina Clara.
« Ne t'excuse pas bambina. Tu as bien agi, tu ne pouvais t'absenter trop longtemps. De plus, l'heure de Cesare n'est pas encore venue. À présent, nous devons nous concentrer sur la manière de régler cette histoire.» répondit Ezio.
« Ainsi que Clara te l'as dit, nous avons conçu un plan pour le chantier. Mais pas pour ce qui est d'Alessandro Di Bernardo.» répondit Leo.
« J'approuve l'idée de l'incendie. Je me chargerais d'éliminer Di Bernardo.» décida Auditore.
« Ce qui signifie … que je vais devoir remonter sur cet engin de malheur.» devina Leonardo.
« Je croyais pourtant que tu serais heureux de voler.» fit remarquer Ezio non sans sourire.
« Certes, ce sont les différentes figures acrobatiques que je n'apprécie guère.»
« S'il savait ce que certains font à mon époque avec un avion.» songea Clara, une main soutenant son visage.
Et s'il venait à monter dedans, ce ne serait pas mal non plus. Le repas fut prêt. Miles fit passer des écuelles pleines. Ils dînèrent en silence. Plus tard, la brune vint se pelotonner contre Ezio, qui s'était appuyé contre un arbre, savourant encore une fois son parfum naturel ainsi que la douce chaleur qui se dégageait de lui. Elle soupira d'aise lorsque ses bras se refermèrent autour d'elle. Ezio pour sa part, la maintenait fermement. Il posa une joue contre sa chevelure, ses doigts caressant sa taille à travers le tissu de sa tenue d'Assassin. Leonardo remarqua à quel point son ami avait l'air détendu et serein. Comme il ne l'avait pas revu depuis la première fois qu'il l'avait rencontré. Il s'en ressentit content pour lui. Il avait bien mérité d'être heureux après toutes ces dures épreuves.
Le matin trouva le maître Assassin transformé en matelas. Ouvrant les yeux, Ezio découvrit Clara complètement allongée sur lui. Il eut un petit sourire, puis la fit doucement basculer sur le côté. Mais la fraîcheur du matin la réveilla lorsque le Florentin s'écarta. Clara émit un gémissement de protestation.
« Bébé qu'est-ce que fais ? Reviens là qu'il fait froid.» dit-elle en le tirant vers elle.
« Maaaiiis !»
Auditore soupira doucement tandis que Clara se calait contre lui.
« Il est l'heure de se lever amore mio. Nous avons des pains sur la planche.»
« Déjà ?»
« Si. Allez sorgere.»
Ezio se dégagea et se leva. Il ranima le feu, pendant que Clara s'étirait dans un bâillement. La brunette alla ensuite réveiller Leonardo. Plus tard, ils s'attelèrent à remonter la barque volante sur sa colline, qui ferait office de point de décollage. Clara et Leo se chargèrent de refaire une voile pendant qu'Ezio se rendait à la villa Santini pour éliminer Di Bernardo. Il laissa son cheval à l'angle du quartier où se situait la luxueuse demeure. Le Florentin observa l'endroit. Entourée de gardes naturellement, certainement suite aux péripéties de sa belle. Il fit ensuite le tour de la villa, cherchant un angle d'attaque. Il remarqua un pan de jardin désert à l'arrière. Il grimpa à un pilier le délimitant puis passa de l'autre côté. Là, il escalada un mur pour parvenir à une terrasse.
L'Assassin remarqua l'arrivée d'un garde. Une fois devant lui, il le transperça avec sa lame et le fit basculer par-dessus la rambarde. Ezio atterrit sur la terrasse. Il se cacha à côté d'une fenêtre, puis jeta un œil. Les domestiques s'affairaient à l'intérieur. Auditore résolut de chercher le bureau de Di Bernardo. Il continua donc sur la terrasse, éliminant d'un coup d'arbalète le garde suivant. Il prit le soin de cacher le corps afin que personne ne puisse le voir et ne trahisse sa présence. Ezio arriva enfin à une vaste pièce ornée d'un large et massif bureau. Il passa une lame entre les battants et entra.
« Sois le bienvenu Assassino.» entendit Ezio.
Il fit volte-face. Devant lui, se tenait un homme blond richement vêtu, qui le toisait d'un air narquois.
« Alessandro Di Bernado je suppose.» répondit Auditore.
« Soi-même. Je t'attendais, Assassin.»
Une foultitude de gardes équipés d'arbalètes surgirent et lui firent face.
« N'imagine surtout pas que ça suffira à te protéger de moi.» provoqua Auditore.
« Non mais peut-être que ceci -il claqua des doigts- sera plus efficace.»
Des gardes amenèrent alors quelque chose qui fit frissonner Ezio. Leonardo qui se débattait comme un beau diable et qu'on jeta sur le sol avec une autre personne. Clara. Sauf qu'elle ne bougeait pas.
« Sporco figlio di una cagna. Qu'est-ce que tu lui as fais ?» gronda Ezio.
« À la demoiselle ? Ma foi je n'en sais rien, il faudrait demander à mes hommes.» répondit Di Bernardo d'un ton badin.
Il approcha de Clara et sortit un pistolet qu'il braqua sur elle. Ezio se tendit, avec l'envie d'égorger cet homme.
« Maintenant rends-toi sans conditions ou je la tue ici et maintenant.»
Ezio serra les mâchoires puis leva les mains, tout en fusillant son ennemi des yeux. Deux soldats allèrent le saisir par les bras.
« Bien. Monsieur Da Vinci va gentiment m'aider à finir la construction des machines que j'ai promis au souverain.» reprit Alessandro en se tapotant le crâne avec son arme.
« Jamais !» s'exclama Leonardo.
« Oh que si. Quant à toi l'Assassin, je vais te tuer. Mais … les dames d'abord.»
Alessandro pointa son arme sur Miles.
« NON !» hurla Ezio.
Le coup de feu claqua. Leonardo ouvrit grand les yeux. Oh non qu'avait-il fait ? Il aurait dû demander la grâce de la jeune femme en échange de la construction des engins. Il n'osa pas regarder. Il ne voulait pas voir la vie quitter celle qui l'avait protégé jusque-là. Tout était de sa faute. Clara avait raison : pourquoi mais pourquoi avait-il inventé des machines de guerre pareilles ? À quoi cela allait-il servir, si ce n'est nourrir la folie des hommes ? Et à massacrer des gens bien, comme Miles ? L'inventeur se recroquevilla, se maudissant. Nul doute qu'Ezio lui en voudrait. Il venait très certainement de perdre deux amis.
Sorgere = debout
Sporco figlio di una cagna = sale fils de chien
